jeudi 19 juin 2014

Syrie : au moins 31 morts dans une attaque aux barils d'explosifs sur Alep‏

Au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées lundi par des barils d’explosifs largués par des hélicoptères de l’armée syrienne sur deux quartiers contrôlés par les rebelles à Alep, dans le nord du pays, selon une ONG.
"Des hélicoptères ont largué lundi deux barils d’explosifs sur le quartier As Soukkari à Alep et selon un nouveau bilan, il y a eu au moins 25 morts, dont des enfants, et des dizaines de blessés", a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Cette organisation a diffusé des images dramatiques de l’attaque contre ce quartier sud-est de la ville, montrant des habitants tenant des corps en lambeaux.
Selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahman, le premier baril a semé le chaos, des habitants et des secouristes se précipitant pour évacuer les victimes. Mais quelques minutes plus tard, un second baril a été lâché au même endroit, alourdissant sérieusement le bilan.
"Nous étions en train de dormir quand le premier baril est tombé aux alentours de minuit. Quand les gens sont venus porter secours aux victimes, un deuxième baril est tombé. Tous les gens sur place ont été tués", a confirmé un habitant du quartier, Abou Mohammad, à un correspondant de l’AFP sur place.
"Nous n’avons pas de bases militaires. Tous les gens sont des civils. Pourquoi (Bashar al-Assad) nous attaque-t-il ?", a-t-il dénoncé, en appelant la communauté internationale à l’aide.
Par ailleurs, à Achrafiyé, un quartier rebelle du nord de la ville, six personnes ont péri dans la chute d’un autre baril, selon l’OSDH.
Depuis le mois de décembre, le régime multiplie les raid aériens contre les quartiers tenus par les rebelles à Alep, ce qui a entraîné la mort de 2.000 personnes dont le quart sont des enfants, selon l’OSDH.
Les organisations des droits de l’Homme ont fustigé l’usage de ces barils d’explosif qui frappent sans distinction rebelles et civils.
Par ailleurs, selon l’OSDH, treize personnes, dont huit enfants, ont été tuées dimanche soir dans un bombardement rebelle contre une région d’Idleb (nord-ouest), tenue par les régime.
Plus de 162.000 personnes ont été tuées durant ce conflit qui a commencé en mars 2011 par des manifestations pacifiques avant de se transformer en rébellion en raison de la répression armée.

(16-06-2014)

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