mercredi 4 décembre 2013

Israël : visite de Kerry pour parler de l’Iran et du processus de paix

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est arrivé mercredi soir en Israël pour la première fois depuis l’accord de Genève sur le nucléaire iranien et à mi-course des négociations de paix directes de neuf mois entre Israéliens et Palestiniens.
Ces deux dossiers domineront les entretiens que M. Kerry aura jeudi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et avec le président palestinien Mahmud Abbas, ont indiqué à des journalistes des diplomates américains voyageant dans l’avion du secrétaire d’Etat.
M. Kerry "informera (Benjamin Netanyahu) sur les négociations du groupe des 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), sur le premier pas sur lequel nous nous sommes entendus et sur notre marche vers un accord complet" avec l’Iran, selon un responsable du département d’Etat.
"Il est important de noter qu’il y a certes un désaccord sur la tactique (à l’égard de l’Iran), les Israéliens ayant appuyé l’idée d’un accord complet alors que nous pensions qu’un accord préliminaire était la seule option viable. Nous négocions maintenant un accord complet et il (M. Kerry) espère en discuter avec le Premier ministre Netanyahu et son équipe", a avancé ce responsable.
A propos des difficiles négociations israélo-américaines, M. Kerry "a toujours dit qu’il se rendrait dans la région lorsqu’il a le sentiment qu’il peut personnellement aider à faire avancer le processus (de paix). C’est l’objectif de ce voyage" a dit le diplomate américain.
John Kerry s’est rendu déjà huit fois au Proche-Orient depuis mars dernier et il est parvenu à relancer fin juillet les négociations directes israelo-palestiniennes.
Toutefois, le président Abbas a prévenu que si les négociations de paix avec Israël échouaient, il serait bientôt libre de se tourner vers les instances internationales. "Les négociations traversent de grandes difficultés à cause des obstacles créés par Israël", a déclaré M. Abbas lors d’une rencontre lundi soir avec des journalistes arabes en visite dans les Territoires palestiniens.
"Si nous n’obtenons pas nos droits par les négociations, nous avons le droit de nous tourner vers les institutions internationales et d’adhérer à toutes les conventions internationales", a-t-il souligné, en référence aux prérogatives offertes à la Palestine par son accession au statut d’Etat observateur à l’ONU le 29 novembre 2012.
"L’engagement de ne pas nous tourner vers l’ONU se termine à la fin des neuf mois de négociations avec Israël", relancées fin juillet, a souligné le président palestinien, à la veille de la visite de John Kerry.

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