La municipalité israélienne de Jérusalem doit donner lundi son feu
vert à une nouvelle étape d’un projet de construction de 930 logements à
Jérusalem-est, selon des médias israéliens. Aucune confirmation n’a pu
être obtenue dans l’immédiat auprès des autorités. Cette autorisation,
si elle se confirme, devrait intervenir au lendemain de la fin de la
cinquième tournée dans la région du secrétaire d’Etat américain. John
Kerry était venu pour tenter de relancer les négociations de paix
israélo-palestiniennes bloquées depuis trois ans.
Le projet, lancé en 2011, concerne le quartier de colonisation de Har
Homa. La commission des Finances de la municipalité doit autoriser la
construction de routes et d’infrastructures, précise le quotidien
Maariv. Le ministère du Logement doit pour sa part débloquer 100
millions de Shekels (27 millions d’Euros) afin de permettre une
réduction des impôts locaux pour les futurs propriétaires des
appartements. Les prix d’achats des habitations seront ainsi abaissés.
Elisha Peleg, conseiller municipal du Likoud, le parti du Premier
ministre Benjamin Netanyahu, s’est félicité à l’avance de la décision de
la municipalité. "La suspension provisoire de construction à Jérusalem
est finie malgré la visite du secrétaire d’Etat". L’élu ajoute qu’ "il
n’y a aucune raison d’empêcher des constructions (de logements) car il a
été prouvé que l’arrêt de la construction à Jérusalem-Est n’a pas
permis une reprise des négociations avec les Palestiniens, mais a
provoqué une grave pénurie de logements". Une allusion au gel partiel de
10 mois en 2010 pour la construction de logements en Cisjordanie.
Le ministre du Logement Uri Ariel avait affirmé le 18 juin qu’un gel des
appels d’offres pour de nouveaux logements dans les colonies de
Cisjordanie et à Jérusalem-Est était de nouveau en vigueur depuis le
début de l’année.
Mais ce gel ne concerne pas des projets en cours
d’autorisation ou la construction de logements dans les colonies
existantes. Les médias et une ONG israélienne avaient estimé que
Benjamin Netanyahu avait suspendu le lancement d’appels d’offres pour de
nouveaux logements dans les colonies afin de donner une chance aux
efforts de John Kerry.
La direction palestinienne exige pour reprendre les négociations de paix
un gel total de la colonisation israélienne et une référence aux lignes
d’avant l’occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin
1967 comme base de discussions. Israël veut les reprendre sans aucune
condition préalable.
(30-06-2013)
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
lundi 1 juillet 2013
Egypte : Morsi sous la pression de la rue pour le 1er anniversaire de sa présidence
Des manifestations de masse sont attendues dimanche en Egypte pour
réclamer la démission ou au contraire défendre le président islamiste
Mohamed Morsi, confronté à une grave épreuve de force pour le premier
anniversaire de son arrivée au pouvoir.
L’armée a indiqué s’être déployée dans les divers gouvernorats pour renforcer la protection des installations vitales, et se poser en garante de la stabilité du pays en cas de troubles graves.
Plusieurs défilés doivent converger en fin d’après-midi vers le palais présidentiel dans le quartier d’Héliopolis, en périphérie du Caire, pour demander le départ du chef de l’Etat, accusé par l’opposition de gouverner au seul profit des Frères musulmans, la confrérie dont il est issu.
Les islamistes ont prévu quant à eux la poursuite de rassemblements entamés depuis plusieurs jours à Nasr City, un faubourg de la capitale, pour défendre la "légitimité" du président. Le Parti de la liberté et de la justice, émanation des Frères musulmans, a appelé samedi à une "mobilisation générale" pour M. Morsi.
Des manifestations sont également attendues en province, où des heurts entre adversaires et partisans du chef de l’Etat ont fait huit morts, dont un Américain, ces derniers jours.
Des affiches appelant à se joindre aux rassemblements contre le président Morsi sont collées sur les murs du Caire, ou sur les vitres des voitures. Des graffitis avec la date du "30 Juin" sont également apparus dans les rues.
Cette crise traduit, près de deux ans et demi après la chute du régime de Hosni Moubarak, la persistance de clivages profonds et d’un climat de crise dans le plus peuplé des pays arabes (plus de 80 millions d’habitants), qui pèsent également lourdement son économie.
Les adversaires de M. Morsi dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir destinée à instaurer un régime idéologiquement et politiquement dominé par les islamistes, ainsi que son incapacité à relancer l’économie.
Ses partisans en revanche soulignent qu’il puise sa légitimité dans la première élection présidentielle libre de l’histoire de l’Egypte et accusent l’opposition laïque de vouloir un "coup d’Etat".
Les appels à manifester contre le président égyptien ont été lancés par un mouvement, Tamarrod (rébellion en arabe), qui a revendiqué quelque 22 millions de signatures réclamant son départ et l’organisation d’une présidentielle anticipée, soit plus que le nombre d’électeurs de M. Morsi en 2012 (13,23 millions).
Mohamed El Baradei, l’une des figures de l’opposition, a appelé samedi M. Morsi à "écouter le peuple" et à laisser se tenir une présidentielle anticipée.
Le camp présidentiel met néanmoins en avant que cette pétition n’a pas de valeur constitutionnelle, alors que M. Morsi affirme vouloir rester jusqu’à l’échéance de son mandat, en juin 2016.
Le président américain Barack Obama a depuis Pretoria exprimé son "inquiétude" face à la crise en Egypte et appelé M. Morsi et l’opposition à engager un dialogue "plus constructif".
Craignant des dérapages violents, le département d’Etat a annoncé le départ d’une partie de son personnel diplomatique et conseillé aux Américains de différer tout voyage non-indispensable en Egypte.
Plusieurs pays, dont la France et la Grande-Bretagne, ont diffusé des consignes de prudence à leurs ressortissants, leur recommandant d’éviter les rassemblements ou de limiter leurs déplacements.
