Trois soldats ont été tués et trois autres blessés dans une attaque
mardi soir contre une patrouille de l’armée libyenne à Benghazi, dans
l’est de la Libye, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’armée.
Un responsable des services de sécurité de la ville avait fait état mardi soir d’un mort et de trois blessés graves.
Selon, Abdallah al-Chaafi, un porte-parole de l’état-major à Benghazi,
"un engin explosif placé dans une poubelle a explosé à proximité d’une
patrouille de katibat al-Khandak", une brigade du ministère de la
Défense.
Il a ajouté qu’un soldat a été tué sur place et deux autres ont succombé plus tard à leurs blessures.
Trois autres membres de la brigade ont été blessés dans l’explosion, a-t-il ajouté.
Berceau de la révolution libyenne, Benghazi vit depuis plusieurs mois au
rythme des explosions, attentats et attaques contre les services de
sécurité et des représentations diplomatiques occidentales, dévoilant
l’incapacité des autorités à mettre sur pied des forces de sécurité
efficaces.
Ces attaques sont généralement attribuées aux islamistes radicaux, à
l’instar de celle du 11 septembre 2012 contre le consulat des
Etats-Unis, qui avait coûté la vie à quatre Américains dont
l’ambassadeur Chris Stevens.
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
mercredi 29 mai 2013
Syrie : la levée de l’embargo de l’Union européenne conforte Moscou (Assawra)
La levée par l’Union européenne de l’embargo sur les livraisons
d’armes aux rebelles syriens donne des arguments à la Russie, qui
s’affiche en défenseur scrupuleux du droit international, voire lui
délie les mains pour ses propres livraisons d’armes au régime de Damas.
La décision des 27, annoncée lundi soir alors que Moscou et Washington,
malgré les divergences, s’efforçaient d’asseoir gouvernement syrien et
opposition à la table des négociations pour une conférence de paix, "est
un signal psychologique et politique fort pour la Russie", souligne
Alexandre Choumiline, un spécialiste du Proche-Orient à l’institut
USA-Canada de Moscou.
Alliée du régime syrien depuis l’époque soviétique, la Russie s’est employée depuis le début de la crise il y a deux ans à opposer le droit international, l’intégrité territoriale des États et le principe de non-ingérence aux velléités occidentales de sanctionner Damas à l’ONU, voire d’intervenir par la force dans le conflit. Membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, elle a bloqué avec la Chine toute résolution contraignante, martelant que lorsqu’elle avait laissé faire, au moment de la crise libyenne, les pays de l’Otan avaient outrepassé le mandat qui leur avait été accordé pour une zone d’exclusion aérienne, et avaient de facto opéré un changement de régime par la force.
"Illégitime par principe"
La diplomatie russe a donc tiré à boulets rouges sur la décision de l’UE. "La levée de l’embargo rend la situation encore plus difficile, et met de sérieux obstacles à la tenue d’une conférence internationale sur la Syrie", a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. La veille, il avait souligné que cette décision de l’UE, soutenue par les États-Unis, était "illégitime par principe", le droit international n’autorisant pas de livraisons d’armes autres qu’à un État.
La Russie de son côté maintient qu’en l’absence d’un embargo onusien, elle est en droit de livrer des armes au régime syrien, y compris des systèmes sol-air sophistiqués S-300, l’équivalent russe des Patriot américains. Ces S-300, qui sont à même d’empêcher des frappes en territoire syrien, voire l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, donnent des sueurs froides aux dirigeants israéliens qui y voient aussi un danger potentiel pour leurs avions civils. "La levée de l’embargo donne à la Russie un atout pour continuer ce jeu", estime Fedor Loukianov, rédacteur en chef de la revue La Russie dans la politique mondiale.
"Toute décision est à double tranchant"
Cet expert observe du reste que les Européens sont convenus de ne pas livrer d’armes pour l’instant, et que les livraisons de S-300 à Damas semblent rester pour l’instant à l’état de menace. "Puisqu’il est permis officiellement de livrer des armes aux rebelles, la Russie va marteler avec une force renouvelée qu’elle ne permettra pas de déséquilibre", a ajouté Fedor Loukianov. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a été plus loin mercredi, au cours d’une visite en Finlande. "Toute décision est à double tranchant. Si une des parties lève les restrictions, alors l’autre partie peut considérer qu’elle n’est plus tenue d’observer les obligations prises auparavant", a déclaré le ministre.
Un expert militaire russe, Léonid Sajine, a estimé que cela signifiait que Moscou pouvait envisager de livrer à Damas d’autres types d’armements. "Il peut s’agir de davantage que des systèmes S-300", a déclaré cet expert à l’agence de presse Interfax-AVN. Pour Alexeï Malachenko, de l’antenne russe du Centre Carnegie, la Russie va utiliser l’argument de la levée de l’embargo européen pour s’efforcer de justifier ses propres livraisons d’armes au régime de Damas, y compris pour les systèmes S-300.
