samedi 5 décembre 2015

Syrie: Fabius n'envisage plus un départ de Bashar al-Assad avant une transition politique

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré qu'il n'envisageait plus un départ du dictateur syrien Bashar el-Assad avant une transition politique en Syrie, dans un entretien à un quotidien régional. « La lutte contre Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique) est décisive, mais ne sera totalement efficace que si l'ensemble des forces syriennes et régionales s'unissent. Comment est-ce possible tant que Bashar al-Assad préside, lui qui a commis tant d'atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population ?», s'interroge le chef de la diplomatie française dans un entretien au quotidien Le progrès de Lyon paru samedi.
« Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bashar el-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », a déclaré le chef de la diplomatie française au quotidien Le Progrès de Lyon paru samedi. La France, comme les Etats-unis et les pays membres de la coalition internationale qui lutte par des bombardements aériens contre l'organisation Etat islamique en Syrie et en Irak, sont, parallèlement, à la recherche de solutions politiques ou militaires impliquant les acteurs locaux ou régionaux qui pourraient mettre fin à plus de quatre ans de guerre en Syrie.
Paris propose notamment d'associer à la lutte contre l'EI une armée syrienne dont Bashar ne serait plus le chef. « Il n'est pas possible de travailler avec l'armée syrienne tant que Bashar al-Assad est à sa tête. Mais à partir du moment où il y aura eu une transition politique et où Bashar el-Assad ne sera pas le chef des armées, on peut très bien s'associer à ce qui sera l'armée syrienne. Mais dans une transition politique opérée », avait ainsi déclaré jeudi Laurent Fabius en marge de la conférence internationale sur le climat. Il y a quelques jours, sur RTL, il avait déjà déclaré envisager d'associer l'armée syrienne à la lutte contre l'EI. Une déclaration qui avait alors été saluée par le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem.

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