Sur le bout de territoire que constitue la bande de Gaza, cernée par
l’entité coloniale au sol et par la mer, la résistance palestinienne
poursuit la défense de son peuple. Les médias sionistes relayés par les
médias français essaient de propager que la résistance, et notamment le
Hamas, est isolée, en parlant de « civils » qui seraient victimes de la
résistance, avant tout, qui les utiliserait comme « boucliers humains ».
Mais cette distinction espérée entre le peuple et sa résistance
disparaît en réalité lorsque l’armée de l’occupation massacre les civils
dans leurs maisons. Pour les médias, les familles entièrement décimées
par la machine de guerre de l’occupant sont des « boucliers humains »,
prétexte pour tuer et tuer encore, et pour justifier les tueries. Le
nombre des Palestiniens assassinés par l’armée coloniale augmente de
jour en jour, et les enfants âgés de moins de 12 ans représentent
presque la moitié des victimes. Cela importe peu aux médias français et
occidentaux qui sont devenus les porte-parole de l’armée de l’occupation
car pour eux, « moins il y a d’Arabes dans ce monde, mieux c’est » et
« les petits deviennent grands » et c’est le sort de leur entité
représentative dans le monde arabe, « Israël », qui leur importe avant
tout.
Il est vrai que leur entité va mal, et très mal, malgré ou bien à
cause aussi des massacres perpétrés dans la bande de Gaza et de la
répression sanglante que ses forces armées mènent en Cisjordanie, et
notamment dans la ville d’al-Quds, et dans les territoires occupés en
1948. Des centaines de Palestiniens sont régulièrement et brutalement
frappés à Haïfa, à al-Quds et ses quartiers et sa mosquée, à Nablus et
dans l’ensemble de la Palestine occupée, et des centaines sont arrêtés
et emprisonnés : l’entité coloniale vise toute personne qui s’oppose,
même verbalement, à l’occupation, puisqu’elle a récemment arrêtée le
professeur d’université Abdel Sattar Qassem, à Nablus. Ont également été
arrêtés d’anciens prisonniers libérés, tels que sheikh Khodr Adnane et
Bilal Diab, qui avaient mené une lutte victorieuse pour leur libération
et avaient asséné une défaite caractérisée à l’occupant, à cause de la
popularité de leur mouvement.
Ce qui plonge l’entité coloniale (chefs et colons) dans le désarroi
et l’impuissance, c’est non seulement son incapacité à réprimer les
soulèvements populaires qui éclatent ici et là en Palestine, mais c’est
surtout son incapacité à détruire la résistance à Gaza et à la
soumettre, en massacrant le maximum de civils. Ce que les médias
français considèrent comme des signes de la puissance de l’armée
d’occupation n’est en réalité qu’une sauvage tuerie d’une population
encerclée depuis au moins sept ans, qui manquait déjà de médicaments,
d’eau, d’électricité et d’infrastructures saines, bref d’une vie
normale, et qui a affronté, en l’espace de 5 ans, au moins trois
terribles agressions meurtières.
Les civils palestiniens massacrés par l’entité coloniale sont sa
principale arme contre la résistance palestinienne. Mais les survivants,
frères et sœurs, mères et pères de tous ces martyrs, ne demandent que
la poursuite des frappes de la résistance contre l’entité coloniale, ses
colonies et ses forces armées. La résistance est d’abord protégée par
Dieu, puis par son peuple. Elle a non seulement empêché l’armée
d’envahir Gaza, après trois jours de « l’offensive » terrestre, mais
elle s’est battue au corps à corps avec les soldats de l’occupation, en
plusieurs endroits, tuant et blessant des dizaines d’entre eux. Ni les
médias sionistes ni les médias français à leur solde ne peuvent
reprendre ces pertes, car seule l’armée de l’occupation, qui censure les
médias, livre des communiqués sur le déroulement des combats. Les
Brigades al-Qassam (Hamas) ont déjà porté plusieurs coups à l’occupant
qu’il a été obligé de reconnaître, ces jours-ci, à cause de ses grosses
pertes. Les Brigades al-Qassam sont parvenues à contourner, trois fois
de suite, les troupes de l’ennemi et à liquider plusieurs soldats et
officiers. Les Brigades al-Quds ont abattu un char et pris les
mitraillettes qui s’y trouvaient, en liquidant ceux qui s’y trouvaient.