Mais la livraison effective de ces armements va dépendre de l’évolution diplomatique et du succès de l’initiative commune en vue d’une conférence dite Genève-2, dont la Russie a sa propre vision. "Si la Russie sent que la conférence peut avoir lieu, alors elle ne le fera pas (livrer des S-300, ndlr), mais si elle sent qu’il n’y aura pas de conférence, alors pourquoi pas", juge cet expert. La Russie exclut toute condition préalable, notamment sur l’avenir du régime syrien et du président Bachar el-Assad, à cette conférence, et pèse pour la participation d’un autre de ses alliés régionaux, l’Iran.
(29-05-2013 - Assawra avec les agences de presse)
Alliée du régime syrien depuis l’époque soviétique, la Russie s’est employée depuis le début de la crise il y a deux ans à opposer le droit international, l’intégrité territoriale des États et le principe de non-ingérence aux velléités occidentales de sanctionner Damas à l’ONU, voire d’intervenir par la force dans le conflit. Membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, elle a bloqué avec la Chine toute résolution contraignante, martelant que lorsqu’elle avait laissé faire, au moment de la crise libyenne, les pays de l’Otan avaient outrepassé le mandat qui leur avait été accordé pour une zone d’exclusion aérienne, et avaient de facto opéré un changement de régime par la force.
"Illégitime par principe"
La diplomatie russe a donc tiré à boulets rouges sur la décision de l’UE. "La levée de l’embargo rend la situation encore plus difficile, et met de sérieux obstacles à la tenue d’une conférence internationale sur la Syrie", a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. La veille, il avait souligné que cette décision de l’UE, soutenue par les États-Unis, était "illégitime par principe", le droit international n’autorisant pas de livraisons d’armes autres qu’à un État.
La Russie de son côté maintient qu’en l’absence d’un embargo onusien, elle est en droit de livrer des armes au régime syrien, y compris des systèmes sol-air sophistiqués S-300, l’équivalent russe des Patriot américains. Ces S-300, qui sont à même d’empêcher des frappes en territoire syrien, voire l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, donnent des sueurs froides aux dirigeants israéliens qui y voient aussi un danger potentiel pour leurs avions civils. "La levée de l’embargo donne à la Russie un atout pour continuer ce jeu", estime Fedor Loukianov, rédacteur en chef de la revue La Russie dans la politique mondiale.
"Toute décision est à double tranchant"
Cet expert observe du reste que les Européens sont convenus de ne pas livrer d’armes pour l’instant, et que les livraisons de S-300 à Damas semblent rester pour l’instant à l’état de menace. "Puisqu’il est permis officiellement de livrer des armes aux rebelles, la Russie va marteler avec une force renouvelée qu’elle ne permettra pas de déséquilibre", a ajouté Fedor Loukianov. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a été plus loin mercredi, au cours d’une visite en Finlande. "Toute décision est à double tranchant. Si une des parties lève les restrictions, alors l’autre partie peut considérer qu’elle n’est plus tenue d’observer les obligations prises auparavant", a déclaré le ministre.
Un expert militaire russe, Léonid Sajine, a estimé que cela signifiait que Moscou pouvait envisager de livrer à Damas d’autres types d’armements. "Il peut s’agir de davantage que des systèmes S-300", a déclaré cet expert à l’agence de presse Interfax-AVN. Pour Alexeï Malachenko, de l’antenne russe du Centre Carnegie, la Russie va utiliser l’argument de la levée de l’embargo européen pour s’efforcer de justifier ses propres livraisons d’armes au régime de Damas, y compris pour les systèmes S-300.
Mais la livraison effective de ces armements va dépendre de l’évolution diplomatique et du succès de l’initiative commune en vue d’une conférence dite Genève-2, dont la Russie a sa propre vision. "Si la Russie sent que la conférence peut avoir lieu, alors elle ne le fera pas (livrer des S-300, ndlr), mais si elle sent qu’il n’y aura pas de conférence, alors pourquoi pas", juge cet expert. La Russie exclut toute condition préalable, notamment sur l’avenir du régime syrien et du président Bachar el-Assad, à cette conférence, et pèse pour la participation d’un autre de ses alliés régionaux, l’Iran.
(29-05-2013 - Assawra avec les agences de presse)
Tunisie : trois Femen interpellées seins nus, une première dans le monde arabe
Trois militantes Femen européennes ont été arrêtées à Tunis mercredi,
lors de leur première action seins nus dans le monde arabe pour réclamer
la libération d’une militante tunisienne et dénoncer la condition de la
femme dans le pays.
Face à une foule de journalistes réunis devant le palais de Justice, les trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, hurlaient "Free Amina", la militante Femen tunisienne emprisonnée dans l’attente de son procès jeudi à Kairouan (centre) pour port illégal d’un spray lacrymogène, délit passible de six mois de prison.
Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers qui les ont traînées à l’intérieur du tribunal. Lorsque les trois jeunes filles ont été transférées d’un bureau à un autre à travers la cour du bâtiment, des avocats présents ont chanté l’hymne national et scandé "dégage", mot d’ordre de la révolution de janvier 2011.
"Une enquête a été ouverte et elles seront placées en état d’arrestation et traduites en justice", a déclaré le porte-parole du ministère de la Justice, Adel Riahi, à l’AFP, sans préciser les accusations qui pourraient être retenues alors que l’attentat à la pudeur est passible de six mois de prison en Tunisie.
L’action des Femen a déclenché la colère d’une foule de passants et d’avocats qui ont agressé les journalistes présents, en frappant certains.
Après cette bagarre, des policiers sont intervenus et ont interpellé six journalistes français et tunisiens travaillant pour l’agence Reuters et la télé Canal+ notamment, selon le témoignage de l’un d’entre eux, Mohamed Haddad.
Ils ont refusé de remettre leurs images à la police qui n’était pas en mesure dans l’immédiat de leur expliquer les motifs de l’interpellation.
"C’est la première action que nous menons dans le monde arabe (...) j’ai préparé cette équipe internationale à Paris et elles ont été envoyées hier (mardi) à Tunis", a expliqué à l’AFP par téléphone Inna Shevchenko, dirigeante de Femen à Paris.
La jeune Femen tunisienne, connue sous le pseudonyme d’Amina Tyler, a été arrêtée le 19 mai à Kairouan après qu’elle eut peint sur un muret proche d’un cimetière le mot Femen. Elle est en détention depuis et risque six mois de prison pour possession d’un spray d’auto-défense. Elle pourrait aussi être poursuivie pour profanation de cimetière, délit passible de deux ans de prison.
Amina avait fait scandale en mars en publiant des photos d’elle seins nus à la manière des Femen, recevant notamment des menaces d’islamistes radicaux, selon son témoignage.
Ses proches la présentent comme une dépressive chronique suicidaire et ses parents l’ont longtemps empêchée de sortir de chez elle, arguant de sa sécurité. Amina, qui accusait sa famille de la séquestrer, a fugué fin avril, et elle apparaissait depuis régulièrement en public, sans pour autant se dénuder.
Le mouvement Femen, fondé en Ukraine et désormais basé à Paris, mène depuis plusieurs années des actions seins nu à travers le monde pour dénoncer la condition de la femme mais aussi les régimes dictatoriaux.
La Tunisie, dirigée depuis la fin 2012 par un gouvernement dominé par les islamistes d’Ennahda, dispose de la législation la plus libérale du monde arabe concernant les droits des femmes mais l’égalité n’y est pas consacrée.
L’opposition et les associations féministes militent pour l’inscription de l’égalité des sexes dans la Constitution en cours d’élaboration et accusent régulièrement Ennahda de remettre en cause les acquis de la femme.
Ennahda avait notamment fait scandale durant l’été 2012 en proposant que la future loi fondamentale évoque la "complémentarité" des sexes et non l’égalité, un projet abandonné depuis.
Dans le dernier brouillon du projet de Constitution, daté d’avril, trois articles traitent de ce thème. L’article 6 stipule que "tous les citoyens et citoyennes ont les mêmes droits et devoirs" et le 11 note que "la femme et l’homme sont associés dans la construction de l’Etat".
L’article 42 souligne que l’État protège "les droits de la femme et soutient ses acquis (...) garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme (...) et garantit l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard de la femme".
Face à une foule de journalistes réunis devant le palais de Justice, les trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, hurlaient "Free Amina", la militante Femen tunisienne emprisonnée dans l’attente de son procès jeudi à Kairouan (centre) pour port illégal d’un spray lacrymogène, délit passible de six mois de prison.
Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers qui les ont traînées à l’intérieur du tribunal. Lorsque les trois jeunes filles ont été transférées d’un bureau à un autre à travers la cour du bâtiment, des avocats présents ont chanté l’hymne national et scandé "dégage", mot d’ordre de la révolution de janvier 2011.
"Une enquête a été ouverte et elles seront placées en état d’arrestation et traduites en justice", a déclaré le porte-parole du ministère de la Justice, Adel Riahi, à l’AFP, sans préciser les accusations qui pourraient être retenues alors que l’attentat à la pudeur est passible de six mois de prison en Tunisie.
L’action des Femen a déclenché la colère d’une foule de passants et d’avocats qui ont agressé les journalistes présents, en frappant certains.
