Ce n’est ni une coïncidence, ni seulement par respect pour les
milliers de martyrs tombés dans les combats, que nous nous arrêtons, le
16 septembre depuis 31 ans, afin de parler d’une expérience unique, à
savoir celle du « Front de Résistance patriotique libanaise ». C’est que
le rappel de cette expérience met en évidence le rôle du Front dans
l’introduction d’une nouvelle ère, sur les deux plans libanais et arabe.
Une ère qui a permis aux peuples en lutte depuis trois décennies, et
grâce à tous les mouvements qui ont pris pour emblème la libération et
le changement, de contrecarrer la réalisation du projet
impérialiste-sioniste visant à mettre la main sur la région arabe, mais
aussi à liquider la cause palestinienne et à mettre un terme au conflit
arabo-israélien.
Ce n’est pas, non plus une coïncidence que le point de départ d’un tel
mouvement soit un Parti Communiste, le Parti Communiste libanais(PCL),
qui avait su préservera un mince trait d’union entre les deux parties
d’un Liban divisé, et, ce, malgré toutes les destructions que la guerre
civile confessionnelle avait engendrées à tous les niveaux. Un Parti qui
avait su redéfinir aussi bien les priorités libanaises que celles des
peuples arabes, à un moment où les gouvernements réactionnaires allaient
clairement dans le sens de la trahison tandis que les dirigeants des
régimes dits progressistes, qui étaient parvenus à leurs postes grâce au
slogan de la lutte pour la Palestine, ne pensaient qu’à la construction
d’Etats basés sur des réseaux de sécurité militaires leur permettant de
rester à la tète du pouvoir au dépens des aspirations de leurs peuples à
la démocratie et au progrès social.
D’ailleurs, le chercheur ès histoire du »Front de Resistance patriotique
libanaise », et des mouvements de résistance en général, de leur rôle
actuel et futur, ne peut que s’arrêter un moment afin d’étudier les
événements les plus importants qui avaient précédé le 16 septembre 1982,
parce qu’ils expliquent bien clairement, non seulement le passé, mais
surtout les développements actuels libanais et aussi arabes, à la
lumière des grands changements sur le plan international ; ces
changements qui rappellent à plus d’un égard les débuts du XXème siècle
et les guerres menées entre les pays capitalistes afin de se diviser le
monde.
Voilà pourquoi il nous est nécessaire pour comprendre de nous arrêter
sur deux faits essentiels qui précédèrent l’agression israélienne contre
le Liban en 1982 et qui poussèrent le PCL, en complémentarité avec ses
alliés, à créer un mouvement de résistance généralisé.
Le premier est le projet du ministre étasunien des affaires étrangères
de l’époque, Alexander Haig qu’il dévoila en avril 1981 sous le titre
‘Le nouveau Moyen Orient », titre repris vingt-cinq plus tard par une
autre ministre, Condoleeza Rice. Ce projet était bâti sur trois piliers,
toujours bien visibles : une paix (ou, plutôt, une reddition)
généralisée et sans conditions avec Israël, une coopération entre les
Etats-Unis, les régimes arabes et Israël allant dans deux sens, la Corne
de l’Afrique et l’Extrême Orient, et, enfin, une stratégie visant à
« faire face aux menaces soviétiques », afin de reprendre en main le
sort de l’Orient et du Maghreb arabes et, partant, du pétrole et du gaz.
Quant au second, il se trouve dans l’initiative présentée quatre mois
plus tard par le prince héritier saoudien Fahd (devenu, par la suite, le
roi de l’Arabie saoudite). Cette initiative, contenant 8 clauses,
affirmait (clause 7) le « droit de tous les Etats de la région de vivre
en paix »… Et, si la clause 6 faisait allusion à un Etat palestinien
indépendant et ayant « Jérusalem Est pour capitale », rien n’était dit
concernant l’application par Israël des résolutions internationales,
notamment celles parlant du droit au retour des refugiés palestiniens.
Que nous rappellent ces deux projets ? N’y a-t-il pas une grande
ressemblance entre les projets présentés par les différentes
administrations étasuniennes, depuis Haig et jusqu’à Obama ?
