samedi 29 septembre 2012

Israël : pour Téhéran, Israël a franchi "la ligne rouge"

Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a déclaré samedi qu’Israël, "qui possède des dizaines de têtes nucléaires", "a franchi la ligne rouge", en réaction au discours du Premier ministre israélien qui a demandé l’établissement d’une telle ligne pour l’Iran.
"Si posséder l’arme atomique est franchir la ligne rouge, le régime sioniste, qui possède des dizaines de têtes nucléaires et des armes de destruction massive, a franchi depuis des années la ligne rouge et il faut l’arrêter", a-t-il déclaré. "Est-ce le régime d’occupation et agresseur sioniste qui possède des armes atomiques le plus dangereux, ou l’Iran qui n’a pas d’armes atomiques et insiste plus que tout le monde sur le désarmement nucléaire et cherche seulement à maîtriser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques dans le cadre des règles internationales ?" s’est interrogé le ministre.
Il a ajouté que les États-Unis et les pays occidentaux devaient rompre leurs relations avec Israël et lui imposer des sanctions "jusqu’à la destruction totale des armes de destruction massive de ce régime".
Israël n’a jamais reconnu posséder des armes atomiques, mais les experts estiment que l’État hébreu possède au moins 200 ogives nucléaires. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, est revenu à la charge jeudi lors d’un discours à la tribune de l’ONU, au cours duquel, armé d’un marqueur rouge, il s’est servi du dessin d’une bombe prête à sauter pour symboliser la "ligne rouge" que l’Iran ne doit pas franchir selon lui.
Ces dernières semaines, Benyamin Netanyahou n’a cessé de demander à l’administration américaine de fixer à l’Iran des "lignes rouges claires" dans son programme nucléaire, sous peine de s’exposer à une attaque militaire. Mais il s’est heurté à des fins de non-recevoir répétées et sans équivoque de Washington, le président Barack Obama ayant qualifié de "bruit" les appels d’Israël à dicter des ultimatums à l’Iran. Israël et les pays occidentaux accusent Téhéran de chercher à fabriquer l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.

Tunisie : manifestation sans incident des diplômés chômeurs dans Tunis

Des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi à Tunis pour réclamer du travail et appelé à la chute du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda, a constaté une journaliste de l’AFP.
A l’appel de l’Union des diplômés chômeurs (UDC), les manifestants se sont rassemblés devant le siège de la centrale syndicale (l’Union générale des travailleurs tunisiens, UGTT) avant de défiler sur l’avenue Habib Bourguiba, artère principale de la capitale hautement surveillée par la police.
La marche soigneusement encadrée par un dispositif policier comprenant des unités anti-émeutes se déroulait sans incident, les manifestants étaient tenus à distance de l’ambassade de France protégée par des barbelés et des véhicules militaires depuis la publication de caricatures de Mahomet en France.
"Travail, liberté, dignité !", "Où sont tes promesses, gouvernement menteur", "Ni peur, ni terreur, la rue appartient au peuple", "Le peuple veut la chute du gouvernement", scandaient les manifestants.
"Y en marre d’attendre des promesses sans lendemain", a déclaré à l’AFP Majid Rihaï, un diplômé de l’université, âgé de 28 ans.
D’autres jeunes enveloppés dans des drapeaux, rouge et blanc, de la Tunisie ont dénoncé la nonchalance du gouvernement. "Ce gouvernement ne prend pas nos problèmes au sérieux et ne parle du chômage que pour nous instrumentaliser", a renchéri Amira Sassi, 25 ans.
Dans un communiqué, l’UDC a réclamé la publication des listes de candidats admis dans des concours d’embauche dans la fonction publique et de confier le recrutement à une instance autonome pour "garantir la transparence et mettre fin au népotisme".
Le gouvernement a lancé un programme d’emploi pour 25.000 personnes dans la fonction publique, en plus de milliers d’autres dans le secteur privé. Le taux de chômage est tombé à 17,6% en septembre 2012 contre 18,9% durant l’année 2011 (14% en 2010), les diplômés formant le tiers de quelque 750.000 demandeurs d’emploi dans le pays.
Ce taux de chômage national cache d’importantes disparités régionales allant de 50% dans des régions déshéritées enclavées à moins de 6% sur la côte centre-est nantie.
La manifestation non autorisée par le ministère de l’Intérieur, selon les organisateurs, était la première a avoir lieu dans Tunis depuis les violences qui ont marqué les protestations contre un film islamophobe devant l’ambassade des Etats-Unis le 14 septembre.
Les autorités tunisiennes avaient été alors prises de court et les affrontements ont fait quatre morts parmi les manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste.

Irak : "Blair aurait pu arrêter la guerre en Irak" (Kofi Annan)

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair était la seule personne qui aurait pu faire changer d’opinion le président américain George W. Bush lors de l’invasion de l’Irak en 2003, affirme l’ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan dans une interview au Times. Kofi Annan estime que Tony Blair aurait pu faire changer d’avis George W. Bush, "en raison notamment de leur relation spéciale ainsi que du fait (...) que, parmi les grandes puissances, la Grande-Bretagne a été la seule à avoir fait équipe avec lui".
Secrétaire général à l’époque, Kofi Annan ajoute avoir souvent pensé à ce qui se serait passé si "Tony Blair avait dit à George : c’est ici que nos chemins se séparent. Débrouille-toi". "Je pense vraiment que Blair aurait pu arrêter la guerre", ajoute le Prix Nobel de la paix.
L’invasion de l’Irak en 2003 a débouché sur huit ans de guerre qui ont plus de 100 000 morts civils. Kofi Annan donnait cette interview à l’occasion de la sortie de son livre Interventions - Une vie en guerre et en paix.

Tunisie: colère et indignation après le viol d'une femme par des policiers

Indignation, colère et dégoût se lisaient sur tous les visages à Tunis lors d’un rassemblement de protestation contre le sort d’une Tunisienne violée par des policiers et menacée de poursuites par la justice.
Sous un tableau de femme nue à l’entrée d’un petit théâtre privé, militants, artistes, étudiants ou femmes au foyer se bousculaient vendredi soir pour dénoncer le viol qui a fait scandale en Tunisie.
"Choquant, révoltant, dégoûtant !", crie une femme au foyer répondant à l’appel d’un collectif d’ONG féminine et de défense des droits de l’Homme.
La jeune femme violée début septembre par deux agents de police alors qu’elle se trouvait avec son ami, a porté plainte avant de se voir convoquer par un juge pour "atteinte à la pudeur", un délit passible de six mois de prison.
Selon le ministère de l’Intérieur, le couple a été appréhendé le 3 septembre dans une "position immorale". Deux agents avaient alors violé la femme pendant qu’un troisième retenait le fiancé menotté. Les trois policiers ont été incarcérés.
"Je suis indigné par le cours que prend cette affaire et d’autant plus choqué de voir que les violeurs sont deux agents des forces de l’ordre censés protéger les citoyens. Le pire c’est que la victime se retrouve sur le banc des accusés", renchérit Jamel Bouslama, un médecin défenseur des droits de l’Homme.
Selon lui, "le gouvernement est gêné par l’immense courage de la jeune femme qui a osé porter plainte". Et de saluer "la vitalité de la société civile post-révolution qui lutte contre la violence qu’elle soit le fait de la police ou des salafistes".
"Je viens partager un sentiment de profonde indignation et dénoncer les tentatives de justifier un acte infâme", lâche Lobna Jridi, députée de gauche à l’Assemblée nationale constituante, exprimant sa "stupeur de voir comparaître une femme victime de viol et torture sous prétexte d’atteinte à la pudeur".
"Un verrou a sauté, le silence a été brisé autour de la violence faite aux femmes, mais aussi aux hommes, ajoute-t-elle, soulignant la responsabilité des élus à édicter des lois conformes à l’esprit de la révolution.
"Je suis ahurie, de quelle pudeur parle-t-on pour justifier la sauvagerie de flics malades ? Jamais plus je ne m’arrêterai à un contrôle policier", lance une une étudiante anonyme venue "saluer le courage" de la femme violée.
Emna Mnif du mouvement Kolna Tounes évoque "une logique qui se confirme de jour en jour : à chaque fois que quelqu’un ose lever la tête ou contester il se transforme en accusé !", déplore-t-elle.
"On a vraiment peur, c’est peut-être la partie visible de l’iceberg, parler de viol est difficile", lance l’actrice Martine Gafsi.
"Nous devons lutter pour les libertés individuelles parce qu’il y a une dictature islamiste qui est en train de s’instaurer", met-elle en garde, dénonçant le harcèlement des femmes pour leur tenue vestimentaire ou leur mode de vie.
Le ministère de la Justice a justifié les poursuites à l’encontre la femme violée et, au sein du gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahda, seule la ministre de la Femme, Sihem Badi (gauche), a franchement condamné le viol.
"Être fidèle à la révolution, c’est apporter protection et assistance à la victime", a-t-elle indiqué, louant le courage de la victime pour avoir dénoncé ses agresseurs.
Pour Raja Ben Slama, universitaire féministe, "il faut séparer le juridique du moral, sinon c’est le fascisme qui s’installe".
Le 2 octobre, la jeune femme violée et son compagnon se rendront de nouveau devant le juge d’instruction, alors les ONG locales et internationales ont appelé à l’arrêt des poursuites les concernant.

Palestine : towards an independent state

Palestinian football fans cheer their national men’s team at half-time during an Olympic games qualifying match with Thailand. Photograph : Ammar Awad/Reuters

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Palestine will become the 194th member of the UN if its application for statehood goes ahead and succeeds. But what will this mean ?

What will be the territory of Palestine ?
Palestine is likely to consist of territory in the West Bank and Gaza, totalling around 6,200 sq km (2,393 sq miles). At the moment the two areas are physically separate, although they could be linked by a sealed road in future.
The Palestinians claim East Jerusalem as the capital of their new state. Israel, which annexed the east of the city after the 1967 war, rejects any division.
The borders have not been decided and will be a matter for negotiation with Israel, which wants to retain its big settlement blocs in the West Bank. Land swaps in compensation are expected to be agreed.
The Palestinian population is around 2.6 million in the West Bank, 1.6 million in Gaza and 270,000 in East Jerusalem. Palestinians are overwhelmingly Muslim although there is a small Christian population.
There are also around 300,000 Jewish settlers in the West Bank and a further 200,000 in East Jerusalem. Israel evacuated settlers from Gaza in 2005.
Arabic is the language of Palestine.

What are the symbols of the new state ?
Flag : black, white and green stripes overlaid with a red triangle, adopted as the flag of the Palestinian people in 1964. It was banned by the Israeli government until 1993.
Passport : Palestinian Authority passports have been available to people born within its jurisdiction since 1995. However, many Palestinians hold Jordanian passports.
Currency : the Israeli shekel, but there is talk of reviving the Palestinian pound.
Sport : Palestine has both a men’s and a women’s national football team.
Military : Palestine has no army, airforce or navy.

