mardi 15 janvier 2013

Azawad : Hollande annonce que 750 soldats français sont engagés

2h30. Hollande est arrivé à Abou Dhabi. Le président de la République Française, accompagné du ministre des Affaires étrangères, vient d'arriver aux Emirats arabes unis. Prévu de longue date, ce voyage d'une journée sera largement consacré à l'intervention militaire au Mali. Après Abou Dhabi, où il doit notamment rencontrer le prince héritier, François Hollande se rendra ensuite à Dubaï pour s'entretenir avec l'émir cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktum.

6h15. Hommage cet après-midi à un soldat français tué au Mali. Le gouvernement va rendre mardi après-midi aux Invalides un hommage national au lieutenant Damien Boiteux, «mort pour la France» vendredi dernier, au premier jour de l'intervention française au Mali. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, présidera la cérémonie à 16h30, à la mémoire de ce pilote du 4ème régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS). Agé de 41 ans, il était pacsé et père d'un enfant.

7 heures. La France est soutenue mais esseulée, selon la presse. Les titres de la presse française estiment que la France ne doit pas mener seule le combat au Mali. L'opération «Serval ne doit avoir qu'un temps – limité», estime Alain Frachon dans «Le Monde». Toutes les apparences de la légalité internationale ont beau être sauves, la France agit seule au Mali. Elle doit maintenant préciser –si toutefois elle le sait– quand, comment et à qui revient la lourde charge de gérer la situation à sa place», estime dans «Libération» Nicolas Demorand. «L’armée française est au front, attendant des renforts. Combien de temps ?», se demande Jean-Christophe Ploquin dans «La Croix».


7h30. Hollande évoque 750 hommes au Mali et de nouvelles frappes réussies. Selon François Hollande, 750 militaires français sont engagés dans l'opération au Mali. «Pour l'instant, nous sommes à 750 hommes et ça va encore augmenter», déclare le chef de l'Etat aux journalistes lors d'une visite à la base navale «Camp de la Paix» à Abou Dhabi, où sont déployés des militaires français. Il annonce aussi que «des frappes aériennes ont été menées dans le courant de la nuit dans l'Est du pays» et qu'elles «ont atteint leurs objectifs». Tout en souhaitant la mise en action rapide des forces africaines de la CDAO dans le conflit, François Hollande ne se prive pas de souligner «le rôle éminent de la France» qui, dit-il, «est fière de le jouer». «S'il n'y avait pas eu la France dans ces premiers jours… je ne sais pas ce que serait devenu le Mali»,  conclut le chef de l'Etat.

8H06. «Où est Madame Merkel?», s'interroge un diplomate. La chancelière allemande Angela Merkel, souvent présentée comme la Reine de l'Europe, est silencieuse depuis le début de l'intervention française. Et l'Allemagne reste floue sur la nature concrète de son soutien à son allié. «L'Allemagne ne peut plus intervenir où que ce soit parce que l'armée allemande est sous-financée et à bout de souffle», justifie Hans Stark, spécialiste des relations franco-allemandes. Selon un diplomate, «s'il (François Hollande) réussit au Mali, il gagnera en crédibilité alors que l'Allemagne va montrer ses limites.»

8h36. Les Talibans afghans condamnent l'intervention «désastreuse» au Mali. «Toutes les grandes puissances du monde devraient tirer des leçons de la politique américaine ratée d'interventions en Afghanistan et en Irak, affirme le porte-parole des rebelles, Zabiullah Mudjahid, dans un communiqué. Quand la France a commencé à se retirer récemment d'Afghanistan, il semblait que le gouvernement français étendrait sa position anti-guerre à d'autres régions du monde. Mais il a brisé son engagement de paix en envahissant illégalement le territoire malien avec son armée.»




9h08. Trois hélicoptères belges au Mali?  Selon les ministres belges des Affaires étrangères Didier Reynders et de la Défense Pieter De Crem, la Belgique devrait proposer l'envoi de deux C-130 et d'un hélicoptère médicalisé pour soutenir l'intervention française. Un conseil ministériel restreint consacré à la situation au Mali se réunit ce mardi midi à Bruxelles.

9h12. La colonne blindée française venue de Côte d'Ivoire est arrivée à Bamako. Ces éléments de la force Licorne (une quarantaine environ), ont quitté Abidjan lundi matin et ont passé la journée sur la route, avant d'arriver dans la partie militaire de l'aéroport de Bamako vers 3 heures du matin, heure locale (4 heures heure française).

9h45. Frappes françaises sur Diabali, occupée par les islamistes. C'est ce qu'affirme une source de la sécurité malienne.

9h58. Au moins cinq islamistes morts dans les frappes sur Diabali. Selon une source sécuritaire malienne citée par l'AFP, l'armée française a bombardé dans la nuit de lundi à mardi la ville de Diabali, dans l'ouest du pays, dans laquelle étaient entrés les jihadistes lundi. «au moins cinq islamistes ont été tués et plusieurs blessés», assure la source. Un habitant d'une localité voisine a déclaré avoir vu des islamistes armés en fuite après ces frappes.

10h12. La représentante de la diplomatie européenne à Strasbourg aujourd'hui. Sommée lundi par le président du Parlement européen de venir informer les députés de la situation au Mali, Catherine Ashton a décidé de le faire dès ce mardi. Elle sera devant les élus à 16 heures.

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