dimanche 23 février 2014

Liban : trois morts dans un attentat suicide dans l’est

Deux soldats et un civil ont été tués samedi dans un attentat suicide à la voiture piégée contre un barrage de l’armée à Hermel, dans l’est du Liban, a déclaré à l’AFP un responsable médical sous couvert de l’anonymat.
Le puissant Hezbollah a une forte présence à Hermel, située dans la vallée de la Bekaa, à 10 km de la frontière syrienne.
L’attaque a fait trois morts, deux soldats et un civil, et 16 blessés, dont cinq soldats, a précisé le responsable médical.
Auparavant, une source de sécurité avait fait état de deux morts et d’un nombre indéterminé de blessés.

Le barrage visé est situé à l’entrée de Hermel, le théâtre ces derniers mois de nombreuses attaques liées au conflit en Syrie, et les voitures y sont régulièrement arrêtées et fouillées par l’armée.
Juste après l’attaque, la police militaire a imposé un périmètre de sécurité à Hermel, à la recherche de suspects et d’éléments pour l’enquête, selon l’agence nationale ANI.

Les autorités judiciaires ont également ordonné un examen ADN sur les restes du kamikaze, a ajouté l’ANI.
Le 1er février, quatre personnes avaient été tuées à Hermel dans un attentat suicide revendiqué par le "Front al-Nosra au Liban", considéré comme une branche d’un groupe lié à Al-Qaïda qui combat les troupes du régime syrien de Bashar al-Assad.

Ce groupe avait dit avoir agi en représailles aux "crimes" du Hezbollah en Syrie.
Depuis juillet, lorsque le Hezbollah a annoncé qu’il combattait aux côtés des forces gouvernementales syriennes, ses fiefs au Liban, la banlieue sud de Beyrouth et l’est du pays, ont été visés une dizaine de fois par des attentats.

Le dernier en date remonte à mercredi, lorsqu’un double attentat suicide contre le Centre culturel iranien à Beyrouth a coûté la vie à 11 personnes.

L’Iran soutient également Damas dans sa guerre contre les rebelles.

Il s’agit du deuxième attentat depuis la formation il y a une semaine d’un nouveau gouvernement réunissant les deux blocs rivaux : celui du Hezbollah et celui la coalition dite du "14-mars" de l’ex-Premier ministre sunnite Saad Hariri, qui soutient l’opposition syrienne.




Le Premier ministre Tammam Salam a immédiatement condamné l’attaque, dénonçant un "acte de terrorisme", selon l’agence ANI.
Il a en outre appelé les Libanais à "se rallier à l’armée et aux forces de sécurité, qui ont toujours été et continueront à être une forteresse pour la nation".
Le jour de l’annonce de la formation de son gouvernement, il avait promis de "lutter contre toutes les formes de terrorisme".

(22-02-2014)

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