Dimanche, les ministres des Affaires étrangères des onze Amis de la
Syrie (Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, France, Arabie saoudite,
Émirats arabes unis, Qatar, Égypte, Jordanie, États-Unis, Turquie),
réunis à Paris avec le président de la Coalition syrienne, Ahmad Jarba,
avaient exhorté l’opposition modérée à aller négocier en Suisse. Cette
dernière, divisée, tranchera vendredi. À l’issue de la réunion, Ahmad
Jarba avait fait état des "inquiétudes", "doutes" et "craintes" de
l’opposition puis relevé avec satisfaction la position commune des Onze
pour dire que le départ du pouvoir de Bashar el-Assad était
"inéluctable". Le régime syrien, lui, répète qu’il n’ira pas à Genève
"pour remettre le pouvoir à qui que ce soit ni faire de transactions
avec qui que ce soit", et qu’il revient à Bashar el-Assad de mener la
transition, en cas d’accord en Suisse.
Plus de 130 000 personnes, dont plus de 7 000 enfants, ont été tuées
dans les combats entre rebelles et régime depuis mars 2011, qui ont
provoqué l’exode de millions de déplacés et de 2,4 millions de réfugiés.
Sur le terrain, l’opposition armée se bat aussi depuis une semaine
contre ses ex-frères d’armes, les djihadistes de l’État islamique en
Irak et au Levant (EIIL), accusés d’exactions. Ce conflit interne a fait
en une dizaine de jours plus de 1 000 morts et des centaines de
disparus, dans le nord.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire