Un attentat à la voiture piégée a tué au moins 8 membres des forces
syriennes de sécurité dimanche près d’un commissariat de police à Damas,
a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
"Au moins huit membres des forces du régime ont été tués, et des civils
blessés, après une forte explosion provoquée par une voiture piégée dans
le quartier de Jobar", a déclaré à l’AFP le chef de l’OSDH, Rami Abdel
Rahman.
L’attentat, qui n’a pas été revendiqué, ressemble à de nombreuses
attaques similaires perpétrées par les rebelles jihadistes du Front
al-Nosra, qui a fait allégeance à Al-Qaïda, a précisé l’OSDH.
Les médias officiels syriens n’ont pas mentionné l’attentat dans
l’immédiat.
Dans un communiqué, l’OSDH a précisé que des combats intenses se
déroulaient dimanche matin entre armée et rebelles dans le quartier de
Jobar, dans l’est de la capitale, qui a été la cible ces derniers mois
de raids aériens et d’attaques aux obus de mortier.
Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces du régime ont aussi
bombardé plusieurs quartiers du sud et du sud-ouest de Damas, a ajouté
l’ONG, une organisation basée au Royaume-Uni qui s’appuie sur un vaste
réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires.
***
Syrie : la conférence de paix pourrait se tenir en juillet selon Fabius
Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a estimé dimanche que
la conférence internationale de paix sur la Syrie, qu’il a qualifiée de
"conférence de la dernière chance", se tiendrait au mois de juillet.
"Genève 2 c’est à mon avis la conférence de la dernière chance. Je
souhaite qu’elle ait lieu, je pense qu’elle pourra avoir lieu en
juillet", a déclaré M. Fabius au Grand rendez-vous sur Europe
1/I-télé/Le Parisien, estimant "trop court" le délai pour qu’elle puisse
être organisée en juin.
"Il faut que l’opposition désigne ses représentants, ça va prendre un
peu de temps, il faut qu’on se mette d’accord sur l’ordre du jour",
a-t-il souligné. "On travaille pour qu’elle ait lieu", a-t-il assuré,
mais "il faut que ce soit préparé".
La conférence dite de Genève 2, initiée par Washington et Moscou pour
ouvrir des négociations entre régime et opposition et parvenir à une
solution politique, était initialement annoncée pour le mois de juin.
Toutefois, l’opposition syrienne ne s’est pas encore clairement exprimée
sur sa participation et n’a pas établi sa liste de négociateurs.
Le régime de Bashar al-Assad a pour sa part donné son accord de principe
mais le président syrien a réitéré sa volonté de rester au pouvoir
jusqu’aux élections prévues en 2014, voire de se représenter à la
présidentielle.
M. Fabius a également réitéré les réticences françaises à la présence de
l’Iran à la conférence de Genève, réclamée notamment par Moscou,
soutien du régime de Damas. "Les Iraniens ne sont pas favorables à ce
qu’on trouve une solution, ils sont contre la paix", a répété M. Fabius.
L’Iran est avec la Russie l’autre grand soutien du régime syrien.
Une réunion préparatoire en vue de la Conférence sur la Syrie doit se
tenir le 5 juin à Genève, entre des représentants des Etats-Unis, de la
Russie et de l’ONU.
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
dimanche 2 juin 2013
Syrie : violents combats à Qusseir
Les rebelles luttaient avec acharnement samedi pour défendre leurs
dernières positions dans la ville clé de Qousseir, soumis à un déluge de
feu des troupes du régime appuyées par le Hezbollah, la guerre en Syrie
ne donnant aucun signe de répit malgré les efforts diplomatiques.
L’opposition syrienne, saluant la "résistance" de la rébellion à Qusseir, a réaffirmé que le départ du président Bashar al-Assad du pouvoir et "l’arrêt immédiat des opérations militaires des forces du régime, du Hezbollah et de l’Iran sont les principales conditions pour (sa) participation à la conférence" internationale de paix que Washington et Moscou cherchent à organiser.