Certaines compagnies étrangères ont demandé à leurs salariés expatriés ou leurs familles de partir.
La crainte d’une aggravation de la crise provoque en outre depuis plusieurs jours une ruée des automobilistes sur les stations service, et pousse de nombreux Egyptiens à faire des provisions.
Samedi, plusieurs parlementaires de la chambre haute (Choura), de tendance laïque, ont démissionné pour afficher leur soutien aux manifestations anti-Morsi.
L’opposition a refusé l’appel au dialogue, jugé de "pure façade", lancé cette semaine par M. Morsi pour qui la polarisation extrême du pays pourrait conduire au "chaos".
La première année au pouvoir du premier président civil et islamiste d’Egypte a déjà été marquée par plusieurs crises, en particulier fin 2012 lors de la rédaction et l’adoption par référendum d’une nouvelle constitution soutenue par les islamistes.
(30-06-2013)
L’armée a indiqué s’être déployée dans les divers gouvernorats pour renforcer la protection des installations vitales, et se poser en garante de la stabilité du pays en cas de troubles graves.
Plusieurs défilés doivent converger en fin d’après-midi vers le palais présidentiel dans le quartier d’Héliopolis, en périphérie du Caire, pour demander le départ du chef de l’Etat, accusé par l’opposition de gouverner au seul profit des Frères musulmans, la confrérie dont il est issu.
Les islamistes ont prévu quant à eux la poursuite de rassemblements entamés depuis plusieurs jours à Nasr City, un faubourg de la capitale, pour défendre la "légitimité" du président. Le Parti de la liberté et de la justice, émanation des Frères musulmans, a appelé samedi à une "mobilisation générale" pour M. Morsi.
Des manifestations sont également attendues en province, où des heurts entre adversaires et partisans du chef de l’Etat ont fait huit morts, dont un Américain, ces derniers jours.
Des affiches appelant à se joindre aux rassemblements contre le président Morsi sont collées sur les murs du Caire, ou sur les vitres des voitures. Des graffitis avec la date du "30 Juin" sont également apparus dans les rues.
Cette crise traduit, près de deux ans et demi après la chute du régime de Hosni Moubarak, la persistance de clivages profonds et d’un climat de crise dans le plus peuplé des pays arabes (plus de 80 millions d’habitants), qui pèsent également lourdement son économie.
Les adversaires de M. Morsi dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir destinée à instaurer un régime idéologiquement et politiquement dominé par les islamistes, ainsi que son incapacité à relancer l’économie.
Ses partisans en revanche soulignent qu’il puise sa légitimité dans la première élection présidentielle libre de l’histoire de l’Egypte et accusent l’opposition laïque de vouloir un "coup d’Etat".
Les appels à manifester contre le président égyptien ont été lancés par un mouvement, Tamarrod (rébellion en arabe), qui a revendiqué quelque 22 millions de signatures réclamant son départ et l’organisation d’une présidentielle anticipée, soit plus que le nombre d’électeurs de M. Morsi en 2012 (13,23 millions).
Mohamed El Baradei, l’une des figures de l’opposition, a appelé samedi M. Morsi à "écouter le peuple" et à laisser se tenir une présidentielle anticipée.
Le camp présidentiel met néanmoins en avant que cette pétition n’a pas de valeur constitutionnelle, alors que M. Morsi affirme vouloir rester jusqu’à l’échéance de son mandat, en juin 2016.
Le président américain Barack Obama a depuis Pretoria exprimé son "inquiétude" face à la crise en Egypte et appelé M. Morsi et l’opposition à engager un dialogue "plus constructif".
Craignant des dérapages violents, le département d’Etat a annoncé le départ d’une partie de son personnel diplomatique et conseillé aux Américains de différer tout voyage non-indispensable en Egypte.
Plusieurs pays, dont la France et la Grande-Bretagne, ont diffusé des consignes de prudence à leurs ressortissants, leur recommandant d’éviter les rassemblements ou de limiter leurs déplacements.
Certaines compagnies étrangères ont demandé à leurs salariés expatriés ou leurs familles de partir.
La crainte d’une aggravation de la crise provoque en outre depuis plusieurs jours une ruée des automobilistes sur les stations service, et pousse de nombreux Egyptiens à faire des provisions.
Samedi, plusieurs parlementaires de la chambre haute (Choura), de tendance laïque, ont démissionné pour afficher leur soutien aux manifestations anti-Morsi.
L’opposition a refusé l’appel au dialogue, jugé de "pure façade", lancé cette semaine par M. Morsi pour qui la polarisation extrême du pays pourrait conduire au "chaos".
La première année au pouvoir du premier président civil et islamiste d’Egypte a déjà été marquée par plusieurs crises, en particulier fin 2012 lors de la rédaction et l’adoption par référendum d’une nouvelle constitution soutenue par les islamistes.
(30-06-2013)
Israël/Palestine : John Kerry prolonge sa mission au Moyen-Orient
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry devait mettre fin dimanche à
sa mission au Proche-Orient, sans percée apparente, après des navettes
marathon entre Israéliens et Palestiniens pour tenter d’arracher un
accord sur la relance du processus de paix à l’arrêt depuis trois ans.
Au quatrième jour de sa mission, M. Kerry a repris son bâton de pèlerin dimanche matin pour rencontrer le président palestinien Mahmud Abbas une dernière fois —la troisième en 72 heures— avant de quitter la région.
Le chef de la diplomatie américaine s’est entretenu jusqu’à quatre heures du matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un grand hôtel de Jérusalem-Ouest. La ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée des pourparlers avec les Palestiniens, le conseiller à la Sécurité nationale Yaakov Amidror et l’émissaire spécial de Netanyahu pour le processus de paix, l’avocat Yitzhak Molcho, ont pris part aux discussions.