Ils rappellent que l’impérialisme n’a pas réussi, à cause du rôle de la
Resistance libanaise et arabe, en général à imposer ses projets. Il
tente une fois de plus, cette fois par le biais de la Ligue Arabe et du
Conseil de Coopération du Golfe (CCG), de donner un nouvel élan au
projet du « Nouveau Moyen Orient », mais sans changer pour autant ses
objectifs essentiels. En effet, les Etats-Unis ont dit clairement leur
volonté de procéder à des changements de frontières dans la région,
basés sur les affinités religieuses, confessionnelles et ethniques ; ce
qui transformerait – comme nous le répétons depuis vingt ans déjà – le
Moyen Orient, et en partie le Maghreb arabe, en une multitude de mini
Etats qui se font la guerre et qui ont besoin, tous sans exception,
d’une aide extérieure afin de pouvoir continuer à vivre, tandis que les
grandes sociétés capitalistes exploitent nos richesses.
C’est dans ce cadre que la guerre contre l’Irak eut lieu, suivie par
l’agression israélienne contre le Liban en 2006 ; c’est aussi dans ce
cadre que se font les préparatifs de la guerre contre la Syrie, pour
laquelle on a fait appel à des mercenaires venus de tous les coins de la
planète…
Toutes ces guerres ont un seul aspect et un seul but. Elles visent à
balayer les obstacles devant Israël qui occupe toujours la première
place dans la stratégie étasunienne pour la région, surtout à la suite
des nouvelles découvertes faites de nouvelles réserves de pétrole et de
gaz dans les eaux de la Méditerranée orientale, depuis la Palestine
occupée et jusqu’au littoral syrien, en passant par le Liban, et tant
que les routes de ces deux sources d’énergie passent à travers la
région.
Voilà pourquoi l’administration étasunienne est pressée de mettre la main sur les territoires arabes.
Pour ce faire, elle tente de donner un nouvel élan au rôle israélien et d’œuvrer dans les deux sens suivants :
1. Se débarrasser des engagements pris sur le plan international
concernant l’Etat palestinien. Tel est le contenu de l’initiative du
ministre des affaires étrangères John Kerry et les pressions faites sur
les Palestiniens afin de retourner, sans conditions préalables, à la
table des négociations, y compris celle concernant les nouvelles
colonies… L’arrogance est arrivée à un degré tel qu’il fut imposé aux
négociateurs palestiniens de renoncer ouvertement au droit de retour
dans certaines parties de la Palestine, mais aussi à Jérusalem et aux
colonies implantées un peu partout en Cisjordanie.
2. Supprimer l’équilibre stratégique et des forces et des armes en
mettant la main sur les seules armes chimiques de la Syrie tout en
éludant la question des armes de destruction massive que possède Israël.
A cela s’ajoute, pour Washington et Tel Aviv, la nécessité d’en finir
avec l’armée syrienne, la dernière armée arabe pouvant constituer une
menace réelle pour Israël…
Dans ce contexte, l’analyse de la dernière « initiative russe »
concernant les armes chimiques nous amène à dire que cette initiative,
considérée comme une victoire à mettre au compte de la diplomatie russe,
a pu éloigner le spectre de la guerre sans pour autant supprimer
complètements ce danger.
En même temps, elle a permis à Barak Obama un surplus de temps afin de
convaincre le Congrès du bienfondé de sa guerre. Elle a aussi donné une
victoire gratuite à Israël, puisqu’elle a imposé à Bachar Assad de
signer le traité sur la non prolifération des armes chimiques sans pour
autant demander à Tel Aviv d’en faire autant.
Cependant, pour nous en tant que peuples arabes, notamment au Liban,
nous voudrions dire – ou redire – à ceux qui, dans l’administration
étasunienne et surtout les régimes réactionnaires arabes, n’ont rien
appris des leçons du passé, concernant le rôle de la Résistance
patriotique libanaise dans la chute du projet de Haig, en 1982, puis de
celui de Condoleeza Rice, en 2006, que les résistances armées et
populaires, tant en Palestine que dans le Monde arabe sont toujours
prêtes à faire obstacle à tous les plans impérialistes. Nous disons
aussi à ceux qui prétendent que les soulèvements et les révolutions
arabes depuis 2010 sont le fait de l’étranger, donc à ceux qui n’ont
rien compris aux changements qui se sont opérés en Egypte et en Tunisie,
que le vent souffle dans le sens contraire des projets impérialistes,
de ceux qui les appuient dans le Monde arabe et de tous ceux qui ont
pensé qu’il était possible de changer le cours de l’Histoire. Les
peuples arabes étant, plus que jamais, prêts à faire des sacrifices
aussi grands soient-ils.
Les révoltes et les aspirations des peuples arabes constituent les bases
d’un nouveau mouvement de libération, un mouvement qui prend en
considération sa force et ses possibilités et qui s’appuie sur un
programme clair dans les deux domaines du développement et du changement
radical.
