L'opposant syrien Louay Hussein, détenu depuis trois mois, a indiqué
mercredi à l'AFP qu'il venait de sortir de la prison d'Adra (nord-est de
Damas) après avoir été libéré sous caution.
"Je viens de sortir de prison et je rentre chez moi. Je suis habitué à
ça. Je suis un opposant donc (cette incarcération) était attendue",
a-t-il dit, joint par l'AFP juste à sa sortie.
"Je veux absolument continuer mon combat, (...) avec encore plus
d'énergie. Je resterai à Damas car si vous voulez vous battre pour votre
pays, vous devez être chez vous", a ajouté M. Hussein, âgé de 55 ans.
Son avocat Michel Chammas a indiqué pour sa part que "la seconde chambre
de la Cour criminelle de Damas avait accepté mercredi la requête de
libérer sous caution le dissident Louay Hussein, chef du Mouvement pour
la construction de l'État syrien".
Selon Me Chammas, M. Hussein "se présentera donc libre à son procès le 3 mars pour répondre des charges pesant contre lui".
Il avait été arrêté début novembre alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays pour une visite familiale en Espagne.
Cet opposant avait déclaré que le régime de Bashar al-Assad "était en
train de s'effondrer" et avait appelé à un "gouvernement de coalition
entre le pouvoir et l'opposition" pour se substituer au régime actuel.
Il est accusé "d'affaiblir le sentiment national".
(25-02-2015)
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
jeudi 26 février 2015
Irak : Les Rafale du Charles de Gaulle larguent leurs premières bombes sur l'Etat Islamique
Un des quatre Rafale qui avaient décollé le matin du bâtiment, au nord
du Golfe, est revenu sans aucune bombe et l'autre, avec la moitié de son
emport initial. Ils étaient partis avec quatre bombes chacun, à guidage
laser ou GPS. Aucune précision n'a été donnée à bord du Charles de Gaulle sur
la nature de leur engagement et sur les cibles visées. Les deux autres
Rafale sont revenus avec leurs quatre bombes. Dix à douze appareils,
Rafale et Super Étendard modernisés, ont effectué chaque jour des
missions à partir du porte-avions depuis le début des opérations lundi.
Les deux premiers jours, ils étaient revenus avec l'intégralité de leur
armement.
Neuf Rafale stationnés aux Émirats arabes unis et six Mirage 2000D en Jordanie participent par ailleurs à l'opération française Chammal en Irak, déclenchée le 19 septembre dernier. Elle appuie la campagne de frappes aériennes de la coalition internationale contre les djihadistes de l'EI qui contrôlent de larges portions de territoire en Syrie et en Irak. Ils ont effectué une centaine de missions de reconnaissance et autant de missions de frappes, en appui des forces irakiennes et des peshmergas kurdes qui combattent l'EI sur le terrain, indique-t-on au ministère français de la Défense.
(25-02-2015)
Neuf Rafale stationnés aux Émirats arabes unis et six Mirage 2000D en Jordanie participent par ailleurs à l'opération française Chammal en Irak, déclenchée le 19 septembre dernier. Elle appuie la campagne de frappes aériennes de la coalition internationale contre les djihadistes de l'EI qui contrôlent de larges portions de territoire en Syrie et en Irak. Ils ont effectué une centaine de missions de reconnaissance et autant de missions de frappes, en appui des forces irakiennes et des peshmergas kurdes qui combattent l'EI sur le terrain, indique-t-on au ministère français de la Défense.
(25-02-2015)
mercredi 25 février 2015
Israël/Palestine : Incendie criminel dans une mosquée en Cisjordanie
Un incendie a légèrement endommagé dans la nuit de mardi une mosquée
d'un village palestinien proche de Bethléem, en Cisjordanie occupée, sur
laquelle une étoile de David et des slogans en hébreu ont été tagués,
selon des témoins.
Ces témoins palestiniens ont imputé l'incendie à des colons israéliens. L'une des inscriptions en hébreu retrouvées sur un des murs extérieurs proclamait "vengeance" (Ndlr : Neqamah en hébreu), a constaté un photographe de l'AFP.