How is Palestine governed ?
There are two separate de facto governments in the West Bank and Gaza, under a president elected by all the Palestinian people. There is also an elected legislative council.
In the West Bank, the authority, dominated by the Fatah political faction, is the official administrative body. Established in 1994 under the Oslo accords, its jurisdiction runs only in the main cities of the West Bank.
Hamas is in charge of the Gaza Strip after fighting a bloody battle for control against Fatah in 2007, after winning elections 18 months before.
The Palestinian president is Mahmoud Abbas, and the prime minister in the West Bank is Salam Fayyad. In Gaza, Ismail Haniyeh is the de facto prime minister.
Earlier this year, following a reconciliation agreement with Hamas, which has since faltered, Abbas promised elections next year.

Does Palestine already have most of the institutions of state ?
There is a legislative council and local authorities, and ministries of finance, health, education, transport, agriculture, interior, justice, labour, culture, social affairs etc.
The West Bank and Gaza have separate security forces and judicial systems.
There is a Palestinian stock exchange in Nablus.

Where does its money come from ?
Most of the authority’s income comes from international donors, although it also raises money from taxes and customs. Under the Oslo accords, Israel collects around £69m each month in customs duties which it then forwards to the authority.
Employees pay taxes, although much employment is on a cash basis.
Most of the West Bank’s trade is with Israel, although some goods are exported to Europe. Exports from the West Bank were estimated to be worth around $850m (£541m) last year. Exports from Gaza have ceased, with rare exceptions, since Israel imposed a blockade more than four years ago.
The EU contributes around $700m a year, and the US $600m.
In April, the International Monetary Fund said the authority was "now able to conduct the sound economic policies expected of a future well-functioning Palestinian state, given its solid track record in reforms and institution-building in the public finance and financial areas."
Gaza’s funding is opaque. According to Israeli and western intelligence, money is channelled from Iran and Islamist supporters in the Arab world.

Will state recognition change the situation on the ground ?
No, is the short answer. Almost everything will be the same. The lives of Palestinians will continue to be dominated by the Israeli occupation and control over their territory. But it may strengthen their position in future talks.

What about Gaza ?
Gaza is hardly mentioned in all the current debate about a Palestinian state. Mahmoud Abbas is the elected president of all Palestinians in both the West Bank and Gaza, but the current geographic and political separation make a unified state difficult. Hamas disapproves of the authority’s approach to the UN, saying it reflects a "path of compromise" instead of resistance. Haniyeh has said : "We support establishing a Palestinian state on any part of Palestinian land without giving up an inch of Palestine or recognising Israel."

I want to visit the new state of Palestine. How do I get there ?
The West Bank’s only entry and exit points are overland via Israel and Jordan. It has no airport and is landlocked. It is practically impossible for ordinary visitors to get into Gaza. It has two strictly-controlled exit and entry points by land to Israel and Egypt. Israel maintains a naval blockade off Gaza’s coast preventing the movement of sea traffic. The runway of Gaza’s airport was bombed by the Israelis in 2002.

Harriet Sherwood in Jerusalem
The Guardian, Tuesday 20 September 2011

Syrie : Pas d'école l'après-midi à Idleb

L’école est fermée l'après-midi à Idleb pour cause de bombardements. En effet,le directeur a négocié avec les soldats de Bashar qu’ils ne bombardent pas le matin. Hélas, il n’a pas pu obtenir un cessez-le-feu pour toute la journée...

Libye : violences après une manifestation pro-salafistes à Benghazi

Des manifestants ont lancé des grenades contre les forces de sécurité et incendié des voitures vendredi à Benghazi après un rassemblement en faveur d’un groupe salafiste extrémiste chassé de la grande ville de l’Est libyen.
Plus de 200 hommes ont convergé vers l’hôpital Al-Jalaa de Benghazi, qui était gardé jusqu’à il y a une semaine par des membres des Partisans de la charia, repoussés de la ville par des manifestants anti-milices à l’issue d’un rassemblement massif le 21 septembre.
"Nous voulons que les Partisans de la charia reviennent et protègent cet hôpital", proclamaient vendredi les pancartes des manifestants, qui ont ensuite pris la direction d’un bâtiment de la sécurité.
Les policiers ont tiré des salves d’avertissement en l’air depuis l’intérieur de leur base, et les manifestants ont répliqué en lançant des grenades sur l’enceinte du bâtiment et en incendiant deux voitures garées à proximité.
L’armée est arrivée rapidement sur les lieux et la foule s’est dispersée, tandis que 25 soldats prenaient position à l’extérieur du bâtiment pour le protéger.
"Il n’y a pas eu de mort, nous avons pris le contrôle de la situation", a déclaré à l’AFP le général Manaa Ben Hamid, disant ignorer l’identité des assaillants.
Les Partisans de la charia sont soupçonnés, malgré leurs démentis, d’être impliqués dans l’attaque du consulat américain le 11 septembre à Benghazi, dans laquelle l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains avaient été tués.
A Tripoli, quelque 200 personnes ont manifesté contre les milices d’anciens combattants rebelles qui font la loi dans le pays et au sein desquelles le gouvernement tente de mettre de l’ordre.
Le grand mufti Sadeq al-Geriani, haute autorité religieuse du pays, avait pourtant appelé cette semaine, dans des propos largement repris, à ne pas manifester pour "éviter un bain de sang" face au faible niveau de sécurité et au risque de voir "les ennemis de la révolution" exploiter les troubles.
Le 21 septembre, les violences à Benghazi avaient fait 11 morts. Des milliers de manifestants avaient alors réclamé le démantèlement de tous ces groupes armés qui font la loi dans le pays depuis la chute du régime de Muammar Kadhafi en octobre 2011, et la création d’une armée et d’une police professionnelles.

Syria : With the Syria Salvation Conference, call for a cease fire as starting point of a political process

On September 23, 2012, an exceptional event took place in Damascus under the title "Rescue Syria". The internal opposition around the “National Co-ordination Body for Democratic Change” (NBC) held a conference for ending the violence and paving the way to a political solution of the conflict. 

It was the first public meeting of opposition forces since June 27, 2011, when they held the famous conference in the Samiramis hotel. From the side of the authorities the meeting was not only tolerated but they also provided security. Official signals, however, were quite equivocal. Only three days ahead of the conference senior leader of the NCB have been kidnapped. The NCB blames the air force intelligence while the authorities refuse any responsibility and point at “terrorist groups”. This can be read both as a double game or as differences within the apparatus.

The great interest of Russia, Iran and China in such an event, who were present with high-ranging representatives, were certainly a factor which contributed to make such a gathering possible.

In a statement of principles the conference affirmed “to adopt non-violent resistance as the strategy to accomplish the goals of the revolution. We recognize that militarizing the revolution (arming civilians) is a danger to both the revolution and society. In this context we view the “Free Syrian Army” as an objective phenomenon that emerged from the refusal of Syrian soldiers to kill their fellow countrymen who protested peacefully, and from this perspective we consider the “Free Syrian Army” one of the components of the revolution. As such, it has a duty to support, strengthen and defend the peaceful strategy of the revolution.”
This is a very bold and brave statement proving that the NCB is not a fake opposition. It is affirming the legitimacy of the revolt including by armed means. At the same time it is calling the armed forces of the rebellion to subordinate to the primacy of politics, to give priority to the mass mobilization and to open up for a political solution.

Apparently this is the center piece of the political operation of the NCB. The conference is witnessing to the Syrian people and its diverse political representations that such a position is possible. It is signaling that a political process can start. This is not a small achievement.

The conference re-elaborated the positions of the NCB. It called for the toppling of the regime and a transition to democracy by peaceful means. It condemned sectarianism. It reaffirmed the rights of the Kurdish people while maintaining the unity of Syria. And it pledged support to the Palestinians and the Syrian claim on the Golan Heights.

As concrete and immediate step to halt the violence the conference demanded a cease fire to be contributed to by both sides. To the regime they addressed the immediate need of humanitarian relief, the release of the political prisoners, the right to free expression and demonstration.

The conference called upon the UN special envoy Lakhdar Brahimi to organize an international conference to pave the way for a political solution.

A permanent committee was established charged with the task to keep the started process open and to reconvene in due time.

Asked by telephone, Haytham Manna, international spokesman of the NCB, called the conference a positive step : “There are many friendly reactions from Syria and even hostile forces are obliged to recognize the event.”

Egypt key
Apparently the main players on both sides are still not ready for a political solution. At the same time it becomes more and more obvious to neither side is able to win militarily prolonging the conflict and increasing the sectarian tensions.
Not only for the popular movement a cease fire and a de-escalation would be favorable. Also Russia and Iran are truly interested in such as they also know that Assad cannot win.
The key lies now with Egypt. They have signaled their readiness for a regional negotiation process including Iran – a decisive precondition violating the old regime’s policy of isolating Iran to please the USA. The new regime yields great influence over the Muslim Brotherhood and could force them to the negotiation table. A kind of détente between Cairo and Tehran is necessary. Tehran needs to force upon Assad significant concessions. In return Cairo comes back as the main regional power to the detriment of both Saudi Arabia and the USA. Such an important geo-political change as another step away from the mono-polar US world order is no more impossible but might need some more time and maybe further popular pressure on the Muslim Brotherhood. It will, however, not come without troubles as the US will not just step aside and watch their empire crumble.
Meanwhile the pole for a political solution within Syria must grow and the brave initiative of the NCB must be supported by all means. It is the only possible anti-imperialist solution.
(28 Septembre 2012 - by Wilhelm Langthaler, Anti-imperialist Camp)

vendredi 28 septembre 2012

Palestine : Abbas lance une campagne pour élever le statut de la Palestine à l’ONU


Le président palestinien Mahmud Abbas a lancé jeudi à l’ONU une campagne pour que la Palestine obtienne le statut d’État non membre des Nations unies, se disant "confiant" du soutien international à cette demande. Mahmud Abbas a souhaité "que l’Assemblée générale adopte une résolution considérant l’État de Palestine comme un État non membre des Nations unies pendant cette session", qui se termine en septembre 2013.
"Nous sommes confiants que le grande majorité des pays du monde soutient notre initiative qui vise à sauver les chances d’une paix juste", a-t-il affirmé, ajoutant : "Nous ne cherchons pas à délégitimer un État déjà existant, c’est-à-dire Israël, mais à faire valoir les droits d’un État qui doit être réalisé, c’est-à-dire la Palestine". Le président palestinien a affirmé cependant que les Palestiniens n’avaient pas renoncé à obtenir le statut d’Etat à part entière et allaient "continuer leur efforts" en ce sens.
Il a aussi sévèrement critiqué la politique de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, qualifiée de "catastrophique" et "raciste". Il a enfin invité le Conseil de sécurité de l’ONU à "adopter d’urgence une résolution posant les bases d’une solution au conflit israélo-palestinien qui servirait de référence contraignante et de guide" en vue d’un accord de paix fondé sur une solution "des deux États, Israël et la Palestine".