Voilà pourquoi, nous pensons que l’impérialisme, qui fut incapable de
maintenir les forces politiques « religieuses » (les Frères musulmans et
autres) au pouvoir, malgré toute l’aide politique et financière qui
leur fut dispensée, va connaitre un second échec dans sa tentative de
changer l’équilibre des forces à son avantage. D’ailleurs, le recours
aux menaces de guerre n’est pas toujours une preuve de force.
Dans cet objectif, les forces de la Résistance arabe sont invitées à
remettre en question leur stratégie pour le changement à venir, de
manière à ce que la Resistance devienne l’avant-garde de changement. De
plus, il est nécessaire de réétudier toutes les failles du mouvement de
libération durant les années quarante et cinquante du siècle passé, et,
ce, afin de bien approfondir les bases (patriotiques et de classe) du
changement à venir.
Editorial du bimensuel « Annidaa »
D. Marie Nassif-Debs
Secrétaire générale adjointe du PCL
**
من مشروع ألكسندر هيغ الى مشروع باراك أوباما
المقاومة الوطنية الشاملة هي البديل
ماري ناصيف - الدبس
ليس من قبيل الصدفة، ولا فقط من قبيل تقديم آيات التقدير والاجلال
للشهداء، أن نتوقف في السادس عشر من أيلول من كل عام لنتحدّث عن تجربة
فريدة، هي تجربة انطلاقة "جبهة المقاومة الوطنية اللبنانية". فعندما نستعيد
تلك التجرية، انما نفعل لنناقش دور تلك الجبهة في اطلاق مرحلة نضالية
جديدة نوعيا على الصعيدين اللبناني والعربي استطاعت حتى الآن، بفعل
الاستمرارية عبر كل الحركات التحررية والتغييرية التي اجتاحت وتجتاح
العالم العربي منذ أكثر من ثلاثين سنة، ان تقف حجر عثرة في وجه انجاز
المشروع الامبريالي-الصهيوني الهادف الى وضع اليد على المنطقة العربية،
وشعوبها، والى تصفية القضية الفلسطينية ووضع حدّ نهائي للصراع
العربي-الاسرائيلي.
وليس من قبيل الصدفة، كذلك، أن تكون تلك الانطلاقة قد تمّت من خلال فعل
ارادة حزب شيوعي استطاع، رغم تخاذل الطبقة السياسية الحاكمة، بل رغم كل ما
أحدثته الحرب الأهلية الطائفية التي كادت تودي بوطنه الى الاندثار، نتيجة
الدمار الهائل على كافة المستويات، أن يبقى هو الخيط الجامع بين دفتي الوطن
وأن يعيد صياغة الأولويات الوطنية لبنانيا وعربيا، في وقت كانت فيه
الرجعيات العربية، كلها ودون استثناء، توظّف طاقاتها في اتجاه آخر، نقيض،
هو اتجاه الخيانة، بينما القيّمون على الأنظمة "التقدمية"، الذين وصلوا الى
السلطة تحت شعارات استرجاع فلسطين وبناء الوحدة العربية، لم يركّزوا كل
الجهد والمال لأولوية تنظيم مشروع المقاومة، كما كان بفترض، بل انهم أعطوا
تلك الأولوية لبناء شبكات أمنية تحفظ لهم مواقعهم على حساب طموحات شعوبهم
في الاصلاح والتقدم الاجتماعي.
والباحث في تاريخ "جبهة المقاومة الوطنية اللبنانية"، والمقاومة الوطنية
عموما، وفي دورها الحاضر والمستقبلي، لا بد وأن يتوقف لدراسة أهمّ الأحداث
التي سبقت انطلاقتها في 16 أيلول 1982 والتي تفسّر الكثير مما يجري اليوم
داخليا وفي المحيط الاقليمي، على الرغم من التغيّرات الكبيرة التي طرأت على
الوضع الدولي... تلك التغيرات التي تحاكي مرحلة أخرى مرّت منذ مائة عام،
هي بدايات القرن العشرين الماضي وما تخللها من أزمات وحروب بين الدول
الرأسمالية لاقتسام العالم.
لذا، سنتوقّف عند حدثين أساسيين سبقا الحرب العدوانية الاسرائيلية على
لبنان في العام 1982 وأسسا، بالتالي، الى دفع الحزب الشيوعي اللبناني،
بالتكامل مع حلفائه، باتجاه الاصرار على التحضير لمقاومة وطنية شاملة.