Les Affaires étrangères palestiniennes ont dénoncé "une déclaration officielle de guerre religieuse", notant que cet incendie avait eu lieu le jour même du 21ème anniversaire du Massacre du Caveau des Patriarches, au cours duquel un colon juif avait abattu 29 Palestiniens en prière à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée.
"Cette nouvelle attaque est le signe de la montée de l'extrémisme violent dans la société israélienne", poursuit le ministère dans un communiqué.
La police et l'armée israéliennes ont dépêché des hommes sur place pour mener une enquête à la suite d'une plainte de Palestiniens pour un incendie criminel dans une mosquée, a indiqué une porte-parole de la police israélienne, sans se prononcer sur les faits et leur origine.
Des Palestiniens ont constaté vers 4H00 (2H00 GMT) qu'un incendie s'était déclaré dans la mosquée al-Houda du village d'Al-Jabaa, ont dit les témoins. Le village est situé près du bloc de colonies israéliennes de Goush Etzion.
Ils ont alerté les autres habitants qui ont réussi à éteindre le feu qui a provoqué quelques dégâts dans le bâtiment, ont ajouté les témoins.
Depuis des années, des colons extrémistes ainsi que des activistes d'extrême droite se livrent sous le label "le prix à payer" à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l'armée israélienne.
Ces témoins palestiniens ont imputé l'incendie à des colons israéliens. L'une des inscriptions en hébreu retrouvées sur un des murs extérieurs proclamait "vengeance" (Ndlr : Neqamah en hébreu), a constaté un photographe de l'AFP.
Les Affaires étrangères palestiniennes ont dénoncé "une déclaration officielle de guerre religieuse", notant que cet incendie avait eu lieu le jour même du 21ème anniversaire du Massacre du Caveau des Patriarches, au cours duquel un colon juif avait abattu 29 Palestiniens en prière à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée.
"Cette nouvelle attaque est le signe de la montée de l'extrémisme violent dans la société israélienne", poursuit le ministère dans un communiqué.
La police et l'armée israéliennes ont dépêché des hommes sur place pour mener une enquête à la suite d'une plainte de Palestiniens pour un incendie criminel dans une mosquée, a indiqué une porte-parole de la police israélienne, sans se prononcer sur les faits et leur origine.
Des Palestiniens ont constaté vers 4H00 (2H00 GMT) qu'un incendie s'était déclaré dans la mosquée al-Houda du village d'Al-Jabaa, ont dit les témoins. Le village est situé près du bloc de colonies israéliennes de Goush Etzion.
Ils ont alerté les autres habitants qui ont réussi à éteindre le feu qui a provoqué quelques dégâts dans le bâtiment, ont ajouté les témoins.
Depuis des années, des colons extrémistes ainsi que des activistes d'extrême droite se livrent sous le label "le prix à payer" à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l'armée israélienne.
Syrie: Quatre parlementaires français ont rencontré Bashar al-Assad
Quatre parlementaires français de gauche et de droite, en "mission
personnelle" en Syrie depuis mardi, ont rencontré mercredi matin à Damas
le président syrien Bashar al-Assad, a annoncé à l'AFP l'un d'eux,
Jacques Myard (UMP).
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a indiqué mercredi que cette rencontre était "une initiative personnelle" et en "aucun cas une initiative officielle" de la France.
"Nous avons rencontré Bashar al-Assad pendant une bonne heure. Ca s'est très bien passé", a indiqué le député des Yvelines, tout en refusant de préciser la teneur des échanges. "Nous ferons rapport à qui de droit", a-t-il dit.
Les quatre parlementaires en déplacement en Syrie sont, outre M. Myard, Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne et président du groupe d'amitié France-Syrie à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Vial, sénateur UMP de Haute-Savoie, président du groupe d'amitié France-Syrie au Sénat, et François Zocchetto, sénateur UDI de la Mayenne, président du groupe UDI-UC, membre du groupe France-Syrie au Sénat.
"C'est une mission personnelle pour voir ce qui se passe, entendre, écouter. Ensuite, nous en tirerons des informations", avait indiqué mardi M. Myard.