Rien de substantiel n’a filtré des conversations. Mais à l’ouverture du conseil des ministres, Netanyahu a de nouveau insisté sur la nécessité d’assurer la sécurité d’Israël —"Nous ne transigerons pas sur la sécurité", a-t-il répété— en cas d’accord de paix avec les Palestiniens qui de toute façon sera soumis à un référendum populaire.
M. Kerry, qui a passé au total la bagatelle de treize heures à discuter avec Netanyahu depuis jeudi, doit donner une brève conférence de presse à l’aéroport de Tel Aviv en début d’après-midi avant de gagner Bruneï où il doit assister lundi à une réunion des ministres des Affaires étrangères de pays asiatiques.
"Kerry a la volonté de faire tout le travail nécessaire pour faire avancer ce processus de façon significative", a souligné samedi soir un responsable américain sous couvert de l’anonymat.
Mais selon la radio militaire israélienne, il n’est pas parvenu à obtenir un engagement des deux camps à revenir à la table des négociations, son objectif prioritaire.
Les conseillers de M. Kerry avaient déjà minimisé l’espoir d’une percée imminente dans le processus de paix, espérant plutôt avancer par étapes vers la mise en place de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.
Mahmud Abbas réclame pour les reprendre un gel total de la colonisation et une référence aux lignes d’avant l’occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base des discussions.
Le président palestinien a également demandé la libération des prisonniers palestiniens les plus anciens détenus par Israël —un des dossiers cruciaux discutés avec M. Kerry et qui pourrait permettre de débloquer l’impasse.
Netanyahu rejette catégoriquement de telles "conditions préalables", assurant en revanche qu’il est disposé à négocier à tout moment.
Par ailleurs, selon des médias israéliens, la municipalité israélienne de Jérusalem devrait donner lundi son feu vert à la nouvelle étape d’un projet de construction de 930 logements à Jérusalem-Est occupée et annexée.
Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, interrogé par l’AFP, a aussitôt estimé qu’il s’agissait de "la réponse du Premier ministre Benjamin Netanyahu à tout ce que dit Kerry, à ses idées et à tous ses efforts".
"Netanyahu seul est responsable de cette tentative de sabotage de la mission de Kerry et de la destruction de la solution à deux Etats (palestinien et israélien) qui a le soutien de la communauté internationale", a-t-il accusé.
Palestiniens et Israéliens ne se sont pas rencontrés officiellement pour négocier depuis septembre 2010, quand ces pourparlers avaient très rapidement achoppé sur le contentieux de la colonisation.
***
John Kerry prolonge sa mission au Moyen-Orient
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a prolongé d’une journée samedi ses navettes intensives entre dirigeants israéliens et palestiniens, suscitant moult spéculations sur la relance du processus de paix à l’arrêt depuis trois ans.
Au troisième jour de sa mission, M. Kerry a fait le trajet en hélicoptère, un itinéraire auquel il est désormais habitué, entre Jérusalem et Amman où il s’est entretenu pendant deux heures avec le président palestinien Mahmud Abbas.
Il a ensuite pris le chemin inverse pour une nouvelle rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Netanyahu le recevait dans la soirée dans un grand hôtel de Jérusalem-Ouest, en compagnie de la ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée des pourparlers avec les Palestiniens, du conseiller à la Sécurité nationale Yaakov Amidror et de son émissaire spécial pour le processus de paix, l’avocat Yitzhak Molcho.
"Nous travaillons dur", a répondu M. Kerry interrogé sur les progrès des négociations après deux heures passées au domicile de M. Abbas dans la capitale jordanienne.
M. Kerry a annulé un dîner prévu à Abou Dhabi sur le conflit syrien pour pouvoir poursuivre ses navettes, un changement de programme qui pourrait être de bon augure pour les négociations.
Les conseillers de M. Kerry ont cependant minimisé l’espoir d’une percée imminente dans le processus de paix, espérant plutôt avancer par étapes vers la mise en place de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.
Le chef de la diplomatie américaine s’est excusé par téléphone auprès de son homologue émirati, espérant remettre à plus tard sa visite destinée à coordonner l’aide aux rebelles syriens, a indiqué Marie Harf, la porte-parole de département d’Etat américain.
Mme Harf a précisé que le secrétaire d’Etat maintenait sa visite au Bruneï pour une réunion avec les ministres des Affaires étrangères du Sud-Est asiatique et ses homologues russe et chinois, qui débute lundi.
Ce changement de calendrier trahit l’intensité de ces négociations à huis clos que les responsables américains veulent garder discrètes pour préserver le processus diplomatique.
John Kerry, qui a passé au total sept heures à s’entretenir avec Netanyahu depuis jeudi, devrait s’exprimer devant la presse avant de quitter la région dimanche.
"Des sources diplomatiques (israéliennes) m’ont parlé de la possibilité d’un sommet à quatre à Amman la semaine prochaine. Mais avec l’annulation d’une conférence de presse prévue aujourd’hui (samedi, à Amman), il semble qu’il n’y ait toujours rien à annoncer", a déclaré à la radio l’analyste diplomatique Chico Menashe.
Palestiniens et Israéliens ne se sont pas rencontrés officiellement pour négocier depuis septembre 2010, quand ces pourparlers avaient très rapidement tourné court.
L’Autorité palestinienne exige pour les reprendre un gel total de la colonisation et une référence aux lignes d’avant l’occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base de discussions.
M. Netanyahu rejette de telles "conditions préalables" mais assure qu’il est disposé à discuter.
Après son second rendez-vous avec Netanyahu vendredi, M. Kerry a dîné avec le président israélien Shimon Peres qui lui a assuré qu’il existait "parmi la population (israélienne) une majorité claire pour le processus de paix et une solution à deux Etats".
Mais malgré l’enthousiasme de Peres, un récent sondage a montré le scepticisme des Israéliens concernant le processus de paix. Netanyahu, qui n’a jamais été une colombe, est depuis janvier à la tête d’une coalition plus réticente encore que la précédente au sujet des négociations.