Après cette bagarre, des policiers sont intervenus et ont interpellé six journalistes français et tunisiens travaillant pour l’agence Reuters et la télé Canal+ notamment, selon le témoignage de l’un d’entre eux, Mohamed Haddad.
Ils ont refusé de remettre leurs images à la police qui n’était pas en mesure dans l’immédiat de leur expliquer les motifs de l’interpellation.
"C’est la première action que nous menons dans le monde arabe (...) j’ai préparé cette équipe internationale à Paris et elles ont été envoyées hier (mardi) à Tunis", a expliqué à l’AFP par téléphone Inna Shevchenko, dirigeante de Femen à Paris.
La jeune Femen tunisienne, connue sous le pseudonyme d’Amina Tyler, a été arrêtée le 19 mai à Kairouan après qu’elle eut peint sur un muret proche d’un cimetière le mot Femen. Elle est en détention depuis et risque six mois de prison pour possession d’un spray d’auto-défense. Elle pourrait aussi être poursuivie pour profanation de cimetière, délit passible de deux ans de prison.
Amina avait fait scandale en mars en publiant des photos d’elle seins nus à la manière des Femen, recevant notamment des menaces d’islamistes radicaux, selon son témoignage.
Ses proches la présentent comme une dépressive chronique suicidaire et ses parents l’ont longtemps empêchée de sortir de chez elle, arguant de sa sécurité. Amina, qui accusait sa famille de la séquestrer, a fugué fin avril, et elle apparaissait depuis régulièrement en public, sans pour autant se dénuder.
Le mouvement Femen, fondé en Ukraine et désormais basé à Paris, mène depuis plusieurs années des actions seins nu à travers le monde pour dénoncer la condition de la femme mais aussi les régimes dictatoriaux.
La Tunisie, dirigée depuis la fin 2012 par un gouvernement dominé par les islamistes d’Ennahda, dispose de la législation la plus libérale du monde arabe concernant les droits des femmes mais l’égalité n’y est pas consacrée.
L’opposition et les associations féministes militent pour l’inscription de l’égalité des sexes dans la Constitution en cours d’élaboration et accusent régulièrement Ennahda de remettre en cause les acquis de la femme.
Ennahda avait notamment fait scandale durant l’été 2012 en proposant que la future loi fondamentale évoque la "complémentarité" des sexes et non l’égalité, un projet abandonné depuis.
Dans le dernier brouillon du projet de Constitution, daté d’avril, trois articles traitent de ce thème. L’article 6 stipule que "tous les citoyens et citoyennes ont les mêmes droits et devoirs" et le 11 note que "la femme et l’homme sont associés dans la construction de l’Etat".
L’article 42 souligne que l’État protège "les droits de la femme et soutient ses acquis (...) garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme (...) et garantit l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard de la femme".
Syrie : renforts dans la cité stratégique de Qusseir
Des renforts de la puissante garde républicaine syrienne et de l’allié
libanais Hezbollah ont été dépêchés mercredi à Qousseir pour tenter de
reprendre le dernier carré encore aux mains des rebelles dans cette
ville clé, la guerre en Syrie continuant de diviser les grandes
puissances malgré ses risques de contagion.
Le président Bashar al-Assad sera interviewé jeudi à 18H00 GMT par la télévision Al-Manar a annoncé la page Facebook de la présidence.
Malgré leurs prises de position opposées sur le conflit qui dure depuis plus de deux ans, la Russie qui soutient le régime Assad, et les Etats-Unis, qui appuient l’opposition, tentent non sans difficultés d’organiser en juin une conférence internationale de paix à Genève.
Le régime y a donné son accord de principe et l’opposition, rongée par ses divisions, n’est toujours pas parvenue à prendre une décision, alors que les combats et les atrocités commises dans cette guerre ont fait plus de 94.000 morts selon une ONG, dévasté le pays et poussé à la fuite plus d’un million de Syriens.
A Genève, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU devait se pencher sur un projet de résolution non contraignante condamnant l’intervention de "combattants étrangers" à Qousseir désormais contrôlée à 80% par l’armée.
Une prise totale de Qusseir (centre-ouest), à la frontière avec le Liban constituerait un grand avantage pour le pouvoir avant la tenue éventuelle de la conférence internationale.
Selon Rami Abdel Rahman, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), "le Hezbollah et les forces spéciales de la garde républicaine qui sont les mieux entraînées de l’armée syrienne ont envoyé des renforts à Qusseir" pour prendre le nord et l’ouest, défendus avec acharnement par les rebelles
La ville était au même moment la cible de raids aériens mais "malgré la puissance de feu, les rebelles opposent une résistance acharnée", a-t-il dit, en précisant que "des combattants sunnites libanais" participent aux combats aux côtés des rebelles. "Cela prend de plus en plus une dimension confessionnelle".