Somalie: l'armée kényane dit avoir pris Kismayo, dernier bastion islamiste

L'armée kényane a annoncé avoir lancé dans la nuit de jeudi à vendredi un assaut d'envergure contre le dernier bastion des insurgés islamistes Shebaab en Somalie, le port de Kismayo, et a affirmé avoir réussi à pénétrer dans la ville. (c) Afp
 
L'armée kényane a assuré vendredi avoir "pris" le port stratégique somalien de Kismayo, dernier bastion des insurgés islamistes Shebaab, après un assaut d'envergure lancé dans la nuit, mais des habitants ont affirmé que les combats se déroulaient toujours à plusieurs km de la ville.
"Kismayo est tombée avec un minimum de résistance", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée kényane Cyrus Oguna, refusant de détailler les effectifs impliqués dans l'assaut lancé dans la nuit: "L'important ait que nous ayons pris la ville portuaire".
"Il s'est agi d'une opération conjointe par air et au sol, nous sommes finalement entrés à Kismayo à 02h00 du matin (23h00 GMT jeudi)", avait-il auparavant expliqué.
Les islamistes Shebaab ont démenti l'entrée des troupes kényanes dans Kismayo, assurant à l'AFP que les combats se déroulaient à 9 km du centre-ville.
"Les ennemis ont déployé depuis des bâtiments militaires des centaines de soldats sur la côte la nuit dernière et les moudjahidine sont engagés dans de violents combats contre eux, et avec l'aide de Dieu (les Kényans) seront vaincus", a déclaré à l'AFP Cheikh Mohamed Abu-Fatuma, le commandant des Shebaab à Kismayo, interrogé par téléphone depuis Mogadiscio.
Les forces kényanes "ne sont pas très proches de la ville car la côte où elles se trouvent maintenant est à environ 9 km du centre-ville", a ajouté le responsable islamiste.
Des témoignages concordants recueillis par téléphone l'AFP auprès d'habitants de Kismayo indiquaient que les forces kényanes se trouvaient toujours dans la matinée dans la zone de la plage où elles ont débarqué dans la nuit depuis deux navires et située à environ 5 km de la ville.
"Nous entendons d'intenses affrontements ce (vendredi) matin, les combats continuent près de la côte" où a eu lieu le débarquement, a déclaré par téléphone à l'AFP Abdi Shakur Hassan, un habitant de Kismayo.
Selon un autre habitant interrogé par l'AFP, Abdulahi Yakub, "la ville est toujours sous le contrôle des Shebaab. Radio Andalus (gérée par les Shebaab) continue d'émettre et appelle les gens à rejoindre le djihad et à repousser les envahisseurs".
Un autre habitant, Mohamed Dini, a indiqué voir deux avions militaires survolant la ville.
L'armée kényane est entrée en octobre 2011 en Somalie pour contribuer à un effort de guerre international contre les Shebaab qui combattent les fragiles institutions somaliennes, dans ce pays livré à la guerre civile depuis 1991.
Le contingent kényan a intégré récemment la force de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), qui épaule les faibles forces gouvernementales somaliennes, également soutenues depuis novembre par des troupes éthiopiennes.
Depuis qu'ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011, les Shebaab ont subi une série de revers militaires, et le port de Kismayo, le plus important au sud de la Somalie, constitue leur dernier bastion d'importance. Ils contrôlent néanmoins toujours de vastes portions du sud et du centre somaliens
Des bâtiments de guerre kényans ont récemment bombardé ce qui était présenté comme des positions militaires Shebaab à Kismayo, suggérant qu'un assaut était imminent.

Israël : Netanyahu sommé de faire la paix avec Obama

Benjamin Netanyahu est pressé par son opposition et les commentateurs politiques israéliens de se réconcilier avec le président Barack Obama, sous peine d’isolement, malgré le refus américain d’imposer une "ligne rouge" à l’Iran sur le nucléaire.
Le Premier ministre israélien est revenu à la charge, jeudi, lors d’un discours à la tribune de l’ONU au cours duquel, armé d’un marqueur rouge, il s’est servi, à l’étonnement général, du dessin d’une bombe prête à sauter, tout droit sorti d’une BD, pour symboliser la limite à ne pas franchir par l’Iran.
Mais le plaidoyer spectaculaire de Netanyahu, qui a pris bien soin de ménager Barack 0bama lors de son intervention, n’a pas convaincu la Maison Blanche de changer de position, constatent vendredi les médias israéliens.
Pour les dirigeants de l’opposition, Netanyahu doit dans ces conditions agir pour rétablir la confiance avec le grand allié américain, pierre de touche de toute la diplomatie israélienne.
"Nous aussi, nous souhaitons que des lignes rouges soient fixées, mais il faut le faire entre quatre yeux et à huis clos avec les Américains", a estimé Shelly Yachimovich, la dirigeante du Parti travailliste, à la radio publique. "Pour cela, il faut rétablir de bonnes relations avec les Etats-Unis et mettre fin à la crise", a plaidé Mme Yachimovich, dont le parti s’est redressé dans les sondages.
Sur la même longueur d’onde, le chef de l’opposition Shaul Mofaz a lui aussi préconisé en priorité un rapprochement avec Washington.
"Netanyahu a fait un beau dessin, mais il n’a pas tracé une feuille de route efficace pour arrêter le programme nucléaire iranien", a ironisé Mofaz. "Il faut arriver à un accord discret avec les Américains sur les lignes rouges avec les Etats-Unis", a-t-il prôné.
Ces dernières semaines, Netanyahu n’a cessé de demander à l’administration Obama de fixer à l’Iran des "lignes rouges claires" dans son programme nucléaire sous peine de s’exposer à une attaque militaire.
Mais il s’est heurté à des fins de non-recevoir répétées et sans équivoque de Washington, la dernière fois dimanche quand le président Obama a qualifié de "bruit" les appels d’Israël à dicter des ultimatums à l’Iran.
De fait, la plupart des analystes s’alarment de l’isolement d’Israël.
"On n’élimine pas la menace nucléaire iranienne avec des +gimmicks+ et des discours. On le fait en déployant des efforts conjoints avec Washington et avec le président américain, ce même président que Netanyahu voudrait tellement voir pleurer et reconnaître sa défaite face à son rival républicain (Mitt Romney)" en novembre, écrit Eitan Haber dans le quotidien populaire Yédiot Aharonot.
Ben Caspit, du Maariv, insiste lui aussi sur l’importance des bonnes relations avec les Etats-Unis au cas où l’Iran poursuivrait son programme nucléaire sans tenir compte des menaces de Netanyahu.
"La question est ce qui passera lorsqu’en fin de compte la ligne rouge sera franchie (par l’Iran). Qui se tiendra à nos côtés pour faire face à la situation nouvelle ? Le soutien américain ne continuera-t-il pas à être vital pour nous ?", s’interroge-t-il.
Le journal Haaretz, qui fait office d’opposant numéro un au Premier ministre de droite, s’inquiète du fait que ce dernier a "pour la première fois publiquement et clairement fixé à l’été 2013 la date limite de la dernière chance pour arrêter, avant qu’il soit trop tard, l’Iran nucléaire".
Netanyahu a affirmé jeudi à New York que les Iraniens, "au rythme où ils poursuivent actuellement l’enrichissement (...), pourront passer à l’étape finale au printemps prochain, au maximum l’été prochain".
En imposant une telle date butoir, "il y a une certaine part de risque de la part de Netanyahu", a déclaré à l’AFP Eytan Gilboa, spécialiste des relations israélo-américaines à l’Université de Bar Ilan.

Palestine : La Palestine veut devenir Etat non membre de l’ONU d’ici la fin de l’année

Le président palestinien Mahmud Abbas a lancé une campagne pour que la Palestine obtienne à l’ONU le statut d’Etat non membre d’ici la fin de l’année afin de "sauver les chances de paix" avec Israël, selon la dirigeante de l’OLP Hanane Achraoui.
Ce projet, dénoncé par Israël et les Etats-Unis, pour lesquels un Etat palestinien ne peut résulter que d’un accord de paix, devrait néanmoins être présenté après l’élection présidentielle américaine du 6 novembre, afin de ne pas gêner le futur occupant de la Maison Blanche, quel qu’il soit.
A la tribune des Nations unies, le président palestinien a souhaité jeudi "que l’Assemblée générale adopte une résolution considérant l’Etat de Palestine comme un Etat non membre des Nations unies pendant cette session", qui se termine en septembre 2013.
"Nous sommes confiants que la grande majorité des pays du monde soutient notre initiative, qui vise à sauver les chances d’une paix juste", a-t-il ajouté. Pour être adoptée, la résolution doit être votée par plus de la moitié des 193 Etats membres à l’Assemblée générale, où elle est assurée d’une large majorité. Cette initiative promise au succès marque un recul par rapport à la demande historique d’adhésion de la Palestine en tant qu’Etat à part entière, déposée le 23 septembre 2011 par M. Abbas, qui avait dominé la session de l’Assemblée générale il y a un an.
Les dirigeants palestiniens ont renoncé, faute de la majorité requise de neuf voix, à demander un vote au Conseil de sécurité, où les Etats-Unis avaient prévenu qu’ils utiliseraient leur droit de veto si nécessaire.
"La plupart des gens tablent sur une finalisation des consultations d’ici la fin de l’année. D’autres ont suggéré que nous visions le 29 novembre, date de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien", a indiqué vendredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
"Le président a dit ouvertement qu’il ne présenterait pas la résolution avant les élections américaines", a souligné la responsable de l’OLP lors d’une conférence de presse à Ramallah (Cisjordanie).
"Nous avons perdu la dynamique de l’année dernière, au Conseil de sécurité", a-t-elle reconnu.
"Nous avons atteint un stade critique. Israël a été autorisé à saper la solution à deux Etats, à tel point que ceci est un ultime effort des Palestiniens pour essayer de sauver les chances de paix et la solution à deux Etats", a averti Mme Achraoui.
Mahmud Abbas a dénoncé la recrudescence des "attaques par des milices terroristes" de colons israéliens, "en collusion complète avec les forces d’occupation et le gouvernement israélien", accusant celui-ci de "rejeter la solution à deux Etats".
S’exprimant peu après lui, dans son discours presque exclusivement consacré à la crise nucléaire iranienne, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé "les discours diffamatoires et (...) les déclarations unilatérales d’Etat qui ne résoudront pas notre conflit".
Il a pressé M. Abbas de "négocier pour parvenir à un compromis mutuel, dans lequel un Etat palestinien démilitarisé reconnaîtrait le seul et unique Etat juif".
Les dirigeants palestiniens exigent pour reprendre les pourparlers de paix, interrompus depuis deux ans, qu’Israël cesse la colonisation des territoires occupés depuis 1967 et accepte les lignes antérieures à la guerre de juin 1967 comme base de discussions.
Le gouvernement israélien rejette ces revendications et dit vouloir des négociations "sans condition préalable", en leur fixant pour objectif la reconnaissance d’Israël comme "Etat du peuple juif" et le maintien sous son contrôle d’une partie du futur Etat palestinien, des exigences refusées par les Palestiniens.