Mahmud Abbas est quant à lui confronté à des divisions côté palestinien. Le chef du gouvernement islamiste du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, l’a appelé vendredi à ne pas tomber dans "le piège des négociations".
(30-06-2013)
Au quatrième jour de sa mission, M. Kerry a repris son bâton de pèlerin dimanche matin pour rencontrer le président palestinien Mahmud Abbas une dernière fois —la troisième en 72 heures— avant de quitter la région.
Le chef de la diplomatie américaine s’est entretenu jusqu’à quatre heures du matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un grand hôtel de Jérusalem-Ouest. La ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée des pourparlers avec les Palestiniens, le conseiller à la Sécurité nationale Yaakov Amidror et l’émissaire spécial de Netanyahu pour le processus de paix, l’avocat Yitzhak Molcho, ont pris part aux discussions.
Rien de substantiel n’a filtré des conversations. Mais à l’ouverture du conseil des ministres, Netanyahu a de nouveau insisté sur la nécessité d’assurer la sécurité d’Israël —"Nous ne transigerons pas sur la sécurité", a-t-il répété— en cas d’accord de paix avec les Palestiniens qui de toute façon sera soumis à un référendum populaire.
M. Kerry, qui a passé au total la bagatelle de treize heures à discuter avec Netanyahu depuis jeudi, doit donner une brève conférence de presse à l’aéroport de Tel Aviv en début d’après-midi avant de gagner Bruneï où il doit assister lundi à une réunion des ministres des Affaires étrangères de pays asiatiques.
"Kerry a la volonté de faire tout le travail nécessaire pour faire avancer ce processus de façon significative", a souligné samedi soir un responsable américain sous couvert de l’anonymat.
Mais selon la radio militaire israélienne, il n’est pas parvenu à obtenir un engagement des deux camps à revenir à la table des négociations, son objectif prioritaire.
Les conseillers de M. Kerry avaient déjà minimisé l’espoir d’une percée imminente dans le processus de paix, espérant plutôt avancer par étapes vers la mise en place de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.
Mahmud Abbas réclame pour les reprendre un gel total de la colonisation et une référence aux lignes d’avant l’occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base des discussions.
Le président palestinien a également demandé la libération des prisonniers palestiniens les plus anciens détenus par Israël —un des dossiers cruciaux discutés avec M. Kerry et qui pourrait permettre de débloquer l’impasse.
Netanyahu rejette catégoriquement de telles "conditions préalables", assurant en revanche qu’il est disposé à négocier à tout moment.
Par ailleurs, selon des médias israéliens, la municipalité israélienne de Jérusalem devrait donner lundi son feu vert à la nouvelle étape d’un projet de construction de 930 logements à Jérusalem-Est occupée et annexée.
Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, interrogé par l’AFP, a aussitôt estimé qu’il s’agissait de "la réponse du Premier ministre Benjamin Netanyahu à tout ce que dit Kerry, à ses idées et à tous ses efforts".
"Netanyahu seul est responsable de cette tentative de sabotage de la mission de Kerry et de la destruction de la solution à deux Etats (palestinien et israélien) qui a le soutien de la communauté internationale", a-t-il accusé.
Palestiniens et Israéliens ne se sont pas rencontrés officiellement pour négocier depuis septembre 2010, quand ces pourparlers avaient très rapidement achoppé sur le contentieux de la colonisation.
***
John Kerry prolonge sa mission au Moyen-Orient
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a prolongé d’une journée samedi ses navettes intensives entre dirigeants israéliens et palestiniens, suscitant moult spéculations sur la relance du processus de paix à l’arrêt depuis trois ans.
Au troisième jour de sa mission, M. Kerry a fait le trajet en hélicoptère, un itinéraire auquel il est désormais habitué, entre Jérusalem et Amman où il s’est entretenu pendant deux heures avec le président palestinien Mahmud Abbas.
Il a ensuite pris le chemin inverse pour une nouvelle rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Netanyahu le recevait dans la soirée dans un grand hôtel de Jérusalem-Ouest, en compagnie de la ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée des pourparlers avec les Palestiniens, du conseiller à la Sécurité nationale Yaakov Amidror et de son émissaire spécial pour le processus de paix, l’avocat Yitzhak Molcho.
"Nous travaillons dur", a répondu M. Kerry interrogé sur les progrès des négociations après deux heures passées au domicile de M. Abbas dans la capitale jordanienne.
M. Kerry a annulé un dîner prévu à Abou Dhabi sur le conflit syrien pour pouvoir poursuivre ses navettes, un changement de programme qui pourrait être de bon augure pour les négociations.
Les conseillers de M. Kerry ont cependant minimisé l’espoir d’une percée imminente dans le processus de paix, espérant plutôt avancer par étapes vers la mise en place de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.
Le chef de la diplomatie américaine s’est excusé par téléphone auprès de son homologue émirati, espérant remettre à plus tard sa visite destinée à coordonner l’aide aux rebelles syriens, a indiqué Marie Harf, la porte-parole de département d’Etat américain.
Mme Harf a précisé que le secrétaire d’Etat maintenait sa visite au Bruneï pour une réunion avec les ministres des Affaires étrangères du Sud-Est asiatique et ses homologues russe et chinois, qui débute lundi.
Ce changement de calendrier trahit l’intensité de ces négociations à huis clos que les responsables américains veulent garder discrètes pour préserver le processus diplomatique.
John Kerry, qui a passé au total sept heures à s’entretenir avec Netanyahu depuis jeudi, devrait s’exprimer devant la presse avant de quitter la région dimanche.
"Des sources diplomatiques (israéliennes) m’ont parlé de la possibilité d’un sommet à quatre à Amman la semaine prochaine. Mais avec l’annulation d’une conférence de presse prévue aujourd’hui (samedi, à Amman), il semble qu’il n’y ait toujours rien à annoncer", a déclaré à la radio l’analyste diplomatique Chico Menashe.