Interrogé mercredi à l'issue du Conseil des ministres sur cette visite, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a souligné qu'il s'agissait d'une "initiative personnelle" et non "pas d'une initiative officielle de la France", sans faire d'autres commentaires.
Alexandre Giorgini, porte-parole du Quai d'Orsay interrogé lundi sur une éventuelle concertation au sujet de cette visite avec les services de Laurent Fabius, a précisé qu'"il s'agit d'une initiative de parlementaires qui, conformément au principe de séparation des pouvoirs, n'a pas été décidée en concertation avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international."
"Comme l'a précisé M. Fabius le 15 février, les parlementaires concernés ne sont porteurs d'aucun message officiel", a aussi répondu M. Giorgini en se démarquant de ce voyage.
Cette visite de parlementaires français constitue une première depuis la rupture des relations diplomatiques décidée en mai 2012 conjointement par la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne.
Selon une source gouvernementale à Damas, ils ont été reçus mardi par le vice-ministre syrien des Affaires Etrangères, Fayçal Moqdad, et mercredi ils devraient s'entretenir avec le chef de la diplomatie, Walid Mouallem. Ils ont dîné également avec le mufti de la République, cheikh Ahmad Hassoun.
Un an après le déclenchement de la guerre civile en Syrie en mars 2011, la France avait décidé le 2 mars 2012 de fermer son ambassade à Damas.
Le 29 mai 2012, dans le cadre d'une initiative commune à cinq pays européens, la France avait déclaré l'ambassadrice de Syrie et d'autres diplomates persona non grata.
Depuis, Paris ne cesse de réclamer le départ du pouvoir d'Assad en soutenant politiquement, militairement et humanitairement l'opposition modérée au président syrien.
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a indiqué mercredi que cette rencontre était "une initiative personnelle" et en "aucun cas une initiative officielle" de la France.
"Nous avons rencontré Bashar al-Assad pendant une bonne heure. Ca s'est très bien passé", a indiqué le député des Yvelines, tout en refusant de préciser la teneur des échanges. "Nous ferons rapport à qui de droit", a-t-il dit.
Les quatre parlementaires en déplacement en Syrie sont, outre M. Myard, Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne et président du groupe d'amitié France-Syrie à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Vial, sénateur UMP de Haute-Savoie, président du groupe d'amitié France-Syrie au Sénat, et François Zocchetto, sénateur UDI de la Mayenne, président du groupe UDI-UC, membre du groupe France-Syrie au Sénat.
"C'est une mission personnelle pour voir ce qui se passe, entendre, écouter. Ensuite, nous en tirerons des informations", avait indiqué mardi M. Myard.
Interrogé mercredi à l'issue du Conseil des ministres sur cette visite, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a souligné qu'il s'agissait d'une "initiative personnelle" et non "pas d'une initiative officielle de la France", sans faire d'autres commentaires.
Alexandre Giorgini, porte-parole du Quai d'Orsay interrogé lundi sur une éventuelle concertation au sujet de cette visite avec les services de Laurent Fabius, a précisé qu'"il s'agit d'une initiative de parlementaires qui, conformément au principe de séparation des pouvoirs, n'a pas été décidée en concertation avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international."
"Comme l'a précisé M. Fabius le 15 février, les parlementaires concernés ne sont porteurs d'aucun message officiel", a aussi répondu M. Giorgini en se démarquant de ce voyage.
Cette visite de parlementaires français constitue une première depuis la rupture des relations diplomatiques décidée en mai 2012 conjointement par la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne.
Selon une source gouvernementale à Damas, ils ont été reçus mardi par le vice-ministre syrien des Affaires Etrangères, Fayçal Moqdad, et mercredi ils devraient s'entretenir avec le chef de la diplomatie, Walid Mouallem. Ils ont dîné également avec le mufti de la République, cheikh Ahmad Hassoun.
Un an après le déclenchement de la guerre civile en Syrie en mars 2011, la France avait décidé le 2 mars 2012 de fermer son ambassade à Damas.
