Vladimir Poutine et Barack Obama lors du sommet du G20 jeudi en Russie. (Photo Eric Feferberg)
Le président russe Vladimir Poutine a proposé jeudi que les Etats du
G20 discutent pendant un dîner de la Syrie, acceptant ainsi de mettre
officiellement à l’agenda du sommet le thème qui dominait déjà de facto.
"Certains participants m’ont demandé de donner le temps et la
possibilité de discuter d’autres sujets très urgents de politique
internationale, en particulier la situation autour de la Syrie. Je
suggère de le faire pendant le dîner", a dit M. Poutine, fermement
opposé à une intervention militaire en Syrie, au contraire des
Etats-Unis et de la France, en ouvrant le sommet des plus grandes
puissances mondiales, dont il est l’hôte, à Saint-Pétersbourg.
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La solution politique est "la seule voie" possible pour la Chine
Une solution politique est "la seule voie" possible pour parvenir à
résoudre le conflit syrien, a déclaré jeudi un porte-parole de la
délégation chinoise au G20, Qin Gang. "La situation actuelle montre que
la solution politique est la seule voie" possible pour résoudre la
crise, a-t-il déclaré au premier jour d’un sommet du G20 de
Saint-Pétersbourg où les États-Unis et la France, principaux promoteurs
d’une intervention militaire en Syrie, tentent de convaincre les autres
pays de se rallier à eux.
Le porte-parole a ajouté que, lors de leur rencontre bilatérale jeudi,
le président chinois, Xi Jinping et le président russe Vladimir Poutine,
les deux principaux verrous qui bloquent à l’ONU une intervention
militaire, n’ont pas parlé de la crise syrienne. "La Chine est opposée à
ce que quiconque utilise des armes chimiques", a ajouté le
porte-parole, alors que pour les Occidentaux il ne fait aucun doute que
c’est le régime syrien, et non les rebelles, qui a mené l’attaque
chimique du 21 août qui a provoqué la décision américaine de préparer
une intervention. "Les conclusions de l’enquête" de l’ONU sur l’usage de
ces armes chimiques "seront la base de la prochaine étape" du dossier,
selon lui.
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Hollande attend des "avancées politiques" sur la Syrie
Le président français François Hollande a déclaré jeudi à son arrivée au
G20 de Saint-Pétersbourg qu’il en attendait "des avancées politiques"
sur le dossier syrien en dépit des divergences avec certains pays, dont
l’hôte du sommet.
Le chef de l’Etat français a souligné devant la presse que ses échanges
avec le président américain Barack Obama, qu’il rencontrera vendredi en
tête-à-tête, ou avec son homologue russe Vladimir Poutine viseraient à
obtenir "des avancées sur le plan politique".
Dans une allusion au veto russe à une intervention militaire contre le
régime de Bashar al-Assad, il a souhaité ces avancées "même si nous
n’avons pas la même réponse pour l’instant par rapport à l’attaque
chimique" menée le 21 août près de Damas.
"Nous devons tout faire pour qu’il y ait des solutions politiques",
a-t-il insisté, souhaitant "que la condamnation que nous portons par
rapport à l’attaque chimique qui a été portée par le régime (de Damas)
puisse être également manifestée par l’ensemble des Européens".
"Il y a déjà un large consensus sur le plan européen pour dire qu’une
attaque chimique est inacceptable", a-t-il observé même si "les
Européens veulent avoir des garanties" sur la "responsabilité" du régime
et que "beaucoup attendent notamment (le rapport de) la mission des
inspecteurs de l’ONU".
Pour le chef de l’Etat français, il est dès à présent "très important
que les Européens qui sont présents au G20 (UE, France, Allemagne,
Royaume-Uni, Espagne et Italie, NDLR) soient ensemble sur la même
position de condamner l’utilisation des armes chimiques et de condamner
le régime qui les a utilisées".
Pour le reste, a-t-il encore noté, "il y a des pays, comme la France,
qui sont en capacité d’intervenir (militairement) et d’autres qui, par
leur propre situation ou par leur propre volonté, ne le veulent pas, ne
le peuvent pas".
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
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