dimanche 9 août 2015

Israël/Palestine : 9 août 2008 ... 9 août 2015, Mahmoud Darwich, 7 ans déjà !

Mahmoud Darwich, né le 13 mars 1941 à Al-Birwah (Palestine sous mandat britannique) et mort le 9 août 2008 à Houston (Texas, États-Unis), est une des figures de proue de la poésie palestinienne.
Profondément engagé dans la lutte de son peuple, il ne cesse pour autant jamais d'espérer la paix et sa renommée dépasse largement les frontières de son pays. Il est le président de l'Union des écrivains palestiniens. Il publie plus de vingt volumes de poésie, sept livres en prose et est rédacteur de plusieurs publications, comme Al-jadid - (Le nouveau), Al-fajr (L'aube), Shu'un filistiniyya (Affaires palestiniennes) et Al-Karmel. Il est reconnu internationalement pour sa poésie qui se concentre sur sa nostalgie de la patrie perdue. Ses œuvres lui valent de multiples récompenses et il est publié dans au moins vingt-deux langues.
Il est connu pour son engagement au sein de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Élu membre du comité exécutif de l'OLP en 1987, il quitte l'organisation en 1993 pour protester contre les accords d'Oslo. Après plus de trente ans de vie en exil, il peut rentrer sous conditions en Palestine, où il s'installe à Ramallah.


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Jamais nos exils

Jamais nos exils ne furent vains,
jamais en vain nous n'y fûmes envoyés,
leurs morts s'étendront sans contrition.

Aux vivants de pleurer l'accalmie du vent,
d'apprendre à ouvrir les fenêtres,
de voir ce que le passé fait de leur présence
et de pleurer doucement et doucement
que l'adversaire n'entende ce qu'il y a en eux de poterie brisée.

Martyrs vous aviez raison.
La maison est plus belle que le chemin de la maison.
En dépit de la trahison des fleurs.
Mais les fenêtres ne s'ouvrent point sur le ciel et l'exil est l'exil.
Ici et là bas.

Jamais en vain nous ne fûmes exilés
et nos exils ne sont passés en vain.
Et la terre Se transmet Comme la langue.

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