Le 29 mai 2012, dans le cadre d'une initiative commune à cinq pays européens, la France avait déclaré l'ambassadrice de Syrie et d'autres diplomates persona non grata.
Depuis, Paris ne cesse de réclamer le départ du pouvoir d'Assad en soutenant politiquement, militairement et humanitairement l'opposition modérée au président syrien.
Syrie: 1000 familles assyriennes fuient les jihadistes
Près de 1000 familles chrétiennes assyriennes ont fui leurs foyers dans
le nord-est de la Syrie après le rapt de dizaines des leurs par le
groupe Etat islamique (EI), a indiqué un représentant de cette
communauté mercredi.
"Près de 800 familles sont réfugiées depuis lundi dans la ville de Hassaké et 150 dans celle de Qamichli, soit près de 5000 personnes", a dit Oussama Edward, directeur du Réseau assyrien des droits de l'Homme basé en Suède, joint au téléphone par l'AFP à Beyrouth.
Depuis lundi, les jihadistes ont pris en otage 90 Syriens membres de la communauté assyrienne dans la province de Hassaké, frontalière de la Turquie et de l'Irak, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
D'après M. Edward, le nombre des otages "en grande majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées, est entre 70 et 100 personnes", dont 25 à 30 ont été enlevées dans la localité de Tall Jazira.
Les Assyriens sont parmi les plus anciennes communautés converties au christianisme.
Originaire de la région d'Al-Khabour située sur les rives du fleuve du même nom et qui compte 35 localités assyriennes, M. Edward a affirmé que les "jihadistes avaient fait irruption dans les maisons lundi vers 04H00 à l'aube alors que tout le monde dormait".
Puis ils se sont emparés selon lui de plus d'une dizaine de villages, notamment Tall Chamiram.
"Mon épouse est originaire de Tall Chamiram, et quand elle a voulu joindre au téléphone la femme de son oncle, c'est un homme qui lui a répondu 'Ici, c'est la maison de l'Etat islamique'", a ajouté M. Edward, en réclamant la communauté internationale pour aider les déplacés assyriens.
D'après lui, les otages ont été emmenés à Chaddadé, un fief de l'EI dans la province de Hassaké.
Ce sont deux jeunes hommes, cachés sur un îlot du fleuve avant de s'enfuir, qui ont donné l'alerte.
M. Edward a précisé que les villages avaient été auparavant menacés par l'EI qui leur a intimé d'enlever les croix sur les églises. "Les gens s'attendaient à une attaque, mais ils pensaient que l'armée syrienne, postée à 30 km de là, les Kurdes ou les frappes de la coalition les protégeraient".
"(...) Ils ont pris ces otages pour en faire des boucliers humains", a-t-il poursuivi en précisant que femmes et enfants avaient été "répartis" dans plusieurs maisons à Chaddadé. Et face aux Kurdes qui les combattent, l'EI tentera d'échanger ses otages contre des prisonniers jihadistes.
Selon lui, les jihadistes cherchent à s'emparer de la localité de Tall Tamer proche d'un pont surplombant le fleuve et qui est importante pour pouvoir rejoindre la frontière irakienne à partir de la province d'Alep (nord), selon M. Edward.
"Près de 800 familles sont réfugiées depuis lundi dans la ville de Hassaké et 150 dans celle de Qamichli, soit près de 5000 personnes", a dit Oussama Edward, directeur du Réseau assyrien des droits de l'Homme basé en Suède, joint au téléphone par l'AFP à Beyrouth.
Depuis lundi, les jihadistes ont pris en otage 90 Syriens membres de la communauté assyrienne dans la province de Hassaké, frontalière de la Turquie et de l'Irak, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
D'après M. Edward, le nombre des otages "en grande majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées, est entre 70 et 100 personnes", dont 25 à 30 ont été enlevées dans la localité de Tall Jazira.
Les Assyriens sont parmi les plus anciennes communautés converties au christianisme.
Originaire de la région d'Al-Khabour située sur les rives du fleuve du même nom et qui compte 35 localités assyriennes, M. Edward a affirmé que les "jihadistes avaient fait irruption dans les maisons lundi vers 04H00 à l'aube alors que tout le monde dormait".