Et dans un nouveau débordement du conflit au Liban voisin, six roquettes tirées de Syrie se sont abattues dans la région de la Békaa dans l’est libanais, dans un secteur proche d’un fief du Hezbollah, a indiqué une source de sécurité sans faire état de victime.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG s’appuyant sur un large réseau de militants et médecins, les combats font rage à Qusseir, une ville du centre-ouest du pays située près de la frontière libanaise, depuis l’assaut lancé le 19 mai par l’armée et les combattants du Hezbollah.
Les rebelles sont désormais retranchés dans le nord de la ville où ils ont reçu ces derniers jours des renforts ayant réussi à passer à travers les lignes de l’armée qui resserre l’étau sur la ville.
Ils se livrent à de violents combats pour repousser l’assaut, selon l’ONG.
Leurs positions sont soumises à de violents bombardements à l’artillerie lourde des troupes du régime qui cherchent à prendre totalement la ville afin de pouvoir ouvrir un passage sûr entre la capitale et le littoral.
L’armée a également renforcé ses positions avec l’arrivée de nouveaux renforts notamment des chars, a dit l’OSDH.
Dans un communiqué, la Coalition nationale de l’opposition a salué "le courage et la résistance" de la rébellion dans la bataille de Qusseir, où elle cherche "à repousser les envahisseurs. Le peuple poursuivra sa lutte pour libérer sa terre à n’importe quel prix et contraindra le Hezbollah à retirer ses forces qu’il le veuille ou pas".
L’opposition a justifié les conditions posées pour sa participation à la conférence de paix par le fait que "Assad ne respectera pas les efforts en vue d’un accord et les utilisera pour gagner plus de temps en vue de détruire, tuer et terroriser".
Elle a dénoncé comme "très graves" les déclarations de Assad à la télévision du Hezbollah, Al-Manar, jeudi qui s’est dit "très confiant" dans la victoire et n’a pas écarté de se présenter à la présidentielle de 2014.
Le régime syrien a donné son accord de principe à la conférence internationale de paix initiée par Moscou, un allié de Assad, et Washington qui soutient l’opposition, pour tenter de mettre fin à l’effusion de sang dans le pays où plus de 94.000 personnes ont péri depuis le début du conflit en mars 2011.
Une réunion regroupant les Nations unies, les Etats-Unis et la Russie est prévue le 5 juin à Genève pour préparer la conférence.
Ailleurs dans le pays, des combats se déroulaient notamment sur les fronts d’Alep (nord), Deraa (sud) et dans la province de Damas, a indiqué l’OSDH en faisant état de 150 morts pour la journée de vendredi, en majorité des soldats et des rebelles.
Au Liban voisin, six roquettes se sont écrasées près de la région du Hermel, un bastion du Hezbollah, selon la source de sécurité.
Des roquettes tirées depuis la Syrie s’abattent régulièrement au Liban. Le conflit en Syrie divise profondément les Libanais entre entre pro et anti-Assad. Des affrontements meurtriers ont lieu régulièrement à Tripoli (nord) entre partisans des deux camps. De plus, des sunnites libanais se portent volontaires pour renforcer les rangs de la rébellion syrienne.
Dans le contexte des efforts diplomatiques, le secrétaire d’Etat John Kerry a exhorté la Russie à cesser de livrer des armes à la Syrie pour ne pas mettre en péril la conférence de paix.
La presse russe a affirmé vendredi que Moscou n’avait pas encore livré de missiles sol-air S-300 au régime contrairement à ce qu’a laissé entendre Assad.
Alors que la communauté internationale s’inquiète du rôle croissant des groupes jihadistes au sein de la rébellion, le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé avoir ajouté le front Al-Nosra dans sa liste d’organisations "terroristes", en raison de liens avec Al-Qaïda.
(01-06-2013)
L’opposition syrienne, saluant la "résistance" de la rébellion à Qusseir, a réaffirmé que le départ du président Bashar al-Assad du pouvoir et "l’arrêt immédiat des opérations militaires des forces du régime, du Hezbollah et de l’Iran sont les principales conditions pour (sa) participation à la conférence" internationale de paix que Washington et Moscou cherchent à organiser.
