Au moins 23 personnes ont été tuées et 226 blessées au cours d’une vague
d’attentats survenue mercredi matin à Bagdad et dans le nord de l’Irak,
a-t-on appris de sources médicale et sécuritaire, à l’heure où le pays
traverse une grave crise politique.
Les attentats n’ont pas été revendiqués, mais l’Etat islamique d’Irak,
branche d’Al-Qaïda dans le pays, mène régulièrement des attaques dans
l’espoir de déstabiliser le gouvernement et d’attiser les tensions
religieuses.
Kirkouk, une ville du nord du pays que se disputent le gouvernement
irakien et la région autonome du Kurdistan, a été la cible de deux
attentats au cours desquels au moins 16 personnes ont péri.
Lors du premier, le plus sanglant, un kamikaze a fait exploser une
voiture piégée. L’attaque s’est produite non loin d’un complexe
appartenant au Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du président de la
région autonome Massoud Barzani.
Un second attentat, également à la voiture piégée, s’est ensuite produit
à 500 m de là. Il visait un responsable local du PDK, Mohammed Kamal.
Selon Sadiq Omar Rassul, chef des services sanitaires de la province,
les deux attentats ont fait au moins 16 morts et 190 blessés.
Le général de police Sarhad Qader a expliqué que "les explosions ont
causé des dégâts majeurs. Nos forces sont à pied d’oeuvre pour retirer
les corps ensevelis sous les décombres".
Kirkouk, où cohabitent Arabes, Kurdes et Turkmènes, fait partie d’une
bande de territoire que revendiquent aussi bien le gouvernement central
irakien que la région autonome du Kurdistan irakien.
Un peu plus au sud, à Tuz Khurmatu, deux civils ont été tués dans
l’explosion d’une voiture piégée, également conduite par un kamikaze.
L’attaque visait des assaïch, des forces de sécurité kurdes, et s’est
produite à proximité de locaux de l’Union patriotique du Kurdistan du
président irakien Jalal Talabani. Au moins 34 personnes ont été
blessées.
A Bagdad, trois attaques distinctes ont fait cinq morts, dont trois policiers.
Cette nouvelle vague d’attentats survient au lendemain de l’assassinat
d’Aïfan Saadoune al-Issawi, un député de la province d’Anbar engagé dans
la lutte contre Al-Qaïda aux côtés des milices Sahwa (Le réveil, en
arabe). Ses funérailles devaient avoir lieu dans la journée de mercredi.
Le pays est secoué par une grave crise politique qui met aux prises le
Premier ministre Nouri al-Maliki et le bloc laïque Iraqiya, membre du
gouvernement mais très critique vis-à-vis de Maliki.
La minorité sunnite organise des rassemblements, accusant le
gouvernement de Maliki de la mettre sur la touche. Elle réclame la
libération de prisonniers ainsi que l’abrogation des lois
antiterroristes dont elle estime faire les frais.
Le mouvement de contestation sunnite a démarré après l’arrestation le 20
décembre de neuf gardes du ministre des Finances Rifaa al-Issawi.
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
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