Puis ils se sont emparés selon lui de plus d'une dizaine de villages, notamment Tall Chamiram.
"Mon épouse est originaire de Tall Chamiram, et quand elle a voulu joindre au téléphone la femme de son oncle, c'est un homme qui lui a répondu 'Ici, c'est la maison de l'Etat islamique'", a ajouté M. Edward, en réclamant la communauté internationale pour aider les déplacés assyriens.
D'après lui, les otages ont été emmenés à Chaddadé, un fief de l'EI dans la province de Hassaké.
Ce sont deux jeunes hommes, cachés sur un îlot du fleuve avant de s'enfuir, qui ont donné l'alerte.
M. Edward a précisé que les villages avaient été auparavant menacés par l'EI qui leur a intimé d'enlever les croix sur les églises. "Les gens s'attendaient à une attaque, mais ils pensaient que l'armée syrienne, postée à 30 km de là, les Kurdes ou les frappes de la coalition les protégeraient".
"(...) Ils ont pris ces otages pour en faire des boucliers humains", a-t-il poursuivi en précisant que femmes et enfants avaient été "répartis" dans plusieurs maisons à Chaddadé. Et face aux Kurdes qui les combattent, l'EI tentera d'échanger ses otages contre des prisonniers jihadistes.
Selon lui, les jihadistes cherchent à s'emparer de la localité de Tall Tamer proche d'un pont surplombant le fleuve et qui est importante pour pouvoir rejoindre la frontière irakienne à partir de la province d'Alep (nord), selon M. Edward.
Israël: duel médiatique entre magnats de la presse
Les élections du 17 mars en Israël ne mettent pas
seulement aux prises Benjamin Netanyahu et le reste de la classe
politique, elles opposent aussi deux magnats de la presse: l'un grand
pourfendeur du Premier ministre, l'autre supporter fervent.
D'un côté, Sheldon Adelson, multimilliardaire américain octogénaire; de l'autre Arnon Moses, patron israélien du plus important groupe de presse national.
Sheldon Adelson, un des principaux contributeurs du Parti républicain aux Etats-Unis, s'est mobilisé à fond en faveur du Premier ministre de droite sortant. Au service de la réélection de son poulain, Israel Hayom, le quotidien gratuit qu'il a fondé en 2007 et qui est devenu le journal le plus diffusé du pays.
Celui dont la fortune est estimée à prés de 40 milliards de dollars s'est aussi offert le site d'information israélien NRG.
Arnon Moses, 61 ans, est, lui, à la tête d'un empire de presse comprenant le populaire site d'information Ynet et le quotidien Yediot Aharonot, longtemps dominant mais désormais supplanté par Israel Hayom.
"Il s'agit d'un véritable duel entre magnats qui se déroule aussi bien sur le front économique que politique, car le Yediot Aharonot a adopté ces dernières années une position très critique vis-à-vis de Bibi", le surnom de Netanyahu, explique Amit Lavie Dinur, experte en communications au Centre interdisciplinaire de Herzliya au nord de Tel Aviv.
En butte à un flot d'informations sur le train de vie dans ses résidences ou sur la conduite de son épouse, Netanyahu a accusé Arnon Moses d'être le "cerveau" de cette campagne.
"Les objectifs de cet homme d'affaires qui a le bras long dans les médias est de faire tomber le gouvernement du Likoud que je dirige, de provoquer la fermeture d'Israel Hayom et de restaurer le contrôle qu'exerçait le Yediot Aharonot sur la presse écrite", a proclamé Netanyahu sur les réseaux sociaux.
Nahum Barnea, le commentateur le plus influent du Yediot Aharonot, a aussitôt diagnostiqué une crise de "paranoïa" de la part de Netanyahu en suggérant son "hospitalisation dans un asile psychiatrique". Arnon Moses est resté fidèle à sa discrétion habituelle.
Mais son influence s'est fait sentir au parlement, théâtre en novembre d'un débat passionné. Malgré la ferme opposition de Netanyahu, les députés ont procédé au vote préliminaire d'un texte visant à interdire la diffusion gratuite d'Israel Hayom.