Et dans un nouveau débordement du conflit au Liban voisin, six roquettes tirées de Syrie se sont abattues dans la région de la Békaa dans l’est libanais, dans un secteur proche d’un fief du Hezbollah, a indiqué une source de sécurité sans faire état de victime.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG s’appuyant sur un large réseau de militants et médecins, les combats font rage à Qusseir, une ville du centre-ouest du pays située près de la frontière libanaise, depuis l’assaut lancé le 19 mai par l’armée et les combattants du Hezbollah.
Les rebelles sont désormais retranchés dans le nord de la ville où ils ont reçu ces derniers jours des renforts ayant réussi à passer à travers les lignes de l’armée qui resserre l’étau sur la ville.
Ils se livrent à de violents combats pour repousser l’assaut, selon l’ONG.
Leurs positions sont soumises à de violents bombardements à l’artillerie lourde des troupes du régime qui cherchent à prendre totalement la ville afin de pouvoir ouvrir un passage sûr entre la capitale et le littoral.
L’armée a également renforcé ses positions avec l’arrivée de nouveaux renforts notamment des chars, a dit l’OSDH.
Dans un communiqué, la Coalition nationale de l’opposition a salué "le courage et la résistance" de la rébellion dans la bataille de Qusseir, où elle cherche "à repousser les envahisseurs. Le peuple poursuivra sa lutte pour libérer sa terre à n’importe quel prix et contraindra le Hezbollah à retirer ses forces qu’il le veuille ou pas".
L’opposition a justifié les conditions posées pour sa participation à la conférence de paix par le fait que "Assad ne respectera pas les efforts en vue d’un accord et les utilisera pour gagner plus de temps en vue de détruire, tuer et terroriser".
Elle a dénoncé comme "très graves" les déclarations de Assad à la télévision du Hezbollah, Al-Manar, jeudi qui s’est dit "très confiant" dans la victoire et n’a pas écarté de se présenter à la présidentielle de 2014.
Le régime syrien a donné son accord de principe à la conférence internationale de paix initiée par Moscou, un allié de Assad, et Washington qui soutient l’opposition, pour tenter de mettre fin à l’effusion de sang dans le pays où plus de 94.000 personnes ont péri depuis le début du conflit en mars 2011.
Une réunion regroupant les Nations unies, les Etats-Unis et la Russie est prévue le 5 juin à Genève pour préparer la conférence.
Ailleurs dans le pays, des combats se déroulaient notamment sur les fronts d’Alep (nord), Deraa (sud) et dans la province de Damas, a indiqué l’OSDH en faisant état de 150 morts pour la journée de vendredi, en majorité des soldats et des rebelles.
Au Liban voisin, six roquettes se sont écrasées près de la région du Hermel, un bastion du Hezbollah, selon la source de sécurité.
Des roquettes tirées depuis la Syrie s’abattent régulièrement au Liban. Le conflit en Syrie divise profondément les Libanais entre entre pro et anti-Assad. Des affrontements meurtriers ont lieu régulièrement à Tripoli (nord) entre partisans des deux camps. De plus, des sunnites libanais se portent volontaires pour renforcer les rangs de la rébellion syrienne.
Dans le contexte des efforts diplomatiques, le secrétaire d’Etat John Kerry a exhorté la Russie à cesser de livrer des armes à la Syrie pour ne pas mettre en péril la conférence de paix.
La presse russe a affirmé vendredi que Moscou n’avait pas encore livré de missiles sol-air S-300 au régime contrairement à ce qu’a laissé entendre Assad.
Alors que la communauté internationale s’inquiète du rôle croissant des groupes jihadistes au sein de la rébellion, le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé avoir ajouté le front Al-Nosra dans sa liste d’organisations "terroristes", en raison de liens avec Al-Qaïda.