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عبـاس يكـتـفـي بـدولـة غـيـر عـضـو فـي الأمـم المتـحـدة !
طرح الرئيس الفلسطيني محمود عباس خلال كلمته أمام الجمعية العامة في الأمم المتحدة، حصول فلسطين على صفة دولة غير عضو في الأمم المتحدة خلال دورتها الحالية، مؤكداً في الوقت ذاته على طريق المفاوضات للوصول إلى حل الدولتين. ولكن يبدو أن الرئيس الفلسطيني التزم قبل يومين في نيويورك خلال لقائه مع شخصيات يهودية، بصيغة لاستئناف المفاوضات مع إسرائيل من دون شروط مسبقة، كما وعد بأن يكون خطابه أمام الجمعية العامة « إعلاناً ايجابياً » عن العلاقة الخاصة مع إسرائيل.
ومباشرة بعد عباس، استهل رئيس الحكومة الإسرائيلي بنيامين نتنياهو خطابه بأن « إسرائيل ستبقى وستدوم إلى الأبد »، ورد على الرئيس الفلسطيني بوصف كلمته بـ« الافتراء ».
وأمل عباس أن « تعتمد الجمعية العامة قرارا يعتبر دولة فلسطين دولة غير عضو في الأمم المتحدة خلال هذه الدورة » التي تنتهي في أيلول العام 2013، مشيراً إلى أنه « من أجل تعزيز فرص السلام سنواصل مساعينا للحصول على عضوية كاملة في الأمم المتحدة وللهدف نفسه بدأنا مشاورات مكثفة مع مختلف المنظمات الإقليمية والدول الأعضاء كي (تعتمد) الجمعية العامة قرارا يعتبر فلسطين دولة غير عضو في الأمم المتحدة خلال هذه الدورة ». وأضاف « نحن على ثقة بأن الغالبية الساحقة تؤيد مسعانا... نحن نهدف إلى تكريس دولة يجب أن تقام هي فلسطين، ولا نسعى لنزع الشرعية عن إسرائيل بل هم يريدون أن يمنعوا الشرعية عنا ».
واعتبر عباس أن « الاحتلال الإسرائيلي يبقى العائق الوحيد أمام قيام دولة فلسطين »، لافتاً إلى أن « تجربة التفاوض مع إسرائيل من دون مرجعية واضحة، أثبتت فشلها ». وانتقد سياسات الاستيطان واصفاً إياها بـ« الكارثية والعنصرية »، محذراً من أن إسرائيل « تعد الشعب الفلسطيني بنكبة جديدة ». وتابع أن « تجاهل الممارسات الإسرائيلية يعطي الاحتلال رخصة لمتابعة التطهير العرقي وإقامة نظام الفصل العنصري ».
وأضاف ان « السنوات الأخيرة شهدت خطوات إسرائيلية نحو تفريغ اتفاق أوسلو من محتواه »، مؤكداً أنه « ما زالت أمام العالم فرصة أخيرة لإنقاذ حلّ الدولتين ».
بدوره، اعتبر المتحدث باسم حكومة حركة حماس المقالة في قطاع غزة طاهر النونو أن خطاب عباس يمثل « إعلان فشل اتفاقية اوسلو »، مضيفاً انه « عاطفي ولم يحمل أي جديد، واضح أن أبا مازن محبط ».
ورد نتنياهو على الرئيس الفلسطيني « أقول لعباس إننا لن نحل مشكلتنا وصراعنا بالخطابات في الأمم المتحدة، بل من خلال العمل والجلوس معاً والتفاوض والتوصل إلى حل وسط يسمح لفلسطين المنزوعة السلاح بالاعتراف بالدولة اليهودية »، مشيراً إلى أن « إعلان الدولة الفلسطينية من جانب واحد لن يحل المشكلة ».
واشارت صحيفة « هآرتس » الإسرائيلية الى توقيع عباس خلال وجوده في نيويورك على صيغة لاستئناف المفاوضات مع إسرائيل، وضعها رجل القانون الأميركي آلان دارشوفيتس.
وبحسب الصحيفة، فإن « دارشوفيتس يعتقد أن توقيع عباس على صيغة جديدة لتجميد الاستيطان كفيل باستئناف المحادثات الرسمية بين إسرائيل والفلسطينيين وعقد قمة بينه وبين نتنياهو ». ونقلت الصحيفة عن المشاركين في اللقاء الذي عُقد يوم الثلاثاء الماضي بين عباس ودارشوفيتس وزعماء يهود آخرين، وعد الرئيس الفلسطيني بأن يضمن خطابه أمام الجمعية العامة « إعلاناً ايجابياً » عن العلاقة الخاصة مع إسرائيل واليهود. كما وعد الإدارة الأميركية بألا يطرح طلبه للاعتراف الدولي على التصويت قبل موعد الانتخابات الرئاسية في السادس من تشرين الثاني المقبل.
وادعى أعضاء آخرون في الوفد الفلسطيني أن عباس طلب من الرئيس الإيراني احمدي نجاد الكف عن الدعوة إلى « محو إسرائيل عن الخريطة »، وبدلاً من ذلك الدعوة إلى « وضع فلسطين على الخريطة ».
وخلال اللقاء، وافق عباس على الصيغة التي اقترحها دارشوفيتس، وبموجبها سيقبل بالمفاوضات « من دون شروط مسبقة »، وفي المقابل يوافق نتنياهو على تجميد المستوطنات ما استمرت المفاوضات. ووقع عباس على ما سيطلق عليه في يوم من الأيام « صيغة دارشوفيتس »، فضلاً عن جملة في مقال نشره دارشوفيتس في حزيران الماضي في صحيفة « وول ستريت جورنال » واقترح فيها أن « يوافق نتنياهو على تجميد مشروط للمستوطنات : إسرائيل توقف كل البناء في المستوطنات في اللحظة التي تجلس فيها السلطة الفلسطينية الى طاولة المفاوضات، ويستمر التجميد ما استمرت المحادثات انطلاقا من النية الصادقة ».
دارشوفيتس، المعروف بأنه أحد المدافعين الفاعلين عن إسرائيل في الساحة الدولية، والذي أعرب عن تأييده لإعادة انتخاب الرئيس الأميركي باراك أوباما، قال انه يرى نفسه « وسيطا نزيها » بين الطرفين، رافضاً التصريح عما إن كان سيعرض صيغته على نتنياهو خلال تواجده في نيويورك.
ووفقاً لتقارير إعلامية، فإن زعماء يهودا بارزين، مثل مالكولم هونلاين من « مؤتمر الرؤساء »، والناشر مورت تسوكرمان، ألغوا مشاركتهم في اللقاء، بــناء على طلب من مكتب نتنياهو. لكن خلافا للتقارير الإسرائيلية، لم يلــغَ اللقاء، وشارك فيه حوالي عشرة زعماء يهود.
وعلى حد قول بعض المشاركين، أبدى عباس لحظات من اليأس قال فيها إن وضع السلطة الاقتصادي يائس، حيث لم يتم تحويل الأموال التي وُعدت بها، وينبغي النظر في إلغاء اتفاقات أوسلو، كما أنه من المحتمل أن يعتزل الحياة العامة ليقضي وقته مع عائلته في رام الله.
وقال رئيس « معهد داني أبرامز للسلام في الشرق الأوسط » وعضو الكونغرس السابق بوب فاكسلر، الذي حضر الاجتماع لـ« هآرتس »، إن عباس سيعرض مقالات كتبها بالعربية وبالانكليزية اعترف فيها صراحة بدولة إسرائيل. كما قال انه يقبل الصيغة الواردة في مبادرة السلام العربية في العام 2002 والتي تدعو إلى حل « عادل ومتفق عليه » لمشكلة اللاجئين. ولكنه أشار إلى أنه لن يشك ولا سكان الضفة الغربية بأن عدد اللاجئين الذين سيُسمح بعودتهم سيكون محدودا. وعندما سُئل عن موقفه من الكارثة اليهودية لفت إلى انه أمر السفراء الفلسطينيين بالمشاركة في احتفالات إحيائها، مضيفاً « أعرف أنها كانت كارثة ».
وأشار فاكسلر إلى أن عباس كرر التزامه بدولة فلسطينية مجردة من السلاح، بحسب ترتيبات أمنية كما اقترح الجنرال الأميركي جيمس جونز في العام 2008، فضلاً عن وجود قوة دولية ذات صلاحيات تنفيذية في مواضيع الأمن. كما قال إن لإسرائيل والفلسطينيين « مصالح مشتركة » في مواضيع الأمن بما فيها منع تسلل الأجانب عبر الحدود.
وأضاف فاكسلر ان الرئيس الفلسطيني أعرب عن أمله أن يتمكن من العمل في الأشهر القريبة المقبلة مع الإدارة الأميركية لبحث جهد إضافي، لعله أخير، لاستئناف المفاوضات. « لقد بدا كأنه أحد يستعد لإطلاق آخر أنفاسه »، وفقاً لوصف أحد المشاركين.
(« السفير »، أ ف ب، رويترز)

Syrie : Combats sans précédent à Alep entre insurgés et armée de Bashar

Les rebelles syriens ont affirmé avoir progressé à Alep (nord) vendredi, sans toutefois effectuer de percée significative, après plusieurs heures de combats d’une ampleur sans précédent depuis le début de la révolte en mars 2011.

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a indiqué que le gouvernement syrien avait déplacé des armes chimiques pour les sécuriser face aux assauts des rebelles. "Nous pensons encore, sur la base de ce que savons, que les principaux sites restent sécurisés", a ajouté M. Panetta.

Sur le front de Damas, les troupes gouvernementales ont lancé un assaut contre plusieurs quartiers rebelles, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et des militants.

Malgré les bombardements de l’armée, des Syriens ont manifesté comme chaque vendredi contre le régime de Bashar al-Assad à travers le pays.

Ainsi près de la vieille ville d’Alep, une vingtaine de personnes, en grande majorité des adolescents, ont manifesté après la grande prière musulmane, brandissaient des drapeaux de la révolution, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les combats dans la ville ont fait rage jusqu’à vendredi matin, avant de baisser en intensité en début d’après-midi. Ils avaient éclaté jeudi après-midi, après l’annonce par des commandants rebelles du lancement d’une bataille décisive pour le contrôle de cette métropole que régime et rébellion se disputent depuis plus de deux mois.

Dans le quartier de Salaheddine (sud-ouest), "nous avons pris une des bases de l’armée régulière", a rapporté Abu Furat, un dirigeant de la brigade al-Tawhid, la plus importante unité rebelle d’Alep, faisant état de 25 soldats tués dans cette attaque.

"Nous entendions les soldats sur leur radio appeler leurs chefs pour demander des renforts, ils pleuraient et ils disaient +nous allons tous mourir+", a rapporté un de ses hommes, qui a participé aux combats.