Palestiniens et Israéliens ne se sont pas rencontrés officiellement pour négocier depuis septembre 2010, quand ces pourparlers avaient très rapidement tourné court.
L’Autorité palestinienne exige pour les reprendre un gel total de la colonisation et une référence aux lignes d’avant l’occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base de discussions.
M. Netanyahu rejette de telles "conditions préalables" mais assure qu’il est disposé à discuter.
Après son second rendez-vous avec Netanyahu vendredi, M. Kerry a dîné avec le président israélien Shimon Peres qui lui a assuré qu’il existait "parmi la population (israélienne) une majorité claire pour le processus de paix et une solution à deux Etats".
Mais malgré l’enthousiasme de Peres, un récent sondage a montré le scepticisme des Israéliens concernant le processus de paix. Netanyahu, qui n’a jamais été une colombe, est depuis janvier à la tête d’une coalition plus réticente encore que la précédente au sujet des négociations.
Mahmud Abbas est quant à lui confronté à des divisions côté palestinien. Le chef du gouvernement islamiste du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, l’a appelé vendredi à ne pas tomber dans "le piège des négociations".
(30-06-2013)
Égypte : démission de parlementaires en soutien aux opposants
À la veille du premier anniversaire de l’investiture de Mohamed
Morsi, la tension monte en Égypte. Plusieurs députés sortants,
favorables à la laïcité, ont démissionné ce samedi du Conseil
consultatif égyptien (la Choura) pour afficher leur soutien aux
opposants du président islamiste Mohamed Morsi alors qu’une
manifestation monstre est prévue dimanche pour réclamer son départ. Au
moins huit parlementaires ont officiellement démissionné et plusieurs
autres ont présenté leur démission qui n’a pas encore été acceptée, a
indiqué dans un communiqué Ahmed Fahmy, le porte-parole du Conseil de la
Choura, la chambre haute du Parlement dominée par les islamistes. La
Choura joue d’habitude un rôle secondaire, mais depuis la dissolution de
la chambre basse du Parlement en juin 2012, elle détient l’ensemble du
pouvoir législatif en Égypte jusqu’à la tenue de nouvelles élections.
Ces démissions interviennent alors que l’Égypte est profondément divisée entre les partisans du président, pour qui il épure les institutions corrompues, et ses détracteurs qui l’accusent de concentrer le pouvoir aux mains des islamistes. "Nous leur avons donné une chance de réconciliation mais ils ne l’ont pas saisie", a expliqué Mona Makram Ebeid, l’une des démissionnaires. Ihab al-Kharrat, à la tête du comité des droits de l’homme au sein de la Choura, a indiqué qu’au moins 22 membres avaient présenté leur démission. "Nous démissionnons en soutien aux 22 millions d’Égyptiens qui n’accordent plus leur confiance à Morsi", a-t-il précisé à l’AFP.
Ce chiffre fait référence au nombre de signatures que la campagne Tamarrod (rébellion en arabe) affirme avoir rassemblées samedi sur une pétition réclamant la démission du président et la tenue d’une élection présidentielle anticipée. Les organisateurs de la campagne qui réclame la démission du président islamiste ont déclaré samedi, par la voix de leur porte-parole Mahmoud Badr, que leur pétition avait "recueilli 22 134 465 signatures". Le dernier chiffre avancé par la campagne faisait état de 15 millions de signatures. Avec une population de plus de 80 millions d’Egyptiens, ce chiffre est supérieur à celui des électeurs ayant voté pour Mohamed Morsi - 13,23 millions, soit 51,7 % des suffrages exprimés - au second tour de la présidentielle en juin 2012. Les partisans du président font toutefois valoir que cette pétition n’a pas de valeur constitutionnelle et que seules des élections peuvent décider du maintien ou du départ d’un chef d’Etat.
(29-06-2013)
Ces démissions interviennent alors que l’Égypte est profondément divisée entre les partisans du président, pour qui il épure les institutions corrompues, et ses détracteurs qui l’accusent de concentrer le pouvoir aux mains des islamistes. "Nous leur avons donné une chance de réconciliation mais ils ne l’ont pas saisie", a expliqué Mona Makram Ebeid, l’une des démissionnaires. Ihab al-Kharrat, à la tête du comité des droits de l’homme au sein de la Choura, a indiqué qu’au moins 22 membres avaient présenté leur démission. "Nous démissionnons en soutien aux 22 millions d’Égyptiens qui n’accordent plus leur confiance à Morsi", a-t-il précisé à l’AFP.
Ce chiffre fait référence au nombre de signatures que la campagne Tamarrod (rébellion en arabe) affirme avoir rassemblées samedi sur une pétition réclamant la démission du président et la tenue d’une élection présidentielle anticipée. Les organisateurs de la campagne qui réclame la démission du président islamiste ont déclaré samedi, par la voix de leur porte-parole Mahmoud Badr, que leur pétition avait "recueilli 22 134 465 signatures". Le dernier chiffre avancé par la campagne faisait état de 15 millions de signatures. Avec une population de plus de 80 millions d’Egyptiens, ce chiffre est supérieur à celui des électeurs ayant voté pour Mohamed Morsi - 13,23 millions, soit 51,7 % des suffrages exprimés - au second tour de la présidentielle en juin 2012. Les partisans du président font toutefois valoir que cette pétition n’a pas de valeur constitutionnelle et que seules des élections peuvent décider du maintien ou du départ d’un chef d’Etat.
(29-06-2013)
Syrie : offensive de l’armée contre un quartier rebelle de Homs
L’armée syrienne a lancé samedi une offensive pour tenter de
conquérir un quartier rebelle dans le centre de Homs, au coeur de la
Syrie, ont indiqué une ONG et une source des services de sécurité à
Damas.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), "il y a de violents bombardements et la troupe essaie d’avancer sur Khaldiyé car le but de l’armée est de contrôler toute la ville", qui fut surnommée par les militants au début de la rébellion la "capitale de révolution".
