mercredi 11 septembre 2013

Syrie : Israël veut des gages du démantèlement des armes chimiques

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président israélien Shimon Peres ont exigé mercredi le démantèlement de l’arsenal d’armes chimiques du régime syrien, sous peine d’intervention militaire internationale. "À présent, il faut s’assurer que le régime syrien démantèle son arsenal d’armes chimiques et le monde doit garantir que ceux qui utilisent des armes de destruction massive en paieront le prix", a déclaré Benyamin Netanyahou, dont les propos étaient diffusés par la radio militaire. "Le message reçu en Syrie sera entendu à Téhéran", a-t-il ajouté en référence au programme nucléaire iranien, lors d’une cérémonie militaire, qualifiant l’utilisation d’armes chimiques de "crime terrible, crime contre l’humanité".
Auparavant, Shimon Peres s’était dit persuadé que les États-Unis interviendraient militairement si la Syrie n’était pas "sincère". "Il est toujours mieux d’obtenir des résultats par la diplomatie que par la guerre, mais la question centrale actuellement est la sincérité du régime syrien", a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de la présidence. "Si la Syrie est sincère et prend des mesures concrètes pour l’élimination et la destruction des armes chimiques sur son territoire, les États-Unis n’attaqueront pas. Mais s’il y une faille dans la sincérité de la Syrie, je n’ai aucun doute que l’armée américaine interviendra", a-t-il ajouté.
La Russie a annoncé avoir proposé à son allié syrien de placer son stock d’armes chimiques sous contrôle international et de le détruire, une proposition acceptée par Damas mardi. L’accueil favorable réservé par les États-Unis à cette initiative semble éloigner la perspective de frappes contre le régime syrien, accusé d’être responsable d’une attaque chimique le 21 août près de Damas qui a fait plusieurs centaines de morts. La Russie a transmis aux États-Unis son plan de contrôle des armes chimiques en Syrie et ce dossier sera discuté à partir de jeudi à Genève par les chefs de la diplomatie des deux pays, Sergueï Lavrov et John Kerry, a indiqué mercredi une source russe citée par les agences.

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