Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a signalé mardi la
réouverture d’un point de passage entre la Syrie et l’Irak, dans le
Kurdistan, permettant le départ de près de 2 500 réfugiés dimanche. Le
point de passage de Peshkabour, situé sur le fleuve Tigre, reste pour
l’instant le seul ouvert entre la Syrie et l’Irak, a précisé une
porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d’un point de presse. À la
suite de l’ouverture, dimanche, de cette frontière, 2 519 réfugiés ont
pu traverser le fleuve en une seule journée sur des barges pour se
rendre en Irak. Lundi, personne n’a traversé la frontière. Mais, mardi
matin, "plusieurs milliers" d’autres Syriens se sont rassemblés devant
le fleuve, selon le HCR.
Selon Melissa Fleming, la plupart des réfugiés veulent se rendre dans la
région du Kurdistan, et non dans d’autres régions d’Irak. Lundi, le
personnel humanitaire a pu constater que 350 des réfugiés qui avaient
traversé la frontière dimanche sont revenus en Syrie munis de
générateurs, de chauffage au kérosène et d’autres fournitures. "Les
autorités d’Irak dans la région du Kurdistan ont expliqué au HCR avoir
adopté une approche souple et que les Syriens qui ne veulent pas rester
en tant que réfugiés ont la possibilité de rester jusqu’à sept jours", a
expliqué l’agence humanitaire dans un communiqué.
À la mi-septembre 2013, les autorités irakiennes avaient décidé de
fermer les frontières entre la Syrie et le Kurdistan irakien à la suite
d’une arrivée massive de réfugiés, selon le HCR. Les autres régions
irakiennes voisines de la Syrie ont également fermé leurs frontières.
Quelque 210 000 Syriens ont trouvé refuge en Irak depuis le début du
conflit syrien en mars 2011, selon l’ONU. Au total, plus de 2,35
millions de Syriens ont fui leur pays en près de trois ans.
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
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