"L’aviation a effectué plusieurs raids et l’armée utilise toute son artillerie, qu’il s’agisse de mortiers, de roquettes, d’obus de chars et de canons", a précisé cette organisation qui se base sur un large réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires à travers le pays.
Le réseau de militants anti-régime des Comités locaux de coordination (LCC) a indiqué que "plus de cent obus sont tombés en un quart d’heure sur le quartier".
Une source au sein des services de sécurité à Damas a confirmé à l’AFP l’intensité des combats. "Les opérations militaires n’ont jamais cessé à Homs mais leur rythme augmente selon les priorités", a expliqué ce haut responsable.
"L’important, c’est de nettoyer les quartiers de Homs aux mains des terroristes armés, notamment Khaldiyé, Hamidiyé et la Vieille ville", a-t-il dit, reprenant la terminologie du régime qui assimile les rebelles à des "terroristes".
"L’armée avance sur tous les fronts mais selon des rythmes différents quand il s’agit de rues ou de ruelles. L’avance peut être lente mais elle est réelle", a-t-il ajouté.
"Il y a quelques jours, l’armée a repris la région de Qaryatein", au sud-est de la ville de Homs, a ajouté cette source.
Selon un militant de Khaldiyé, Yazane Homsi, contacté par l’AFP via Skype, "il s’agit du plus important bombardement depuis mars. Les forces du régime ont essayé sans succès d’avancer sur trois axes et elles ont détruit des immeubles".
"En prenant Khaldiyé, elles morcelleront les quartiers rebelles. A Khaldiyé, tous les produits de première nécessité, comme le riz et le sucre, manquent. Il reste seulement une centaine de familles mais il y a beaucoup de rebelles", a-t-il ajouté.
La télévision officielle a fait état d’avancée de l’armée dans ce quartier. L’armée avait repris le contrôle, il y a un an, de la majorité de Homs mais cela fait plus d’un an qu’elle essaie de conquérir ces quartiers que les rebelles défendent bec et ongles.
Selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, "l’armée cherche à isoler le sud de la province de Hama et le nord de la province de Homs pour couper la route d’approvisionnement entre les deux provinces".
(29-06-2013
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), "il y a de violents bombardements et la troupe essaie d’avancer sur Khaldiyé car le but de l’armée est de contrôler toute la ville", qui fut surnommée par les militants au début de la rébellion la "capitale de révolution".
"L’aviation a effectué plusieurs raids et l’armée utilise toute son artillerie, qu’il s’agisse de mortiers, de roquettes, d’obus de chars et de canons", a précisé cette organisation qui se base sur un large réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires à travers le pays.
Le réseau de militants anti-régime des Comités locaux de coordination (LCC) a indiqué que "plus de cent obus sont tombés en un quart d’heure sur le quartier".
Une source au sein des services de sécurité à Damas a confirmé à l’AFP l’intensité des combats. "Les opérations militaires n’ont jamais cessé à Homs mais leur rythme augmente selon les priorités", a expliqué ce haut responsable.
"L’important, c’est de nettoyer les quartiers de Homs aux mains des terroristes armés, notamment Khaldiyé, Hamidiyé et la Vieille ville", a-t-il dit, reprenant la terminologie du régime qui assimile les rebelles à des "terroristes".
"L’armée avance sur tous les fronts mais selon des rythmes différents quand il s’agit de rues ou de ruelles. L’avance peut être lente mais elle est réelle", a-t-il ajouté.
"Il y a quelques jours, l’armée a repris la région de Qaryatein", au sud-est de la ville de Homs, a ajouté cette source.
Selon un militant de Khaldiyé, Yazane Homsi, contacté par l’AFP via Skype, "il s’agit du plus important bombardement depuis mars. Les forces du régime ont essayé sans succès d’avancer sur trois axes et elles ont détruit des immeubles".
"En prenant Khaldiyé, elles morcelleront les quartiers rebelles. A Khaldiyé, tous les produits de première nécessité, comme le riz et le sucre, manquent. Il reste seulement une centaine de familles mais il y a beaucoup de rebelles", a-t-il ajouté.
La télévision officielle a fait état d’avancée de l’armée dans ce quartier. L’armée avait repris le contrôle, il y a un an, de la majorité de Homs mais cela fait plus d’un an qu’elle essaie de conquérir ces quartiers que les rebelles défendent bec et ongles.
Selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, "l’armée cherche à isoler le sud de la province de Hama et le nord de la province de Homs pour couper la route d’approvisionnement entre les deux provinces".
(29-06-2013
Israël/Palestine : Kerry poursuit ses navettes entre Abbas et Netanyahu
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui fait la navette depuis
plusieurs jours entre Israéliens et Palestiniens a décidé d’annuler une
visite prévue samedi aux Emirats arabes unis, pour poursuivre ses
efforts de paix au Proche-Orient, a indiqué une porte-parole américaine.
M. Kerry, qui devait rencontrer des dirigeants émiratis lors d’un dîner samedi à Abou Dhabi, ne s’y rendra pas, et passera à la place son troisième jour consécutif à faire la navette entre les dirigeants israéliens à Jérusalem et le président palestinien Mahmud Abbas à Amman.
En revanche, il devrait se rendre comme prévu à Brunei pour un forum régional de l’Asean, réunissant dix pays partenaires des membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est, qui débute lundi, a indiqué la porte-parole du département d’Etat Marie Harf.
M. Kerry effectue actuellement une tournée marathon au cours de laquelle il s’est également rendu au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite et en Inde.
"Le secrétaire d’Etat apprécie à sa juste valeur notre partenariat avec les Emirats arabes unis, a appelé son homologue le ministre des Affaires étrangères Abdallah ben Zayed (Al Nahyane NDLR) pour lui faire part de ses regrets, et espère revenir visiter le pays dans un proche avenir", a-t-elle ajouté.