الحدث الأول هو المشروع الذي طرحه وزير الخارجية الأميركية آنذاك، ألكسندر
هيغ، في نيسان 1981 تحت عنوان استعيد في العام 2006 : "الشرق لأوسط
الجديد". فقد بني هذا المشروع على ثلاثة أسس لا تزال قائمة بعظمها، وهي :
التوصّل الى عملية سلام (أو استسلام) شامل وغير مشروط مع الكيان
الاسرائيلي، والتعاون الأميركي-العربي-الاسرائيلي في مجال الأمن على صعيد
المنطقة باتجاهين، الأول نحو القرن الأفريقي والثاني نحو الشرق الأوسط
والأقصى؛ كل ذلك بهدف "مواجهة التهديدات السوفياتية" للمنطقة، واستعادة
السيطرة على البلدان التي تحالفت مع الاتحاد السوفياتي... الى آخر المعزوفة
المعروفة التي تؤدي الى تثبيت الهيمنة الامبريالية على كامل المشرق
والمغرب العربيين وعلى النفط والغاز اللذين نزخر بهما الأرض العربية عموما.
أما الحدث الثاني، فتجلّى في المبادرة التي تقدم بها ولي العهد السعودي
أنذاك، الذي أصبح في ما بعد الملك فهد بن عبد العزيز، بعد أربعة أشهر فقط
على المبادرة الأولى؛ هذه المبادرة التي توزّعت على ثمانية بنود أهمها
وأخطرها البند السابع الذي يؤكّد على "حق دول المنطقة في العيش بسلام"، بما
يعني وقف الصراع العربي الاسرائيلي والاعتراف باسرائيل دولة ذات سيادة في
المنطقة... واذا كان البند السادس من تلك "المبادرة" قد أشار الى قيام
"دولة فلسطينية مستقلة، بعاصمتها القدس الشرقية"، الا أن السكوت كان مطبقا
حول تنفيذ القرارات الدولية حول فلسطينن وبالتحديد حق العودة للاجئين
الفلسطينيين.
بماذا تذكرّنا تلك المرحلة الممتدة من مشروع هيغ الى مشروع باراك أوباما،
وفي كل مرّة دور المقاومة المواجه لهذه المشاريع؟
انها تذكّر بدون أدنى شك بما يجري اليوم على الساحات العربية كلها، والدور
الذي تحاول الامبريالية الأميركية أن تصبغه على الجامعة العربية ومجلس
التعاون الخليجي المستظلين في ظل حربها لامرار نسختها الجديدة من "مشروع
الشرق الأوسط الجديد"، دون تغيير كبير في أهدافه القديمة الأساسية، أي
انهاء الصراع العربي-الاسرائيلي بعد اعادة النظر بقيام ما سميّ "الدولة
الفلسطينية المستقلة" وكذلك بعد تنفيذ ما رسم من حدود جديدة للدول المكونة
لهذا الشرق الجديد. حدود تقوم على أساس العصبيات الدينية والطائفية وكذلك
الاثنية، بما يحول المشرق العربي، ونسبيا المغرب، الى مجموعة دويلات
متقاتلة وأنظمة رجعية ضعيفة تنشد كلها الدعم الخارجي، الامبريالي بالتحديد،
من أجل البقاء على قيد الحياة.
في هذا الاطار كانت الحرب الأخيرة على لبنان ومن بعدها الحرب على العراق.
وفي هذا الاطار ايضا تجري الحرب اليوم على سوريا وشعبها ويتم تجميع فلول
المرتزقة من كل أصقاع الأرض للمشاركة فيها.
حروب تأخذ كلها لونا واحدا، هو اللون الطائفي، وتستند كلها الى كيفية ازالة
العقبات الكأداء من أمام الكيان الاسرائيلي الذي لا يزال يحتل الموقع
الأول في الاستراتيجية الامبريالية المتعلقة بالمنطقة، طالما لا تزال تزخر
بهذا الكم الهائل من احتياطي الطاقة، وآخره الاكتشاف الذي تم في المياه
الاقليمية الممتدة من فلسطين المحتلة حتى شمال الساحل السوري، مرورا بكل
لبنان، وطالما أن قسم كبير من طرق امداد العالم بالطاقة تمر عبر هذه
المنطقة.
لذا تستعجل الادارة الأميركية السيطرة الكاملة والسريعة على أرض العرب. كما
تستعجل اعادة استنهاض دور حليفتها اسرائيل، من خلال العمل على اتجاهين في
آن معا.