Le contrôle de Qusseir est essentiel pour la rébellion, cette ville se trouvant sur le principal point de passage des combattants et des armes en provenance et en direction du Liban. Et aussi pour le régime car la cité est située sur la route reliant Damas au littoral, sa base arrière.
"Si Qusseir tombe aux mains du régime, cela sera un coup dur pour les rebelles car la frontière libanaise, par laquelle transitent les armes, leur sera fermée", explique M. Abdel Rahman.
Chef du conseil militaire suprême de l’Armée syrienne libre (ASL, principale composante de la rébellion), Selim Idriss, a lancé un ultimatum de 24 heures expirant dans l’après-midi, au Hezbollah pour le sommer d’arrêter son soutien militaire au régime mais sans dire précisément ce que son groupe ferait.
Le projet de résolution sur Qusseir au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, déposé par Washington, Ankara et Doha, sera présenté lors d’un débat d’urgence. Il "condamne l’intervention de combattants étrangers qui luttent pour le compte du régime syrien" et se dit "préoccupé par le fait que leur implication représente une grave menace pour la stabilité régionale".
Pour Moscou et Pékin, l’autre allié du régime, la résolution ne contribue pas à la mise sur pied d’une conférence internationale.
Avec la nouvelle attaque mardi contre des soldats libanais dont trois sont morts à la frontière syrienne et les menaces le même jour d’Israël de réagir à une livraison prévue de missiles russes, les risques d’un débordement armé du conflit s’amplifient.
Moscou a justifié les livraisons prévues de systèmes sol-air sophistiqués S-300 à Damas en estimant que ces missiles visaient à dissuader toute velléité d’intervention de troupes étrangères dans le conflit.
De plus la décision de l’Union européenne de lever l’embargo sur les armes à l’opposition armée, a accentué les divisions internationales, les Russes la dénonçant et les Américains la soutenant. Les 27 sont cependant convenus de ne pas livrer d’armes aux rebelles dans l’immédiat pour ne pas nuire aux efforts visant à réunir la conférence internationale de paix.
Le président Bashar al-Assad sera interviewé jeudi à 18H00 GMT par la télévision Al-Manar a annoncé la page Facebook de la présidence.
Malgré leurs prises de position opposées sur le conflit qui dure depuis plus de deux ans, la Russie qui soutient le régime Assad, et les Etats-Unis, qui appuient l’opposition, tentent non sans difficultés d’organiser en juin une conférence internationale de paix à Genève.
Le régime y a donné son accord de principe et l’opposition, rongée par ses divisions, n’est toujours pas parvenue à prendre une décision, alors que les combats et les atrocités commises dans cette guerre ont fait plus de 94.000 morts selon une ONG, dévasté le pays et poussé à la fuite plus d’un million de Syriens.
A Genève, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU devait se pencher sur un projet de résolution non contraignante condamnant l’intervention de "combattants étrangers" à Qousseir désormais contrôlée à 80% par l’armée.
Une prise totale de Qusseir (centre-ouest), à la frontière avec le Liban constituerait un grand avantage pour le pouvoir avant la tenue éventuelle de la conférence internationale.
Selon Rami Abdel Rahman, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), "le Hezbollah et les forces spéciales de la garde républicaine qui sont les mieux entraînées de l’armée syrienne ont envoyé des renforts à Qusseir" pour prendre le nord et l’ouest, défendus avec acharnement par les rebelles
La ville était au même moment la cible de raids aériens mais "malgré la puissance de feu, les rebelles opposent une résistance acharnée", a-t-il dit, en précisant que "des combattants sunnites libanais" participent aux combats aux côtés des rebelles. "Cela prend de plus en plus une dimension confessionnelle".
Le contrôle de Qusseir est essentiel pour la rébellion, cette ville se trouvant sur le principal point de passage des combattants et des armes en provenance et en direction du Liban. Et aussi pour le régime car la cité est située sur la route reliant Damas au littoral, sa base arrière.
"Si Qusseir tombe aux mains du régime, cela sera un coup dur pour les rebelles car la frontière libanaise, par laquelle transitent les armes, leur sera fermée", explique M. Abdel Rahman.
Chef du conseil militaire suprême de l’Armée syrienne libre (ASL, principale composante de la rébellion), Selim Idriss, a lancé un ultimatum de 24 heures expirant dans l’après-midi, au Hezbollah pour le sommer d’arrêter son soutien militaire au régime mais sans dire précisément ce que son groupe ferait.
Le projet de résolution sur Qusseir au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, déposé par Washington, Ankara et Doha, sera présenté lors d’un débat d’urgence. Il "condamne l’intervention de combattants étrangers qui luttent pour le compte du régime syrien" et se dit "préoccupé par le fait que leur implication représente une grave menace pour la stabilité régionale".
Pour Moscou et Pékin, l’autre allié du régime, la résolution ne contribue pas à la mise sur pied d’une conférence internationale.