Selon plusieurs commandants rebelles, leurs troupes ont avancé sur les quartiers d’as-Sukkari et Izaa. A Salaheddine, les rebelles ont progressé avant de se replier, faute de munitions, selon Abu Furat.

Le nouvel objectif des rebelles est la mosquée des Omeyyades d’Alep, sur la ligne de front au coeur de la vieille ville, où des combats se poursuivaient à la mi-journée, a constaté un journaliste de l’AFP.

Cependant, "le régime n’est pas capable de vaincre, ni les rebelles de contrôler la totalité des quartiers", a estimé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahman, évoquant des combats "sans précédent".

Il a fait état de tirs au mortier d’une intensité inédite de la part des rebelles à Sleimaniyé et Sayyed Ali, des quartiers du centre-ville contrôlés par le régime et jusqu’à présent épargnés par les violences.

"Tout le monde était terrorisé. Je n’ai jamais entendu quelque chose comme ça avant", a affirmé Ziad, 30 ans, un habitant de Sleimaniyé.

Le correspondant de l’AFP a fait état de bombardements incessants jusque vendredi matin visant les quartiers tenus par les rebelles, notamment dans l’est.

A Damas, "les forces régulières ont lancé un assaut contre les quartiers est de Barzé, Qabun et Jobar (...). Elles ont coupé les routes menant à ces quartiers, arrêté des citoyens lors de perquisitions et détruit des maisons", a ajouté l’OSDH.

Le régime a soutenu à plusieurs reprises avoir "purifié" Damas des "terroristes", terme utilisé par Damas pour évoquer les rebelles, mais les violences n’ont pas cessé depuis le début des affrontements dans la capitale mi-juillet.

A travers le pays, au moins 65 personnes — 35 civils, 17 soldats et 13 rebelles— ont péri vendredi, selon un bilan provisoire de l’OSDH.

Nouveau signe que le conflit syrien touche toute la région, un obus tiré du côté syrien de la frontière a fait un blessé et des dégâts dans une localité du sud-est de la Turquie, régulièrement touchée par des tirs perdus.

En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, des opposants exfiltrés de Syrie vont réclamer d’avantage d’aide de la communauté internationale vendredi à New York, où les Etats-Unis pilotent une réunion du groupe des "Amis du peuple syrien" avec une vingtaine de pays.

A Genève, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a donné vendredi son feu vert à la prolongation et à l’extension du mandat de sa commission d’enquête sur la Syrie.

Cette instance travaille dans les pays voisins de la Syrie —Damas lui refusant un accès sur son territoire— pour rassembler témoignages et preuves sur des crimes contre l’humanité commis par les forces gouvernementales et les milices pro-régime.

Plus de 30 000 personnes, dont une majorité de civils, ont péri dans les violences depuis le début mi-mars 2011 du soulèvement, selon l’OSDH.

Parmi les victimes, un écrivain syrien, Ibrahim al-Kharit, et son fils Sumar, tués jeudi soir lors d’une opération des forces de sécurité dans la ville de Deir Ezzor (est), a indiqué l’OSDH.

Israël/Palestine : Imagining a post two-state solution for Israel and Palestine

A Palestinian boy rides his bike in front of concrete segments blocking a road between East Jerusalem and the West Bank town of Abu Dis. Photograph : Reinhard Krause/Corbis

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The Palestinian finance minister recently warned that the two-state solution would be in crisis unless the Palestinian Authority (PA) immediately received more funds.

"The two state solution is in jeopardy if the PA is not able to continue to function," Nabeel Kassis said.

But Kassis was talking about an imaginary state, one largely funded by international donors. The World Bank announced last week that "sustainable economic growth" was impossible while Israel continued to control vast swathes of the West Bank.

Large protests against the PA by Palestinians indicates growing unrest over rising prices and the failure to realise any tangible political moves towards independence. This is why growing numbers of Palestinians under occupation are talking about adopting the one-state solution and pressuring their leaders to follow.
"The idea of one state is about … breaking apart the system of privilege that exists and being able to live as an equal," says Diana Buttu, a former legal adviser to the Palestinian negotiating team and contributor to a book I have just co-edited, After Zionism.

During a recent visit, I heard many Palestinians say that the two-state solution was barely discussed seriously in Palestinian circles, but that the PA, currently too reliant on western support not to continue the fiction of state-building, as yet persists in believing in its inevitability. The status quo is beginning to crumble, though, with senior PA officials now talking about abandoning the two-state idea and pushing for a one-state equation. Hamas concurs. This will only grow.

The real issue in the Israel/Palestine conflict is barely mentioned in this American election cycle ; the obsession with Iran has seen to that. Yet, it is increasingly addressed in public debates, opinion pieces and among both the Jewish and Arab communities that it is time to end the two-state industry. Nearly 20 years after the Oslo process, there are now up to 700,000 Jewish colonists living illegally in the West Bank. A just partition of the land, with a Palestinian right of return, is impossible. It is for this reason, among others, that a one-state solution is gaining traction, even within conservative circles.

Liberal Jews in the United States, firm believers in justice and human rights, are especially conflicted. The controversy surrounding writer Peter Beinart’s recent book, The Crisis of Zionism, encapsulated their growing unease with blindly supporting the Jewish state, the occupation and a two-state solution – all once an article of faith. As Yousef Munayyer, a Palestinian American, recently wrote, to blogger Jerome Slater :
"If the two-state outcome is exposed for fantasy, and Palestinians en masse demand civil rights, it is hard to see a sustained, western objection."

And among the "non-objection" camp would be many American Jews. Demographically, the two US groups most committed to maintaining the occupation are Christian evangelicals and Orthodox Jews. If a significant number of American Jews start peeling away from the US pro-Israel lobby, breaking with the tradition of pressuring the US Congress to back every Israeli policy, the Jewish state would potentially face economic crisis.

The challenges are profound – not least unwinding two decades of Oslo propaganda that dictates the two-state solution as the sole answer – but there are growing calls to imagine what a democratic, secular state in the Middle East might look like.

The effect of the boycott, divestment and sanctions (BDS) movements in the US, Europe and around the world, combined with a rise in Jewish fundamentalism in Israel, which is animated against both Palestinians and Africans, the logic of a democratic, one-state solution seems more desirable and less utopian by the day. A plan for its implementation – a state promising justice for all of its citizens : Jews, Muslims, Christians or atheists – is already being mapped out.

The US political establishment largely backs the perpetuation of the two-state charade – witness former State Department official Aaron David Miller writing a few months ago that this outcome is the "only game in town" – but the unpredictability of today’s Arab world means that alternative ideas have a chance to gain traction. Israel’s ability to control events on the ground in the West Bank and Gaza is shifting, not least due to Egypt’s new-found assertiveness.

There has never been serious international pressure to implement a two-state solution ; instead, Israeli settlement has been indulged. But moving the one-state idea from the fringes to the mainstream obliges defenders of the current situation to explain their reasoning behind endorsing a so-called solution that entrenches discrimination against Arabs. Now is the time to break open the debate.

Antony Loewenstein
guardian.co.uk, Wednesday 26 September 2012

Israël : La ligne rouge

Illustrant son propos avec une pancarte représentant schématiquement une bombe, Netanyahu veut empêcher l’Iran d’atteindre le seuil de 90% d’enrichissement de son uranium qui est à 70% selon son dire. Pour appuyer sa demande, il est allé jusqu’à tracer une ligne rouge au feutre sur le dessin.

jeudi 27 septembre 2012

Syrie : à quand la fin du conflit ?


L’armée a bombardé jeudi plusieurs bastions rebelles et un oléoduc a été saboté dans le nord-est de Syrie où le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir avec au moins 305 morts la veille, journée la plus sanglante en 18 mois de conflit. Alors qu’aucune solution n’est en vue pour mettre fin à la guerre civile déclenchée par la répression sanglante d’une contestation populaire, les violences s’intensifient avec leur lot quotidien de morts, de destructions et d’exode, sur fond de blocage diplomatique international persistant.
En marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, les Etats-Unis ont demandé au Conseil de sécurité de "tenter une nouvelle fois" de trouver un accord pour mettre fin à l’effusion de sang en Syrie, et le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a déploré les "désaccords" au sein de cette instance. Les Occidentaux et de nombreux pays arabes réclament un départ du pouvoir du président Bashar el-Assad qui veut en finir "à tout prix" avec les rebelles assimilés à des "terroristes", alors que Russes et Chinois refusent toute ingérence dans les affaires de leur allié syrien.
Sur le terrain, des dizaines de civils sont entretemps tués tous les jours dans les bombardements aériens et à l’artillerie des forces du régime, les combats entre soldats et rebelles et les exécutions sommaires, selon des ONG. Autre signe de l’ampleur du désastre humanitaire, l’ONU a estimé à plus de 700 000 le nombre de Syriens qui se réfugieraient dans les pays voisins fin 2012, révisant à la hausse ses besoins, à 487,9 millions USD.
Selon le Haut commissariat pour les réfugiés, plus de 500 000 Syriens ont déjà fui leur pays, dont 75% sont des femmes et des enfants. Journée la plus sanglante Mercredi au moins 305 personnes, dont 199 civils, ont péri, le bilan plus lourd enregistré en une seule journée depuis mars 2011, selon un décompte de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). "Que faut-il de plus pour que le monde vienne en aide au peuple syrien ? Il y a des centaines de morts chaque jour", a déploré Rami Abdel Rahman, président de l’ONG.
Le conflit a fait au total plus de 30 000 morts, selon l’OSDH, alors qu’environ deux millions de Syriens manquent de produits de première nécessité. Cette situation est de plus en plus inquiétante à l’approche de l’hiver. Sur plusieurs fronts de la guerre, l’armée pilonnait plusieurs bastions rebelles qu’elle assiège dans les provinces de Homs, Hama (centre), Alep (nord), Idleb (nord-ouest), Lattaquié (nord-ouest), et Deir Ezzor (est), selon l’OSDH.
Les soldats cherchent à en déloger les insurgés qui leur opposent une forte résistance et multiplient les attaques. Des rebelles ont fait exploser un véhicule piégée près d’un barrage de l’armée à Idleb, selon l’OSDH et une source militaire. Des combats ont suivi pendant plusieurs heures. Dans la principale région pétrolifère de Syrie, à Hassaka (nord-est), des inconnus ont fait exploser un oléoduc et enlevé le directeur de la station de pompage. A Alep, les chefs rebelles expliquent l’enlisement de la bataille pour le contrôle de cette ville stratégique, par le peu de munitions qui leur reste et qui leur suffisent tout juste à défendre leurs positions.
La veille, un double attentat a frappé le siège de l’état-major de l’armée au coeur de Damas tuant quatre gardes. L’attaque a été revendiquée par un groupe jihadiste, la branche de Damas de "Tajamo Ansar al-islam (Rassemblement des partisans de l’islam)", qui a perdu cinq combattants dont un kamikaze. Même s’ils sont peu nombreux, ces groupes jihadistes jouent un rôle important par leur motivation et leur expertise technique, selon des rebelles. "Leur force, c’est qu’ils n’ont pas peur de mourir" assure Jamal Ibrahim, chef d’une brigade de l’Armée syrienne libre (ASL) à Alep.
Malgré ce nouveau coup dur porté à l’appareil sécuritaire, le régime ne lâche pas prise et reste déterminé à mater ses adversaires. Face à l’impasse, la Tunisie s’est dite favorable à une "force arabe de maintien de la paix" en Syrie, faisant écho au Qatar qui a appelé à New York à une intervention militaire arabe. Mais "les pays arabes n’ont pas les capacités militaires pour agir en tant que force de dissuasion, n’ont pas de commandement unifié ou de coordination", estime Mustafa Al-Ani, expert au Gulf Research Center, pour qui une telle intervention est irréalisable.
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a elle déploré "la paralysie" du Conseil de sécurité "pendant que les atrocités augmentent", et demandé "instamment que nous tentions une nouvelle fois de trouver un moyen de progresser" vers un accord. Mais son homologue russe Sergueï Lavrov a rétorqué en rejetant de nouveau la responsabilité de l’impasse sur les "pays qui incitent les opposants à refuser un cessez-le-feu et un dialogue" avec le régime, en allusion aux Occidentaux.

