Plusieurs groupes d’opposants syriens, dont des représentants des
rebelles islamistes, se sont réunis pour la première fois ensemble,
jeudi à Cordoue, dans le sud de l’Espagne, pour définir une position
commune en vue de la conférence de paix de "Genève II", prévue à partir
du 22 janvier.
Près de trois ans de conflit ont accentué les divisions au sein de
l’opposition syrienne, entre opposants en exil et combattants sur le
terrain, mais aussi entre combattants eux-mêmes, rendant presque
impossible une solution diplomatique.
Le processus de morcellement a culminé avec la constitution en fin
d’année dernière d’un "Front islamique" rival de l’Armée syrienne libre
(ASL), branche militaire de la Coalition nationale syrienne (CNS)
reconnue par l’Occident, et qui consacre désormais autant d’énergie à
combattre les djihadistes liés à Al Qaïda que les forces
gouvernementales.
Des représentants du Front islamique ont pour la première fois accepté
de s’asseoir à la même table que des délégués de la CNS pour deux jours
de discussions, auxquelles participent aussi des membres de l’opposition
"tolérée" par Bashar al Assad - et qui n’appellent donc pas à sa
chute -, dont les opposants en exil ne voulaient jusqu’à présent pas
entendre parler.
"La plupart des sensibilités syriennes sont représentées. Il y a même un
membre des services de sécurité qui soutient Assad", a dit Kamal
Labouani, un opposant de longue date du régime.
Selon lui, le Front islamique, qui chapeaute les brigades rebelles
islamistes actives sur le terrain, a envoyé trois délégués à Cordoue. Un
membre de la brigade Liwa al Islam a confirmé à Reuters qu’il
participait aux discussions.
"Nous voulions qu’ils viennent. Nous voulons les écouter", a dit Kamal
Labouani, qui a cependant reconnu que les divergences entre opposants
étaient trop larges pour être aplanies en une seule réunion.
Un des organisateurs de la réunion qui s’achèvera vendredi soir, Fawaz
Tello, a précisé que son objectif n’était pas de désigner les délégués
qui se rendront éventuellement en Suisse, mais plus modestement de
définir une "vision commune".
Pour l’opposition, affaiblie par ses divisions et de récents revers
militaires face aux forces gouvernementales revigorées par le soutien du
Hezbollah et de milices chiites irakiennes, le temps presse à
l’approche de "Genève II".
Si, comme le mentionnent les invitations dont Reuters a obtenu une
copie, l’objectif affiché de la conférence reste la mise en place d’un
gouvernement de transition, conformément à la déclaration de Genève
adoptée il y a 18 mois, Bashar al Assad n’a exprimé aucune intention de
renoncer au pouvoir.
Une position rendue possible par le soutien jusqu’à présent
inconditionnel de la Russie et de l’Iran, mais aussi par l’incapacité
des opposants à présenter une alternative crédible.
Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a pourtant répété
jeudi devant le Parlement que la conférence de paix ne pourrait avoir
lieu que si elle prévoit expressément le départ du pouvoir de Bashar al
Assad.
"J’espère que (Genève II) aura lieu, mais je n’en suis pas sûr, et
j’espère, mais j’en suis encore moins sûr, qu’il y aura des résultats à
un objectif précis : arrêter les massacres et faire en sorte qu’un
gouvernement soit formé par à la fois des éléments du régime et
l’opposition modérée", a-t-il dit.
La guerre civile syrienne a fait plus de 100.000 morts et des millions
de déplacés, dont quelque deux millions se sont réfugiés à l’étranger.
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المنسحبون من « الائتلاف » :كل محاولات إصلاحه فشلت
أعلن 44 عضوا، من أصل 112، في « الائتلاف الوطني السوري » المعارض
انسحابهم منه « بعد انسداد كل المحاولات لإصلاحه وعجزه عن تحمل
مسؤولياته ».
وجاء في بيان المنسحبين « إننا نحن الكتل الممثلة لقوى الداخل والحراك
الثوري العسكري والمدني، نعلن أن الأمانة التي نحملها من دماء وشهداء وصراخ
معتقلاتنا وآهات معتقلينا وآلام جراحنا، تحتم علينا أمام شعبنا وأمام
التاريخ أن نعلن انسحابنا من الائتلاف الوطني، نظراً لخروج الائتلاف عن
ثوابت الثورة السورية المباركة وأهدافها، وبعد انسداد وفشل كل المحاولات
لإصلاح هذا الجسم السياسي، وانفصاله عن الواقع وعجزه عن تحمل مسؤولياته
وبعده عن تمثيل القوى الثورية والمدنية في سوريا ».
ويمثل المنسحبون كلا من « الحركة التركمانية، المنتدى السوري للأعمال،
المجالس المحلية، المجلس الأعلى لقيادة الثورة السورية، أعضاء من هيئة
الأركان، شخصيات وطنية مستقلة، كتلة الحراك الثوري، كتلة الحراك الثوري
المستقل في المجلس الوطني السوري، والتجمع الوطني الحر للعاملين في
الدولة ».
ووقع على البيان : رياض الحسن، أنس عيروط، محمد مصطفى ملا رشيد، زياد حسن،
محمد يحيى مكتبي، عبد الإله فهد، نصر الحريري، زياد الريس، مصطفى العلي،
رياض حجاب، كمال اللبواني، جمال الورد، محمد سليم الخطيب، سليمان الحراكي،
محمد صفوان جندلي، خالد مثبوت، جلال خانجي، محمد قداح، خالد العلي، يامن
الجوهري، مصطفى صباغ، فيصل الشامي، ياسر الفرحان، عدنان رحمون، نزار
الحراكي، حسين السيد، واصل الشمالي، داوود آل سليمان، جواد أبو حطب، محمد
عبد السلام السيد، محمد الدغيم، محمد أبو الخير شكري، محمد خير الوزير،
خالد خوجة، مصطفى سخطة، مصطفى شلش، فؤاد علوش، مهند عيسى، سيبان أحمد، محمد
الشعار، لؤي مقداد، سميرة مسالمة، عبد المالك كاخيا، ويحيى الكردي.
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
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