Avec la nouvelle attaque mardi contre des soldats libanais dont trois sont morts à la frontière syrienne et les menaces le même jour d’Israël de réagir à une livraison prévue de missiles russes, les risques d’un débordement armé du conflit s’amplifient.
Moscou a justifié les livraisons prévues de systèmes sol-air sophistiqués S-300 à Damas en estimant que ces missiles visaient à dissuader toute velléité d’intervention de troupes étrangères dans le conflit.
De plus la décision de l’Union européenne de lever l’embargo sur les armes à l’opposition armée, a accentué les divisions internationales, les Russes la dénonçant et les Américains la soutenant. Les 27 sont cependant convenus de ne pas livrer d’armes aux rebelles dans l’immédiat pour ne pas nuire aux efforts visant à réunir la conférence internationale de paix.
Syrie : Valls évoque la question des combattants étrangers
(Eric Harroun, ancien Gi's parti combattre en Syrie)
Sur i-Télé, Manuel Valls a mis en garde contre le risque posé par "plusieurs centaines d’Européens partis combattre en Syrie, parfois avec des troupes clairement affiliées à Al Qaïda. Pas moins de 120 jihadistes français sont partis en un temps record pour se battre en Syrie, soit autant que de Belges et environ 60% de nos compatriotes engagés dans les rangs d’Al Qaïda, avait précisé mardi Manuel Valls au Figaro. Parmi eux, environ 50 d’entre eux sont encore sur place, 40 en transit pour la Syrie et les 30 autres revenus dans l’Hexagone sont sous haute surveillance, avait ajouté le ministre.
Sur i-Télé, Manuel Valls a mis en garde contre le risque posé par "plusieurs centaines d’Européens partis combattre en Syrie, parfois avec des troupes clairement affiliées à Al Qaïda. Pas moins de 120 jihadistes français sont partis en un temps record pour se battre en Syrie, soit autant que de Belges et environ 60% de nos compatriotes engagés dans les rangs d’Al Qaïda, avait précisé mardi Manuel Valls au Figaro. Parmi eux, environ 50 d’entre eux sont encore sur place, 40 en transit pour la Syrie et les 30 autres revenus dans l’Hexagone sont sous haute surveillance, avait ajouté le ministre.
Irak : le bilan des attaques s’élève à 45 morts
Quarante-cinq personnes ont été tuées mardi en Irak, selon un nouveau
bilan de sources médicales et des services de sécurité après des
attaques nocturnes.
Une centaine de personnes ont été blessées dans ces attaques, le gouvernement discutant des moyens de stopper les violences qui ont fait plus de 548 morts depuis début mai et l’ONU appelant les dirigeants politiques irakiens à résoudre leurs divergences.
Les violences les plus meurtrières ont fait 18 morts à Bagdad, alors qu’à la périphérie nord de la capitale, un kamikaze a fait exploser son camion plein d’explosifs à Tarmiyah tuant quatre personnes, ont indiqué un docteur et un policier.
A Mossoul, principale ville du Nord, 11 personnes ont été tuées par balles ou dans des attentats à la bombe, notamment un officier supérieur des renseignements de la police et un chef tribal. Des attaques dans les villes centrales de Baquba, Baiji et Tikrit ont fait par ailleurs une douzaine de morts.
Entre le 1er et le 28 mai, 548 personnes ont été tuées et plus de 1.000 blessées dans des attaques, faisant de ce mois le plus meurtrier en au moins un an, selon des données compilées par l’AFP à partir des informations fournies par des sources de sécurité et médicales.
A l’issue d’un conseil des ministres, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré mardi que les "auteurs des attentats et les groupes terroristes extrémistes veulent susciter une guerre confessionnelle".
Dans un communiqué, le Conseil des ministres a parallèlement décidé d’"agir contre toutes les milices qui commettent des actes hors la loi" et appelé "les forces politiques à assumer leur responsabilité face au regain de violences et à tenir une réunion de concertation à ce sujet".
La flambée de violence que connaît le pays depuis le début de l’année intervient en pleines tensions confessionnelles, la minorité sunnite se mobilisant depuis des mois pour dénoncer avec force sa marginalisation par le gouvernement dirigé par les chiites.
"J’exhorte une nouvelle fois tous les dirigeants irakiens à faire leur possible pour protéger les civils. Il est de leur responsabilité de mettre fin à l’effusion de sang maintenant", a déclaré mardi l’émissaire spécial de l’ONU en Irak Martin Kobler dans un communiqué.
Le porte-parole du département d’Etat américain, Patrick Ventrell, a de son côté affirmé que Washington était en contact avec les dirigeants irakiens "pour appeler au calme et aider à régler les tensions politiques et confessionnelles actuelles".