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Syrie : un oléoduc de pétrole brut explose dans le nord-est
Des inconnus ont fait exploser jeudi à l’aube un oléoduc dans la région de Hassaka, dans le nord-est de la Syrie, et ont enlevé le directeur de la station de pompage dans la zone, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). "Des inconnus ont fait sauter un oléoduc de pétrole brut dans la région d’Oum Madfaa dans le sud de Hassaka, provoquant un énorme incendie et ont kidnappé le directeur de la station (de pompage) de Tall Bayda", a indiqué Rami Abdel Rahman, président de l’OSDH.
Hassaka est la principale région pétrolière de Syrie, suivie de celle voisine de Deir Ezzor. Des oléoducs ont été attaqués plus d’une fois depuis le début de la révolte contre le régime de Bashar el-Assad il y a 18 mois. Principalement destinée à la consommation intérieure, la production pétrolière syrienne, qui s’élevait avant le conflit à 420 000 barils par jour, a été réduite de moitié.
Les champs pétroliers sont gardés par des unités spéciales de l’armée.

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Poutine : les Occidentaux "ont semé le chaos en Syrie et ne peuvent plus s’arrêter"
Le président russe, Vladimir Poutine, a estimé jeudi que les Occidentaux avaient semé le "chaos" en Syrie et qu’ils "ne peuvent pas s’arrêter" malgré les mises en garde de la Russie, ont rapporté les agences. "Le plus important est que nos partenaires ne peuvent pas s’arrêter. Ils ont déjà semé le chaos sur de nombreux territoires. Maintenant ils mènent la même politique dans d’autres pays, notamment en Syrie", a déclaré le président russe.
"Nous avions bien dit qu’il fallait agir avec circonspection, ne rien imposer par la force, sous peine d’amener le chaos. Et que voyons-nous aujourd’hui ? La situation ressemble fort au chaos", a poursuivi Vladimir Poutine. La Russie, allié traditionnel de Damas, n’a cessé de dénoncer la politique d’"ingérence" occidentale et a bloqué jusqu’à présent toute résolution ouvrant la porte à des mesures contraignantes pour le régime syrien au Conseil de Sécurité de l’ONU où elle dispose d’un droit de veto en qualité de membre permanent.

Israël/Palestine : Abbas et Netanyahu se succèdent jeudi à la tribune de l'ONU

Le président palestinien Mahmud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se succèdent jeudi à l’Assemblée générale de l’ONU, l’un pour réclamer un meilleur statut international pour la Palestine, l’autre pour dénoncer les ambitions nucléaires iraniennes.
Un an après le dépôt historique de la demande d’adhésion d’un Etat de Palestine, qui avait constitué le moment fort de l’Assemblée en 2011, l’objectif de M. Abbas est plus modeste : élever le statut de la Palestine d’observateur à Etat non membre.
Les Palestiniens ont revu leurs ambitions à la baisse car ils n’ont pas les voix nécessaires au Conseil de sécurité pour faire de la Palestine un Etat membre de l’ONU à part entière.
Des diplomates à l’ONU assurent que M. Abbas ne devrait même pas demander le vote à court terme d’une résolution à l’Assemblée, où il est pourtant assuré d’une large majorité des 193 pays membres.
Selon le quotidien israélien Haaretz, M. Abbas aurait promis à Washington de ne pas faire voter la résolution avant la présidentielle américaine du 6 novembre.
La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a rencontré le président Abbas mercredi soir à New York pour lui rappeler la position américaine : "Nous lui avons dit très clairement que notre objectif est la reprise des négociations directes (israélo-palestiniennes) et que ce n’est pas en passant par la route de l’ONU que nous arriverons à destination", a commenté un responsable du département d’Etat.
Le président palestinien sera suivi à la tribune de l’ONU par Benjamin Netanyahu, qui va répéter ses mises en garde contre un Iran nucléaire : "Je vais rappeler à la communauté internationale qu’il est impossible de tolérer que le pays le plus dangereux du monde se dote de l’arme la plus dangereuse au monde", a prévenu mardi le chef du gouvernement israélien. Mardi, le président Barack Obama avait affirmé devant l’ONU que "les Etats-Unis feraient ce qu’ils doivent faire pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire".
Mais le président américain, en pleine campagne électorale, privilégie la diplomatie et les sanctions et refuse de fixer à Téhéran "des lignes rouges claires" à ne pas franchir dans son programme nucléaire sous peine de s’exposer à une action militaire.
De son côté, le président iranien Mahmud Ahmadinejad a accusé mercredi l’Occident et Israël de vouloir "intimider" son pays. Mais dans son discours à l’Assemblée, qui était très attendu, il s’est gardé de lancer ses diatribes habituelles contre l’Etat hébreu.
Les Occidentaux et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir mettre au point une bombe atomique sous prétexte d’un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.
Jeudi après-midi, les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l’Allemagne se concerteront sur les moyens de faire pression sur l’Iran.

Somalie: Hizbul Islam quitte l'alliance avec Al Shabaab (les Shebaab)

Le groupe islamiste somalien, Hizbul Islam, a annoncé son retrait de l'alliance avec Al Shabaab (les Shebaab) pour protester contre une fusion avec le réseau terroriste Al-Qaida en Afrique de l'Est, a annoncé mardi à la PANA une source militaire kenyane. D'après cette source, la scission s'est produite lundi, mais la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) n'était pas immédiatement disponible pour commenter ce fait nouveau.

Les Forces de défense kényanes (KDF), dont les troupes se préparent au combat contre les Shebaab pour le contrôle de Kismayu, ont déclaré avoir été informées de la scission, mais qu'elles n'étaient pas libres de discuter de cette situation nouvelle dans la vie politique de la Somalie sans compromettre l'intégrité de l'opération en Somalie.

'Nous sommes informées de cet élément nouveau depuis hier, mais nous ne sommes pas en mesure d'en discuter. L'AMISOM serait mieux placée pour en discuter', a déclaré un officier militaire kényan.

D'après une information livrée mardi par le ministère éthiopien des Affaires étrangères, Sheikh Dahir Aweys, le commandant d'Al Shabaab pour le Sud, a fait savoir qu'il quittait l'alliance à cause de désaccords avec l'islam défendu par les Shebaab.
Sheikh Hassan Dahir Aweys,chef d'Hizbul Islam

Cette dernière information survient quelques jours après que l'AMISOM a fait état de reddition en masse en Somalie de combattants Shebaab dans la ville de Jowhar située à 80 km de Mogadiscio, la capitale, suite à des querelles entre factions rivales au sein du groupe ayant conduit à la mort de plusieurs combattants.

Soudan/Soudan du Sud : les deux présidents parviennent à un accord partiel

Après quatre jours de discussions marathon à Addis-Abeba, les présidents du Soudan, Omar el-Béchir, et du Soudan du Sud, Salva Kiir, sont parvenus mercredi à un accord partiel prévoyant notamment une zone démilitarisée à la frontière entre les deux pays qui ont failli entrer en guerre au printemps dernier.
"Il y a un accord sur certains points", a déclaré le porte-parole de la délégation du Soudan du Sud Atif Kiir, tandis que son homologue soudanais Badr el-din Abdullah Badr a parlé de "progrès sur beaucoup de sujets". Tous deux ont annoncé la signature d’un accord pour jeudi.
Les détails de l’accord n’ont pas été révélés mais les deux porte-parole ont indiqué que celui-ci prévoit une zone tampon d’où les militaires des deux parties devront se retirer, à dix kilomètres de part et d’autre de la frontière de fait, celle-ci n’ayant pas été tracée formellement.
Sur le plan économique, les deux parties sont également convenues de permettre la reprise de la production pétrolière au Soudan du Sud.
En revanche, il n’a pas été possible de parvenir à un accord concernant la région disputée d’Abyei, ou sur des zones frontalières revendiquées par les deux pays.
"Les deux pays ne sont pas parvenus à un accord sur deux sujets, celui d’Abyei (...) et celui de la frontière", a déclaré à la presse le porte-parole sud-soudanais à l’issue des pourparlers, mercredi dans la nuit.
"Les deux pays sont convenus d’avoir un autre cycle de négociations (...) notamment sur le problème de la frontière, sur les zones contestées", a-t-il ajouté.
La date d’un éventuel prochain cycle de négociations n’a pas été précisée. Son homologue Abdullah s’est montré optimiste à propos des questions qui devraient être réglées plus tard.
"Nous avons surmonté beaucoup de divergences... il y a encore quelques unes sur Abyei", a-t-il dit, ajoutant que le réglement des problèmes frontaliers "allait prendre du temps".
Les présidents el-Béchir et Kiir s’étaient retrouvés dimanche à Addis Abeba, siège de l’Union africaine (UA), pour ce qui devait être une seule journée de discussions à l’issue de laquelle ils devaient signer un accord traitant aussi bien du tracé de leur frontière commune, de la démilitarisation de cette zone, que de la production et du transit du pétrole.
Le statut de la région contestée d’Abyei — un territoire grand comme le Liban, à la frontière entre les deux pays — a été une des principales pierres d’achoppement tout au long de ces difficiles discussions, selon des diplomates sur place.
L’accord partiel est intervenu mercredi soir, à l’issue d’un ultime face-à-face à huis clos entre MM. el-Béchir et Kiir dans une pièce du grand hôtel de la capitale éthiopienne.
Très peu d’informations avaient filtré sur l’avancée des discussions visant à régler définitivement les questions laissées en suspens par l’accord de paix de 2005, qui a mis fin à des décennies de guerres civiles entre rebelles du Sud et gouvernement de Khartoum et débouché sur l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.
Les tensions entre les deux pays autour de ces questions ont dégénéré entre mars et mai en combats frontaliers entre leurs deux armées, les plus intenses depuis la partition du Soudan.
La communauté internationale, très inquiète du risque d’un nouveau conflit à grande échelle entre Juba et Khartoum, belligérants de la plus longue guerre civile du continent, a accentué sa pression sur les deux chefs d’Etat pour qu’ils parviennent à un accord définitif sur les questions en suspens.
Un des points de désaccord majeur semble concerner la zone dite des "14 miles", une bande de terre frontalière s’étendant à 14 miles (22,5 km) au sud du cours d’eau Bahr el-Arab et revendiquée par les deux parties, selon des diplomates.
Le ministre soudanais de la Défense Abdelrahim Mohamed Hussein, cité par le Centre des médias soudanais, proche des services soudanais de renseignement, a assuré qu’il n’y aurait "aucun compromis autour de cette bande, territoire soudanais".
Le blocage autour de ce secteur semble en outre faire obstacle à la mise en place d’une zone démilitarisée de chaque côté de la frontière, sur laquelle les parties étaient censées se mettre d’accord au cours de ce cycle de négociations.
Cette zone-tampon vise à éviter toute reprise des affrontements frontaliers mais aussi à couper les lignes d’approvisionnement des mouvements rebelles actifs dans les régions soudanaises du Kordofan-Sud et du Nil-Bleu, que Khartoum accuse Juba de soutenir.
Dans une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU fin juillet, Khartoum s’était insurgé contre une carte de l’UA délimitant provisoirement la frontière pour servir de base à l’établissement de la zone démilitarisée et plaçant la zone des "14 miles" côté sud-soudanais.
Début août, Khartoum et Juba ont conclu un accord sur le pétrole, notamment sur les redevances de passage du brut sud-soudanais par les oléoducs du Nord, un des sujets les plus épineux entre les deux voisins.
Le Soudan du Sud a hérité de 75% des réserves de brut du Soudan d’avant la sécession mais dépend pour l’exporter des infrastructures du Nord. Des détails de cet accord pétrolier restent néanmoins à finaliser.