Le vote a été acquis par 43 voix contre 23. Des députés et ministres de la majorité de droite du Premier ministre ont voté pour, signe que le journal rallie les détracteurs de tous les côtés.
Le député de l'opposition travailliste Eitan Cabel qui présentait le texte de loi disait vouloir défendre l'existence des autres journaux, qui souffrent de la concurrence gratuite d'un "pamphlet se livrant à un culte de la personnalité digne de la Corée du Nord".
Israel Hayom rafle une bonne partie du marché de la publicité et des annonces légales et contribue ainsi à la crise des grands quotidiens nationaux payants.
Le journal avait sèchement répliqué en présentant Eitan Cabel comme un "agent" au service d'Arnon Moses.
Le vote du parlement avait provoqué un coup de sang du Premier ministre. Moins d'un mois après, il annonçait à la surprise générale la tenue d'élections anticipées, ce qui a provoqué un report de plusieurs mois de l'examen en trois lectures de ce texte.
Israel Hayom continue donc à être diffusé gratuitement dans les rues, les centres commerciaux ou les gares par des distributeurs revêtus de salopettes rouges qui font désormais partie du paysage.
Un avocat a intenté une action de dernière minute avant les législatives pour empêcher la diffusion du journal parce qu'il servirait à la campagne de Netanyahu. La commission électorale a rejeté sa demande mardi.
D'un côté, Sheldon Adelson, multimilliardaire américain octogénaire; de l'autre Arnon Moses, patron israélien du plus important groupe de presse national.
Sheldon Adelson, un des principaux contributeurs du Parti républicain aux Etats-Unis, s'est mobilisé à fond en faveur du Premier ministre de droite sortant. Au service de la réélection de son poulain, Israel Hayom, le quotidien gratuit qu'il a fondé en 2007 et qui est devenu le journal le plus diffusé du pays.
Celui dont la fortune est estimée à prés de 40 milliards de dollars s'est aussi offert le site d'information israélien NRG.
Arnon Moses, 61 ans, est, lui, à la tête d'un empire de presse comprenant le populaire site d'information Ynet et le quotidien Yediot Aharonot, longtemps dominant mais désormais supplanté par Israel Hayom.
"Il s'agit d'un véritable duel entre magnats qui se déroule aussi bien sur le front économique que politique, car le Yediot Aharonot a adopté ces dernières années une position très critique vis-à-vis de Bibi", le surnom de Netanyahu, explique Amit Lavie Dinur, experte en communications au Centre interdisciplinaire de Herzliya au nord de Tel Aviv.
En butte à un flot d'informations sur le train de vie dans ses résidences ou sur la conduite de son épouse, Netanyahu a accusé Arnon Moses d'être le "cerveau" de cette campagne.
"Les objectifs de cet homme d'affaires qui a le bras long dans les médias est de faire tomber le gouvernement du Likoud que je dirige, de provoquer la fermeture d'Israel Hayom et de restaurer le contrôle qu'exerçait le Yediot Aharonot sur la presse écrite", a proclamé Netanyahu sur les réseaux sociaux.
Nahum Barnea, le commentateur le plus influent du Yediot Aharonot, a aussitôt diagnostiqué une crise de "paranoïa" de la part de Netanyahu en suggérant son "hospitalisation dans un asile psychiatrique". Arnon Moses est resté fidèle à sa discrétion habituelle.
Mais son influence s'est fait sentir au parlement, théâtre en novembre d'un débat passionné. Malgré la ferme opposition de Netanyahu, les députés ont procédé au vote préliminaire d'un texte visant à interdire la diffusion gratuite d'Israel Hayom.
Le vote a été acquis par 43 voix contre 23. Des députés et ministres de la majorité de droite du Premier ministre ont voté pour, signe que le journal rallie les détracteurs de tous les côtés.
Le député de l'opposition travailliste Eitan Cabel qui présentait le texte de loi disait vouloir défendre l'existence des autres journaux, qui souffrent de la concurrence gratuite d'un "pamphlet se livrant à un culte de la personnalité digne de la Corée du Nord".