Une centaine de personnes ont été blessées dans ces attaques, le gouvernement discutant des moyens de stopper les violences qui ont fait plus de 548 morts depuis début mai et l’ONU appelant les dirigeants politiques irakiens à résoudre leurs divergences.
Les violences les plus meurtrières ont fait 18 morts à Bagdad, alors qu’à la périphérie nord de la capitale, un kamikaze a fait exploser son camion plein d’explosifs à Tarmiyah tuant quatre personnes, ont indiqué un docteur et un policier.
A Mossoul, principale ville du Nord, 11 personnes ont été tuées par balles ou dans des attentats à la bombe, notamment un officier supérieur des renseignements de la police et un chef tribal. Des attaques dans les villes centrales de Baquba, Baiji et Tikrit ont fait par ailleurs une douzaine de morts.
Entre le 1er et le 28 mai, 548 personnes ont été tuées et plus de 1.000 blessées dans des attaques, faisant de ce mois le plus meurtrier en au moins un an, selon des données compilées par l’AFP à partir des informations fournies par des sources de sécurité et médicales.
A l’issue d’un conseil des ministres, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré mardi que les "auteurs des attentats et les groupes terroristes extrémistes veulent susciter une guerre confessionnelle".
Dans un communiqué, le Conseil des ministres a parallèlement décidé d’"agir contre toutes les milices qui commettent des actes hors la loi" et appelé "les forces politiques à assumer leur responsabilité face au regain de violences et à tenir une réunion de concertation à ce sujet".
La flambée de violence que connaît le pays depuis le début de l’année intervient en pleines tensions confessionnelles, la minorité sunnite se mobilisant depuis des mois pour dénoncer avec force sa marginalisation par le gouvernement dirigé par les chiites.
"J’exhorte une nouvelle fois tous les dirigeants irakiens à faire leur possible pour protéger les civils. Il est de leur responsabilité de mettre fin à l’effusion de sang maintenant", a déclaré mardi l’émissaire spécial de l’ONU en Irak Martin Kobler dans un communiqué.
Le porte-parole du département d’Etat américain, Patrick Ventrell, a de son côté affirmé que Washington était en contact avec les dirigeants irakiens "pour appeler au calme et aider à régler les tensions politiques et confessionnelles actuelles".
Tunisie : sursis pour 20 assaillants de l’ambassade américaine
Vingt personnes poursuivies pour leur rôle dans l’attaque de l’ambassade
américaine à Tunis par des islamistes présumés en septembre dernier ont
été condamnés mardi à deux ans de prison avec sursis à l’issue d’un
procès éclair.
Selon les autorités tunisiennes, l’attaque avait été orchestrée par la mouvance salafiste jihadiste après la diffusion sur internet d’un film islamophobe produit aux Etats-Unis.
"Ils ont tous été condamnés à deux ans avec sursis", a indiqué maître Anouar Ouled Ali, chef du comité de défense des prévenus à l’issue de ce premier grand procès des assaillants de la représentation américaine.
"Nous allons voir avec leurs familles s’ils veulent faire appel, s’ils le souhaitent on le fera", a-t-il ajouté.
Le jugement a été rendu en un temps record après seulement une demi-journée de procès, alors même que certains des chefs d’inculpation prévoyaient des peines pouvant aller jusqu’à une condamnation à mort.
L’audience qui n’a duré qu’un peu plus de quatre heures s’est limitée aux déclarations de l’accusation, des avocats et aux dénégations des accusés, aucune partie n’ayant demandé à ce que les témoins ou les preuves examinés durant l’instruction soient présentés lors du procès.
Les arguments du juge n’ont pas été rendus publics dans l’immédiat. En Tunisie, les jugements ne sont généralement pas prononcés en audience mais remis au greffe où la défense peut les consulter.
Les avocats ont dénoncé dans leurs plaidoiries les accusations les plus graves retenues(articles 74, 75, 77 et 119 du code pénal) et qui traitent d’attaques préméditées orchestrées par une bande armée organisée, des crimes passibles suivant les cas de cinq ans de prison à la peine capitale.
La défense considère notamment que la manifestation ayant dégénéré en violence avait été spontanée et accusé la justice d’être soumise à l’Occident.
"Ces protestations (devant l’ambassade) s’inscrivaient dans une réaction spontanée dans tout le monde (musulman) contre les atteintes à nos symboles sacrés", a déclaré maître Slah Barakati.
"Ces Tunisiens sont traduits devant le tribunal pour faire plaisir aux Etats-Unis et à l’Union européenne", a-t-il martelé, réclamant un non lieu.
Une autre avocate a dénoncé des "aveux arrachés par la police sous la pression et les menaces".
Une cinquantaine d’autres assaillants présumés sont encore dans l’attente de leur procès dans ce même dossier.
La diffusion sur internet d’un film islamophobe avait déclenché une vague de violences en septembre dernier à travers le monde musulman.