يقوم الاتجاه الأول على الخلاص من الالتزامات الدولية تجاه قضية شعب فلسطين
عبر محتوى مبادرة وزير الخارجية الأميركية جون كيري وما ينجم عنها اليوم
من عودة الرئيس الفلسطيني محمود عباس الى طاولة المفاوضات، بعد التخلي حتى
عن الشروط الشكلية المتعلقة بوقف كل التعديات الاستيطانية، وفي ظل الدعوات
الواضحة الموجهة الى الجانب الفلسطيني لتقديم التنازل من جانب واحد... تلك
الدعوات التي وصلت بها الوقاحة الى حد محاولة انتزاع اعلان فلسطيني "رسمي"
بالتخلّي النهائي عن حق العودة وعن القدس وكذلك عن ازالة كل المستوطنات
المزروعة في عمق الضفة الغربية.
أما الاتجاه الثاني فيقوم على ازالة العقبة المتمثّلة بامتلاك سوريا
للأسلحة الكيميائية، التي كانت حتى الأمس القريب تشكل نوعا من التوازن
الاستراتيجي مقابل ما يمتلكه الكيان الاسرائيلي من مخزون لأسلحة الدمار
الشامل، واستكمالا على فرط عقد الجيش السوري (آخر الجيوش العربية التي قامت
بحروب مواجهة مع اسرائيل)، بعد أن انهكته المعارك الدائرة منذ سنتين
ونيّف... وهنا، لا بد من التوقّف عند "المبادرة الروسية" لمنع العدوان على
سوريا. صحيح أن هذه المبادرة، التي شكّلت انتصارا للدبلوماسية الروسية، قد
استطاعت تأجيل خطر العدوان الامبريالي على الشعب السوري، دون أن تضع حدا
نهائيا له، الا أنها وفّرت، من جهة، لباراك أوباما المزيد من الوقت لاعادة
صياغة حملته، ان داخل الكونغرس أم باتجاه الأغلبية الشعبية التي قالت لا
للحرب. كما انها أعطت، من جهة ثانية، لاسرائيل، وبدون أية دعوة لها لتقديم
تنازل في مجال حيازتها أسلحة الدمار الشامل، ورقة تحييد السلاح الكيميائي
السوري المترافق مع مطالبة سوريا بالتوقيع على معاهدة حظر هذا السلاح...
الا أننا، وبالرغم مما تقدم، نود لفت نظر من لم يتعلّم، داخل الادارة
الأميركية والأنظمة الرجعية العربية التابعة لها، من دروس السقوط الكامل
لمشروع هيغ بفعل المقاومة الوطنية اللبنانية في العام 1982، وبعده مشروع
كوندوليسا رايس بفعل المقاومة نفسها في العام 2006، وما تبع سقوط المشروعين
وسبقهما من مقاومات مسلّحة وشعبية في فلسطين، وكذلك نظر من ظن أن
الانتفاضات والثورات العربية مدبّرة، أو من لم يفهم التغيّرات التي طرأت
على ثورتي مصر وتونس، أن مجرى الريح يتجّه الى غير صالح الامبريالية
وتوابعها ومريديها وكل من اعتقد يوما أن بامكانه الاعتماد عليها من أجل
اعادة التاريخ الى الوراء. فالتاريخ، كما قال ماركس، يعيد نفسه كمهزلة...
حتى وان تكبّدت الشعوب أثناء اعادته خسائر يمكن أن تكون كبيرة.
فما يعتمر في داخل شعوب المنطقة العربية من طموحات يؤسس لقيام حركة تحررية
من نوع جديد، حركة تعتمد على قواها الذاتية وتستند الى برنامج واضح في
مجالي التنمية والتغيير الجذري. وكما فشل الاعتماد الامبريالي على القوى
السياسية الدينية التي تهاوى مشروعها بأسرع من لمح البصر، رغم كل الدعم
السياسي والمادي الذي قدم له، كذلك ستفشل الامبريالية في تغيير موازين
القوى لصالحها. وما تهديدها بالحرب الشاملة الا دليل آخر على الوهن الذي
يعتريها.
لذا نحن مطالبون اليوم باعادة النظر في استراتيجياتنا للتغيير الجذري،
بحيث يأتي اسهامنا في الفعل المقاوم كمقدمة لانجاح هذا التغيير، أولا،
ولترسيخ أسسه الوطنية والطبقية، مستفيدين من كل الثغرات التي شابت مرحلة
أربعينيات وخمسينيات القرن الماضي.
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
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