jeudi 5 septembre 2013

Syrie : "Conséquences catastrophiques"

L’allié russe, par la voix du président Poutine, a d’ailleurs prévenu qu’un feu vert du Congrès américain "autoriserait une agression, car tout ce qui se fait en dehors du Conseil de sécurité de l’ONU est une agression, à l’exception de l’autodéfense".
Et le ministère russe des Affaires étrangères a lancé une mise en garde pour la sécurité nucléaire de la région. "La chute d’un projectile militaire sur le mini-réacteur situé dans la banlieue de Damas pourrait avoir des conséquences catastrophiques : une possible contamination des territoires aux alentours par de l’uranium hautement enrichi et d’autres produits radioactifs", a déclaré le porte-parole du ministère, Alexandre Loukachevitch.
Par ailleurs, M. Poutine a assuré que Moscou avait suspendu ses livraisons à Damas de batteries sol-air S300, des systèmes de défense antiaérienne et antimissile perfectionnés. Mais les navires de guerre russes en Méditerranée sont "capables de réagir" en cas d’escalade du conflit, a déclaré à INTERFAX une source de l’état-major russe.
Les Etats-Unis disposent en Méditerranée de quatre destroyers équipés de missiles de croisière.

Sur le terrain, des rebelles islamistes se sont emparé d’un poste militaire à l’entrée de la ville chrétienne de Maaloula, au nord de Damas. Dans les combats, l’armée fait en outre un "usage massif" d’armes à sous-munitions, selon la Coalition sur les armes à sous-munitions qui parle de "nombreuses victimes civiles".
Il y a désormais plus de deux millions de réfugiés syriens, soit huit fois plus qu’il y a un an, selon le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) de l’ONU. En comptant les déplacés, six millions de personnes sont déracinées. Le conflit a fait plus de 110 000 morts en deux ans et demi selon une ONG.

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