Israel Hayom rafle une bonne partie du marché de la publicité et des annonces légales et contribue ainsi à la crise des grands quotidiens nationaux payants.
Le journal avait sèchement répliqué en présentant Eitan Cabel comme un "agent" au service d'Arnon Moses.
Le vote du parlement avait provoqué un coup de sang du Premier ministre. Moins d'un mois après, il annonçait à la surprise générale la tenue d'élections anticipées, ce qui a provoqué un report de plusieurs mois de l'examen en trois lectures de ce texte.
Israel Hayom continue donc à être diffusé gratuitement dans les rues, les centres commerciaux ou les gares par des distributeurs revêtus de salopettes rouges qui font désormais partie du paysage.
Un avocat a intenté une action de dernière minute avant les législatives pour empêcher la diffusion du journal parce qu'il servirait à la campagne de Netanyahu. La commission électorale a rejeté sa demande mardi.
Syrie : "Nous mangions du fourrage", le calvaire des assiégés
"Je n'ai pas mangé de tomates ou de pommes de terre depuis plus d'un
an", témoigne Salma, une mère de famille syrienne qui, avec des milliers
d'autres, a évacué une région assiégée par le régime de Bashar
al-Assad.
"Nous avons décidé de partir, au péril de notre vie", raconte cette femme de 35 ans, assise sur un matelas en berçant son bébé. Car "nos enfants auraient pu mourir là-bas de peur, de faim et de froid".
Salma fait partie des milliers de civils sortis ces derniers mois de la Ghouta orientale, une région à l'est de Damas considérée comme le "réservoir de la rébellion". Elle s'est réfugiée avec des dizaines d'autres familles dans un centre d'accueil à Qoudsaya, au nord-ouest de la capitale.
Dans ce bâtiment géré par le ministère de la Réconciliation, les visages émaciés et tristes se ressemblent, comme celui d'Abou Ali, arrivé il y a quelque jours avec sa famille.
Cet ancien fonctionnaire de la mairie de Mleiha raconte que "tous les jours à l'aube", il fouillait avec sa fille "les poubelles pour trouver quelque chose, comme une feuille de salade, juste de quoi calmer notre faim".
"Avant, j'avais du travail et nourrissais mes enfants, alors que maintenant...", se désole Abou Ali, étendu sur un matelas, avant que sa voix ne s'étrangle.
"Nous mangions du fourrage", se rappelle aussi Salem, vêtements loqueteux, les dents noircies par les caries.
Cet habitant de Deir Assafir a vendu les bijoux de sa femme pour acheter de l'orge à des prix exorbitants, le kilo se vendant à 1.000 livres syriennes (20 dollars).
Dans la Ghouta, des dizaines de personnes sont mortes de pénuries de nourriture et de médicaments. Des milliers d'autres, vaincues par la faim et les bombardements, ont fini par accepter de quitter leurs villages sous la protection des forces gouvernementales.
Le centre de plusieurs étages où s'est rendue l'AFP avec d'autres médias dans le cadre d'une visite organisée par le ministère abrite 860 personnes dans des salles meublées du strict nécessaire, notamment de matelas noirs.
Dans l'une d'elles, un homme amputé des deux pieds est couché sur un matelas près d'un fauteuil roulant. D'autres chambres sont remplies de malades, selon les organisateurs.
Abou al-Majd, un volontaire, affirme que certains déplacés étaient atteints de maladies inexistantes depuis longtemps en Syrie, comme la tuberculose et la lèpre.
L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a mis en garde la semaine dernière contre la situation sanitaire dans la Ghouta, disant qu'elle avait "franchi toutes les lignes rouges".
Les déplacés racontent également que certains rebelles profitaient du siège pour imposer leur loi et monopolisaient les produits alimentaires pour les vendre à des prix exorbitants.
"On achetait la cigarette à 175 livres syriennes (0,7 dollar), alors que le paquet ici coûte 125" (0,5 dollar), témoigne Aboul-Nour, 50 ans. De même, un oeuf se vendait à 200 livres contre 30 (0,13 dollar) à Damas, et le kilo de sucre coûtait 4.000 livres (16,5 dollars) contre 125 livres (0,5 dollar).