(01-06-2013)
Liban : Le Parti communiste libanais appelle à une conférence de salut national, "La prolongation du mandat du parlement est un précédent dangereux"
Le Bureau politique du Parti Communiste libanais trouve dans la
prolongation du mandat du parlement un précédent dangereux contre la
Constitution et toutes les lois en vigueur au Liban et aussi un coup
porté à la volonté populaire du changement, quels que soient les
prétextes et les arguments avancés. En effet, la classe politique
dominante, dont le parlement actuel constitue l’un des piliers
essentiels, est responsable de ce qu’elle appelle « les circonstances de
force majeure ». N’est-elle pas à la base de ces circonstances qu’elle
avait provoquées dans le but d’empêcher toute possibilité de parvenir à
une nouvelle loi électorale ? N’est-elle pas responsable des climats de
mobilisation confessionnelle et de tension que vit le pays, à cause des
différends qui séparent ses représentants et de leurs paris sur telle ou
telle puissance étrangère ? N’est-elle pas, enfin, derrière les
problèmes d’insécurité, tant par ce qu’elle appelle « la politique de
neutralité » que par son refus de donner une couverture politique à
l’armée afin que cette derrière puisse accomplir son devoir de
sauvegarde du territoire, ce qui a aidé à la dégradation de la situation
dans plus d’une région, dont la dernière fut Erdal (dans le nord de la
Bekaa) ?
Cette situation aurait du être la cause du renvoi des parlementaires, par respect des bases élémentaires de la démocratie, non d’imposer aux Libanais une prolongation de la crise des deux pouvoirs exécutif et législatif. Cette crise qui se généralise sur tous les plans et qui envenime les divisions partisanes et confessionnelles et charrie la corruption, l’instabilité et le chaos ; ce qui menace les bases mêmes de l’entité libanaise, sans parler de l’existence de l’Etat.
Dans ce contexte, le Bureau politique du Parti Communiste libanais déclare son refus de céder au chantage devant lequel nous a placés la classe politique qui gouverne le pays, et qui se résume par le slogan suivant : ou bien la prolongation du mandat parlementaire, ou bien le vide constitutionnel. Il se déclare opposé à toute reconnaissance de la légalité du parlement, ainsi que de toutes les décisions provenant de ce parlement, après le 25 juin. Il met en garde contre les dangers qui se profilent, dont, en premier lieu, la mainmise totale sur les institutions du pouvoir afin d’effectuer un nouveau partage du gâteau entre les chefs des confessions.
Voilà pourquoi, le Bureau politique du PCL appelle les Libanais à ne pas céder à ce projet, mais à imposer un nouvel agenda différent, ayant pour objectif la reconstruction de l’Etat et du régime politico-économique sur les bases de la citoyenneté, de la justice sociale et de la dignité humaines. Il appelle aussi toutes les forces politiques démocratiques et progressistes à participer à la Conférence pour le salut national qui se tiendra le 15 juin afin de participer à l’appel pour la création du « Comité constitutionnel de transition » et de mettre au point un programme d’action visant à réaliser ces objectifs.
Le Bureau politique du PCL
Beyrouth, le 31 mai 2013
**
Cette situation aurait du être la cause du renvoi des parlementaires, par respect des bases élémentaires de la démocratie, non d’imposer aux Libanais une prolongation de la crise des deux pouvoirs exécutif et législatif. Cette crise qui se généralise sur tous les plans et qui envenime les divisions partisanes et confessionnelles et charrie la corruption, l’instabilité et le chaos ; ce qui menace les bases mêmes de l’entité libanaise, sans parler de l’existence de l’Etat.
Dans ce contexte, le Bureau politique du Parti Communiste libanais déclare son refus de céder au chantage devant lequel nous a placés la classe politique qui gouverne le pays, et qui se résume par le slogan suivant : ou bien la prolongation du mandat parlementaire, ou bien le vide constitutionnel. Il se déclare opposé à toute reconnaissance de la légalité du parlement, ainsi que de toutes les décisions provenant de ce parlement, après le 25 juin. Il met en garde contre les dangers qui se profilent, dont, en premier lieu, la mainmise totale sur les institutions du pouvoir afin d’effectuer un nouveau partage du gâteau entre les chefs des confessions.
Voilà pourquoi, le Bureau politique du PCL appelle les Libanais à ne pas céder à ce projet, mais à imposer un nouvel agenda différent, ayant pour objectif la reconstruction de l’Etat et du régime politico-économique sur les bases de la citoyenneté, de la justice sociale et de la dignité humaines. Il appelle aussi toutes les forces politiques démocratiques et progressistes à participer à la Conférence pour le salut national qui se tiendra le 15 juin afin de participer à l’appel pour la création du « Comité constitutionnel de transition » et de mettre au point un programme d’action visant à réaliser ces objectifs.