Les discussions de M. Kerry aux Emirats, comme dans les autres pays du Golfe, devaient porter avant tout sur la coordination de l’aide aux rebelles combattent le régime du président syrien BaShar al-Assad.
Kerry, qui effectue son cinquième voyage au Poche Orient en autant de mois, tente d’arracher une amorce de négociations de paix directes, près de trois ans après l’effondrement des derniers pourparlers israélo-palestiniens.
(29-06-2013)
M. Kerry, qui devait rencontrer des dirigeants émiratis lors d’un dîner samedi à Abou Dhabi, ne s’y rendra pas, et passera à la place son troisième jour consécutif à faire la navette entre les dirigeants israéliens à Jérusalem et le président palestinien Mahmud Abbas à Amman.
En revanche, il devrait se rendre comme prévu à Brunei pour un forum régional de l’Asean, réunissant dix pays partenaires des membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est, qui débute lundi, a indiqué la porte-parole du département d’Etat Marie Harf.
M. Kerry effectue actuellement une tournée marathon au cours de laquelle il s’est également rendu au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite et en Inde.
"Le secrétaire d’Etat apprécie à sa juste valeur notre partenariat avec les Emirats arabes unis, a appelé son homologue le ministre des Affaires étrangères Abdallah ben Zayed (Al Nahyane NDLR) pour lui faire part de ses regrets, et espère revenir visiter le pays dans un proche avenir", a-t-elle ajouté.
Les discussions de M. Kerry aux Emirats, comme dans les autres pays du Golfe, devaient porter avant tout sur la coordination de l’aide aux rebelles combattent le régime du président syrien BaShar al-Assad.
Kerry, qui effectue son cinquième voyage au Poche Orient en autant de mois, tente d’arracher une amorce de négociations de paix directes, près de trois ans après l’effondrement des derniers pourparlers israélo-palestiniens.
(29-06-2013)
Égypte : violences en marge des manifestations, 3 morts dont 1 Américain
Trois personnes dont un Américain ont été tuées lors de violents
heurts vendredi en Egypte entre partisans et opposants du président
Mohamed Morsi à l’occasion de manifestations rivales qui ont rassemblé
des dizaines de milliers de personnes à travers le pays.
Un an après la prise de fonctions de M. Morsi, premier président islamiste et civil d’Egypte, ces rassemblements rivaux témoignent des divisions croissantes dans le pays et les accrochages font craindre une propagation des troubles.
Les Frères musulmans, la confrérie dont est issu M. Morsi, ont averti l’opposition qu’ils ne permettraient pas un "coup d’Etat" contre le président, à deux jours d’une protestation massive attendue dimanche pour réclamer une présidentielle anticipée.
Malgré le déploiement policier et de l’armée pour protéger les installations vitales, de violents heurts ont éclaté entre pro et anti-Morsi à Alexandrie, deuxième ville du pays, où un Egyptien et un Américain ont été tués, selon des médias officiels et des sources médicales.
Vendredi soir, les Etats-Unis ont confirmé la mort d’un de leurs ressortissants. "Nous pouvons confirmer qu’un citoyen américain a été tué à Alexandrie, en Egypte", a indiqué le département d’Etat dans un communiqué.
Selon le chef de la sécurité à Alexandrie (nord), Amine Ezzedine, le jeune homme, qui travaillait au centre culturel américain d’Alexandrie, "prenait des photos" quand il a été tué dans les heurts.
Des sources au ministère de la Santé et de sécurité ont affirmé que l’Américain avait été poignardé. Mais une source médicale a dit qu’il avait été tué par des "tirs à la chevrotine".
Le département d’Etat a également annoncé le départ d’une partie de ses agents diplomatiques et consulaires d’Egypte "en raison des troubles politiques et sociaux qui s’y déroulent", dans un communiqué publié à Washington.
Par ailleurs, dans la ville de Port-Saïd, sur le canal de Suez, un journaliste égyptien a été tué et plusieurs autres personnes blessées lorsque des inconnus ont lancé un petit engin explosif sur des manifestants anti-Morsi, ont indiqué un responsable des services de sécurité et plusieurs témoins.
Ces trois décès portent à sept le nombre de personnes tuées depuis mercredi lors des violences dans le pays.
Des heurts entre pro et anti-Morsi ont également éclaté en soirée dans les provinces de Daqahliya et Beheira, dans le Delta du Nil (nord), selon des responsables qui ont fait état de 130 blessés à travers le pays.
Les locaux du siège du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), vitrine politique des Frères musulmans, ont été en outre incendiés à Alexandrie, de même qu’à Aga, dans la province de Daqahliya.
A l’appel des mouvements islamistes, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant la mosquée Rabaa al-Adawiya de Nasr City, un faubourg du Caire, et ont promis d’y rester pour défendre "la légitimité (de l’élection de M. Morsi)" qui est "une ligne rouge".
Dans l’autre camp, des milliers de manifestants anti-Morsi défilaient sous des drapeaux égyptiens et au cri de "Dégage", sur l’emblématique place Tahrir du Caire, ainsi que dans le delta du Nil et à Port-Saïd.
L’opposition et le mouvement populaire Tamarrod (rébellion, en arabe) ont appelé à manifester dimanche pour demander le départ de M. Morsi.
Tamarrod a dit avoir réuni 15 millions de signatures pour une présidentielle anticipée.
En prévision de cette mobilisation, des entreprises ont annoncé qu’elles seraient fermées dimanche, journée qui marque le 1er anniversaire de l’investiture de M. Morsi et le début de la semaine en Egypte.
Face aux tensions croissantes, le ministre de la Défense Abdel Fattah Al-Sissi a prévenu il y a quelques jours que l’armée interviendrait en cas de violences.