mercredi 26 septembre 2012

Syrie : Deux kamikazes ont commis l’attaque contre l’état-major syrien, 4 morts

Deux kamikazes à bord de voitures piégées ont commis l’attaque contre le siège de l’état-major syrien mercredi à Damas, faisant quatre morts et 14 blessés, a affirmé une source militaire citée par la télévision d’Etat.
"L’enquête préliminaire a montré que les explosions terroristes aux abords et à l’intérieur du siège de l’état-major étaient dues à deux voitures piégées conduites par deux kamikazes", a annoncé la télévision.
"Quatre gardiens en charge de la sécurité du siège de l’état-major de l’armée ont été tués et 14 civils et militaires ont été blessés dans les deux explosions terroristes", a ajouté la chaîne.
La télévision a diffusé des images de caméras de surveillance montrant une première explosion devant le siège de l’état-major puis une seconde qui semble s’être produite dans l’enceinte du bâtiment. Selon la chaîne, les deux vidéos ont été prises à environ dix minutes d’intervalles.
Lors de la première explosion, la télévision marque d’un cercle un véhicule blanc qui semble ralentir en passant près de l’enceinte du bâtiment, avant que la déflagration ne se produise. Dans les images de la deuxième explosion, une grosse boule de feu apparaît dans l’enceinte du complexe militaire.

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Démission du conseiller pour la Syrie d’Hillary Clinton
Le conseiller spécial du département d’État américain pour la Syrie, Fred Hof, a donné sa démission mardi, au moment critique où les dirigeants du monde entier étaient réunis à New York pour tenter de mettre fin au conflit dans cette région. "Je peux confirmer qu’il est sur le point de partir à la retraite", a déclaré mardi soir un haut responsable du Département d’État. "Il a eu une carrière magnifique, longue et distinguée au service du gouvernement", a-t-il ajouté en requérant l’anonymat.
Fred Hof, qui a été recruté en mars pour être le conseiller spécial de Mme Clinton pour la transition, va prendre sa retraite "pour passer plus de temps avec sa famille", a-t-il précisé. "C’est la raison de son départ à la retraite".
Le conseiller a consacré une grande part de sa carrière diplomatique au Moyen-Orient et avant son dernier poste, il était coordinateur spécial pour les affaires régionales, s’en rapportant directement à George Mitchell, à l’époque envoyé spécial pour le Moyen-Orient.
Ces derniers mois, Fred Hof a passé son temps à établir des contacts avec l’opposition syrienne à l’étranger, alors que les États-Unis et la communauté internationale tentaient de rassembler une diaspora syrienne dispersée et de favoriser une transition politique en Syrie.


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لماذا أعلن « الجيش الحر » نقل قيادته إلى الداخل؟
محمد نور الدين أثار إعلان « الجيش السوري الحر » نقل قيادته من تركيا إلى سوريا اهتماماً في الداخل التركي.ومع أن هذا الإعلان قد يشكل بداية مرحلة جديدة في عمل « الجيش الحر » فإنه يعكس جملة ملاحظات منها :
1- أن الإعلان هو تأكيد على أن قيادة « الجيش الحر » برئاسة العقيد رياض الأسعد كانت موجودة بالفعل في الأراضي التركية، ولم يكن يعلن عن ذلك رسمياً، بل كان ذلك عبر تواجد الضباط والجنود المنشقين على الأراضي التركية.وقد أثار موقع « الجيش الحر » على الانترنت ضجة بعدما كان يكتب على أن مقر قيادته في إنطاكيا، وما لبث بعد ذلك أن أزال كلمة إنطاكيا، ووضع بدلاً منها سوريا.
2- هذا الإعلان يكذب كل تصريحات المسؤولين الأتراك أنهم لا يتدخلون في الشأن السوري الداخلي، ولا يدعمون المعارضة المسلحة.
3- لقد جاء القرار تحت ضغط تقارير إعلامية غربية وتركية، وتقارير ديبلوماسية مختلفة، حول تحوّل تركيا إلى مرتع للجنود السوريين المنشقين والمسلحين من كل الجنسيات، ومنها تنظيم « القاعدة » والجهاديين من بلدان متعددة. وقد شعرت تركيا بالحرج الشديد تجاه تحول صورتها إلى بلد خارج عن القانون، وملاذ للهاربين والعصابات والمافيات، ولا سيما من مسلحي « القاعدة ». فكان قرار الإعلان عن نقل قيادة « الجيش الحر » إلى الداخل السوري بمثابة قرار تركي، وليس قراراً لقيادة « الجيش الحر » المرتبطة كلية بتركيا ودول خليجية.
4- كذلك فإن ظهور فضيحة مخيم « آبايدين » في هاتاي (الاسكندرون)، الذي مُنع نواب من حزب الشعب الجمهوري من دخوله قبل فترة، وتبرير وزير الخارجية احمد داود اوغلو أن السبب هو وجود جنرالات سوريين منشقين، قد ساهمت في إحراج أنقرة، خصوصاً أن معلومات أشارت إلى أن من هذا المخيم تدار عمليات « الجيش الحر » في سوريا.
5- إن الإعلان عن نقل القيادة إلى داخل الأراضي السورية قد يكون مقدمة لتطورات في الداخل السوري، من جانب « الجيش الحر » والقوى التي تدعمه وتقف خلفه، بذريعة أن هذا « الجيش » بات في مناطق تعتبر محررة، وبالتالي فإن إقامة منطقة عازلة بحكم الأمر الواقع يصبح وارداً. وهو ما سيشجع على المزيد من الانشقاقات عن النظام السوري.
6- أوردت صحيفة « ميللييت » أمس أن للولايات المتحدة دوراً في هذا القرار، لأنها تريد أن تتواجد قيادة « الجيش الحر » في الأراضي السورية لكي تتمكن من ضبط فوضى انتشار مسلحي المعارضة من جهة ومنع تواجد مسلحي « القاعدة » في الداخل السوري من جهة ثانية. خصوصاً أن واشنطن طالبت أنقرة قبل أيام أثناء زيارة رئيس الأركان الأميركي مارتن ديمبسي بمحاربة عناصر « القاعدة » في تركيا وسوريا، ومحاربة حتى حركة « طالبان » في أفغانستان.
7- إن الإعلان لا يعني أن الدعم اللوجستي والمباشر التركي تحديداً، وغير التركي، سيتوقف، بل سيستمر كما كان بل أكثر، لأن الجميع يعرف أن تركيا هي الظهير الخلفي الأساسي والوحيد لـ« الجيش السوري الحر ». ولن يغير الإعلان من واقع أن أنقرة شريكة مباشرة في المعركة المسلحة في سوريا عبر دورها في دعم المسلحين المعارضين.

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نجاد :قلقون من امتداد الحرب الطائفية في سوريا الى تركيا والاردن
أكد الرئيس الايراني محمود احمدي نجاد ان طهران قلقة من امتداد الحرب الطائفية في سوريا إلى دول الجوار كتركيا والأردن وسائر الدول.
نقل الموقع الإعلامي لرئاسة الجمهورية الإيرانية عن نجاد قوله في مقابلة مع قناتي "PBS" و"CBS" الأميركيتين على هامش زيارته إلى نيويورك،ان "الظروف اليوم معقدة للغاية في سوريا، وهناك عناصر عديدة تصر على أداء دور سلبي في هذا البلد، إلا ان الجمهورية الإسلامية الإيرانية لديها رؤية واضحة بهذا الشأن، وتعتقد ان من حق الشعب السوري ان يتمتع بالحرية والعدالة والاحترام وحق الانتخاب".
وأوضح نجاد ان طهران قلقة للغاية على مستقبل سوريا أكثر من الوقت الراهن قائلاً :"بناء على واجب حركة عدم الانحياز، فإن طهران بصدد تشكيل مجموعة للاتصال من اجل إجراء مشاورات مع الأطراف المتنازعة في سوريا، وتسعى إلى ضم دول أخرى إضافة إلى إيران ومصر وتركيا والسعودية".
ونفى نجاد إرسال إيران السلاح إلى سوريا، موضحاً انه لو أرادت ان تحصل سوريا على السلاح فلديها أصدقاء كثيرون على الساحة الدولية قادرون على توفير السلاح لها قبل إيران، مضيفا ان لإيران "علاقات تاريخية ووثيقة مع سوريا وتعتقد ان إي احد من أي طرف يقتل في الاشتباكات فهو واحد من أصدقاء إيران".
وردا على سؤال إذا ما كانت إيران وروسيا والصين ستطلب من الرئيس السوري التنحي عن السلطة؟، قال نجاد : "هل تعتقدون ان الآخرين يجب ان يحددوا مصير سوريا ومستقبلها؟ ان إيران تعتقد ان أفضل مساعدة لسوريا تتمثل في إيصال الأطراف المتنازعة إلى التفاهم وتوفير المقدمات لإجراء انتخابات حرة، لكي يقوم الشعب السوري بتحديد مصيره بنفسه".
وحول ما اذا كانت إيران ستخسر احد أفضل حلفائها في المنطقة مع سقوط الرئيس السوري بشار الأسد، قال رئيس الجمهورية ان "إيران صديقة لكل دول المنطقة، وقد حصلت اليوم على أصدقاء جدد في المنطقة. إيران دولة كبيرة وهي قلقة من عدم انتهاء الحرب الطائفية في سوريا قريبا وقد تمتد إلى دول الجوار كتركيا والأردن وسائر الدول".
وبشأن التهديدات الصهيونية، أكد نجاد ان "إيران قادرة تماما على الدفاع عن نفسها، وانها أصلا لا تعير وزنا للصهاينة في حساباتها السياسية"، مشيرا إلى ان "الكيان الصهيوني يوجه التهديدات دوما إلى إيران"، متسائلا : "لماذا يلتزم المجتمع الدولي بالصمت إزاء هذه التهديدات ويسمح للكيان الصهيوني بان يفرض إرادته على الآخرين ويحدد لهم الخطوط الحمر".
(مهر)