Le Bureau politique du PCL
Beyrouth, le 31 mai 2013
**
بيان صادر عن المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني
التمديد للمجلس النيابي سابقة خطيرة وعجز السلطة وفشلها يتطلبان رحيلها
يرى المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني ان اقدام المجلس النيابي على التمديد لنفسه يعتبر سابقة خطيرة في التعدي على الدستور والقوانين وخرقها، ويشكل طعنة كبيرة للارادة الشعبية، مهما حاول التستر خلف ذرائع واهية او حجج باتت مفضوحة ولا تنطلي على أحد. فالطبقة السياسية الحاكمة، التي يشكل المجلس أحد أعمدتها، هي المسؤولة عما تدعيه بالـ "الظروف القاهرة"، فهي التي مهدت لها واصطنعتها لتتخذ منها مبرراً للتمديد، فهي المسؤولة عن المماطلة والتسويف وعدم الوصول الى اقرار قانون جديدة للانتخابات، وهي المسؤولة عن مناخات التشنج والشحن والتعبئة والتوتير التي تعيشها البلاد، بسبب ما تفرضه على اللبنانيين من جدول اعمال خلافاتها ومراهناتها، وهي المسؤولة عن حال الفتان الامني المستشري، اما نأياً بالنفس او تواطؤاً او مسايرة، وهي نفسها أحجمت عن تقديم الغطاء السياسي للقوى العسكرية كي تفرض الامن وتضع حداً للمخلين به، ما جعل هذه القوى عاجزة عن القيام بمهامها في حماية المواطنين، وعرضة للنيل منها والاعتداء عليها كما حدث في أكثر من منطقة لبنانية، والتي كان آخرها حادثة عرسال المدانة والمستنكرة.
كما يرى المكتب السياسي ان "الظروف القاهرة" نفسها هي ما يجب ان يكون السبب لاقالة هذه السلطة ورحيلها، احتراماً لابسط قواعد الديمقراطية، واعترافاً بالعجز والفشل وتحمل المسؤولية، لا أن تقدم لنفسها مكافأة بالتمديد، وتفرض على اللبنانيين تمديداً لازماتها التي باتت شاملة كل المجالات السياسية والامنية والاقتصادية والاجتماعية، ومعها استمرار الصراعات الفئوية والاستقطابات الطائفية والفساد والفوضى وعدم الاستقرار بما يهدد كل اسسس الكيان ووجود الدولة التي تتحول الى "دولة فاشلة" بكل المقاييس.
ان المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني اذ يرفض الخضوع للابتزاز الذي وضعتنا امامه الطبقة السياسية الحاكمة بالقول اما الفراغ او التمديد، يعلن رفضه الاعتراف بشرعية المجلس النيابي بعد الخامس عشر من حزيران، وشرعية كل القرارات الصادرة عنه لاحقاً، لان ما بني على باطل فهو باطل، ويحذر اللبنانيين من دخول البلاد مرحلة جديدة خطيرة قوامها الاستيلاء على كل مرافق الدولة ومؤسساتها محاصصة او تمديداً. ويدعو الى عدم الاستسلام لهذا الواقع، والى فرض جدول اعمال مختلف يحتاجه لبنان يقوم على إعادة بناء الدولة والنظام السياسي والاقتصادي على قاعدة المواطنة والعدالة الاجتماعية والكرامة الإنسانية، وهو لذلك يدعو القوى الوطنية والديمقراطية الى المشاركة في المؤتمر الوطني للانقاذ في الخامس عشر من حزيران، لاطلاق الدعوة لقيام "هيئة دستورية انتقالية" ووضع خطة عمل لتحقيق تلك الاهداف.
المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني
بيروت في 31/5/2013
التمديد للمجلس النيابي سابقة خطيرة وعجز السلطة وفشلها يتطلبان رحيلها
يرى المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني ان اقدام المجلس النيابي على التمديد لنفسه يعتبر سابقة خطيرة في التعدي على الدستور والقوانين وخرقها، ويشكل طعنة كبيرة للارادة الشعبية، مهما حاول التستر خلف ذرائع واهية او حجج باتت مفضوحة ولا تنطلي على أحد. فالطبقة السياسية الحاكمة، التي يشكل المجلس أحد أعمدتها، هي المسؤولة عما تدعيه بالـ "الظروف القاهرة"، فهي التي مهدت لها واصطنعتها لتتخذ منها مبرراً للتمديد، فهي المسؤولة عن المماطلة والتسويف وعدم الوصول الى اقرار قانون جديدة للانتخابات، وهي المسؤولة عن مناخات التشنج والشحن والتعبئة والتوتير التي تعيشها البلاد، بسبب ما تفرضه على اللبنانيين من جدول اعمال خلافاتها ومراهناتها، وهي المسؤولة عن حال الفتان الامني المستشري، اما نأياً بالنفس او تواطؤاً او مسايرة، وهي نفسها أحجمت عن تقديم الغطاء السياسي للقوى العسكرية كي تفرض الامن وتضع حداً للمخلين به، ما جعل هذه القوى عاجزة عن القيام بمهامها في حماية المواطنين، وعرضة للنيل منها والاعتداء عليها كما حدث في أكثر من منطقة لبنانية، والتي كان آخرها حادثة عرسال المدانة والمستنكرة.
كما يرى المكتب السياسي ان "الظروف القاهرة" نفسها هي ما يجب ان يكون السبب لاقالة هذه السلطة ورحيلها، احتراماً لابسط قواعد الديمقراطية، واعترافاً بالعجز والفشل وتحمل المسؤولية، لا أن تقدم لنفسها مكافأة بالتمديد، وتفرض على اللبنانيين تمديداً لازماتها التي باتت شاملة كل المجالات السياسية والامنية والاقتصادية والاجتماعية، ومعها استمرار الصراعات الفئوية والاستقطابات الطائفية والفساد والفوضى وعدم الاستقرار بما يهدد كل اسسس الكيان ووجود الدولة التي تتحول الى "دولة فاشلة" بكل المقاييس.
ان المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني اذ يرفض الخضوع للابتزاز الذي وضعتنا امامه الطبقة السياسية الحاكمة بالقول اما الفراغ او التمديد، يعلن رفضه الاعتراف بشرعية المجلس النيابي بعد الخامس عشر من حزيران، وشرعية كل القرارات الصادرة عنه لاحقاً، لان ما بني على باطل فهو باطل، ويحذر اللبنانيين من دخول البلاد مرحلة جديدة خطيرة قوامها الاستيلاء على كل مرافق الدولة ومؤسساتها محاصصة او تمديداً. ويدعو الى عدم الاستسلام لهذا الواقع، والى فرض جدول اعمال مختلف يحتاجه لبنان يقوم على إعادة بناء الدولة والنظام السياسي والاقتصادي على قاعدة المواطنة والعدالة الاجتماعية والكرامة الإنسانية، وهو لذلك يدعو القوى الوطنية والديمقراطية الى المشاركة في المؤتمر الوطني للانقاذ في الخامس عشر من حزيران، لاطلاق الدعوة لقيام "هيئة دستورية انتقالية" ووضع خطة عمل لتحقيق تلك الاهداف.
المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني
بيروت في 31/5/2013
Liban/Syrie : Le Liban frappé par de nouvelles roquettes en provenance de Syrie
Le conflit syrien envahit chaque jour un peu plus le Liban. Quatre
nouvelles roquettes en provenance de la Syrie ont frappé samedi le sol
libanais. Selon une source de la sécurité locale, il n’y aurait aucune
victime. "Quatre roquettes se sont écrasées dans le secteur entre
Saraain al-Fawqa et Saraain al-Tahta, près de l’aéroport de Rayaq", dans
la région de la Békaa, a indiqué cette source. "Elles ont été tirées
depuis le territoire syrien et il n’y a pas eu de victime."
Des roquettes tirées depuis la Syrie s’abattent régulièrement en
territoire libanais, visant soit des zones sunnites, une communauté qui
soutient en majorité les rebelles syriens, soit les fiefs du mouvement
chiite Hezbollah, allié du régime de Bashar el-Assad. La semaine
dernière, une femme a été tuée lorsque trois obus de mortier tirés
depuis la Syrie sont tombés près de la ville de Hermel, un bastion du
Hezbollah.