Pour les Brigades al-Quds et le mouvement du Jihad islamique, le dernier
massacre à Shuja’iyyah (17 victimes) est une tentative de l’occupant de
préserver son image auprès des puissances occidentales après les
lourdes pertes subies.
Depuis le début de l’agression meurtrière sur Gaza, la résistance
riposte en lançant des fusées sur tout le territoire occupé en 1948 et
dénommé Etat d’Israël. Beaucoup de médias, notamment occidentaux et même
« amis » cherchent à minimiser la portée de cette résistance, croyant
encore en la puissance de l’armée d’occupation, devant laquelle
tremblent les régimes arabes, mais pas les Palestiniens. Il est vrai que
peu de colonisateurs ont été tués par ces fusées, mais là n’est pas
l’objectif de la résistance, qui cherche plutôt à plonger toute l’entité
dans la panique et la déroute. Sur le plan financier, expliquent les
spécialistes, les « dômes de fer » ont ruiné la colonie puisqu’à chaque
fusée tirée pour s’opposer aux dizaines de tirs de la résistance, ce
sont des millions de dollars engloutis. Sur le plan stratégique et
psychologique, toutes les agglomérations coloniales de l’entité sont,
pour la première fois, soumises à la résistance d’une toute petite
enclave palestinienne déjà meurtrie par le blocus et les agressions
répétées. De quoi donner des leçons à toutes les armées arabes réunies !
L’entité coloniale s’est toujours cru à l’abri parce qu’elle avait
parié sur son image de puissance militaire indestructible soutenue par
les puissances occidentales et la « communauté internationale » de l’ONU
pour briser toute volonté de résister.
Aujourd’hui, devant Gaza, l’entité sioniste rampe. Les massacres
commis n’ont servi qu’à renforcer le front et la popularité de la
résistance. Ni Ban Ki Mon, ni Fabius ou Hollande, ni Obama ne peuvent la
contourner ou ignorer ses revendications, dans leurs tentatives de
sauver leur « Israël ». La résistance ne se soumettra pas, ont déclaré
ses représentants, au contraire, elle poursuivra sa lutte jusqu’à la
cessation de l’agression, la levée totale du blocus (et non à moitié),
la libération des prisonniers ayant été libérés lors de l’échange avec
Shalit, le retour au 12 miles pour la pêche, la liberté de mouvement des
Palestiniens dans la zone dite close et la possibilité pour les
Palestiniens de Gaza de se rendre à la mosquée al-Aqsa dans al-Quds.
Khaled al-Batch, dirigeant au mouvement du Jihad islamique, ajoute
qu’il n’est pas question que les Etats-Unis soient les garants de cet
accord proposé, tel que le mentionne un texte d’accord largement diffusé
aux médias, car les Etats-Unis sont les principaux défenseurs de
l’agression et de l’entité. La garantie d’un tel accord doit être
internationale, sous l’égide de l’Egypte, pays voisin de la bande de
Gaza, a-t-il ajouté. Sans la réalisation d’un tel accord, la résistance
poursuivra ses tirs.
La force de la résistance palestinienne ne réside pas seulement dans
les armes qu’elle possède, elle réside surtout dans la volonté d’un
peuple qui aspire à libérer son pays de l’occupation et à y vivre digne,
dans la volonté des peuples arabes et musulmans à retrouver leur
dignité bafouée par les impérialistes et racistes dans le monde, et la
volonté des êtres libres de ce monde à détruire tout ce qui nuit à
l’entente entre les peuples. C’est pourquoi il faut non seulement
dénoncer les crimes de l’occupant, mais soutenir la résistance.
Rim al-Khatib
20 juillet 2014
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
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