Amnesty International a appelé les autorités égyptiennes à la retenue.
"Etant donné leurs antécédents en matière d’encadrement policier des manifestations, il est absolument impératif que les autorités égyptiennes donnent des instructions très claires aux forces de sécurité pour qu’elles protègent la liberté de rassemblement des manifestants, et pour qu’elles s’abstiennent de tout recours à la force excessif ou inutile", plaide l’organisation de défense des droits de l’homme dans un communiqué.
L’armée avait pris les rênes de l’exécutif à l’issue de la révolte de janvier/février 2011, qui avait chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak, et jusqu’à la prise de fonctions de M. Morsi.
Les détracteurs de M. Morsi l’accusent d’accaparer le pouvoir, de ne pas s’atteler aux revendications démocratiques qui avaient déclenché la révolte de 2011 et de ne pas résoudre une situation économique marquée par le chômage et l’inflation croissants.
Les pro-Morsi mettent, eux, en avant son statut de premier président élu démocratiquement en Egypte et arguent que difficultés économiques et tensions religieuses affectaient déjà le pays avant son arrivée au pouvoir. Ils affirment aussi qu’il épure les institutions corrompues.
(29-06-2013)
Un an après la prise de fonctions de M. Morsi, premier président islamiste et civil d’Egypte, ces rassemblements rivaux témoignent des divisions croissantes dans le pays et les accrochages font craindre une propagation des troubles.
Les Frères musulmans, la confrérie dont est issu M. Morsi, ont averti l’opposition qu’ils ne permettraient pas un "coup d’Etat" contre le président, à deux jours d’une protestation massive attendue dimanche pour réclamer une présidentielle anticipée.
Malgré le déploiement policier et de l’armée pour protéger les installations vitales, de violents heurts ont éclaté entre pro et anti-Morsi à Alexandrie, deuxième ville du pays, où un Egyptien et un Américain ont été tués, selon des médias officiels et des sources médicales.
Vendredi soir, les Etats-Unis ont confirmé la mort d’un de leurs ressortissants. "Nous pouvons confirmer qu’un citoyen américain a été tué à Alexandrie, en Egypte", a indiqué le département d’Etat dans un communiqué.
Selon le chef de la sécurité à Alexandrie (nord), Amine Ezzedine, le jeune homme, qui travaillait au centre culturel américain d’Alexandrie, "prenait des photos" quand il a été tué dans les heurts.
Des sources au ministère de la Santé et de sécurité ont affirmé que l’Américain avait été poignardé. Mais une source médicale a dit qu’il avait été tué par des "tirs à la chevrotine".
Le département d’Etat a également annoncé le départ d’une partie de ses agents diplomatiques et consulaires d’Egypte "en raison des troubles politiques et sociaux qui s’y déroulent", dans un communiqué publié à Washington.
Par ailleurs, dans la ville de Port-Saïd, sur le canal de Suez, un journaliste égyptien a été tué et plusieurs autres personnes blessées lorsque des inconnus ont lancé un petit engin explosif sur des manifestants anti-Morsi, ont indiqué un responsable des services de sécurité et plusieurs témoins.
Ces trois décès portent à sept le nombre de personnes tuées depuis mercredi lors des violences dans le pays.
Des heurts entre pro et anti-Morsi ont également éclaté en soirée dans les provinces de Daqahliya et Beheira, dans le Delta du Nil (nord), selon des responsables qui ont fait état de 130 blessés à travers le pays.
Les locaux du siège du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), vitrine politique des Frères musulmans, ont été en outre incendiés à Alexandrie, de même qu’à Aga, dans la province de Daqahliya.
A l’appel des mouvements islamistes, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant la mosquée Rabaa al-Adawiya de Nasr City, un faubourg du Caire, et ont promis d’y rester pour défendre "la légitimité (de l’élection de M. Morsi)" qui est "une ligne rouge".
Dans l’autre camp, des milliers de manifestants anti-Morsi défilaient sous des drapeaux égyptiens et au cri de "Dégage", sur l’emblématique place Tahrir du Caire, ainsi que dans le delta du Nil et à Port-Saïd.
L’opposition et le mouvement populaire Tamarrod (rébellion, en arabe) ont appelé à manifester dimanche pour demander le départ de M. Morsi.
Tamarrod a dit avoir réuni 15 millions de signatures pour une présidentielle anticipée.
En prévision de cette mobilisation, des entreprises ont annoncé qu’elles seraient fermées dimanche, journée qui marque le 1er anniversaire de l’investiture de M. Morsi et le début de la semaine en Egypte.
Face aux tensions croissantes, le ministre de la Défense Abdel Fattah Al-Sissi a prévenu il y a quelques jours que l’armée interviendrait en cas de violences.
Amnesty International a appelé les autorités égyptiennes à la retenue.
"Etant donné leurs antécédents en matière d’encadrement policier des manifestations, il est absolument impératif que les autorités égyptiennes donnent des instructions très claires aux forces de sécurité pour qu’elles protègent la liberté de rassemblement des manifestants, et pour qu’elles s’abstiennent de tout recours à la force excessif ou inutile", plaide l’organisation de défense des droits de l’homme dans un communiqué.
L’armée avait pris les rênes de l’exécutif à l’issue de la révolte de janvier/février 2011, qui avait chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak, et jusqu’à la prise de fonctions de M. Morsi.
Les détracteurs de M. Morsi l’accusent d’accaparer le pouvoir, de ne pas s’atteler aux revendications démocratiques qui avaient déclenché la révolte de 2011 et de ne pas résoudre une situation économique marquée par le chômage et l’inflation croissants.
Les pro-Morsi mettent, eux, en avant son statut de premier président élu démocratiquement en Egypte et arguent que difficultés économiques et tensions religieuses affectaient déjà le pays avant son arrivée au pouvoir. Ils affirment aussi qu’il épure les institutions corrompues.
(29-06-2013)
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