Si, officiellement, le Liban affiche une position de neutralité sur le
conflit qui fait rage chez son voisin, il reste profondément divisé
entre pro et anti-Assad. Des affrontements meurtriers ont notamment lieu
régulièrement à Tripoli, la grande ville du nord, entre partisans des
deux camps. De plus, le puissant mouvement Hezbollah combat aux côtés de
l’armée syrienne et des sunnites libanais sont par ailleurs allés
renforcer les rangs de la rébellion.
En raison des profondes divisions suscitées par la guerre en Syrie et de
l’incapacité des partis politiques à s’accorder sur une loi électorale,
le Parlement libanais avait décidé vendredi de prolonger son mandat et
de reporter les élections prévues en juin.
(01-06-2013)
(01-06-2013)
Irak : Les violences ont fait plus de 1000 morts en mai, selon l’ONU
La flambée de violences qui ensanglante l’Irak a fait plus de 1000
morts en mai, soit le bilan le plus lourd depuis 2008, ont annoncé les
Nations unies samedi.
Au cours du mois de mai, 1045 personnes sont mortes dans des attentats et 2397 ont été blessées, selon des chiffres fournis par l’ONU.
Mais selon un bilan compilé par l’AFP sur la base de données fournies par des responsables médicaux et des forces de sécurité, les violences ont fait 614 morts en mai et 1550 blessés. Les autorités irakiennes avancent de leur côté 681 morts et 1.097 blessés.
L’intensité et la fréquence des violences sont certes loin des niveaux qu’elles connaissaient en 2006-2008, mais leur augmentation fait craindre un retour du conflit confessionnel.
A l’époque, plus d’un millier de personnes périssaient chaque mois dans des attentats et des affrontements, principalement entre chiites et sunnites.
Cette flambée de violences, qui a commencé début 2013, a coïncidé avec le lancement d’un mouvement de protestation de la minorité sunnite qui enrage d’être "stigmatisée" par les forces de sécurité et la Justice, dominées par les chiites.
A en croire les analystes, les insurgés tentent d’exploiter la paralysie politique pour gagner la sympathie de ceux qui se sentent laissés à l’abandon par les dirigeants irakiens, incapables de régler leurs différends.
Pour tenter d’y remédier, les principaux leaders politiques, dont le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, doivent se retrouver samedi dans l’après-midi pour une réunion.
Les violences sont dirigées principalement contre les forces de sécurité et les chiites, majoritaires en Irak, mais récemment les attaques ont aussi visé des mosquées sunnites, soulignant le caractère confessionnel de ces attentats.
Le gouvernement a certes fait quelques concessions aux sunnites, en libérant par exemple des prisonniers, mais le fond du problème n’a pas été réglé et les dirigeants sunnites continuent à se sentir exclus du pouvoir.
Au cours du mois de mai, 1045 personnes sont mortes dans des attentats et 2397 ont été blessées, selon des chiffres fournis par l’ONU.
Mais selon un bilan compilé par l’AFP sur la base de données fournies par des responsables médicaux et des forces de sécurité, les violences ont fait 614 morts en mai et 1550 blessés. Les autorités irakiennes avancent de leur côté 681 morts et 1.097 blessés.
L’intensité et la fréquence des violences sont certes loin des niveaux qu’elles connaissaient en 2006-2008, mais leur augmentation fait craindre un retour du conflit confessionnel.
A l’époque, plus d’un millier de personnes périssaient chaque mois dans des attentats et des affrontements, principalement entre chiites et sunnites.
Cette flambée de violences, qui a commencé début 2013, a coïncidé avec le lancement d’un mouvement de protestation de la minorité sunnite qui enrage d’être "stigmatisée" par les forces de sécurité et la Justice, dominées par les chiites.
A en croire les analystes, les insurgés tentent d’exploiter la paralysie politique pour gagner la sympathie de ceux qui se sentent laissés à l’abandon par les dirigeants irakiens, incapables de régler leurs différends.
Pour tenter d’y remédier, les principaux leaders politiques, dont le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, doivent se retrouver samedi dans l’après-midi pour une réunion.