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بوغدانوف :الابراهيمي يسعى الى حل الازمة السورية وفق اتفاقيات جنيف
أكد المبعوث الدولي والعربي إلى سوريا الأخضر الإبراهيمي لوزير الخارجية الروسي سيرغي لافروف خلال لقائهما على هامش اجتماعات الجمعية العامة للأمم المتحدة في نيويورك، انه سيعمل انطلاقا من اتفاقيات جنيف فيما يخص حل الأزمة السورية.
وأعلن نائب وزير الخارجية الروسي ميخائيل بوغدانوف ان الإبراهيمي يعتبر اتفاقيات جنيف بناءة ويأمل "الحصول منها على الكثير من الأمور المفيدة"، مضيفاً ان "الإبراهيمي يسعى إلى استخدام الاتفاقيات المبرمة في جنيف بأكبر قدر من الفاعلية".
وأكد بوغدانوف ان موسكو ترحب بالأخضر الإبراهيمي في أي وقت يناسبه قائلا ان " لافروف أكد للإبراهيمي ان موسكو مستعدة لاستقباله في أي وقت يناسبه، الا ان الإبراهيمي، كشخص ذو خبرة، ينطلق من انه يجب عليه جمع مواد وبعض الانطباعات لتشكيل أفكار دقيقة أكثر يستطيع ملها إلينا".
(ا ش ا)

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العربي : المقترح القطري لا يتضمن إرسال قوات عربية "مقاتلة" إلى سوريا
أكد الأمين العام لجامعة الدول العربية نبيل العربي، اليوم، أن مبعوث الأمم المتحدة والجامعة العربية إلى سوريا الأخضر الإبراهيمي "يواجه مهمة مستحيلة". ولفت إلى أن المقترح القطري لم يتضمن إرسال قوات عربية مقاتلة إلى سوريا.
وقال العربي خلال مؤتمر صحافي مشترك مع وزير الخارجية الألماني غيدو فيسترفيله، على هامش انعقاد الجمعية العامة للأمم المتحدة، إن "الجامعة العربية لجأت لمجلس الأمن بعد أن عجزت عن حل الأزمة السورية"، مضيفاً أن "اجتماعاً لوزراء الخارجية العرب سيعقد في نيويورك للبحث في الملف السوري".
وأوضح أن الأزمة في سوريا تؤثر على الكثير من الدول.
ورداً على سؤال حول الاقتراح القطري، بالأمس، بإرسال قوات عربية إلى سوريا، قال العربي إن هذا المقترح سيناقش، مضيفاً أنه "لا يتضمن إرسال قوات عربية مقاتلة إلى سوريا".
ومن جهته، لفت وزير الخارجية الألماني، إلى إنه "علينا مساعدة الشعب السوري من ناحية ومن ناحية أخرى علينا أن نتجنب احتراق المنطقة".


Palestine : un État au rabais (par Armin Arefi)

Un an. Il aura fallu attendre une année entière pour que Mahmud Abbas se décide à retourner à l’ONU pour réclamer un nouveau statut pour la Palestine. En 2011, le président de l’Autorité palestinienne avait créé l’événement en présentant au Conseil de sécurité une demande d’adhésion de la Palestine comme État membre, s’attirant le courroux d’Israël et des États-Unis. Mais au fil des négociations, Mahmud Abbas a dû se rendre à l’évidence : son pays n’a pas réuni les neuf voix indispensables à l’ouverture d’un vote au sein de l’instance suprême des Nations unies. Ainsi, les États-Unis n’ont donc même pas eu besoin d’opposer leur veto à cette demande.

Un grand nombre d’observateurs se sont alors dit que l’Autorité palestinienne adopterait une solution de rechange : un vote direct à l’Assemblée générale, censé lui conférer le statut d’État non membre. C’est d’ailleurs ce qu’avait proposé en septembre 2011 Nicolas Sarkozy, offrant un calendrier d’un an pour parvenir à "un accord définitif" de paix avec Israël.

Ce statut intermédiaire amélioré, déjà adopté par le Vatican, et par lequel sont passés des pays comme la Suisse, l’Autriche, et le Japon, aurait pu constituer une demi-victoire pour l’Autorité palestinienne face à son opinion publique.

Une issue qui aurait été d’autant plus logique qu’à l’époque la communauté internationale ne tarissait pas d’éloges quant aux réussites du gouvernement de Cisjordanie. Établissement d’institutions, résultats économiques positifs, le FMI et la Banque mondiale demeuraient totalement convaincues de la bonne gouvernance à la tête de la Cisjordanie, ouvrant la voie à la création de l’État palestinien. Mais rien n’y a fait : les Palestiniens se sont terrés dans le silence. Et, un an plus tard, la donne a changé. L’accord de réconciliation avec le Hamas est resté lettre morte. Quant à l’Autorité palestinienne, qui dépend de l’aide internationale, elle est aujourd’hui secouée par une crise budgétaire sans précédent.

C’est donc considérablement affaibli que Mahmud Abbas se présente à New York pour demander d’élever le statut de la Palestine, aujourd’hui bloqué à celui d’"entité observatrice". Pour ce faire, il compte mener campagne auprès des pays membres juste après son discours à la tribune de l’Assemblée générale, qui a lieu jeudi. "Nous voulons remettre la Palestine sur la carte, sur les lignes de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, avec l’appui de 150 à 170 pays", expliquait la semaine dernière à l’AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat, en référence aux 194 pays qui forment l’Assemblée générale de l’ONU.
En quoi consiste ce nouveau statut ? "Cela ne change strictement rien à la situation actuelle", assure Philippe Moreau Defarges (1), grand spécialiste des questions internationales à l’Ifri. "Cette instance n’émet que des recommandations et n’a aucun pouvoir de décision, ce qui reste l’apanage du Conseil de sécurité. En outre, ajoute le spécialiste, les pays qui n’auront pas voté en faveur de la Palestine ne seront pas liés juridiquement à la décision." "Lorsque la Palestine obtiendra le statut d’État non membre, aucun Israélien ne pourra dire que ce sont des territoires disputés", souligne pour sa part à l’AFP Saëb Erakat. "La Palestine deviendra un pays sous occupation (...). Il pourra alors adhérer à toutes les agences internationales" de l’ONU, insiste-t-il.
Sont ici visées la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale, deux instances qui pourraient à terme juger l’État hébreu pour ses violations du droit international. "Il n’est pas du tout évident que ces deux organisations acceptent la Palestine en tant qu’État membre", note Philippe Moreau Defarges. "Elles doivent définir si la Palestine est un véritable État", ajoute-t-il. "Or le Conseil de sécurité de l’ONU ne la reconnaît pas, et la Palestine ne répond pas actuellement à certains critères définissant un État : notamment ses frontières, récusées par les États-Unis et Israël."
Il n’est donc pas étonnant qu’Américains et Israéliens se soient une nouvelle fois opposés à cette tentative "unilatérale". À Tel-Aviv, le ministre israélien des Renseignements répète que seule la négociation sans condition préalable peut permettre de parvenir à un accord. "Les Palestiniens ont besoin d’un État, pas d’une résolution de l’ONU", martèle Dan Meridor au micro de RFI. "Pour un État, il faut avoir du courage politique", ajoute-t-il. Problème, les négociations sont bloquées depuis deux ans. Pendant ce temps, la colonisation israélienne en Cisjordanie, dont l’Autorité palestinienne réclame le gel avant toute discussion, se poursuit au mépris du droit international.

Selon l’ONU, ce sont au total plus d’un demi-million de colons qui habitent désormais les territoires occupés.

Dix-huit ans après leur signature, les accords d’Oslo, qui ont désigné en 1994 un gouvernement palestinien provisoire - l’Autorité palestinienne - et qui étaient censés aboutir après cinq ans à la création d’un État palestinien, demeurent plus que jamais au point mort. Surtout que la Cisjordanie est depuis le début du mois en proie à des manifestations populaires - et parfois violentes - sans précédent. Les contestataires remettent en cause le protocole de Paris, volet économique des accords d’Oslo, qui aligne la TVA palestinienne sur le taux israélien, actuellement de 17 %, ce qui empêche toute baisse rapide des prix en Cisjordanie.

Mais derrière la grogne économique, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer une abrogation pure et simple des accords d’Oslo. "Il existe un fort sentiment de saturation du processus de paix", souligne, sur place, une source bien informée. "Nous sommes tout de même dans la seule occupation au monde financée par l’occupé (les Palestiniens, NDLR) et la communauté internationale. Or, en tant que puissance occupante, ce devoir incombe à Israël." "Sans perspective de processus négocié, l’Autorité palestinienne ne sert plus à rien", souligne de son côté Julien Salingue (2), enseignant en sciences politiques à l’université Paris VIII. "Seule l’illusion de négociation lui donnait une certaine légitimité."

"En obtenant le statut d’État non membre, Mahmud Abbas souhaite symboliquement montrer à son peuple qu’il a gagné quelque chose", poursuit le spécialiste de la Palestine. "D’autre part, en se présentant à l’ONU, il continue à s’affirmer à l’international comme le représentant légitime du peuple palestinien." Conscient de son extrême fragilité, le président de l’Autorité palestinienne vient de proposer à Israël un étonnant compromis, révèle le quotidien israélien Haaretz. Lors d’une rencontre lundi à New York avec des représentants de la communauté juive américaine, parmi lesquels l’influent avocat Alan Dershowitz, Mahmud Abbas aurait indiqué son intention de reprendre les négociations avec Israël à condition que ce dernier accepte de geler provisoirement la colonisation.

En échange, ajoute le journal, il s’engagerait à établir, dans son discours jeudi à l’Assemblée générale des Nations unies, un "lien entre Israël et le peuple juif", ce qui pourrait impliquer le renoncement au retour des quelque cinq millions de réfugiés palestiniens. Une concession impensable il y a encore un an.
(26 Septembre 2012 - Armin Arefi)

(1) Philippe Moreau Defarges, auteur de La Géopolitique pour les nuls (First éditions, nouvelle édition ).

(2) Julien Salingue, auteur de À la recherche de la Palestine (éditions du Cygne).