A Tunis, quatre assaillants avaient été tués et des dizaines de personnes blessées. La représentation diplomatique et l’école américaines avaient été partiellement incendiées et saccagées.
Selon le gouvernement, ces heurts avaient été organisés par Abou Iyadh, un vétéran d’Al-Qaïda en Afghanistan et le chef du principal mouvement salafiste jihadiste tunisien Ansar Asharia.
Aucun des hauts responsables de cette organisation ne sont jugés dans cette affaire, alors qu’Abou Iyadh échappe à la police depuis huit mois.
La Tunisie est confrontée depuis la révolution de janvier 2011 à l’essor de groupes salafistes responsables de plusieurs attaques contre la police ou encore des manifestations culturelles.
Le gouvernement, dirigé par les islamistes d’Ennahda, a longtemps été accusé de laxisme vis-à-vis de ces groupes, mais depuis la découverte de groupes armés liés à Al-Qaïda près de la frontière algérienne en avril, les autorités ont durci leur position.
Des heurts entre militants d’Ansar Asharia et policiers à Tunis ont fait un mort et une vingtaine de blessés le 19 mai, les forces de sécurité étant intervenues sans ménagement pour empêcher un rassemblement interdit.
Selon les autorités tunisiennes, l’attaque avait été orchestrée par la mouvance salafiste jihadiste après la diffusion sur internet d’un film islamophobe produit aux Etats-Unis.
"Ils ont tous été condamnés à deux ans avec sursis", a indiqué maître Anouar Ouled Ali, chef du comité de défense des prévenus à l’issue de ce premier grand procès des assaillants de la représentation américaine.
"Nous allons voir avec leurs familles s’ils veulent faire appel, s’ils le souhaitent on le fera", a-t-il ajouté.
Le jugement a été rendu en un temps record après seulement une demi-journée de procès, alors même que certains des chefs d’inculpation prévoyaient des peines pouvant aller jusqu’à une condamnation à mort.
L’audience qui n’a duré qu’un peu plus de quatre heures s’est limitée aux déclarations de l’accusation, des avocats et aux dénégations des accusés, aucune partie n’ayant demandé à ce que les témoins ou les preuves examinés durant l’instruction soient présentés lors du procès.
Les arguments du juge n’ont pas été rendus publics dans l’immédiat. En Tunisie, les jugements ne sont généralement pas prononcés en audience mais remis au greffe où la défense peut les consulter.
Les avocats ont dénoncé dans leurs plaidoiries les accusations les plus graves retenues(articles 74, 75, 77 et 119 du code pénal) et qui traitent d’attaques préméditées orchestrées par une bande armée organisée, des crimes passibles suivant les cas de cinq ans de prison à la peine capitale.
La défense considère notamment que la manifestation ayant dégénéré en violence avait été spontanée et accusé la justice d’être soumise à l’Occident.
"Ces protestations (devant l’ambassade) s’inscrivaient dans une réaction spontanée dans tout le monde (musulman) contre les atteintes à nos symboles sacrés", a déclaré maître Slah Barakati.
"Ces Tunisiens sont traduits devant le tribunal pour faire plaisir aux Etats-Unis et à l’Union européenne", a-t-il martelé, réclamant un non lieu.
Une autre avocate a dénoncé des "aveux arrachés par la police sous la pression et les menaces".
Une cinquantaine d’autres assaillants présumés sont encore dans l’attente de leur procès dans ce même dossier.
La diffusion sur internet d’un film islamophobe avait déclenché une vague de violences en septembre dernier à travers le monde musulman.
A Tunis, quatre assaillants avaient été tués et des dizaines de personnes blessées. La représentation diplomatique et l’école américaines avaient été partiellement incendiées et saccagées.
Selon le gouvernement, ces heurts avaient été organisés par Abou Iyadh, un vétéran d’Al-Qaïda en Afghanistan et le chef du principal mouvement salafiste jihadiste tunisien Ansar Asharia.
Aucun des hauts responsables de cette organisation ne sont jugés dans cette affaire, alors qu’Abou Iyadh échappe à la police depuis huit mois.
La Tunisie est confrontée depuis la révolution de janvier 2011 à l’essor de groupes salafistes responsables de plusieurs attaques contre la police ou encore des manifestations culturelles.
Le gouvernement, dirigé par les islamistes d’Ennahda, a longtemps été accusé de laxisme vis-à-vis de ces groupes, mais depuis la découverte de groupes armés liés à Al-Qaïda près de la frontière algérienne en avril, les autorités ont durci leur position.
Des heurts entre militants d’Ansar Asharia et policiers à Tunis ont fait un mort et une vingtaine de blessés le 19 mai, les forces de sécurité étant intervenues sans ménagement pour empêcher un rassemblement interdit.
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