Les violences sont dirigées principalement contre les forces de sécurité et les chiites, majoritaires en Irak, mais récemment les attaques ont aussi visé des mosquées sunnites, soulignant le caractère confessionnel de ces attentats.
Le gouvernement a certes fait quelques concessions aux sunnites, en libérant par exemple des prisonniers, mais le fond du problème n’a pas été réglé et les dirigeants sunnites continuent à se sentir exclus du pouvoir.
Palestine : Apprentice mechanic
Gaza, 31 may : Palestinian Mohammed Jundeya, 17, who left school to work
as an apprentice in a car repair garage to support his family’s income.
Apprentice mechanics earn around $100 per month, garage owners say.
(Photograph : Mohammed Salem)
(Photograph : Mohammed Salem)
Israël : découverte de dizaines de corps de Palestiniens tués en 1948
Les restes de dizaines de personnes ont été retrouvés dans un
cimetière arabe en Israël, les dépouilles de victimes palestiniennes de
la guerre de 1948, selon des habitants.
Un responsable du cimetière du quartier de Jaffa, à Tel-Aviv, a précisé à l’AFP que cette fosse commune pleine de squelettes avait été découverte mercredi lors de travaux de rénovation.
Un pêcheur, Attar Zeïnab, 80 ans, a affirmé à l’AFP avoir aidé à ramasser les corps de Palestiniens tués au sud de Jaffa dans les derniers mois de la guerre de 1948 pour les enterrer à la hâte dans ce cimetière.
"J’ai amené au cimetière une soixantaine de corps en trois ou quatre mois", a-t-il indiqué, expliquant qu’il s’agissait souvent de cadavres d’inconnus ramassés dans la rue et inhumés de manière expéditive en raison des combats.
Jaffa, ville à majorité arabe dont la majeure partie de la population a fui ou été chassée en 1948, a été intégré en 1950 à l’agglomération de Tel-Aviv.(*)
Les Palestiniens et la minorité arabe d’Israël ont marqué le 15 mai la "Nakba" ("catastrophe") représentée pour eux par la création d’Israël en 1948, et l’exode de 760.000 Palestiniens qui s’en est suivi, point de départ de la question des réfugiés, dont plus de 5 millions sont actuellement recensés avec leurs descendants (sur plus de 11 millions de Palestiniens dans le monde).
Quelque 160.000 sont restés dans ce qui est devenu Israël. Ils sont aujourd’hui avec leurs descendants environ 1,35 million, soit 20% de la population israélienne.
(31-05-2013)
(*) Invitation à lire :
Sandrine Mansour-Mérien "L’Histoire occultée des Palestiniens", Éditions Privat.
Un responsable du cimetière du quartier de Jaffa, à Tel-Aviv, a précisé à l’AFP que cette fosse commune pleine de squelettes avait été découverte mercredi lors de travaux de rénovation.
Un pêcheur, Attar Zeïnab, 80 ans, a affirmé à l’AFP avoir aidé à ramasser les corps de Palestiniens tués au sud de Jaffa dans les derniers mois de la guerre de 1948 pour les enterrer à la hâte dans ce cimetière.
"J’ai amené au cimetière une soixantaine de corps en trois ou quatre mois", a-t-il indiqué, expliquant qu’il s’agissait souvent de cadavres d’inconnus ramassés dans la rue et inhumés de manière expéditive en raison des combats.
Jaffa, ville à majorité arabe dont la majeure partie de la population a fui ou été chassée en 1948, a été intégré en 1950 à l’agglomération de Tel-Aviv.(*)
Les Palestiniens et la minorité arabe d’Israël ont marqué le 15 mai la "Nakba" ("catastrophe") représentée pour eux par la création d’Israël en 1948, et l’exode de 760.000 Palestiniens qui s’en est suivi, point de départ de la question des réfugiés, dont plus de 5 millions sont actuellement recensés avec leurs descendants (sur plus de 11 millions de Palestiniens dans le monde).
Quelque 160.000 sont restés dans ce qui est devenu Israël. Ils sont aujourd’hui avec leurs descendants environ 1,35 million, soit 20% de la population israélienne.
(31-05-2013)
(*) Invitation à lire :
Sandrine Mansour-Mérien "L’Histoire occultée des Palestiniens", Éditions Privat.
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