Moustapha, 76 ans, dont la maigreur transparait de sa djellaba noire, dit avoir perdu 40 kilos en deux ans.
Cet ancien gérant de boucheries et d'un restaurant à Mleiha raconte qu'il pouvait porter à lui seul un mouton de 50 kilos. Mais "aujourd'hui, toutes mes forces m'ont abandonné".
"Je vivais dans l'aisance, maintenant je ne possède plus rien. Mes maisons et mes magasins ont été détruits", se lamente ce septuagénaire qui employait 60 personnes.
"Tout ce que j'ai gagné dans ma vie est parti en fumée".
(24-02-2015)
"Nous avons décidé de partir, au péril de notre vie", raconte cette femme de 35 ans, assise sur un matelas en berçant son bébé. Car "nos enfants auraient pu mourir là-bas de peur, de faim et de froid".
Salma fait partie des milliers de civils sortis ces derniers mois de la Ghouta orientale, une région à l'est de Damas considérée comme le "réservoir de la rébellion". Elle s'est réfugiée avec des dizaines d'autres familles dans un centre d'accueil à Qoudsaya, au nord-ouest de la capitale.
Dans ce bâtiment géré par le ministère de la Réconciliation, les visages émaciés et tristes se ressemblent, comme celui d'Abou Ali, arrivé il y a quelque jours avec sa famille.
Cet ancien fonctionnaire de la mairie de Mleiha raconte que "tous les jours à l'aube", il fouillait avec sa fille "les poubelles pour trouver quelque chose, comme une feuille de salade, juste de quoi calmer notre faim".
"Avant, j'avais du travail et nourrissais mes enfants, alors que maintenant...", se désole Abou Ali, étendu sur un matelas, avant que sa voix ne s'étrangle.
"Nous mangions du fourrage", se rappelle aussi Salem, vêtements loqueteux, les dents noircies par les caries.
Cet habitant de Deir Assafir a vendu les bijoux de sa femme pour acheter de l'orge à des prix exorbitants, le kilo se vendant à 1.000 livres syriennes (20 dollars).
Dans la Ghouta, des dizaines de personnes sont mortes de pénuries de nourriture et de médicaments. Des milliers d'autres, vaincues par la faim et les bombardements, ont fini par accepter de quitter leurs villages sous la protection des forces gouvernementales.
Le centre de plusieurs étages où s'est rendue l'AFP avec d'autres médias dans le cadre d'une visite organisée par le ministère abrite 860 personnes dans des salles meublées du strict nécessaire, notamment de matelas noirs.
Dans l'une d'elles, un homme amputé des deux pieds est couché sur un matelas près d'un fauteuil roulant. D'autres chambres sont remplies de malades, selon les organisateurs.
Abou al-Majd, un volontaire, affirme que certains déplacés étaient atteints de maladies inexistantes depuis longtemps en Syrie, comme la tuberculose et la lèpre.
L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a mis en garde la semaine dernière contre la situation sanitaire dans la Ghouta, disant qu'elle avait "franchi toutes les lignes rouges".
Les déplacés racontent également que certains rebelles profitaient du siège pour imposer leur loi et monopolisaient les produits alimentaires pour les vendre à des prix exorbitants.
"On achetait la cigarette à 175 livres syriennes (0,7 dollar), alors que le paquet ici coûte 125" (0,5 dollar), témoigne Aboul-Nour, 50 ans. De même, un oeuf se vendait à 200 livres contre 30 (0,13 dollar) à Damas, et le kilo de sucre coûtait 4.000 livres (16,5 dollars) contre 125 livres (0,5 dollar).
Moustapha, 76 ans, dont la maigreur transparait de sa djellaba noire, dit avoir perdu 40 kilos en deux ans.
Cet ancien gérant de boucheries et d'un restaurant à Mleiha raconte qu'il pouvait porter à lui seul un mouton de 50 kilos. Mais "aujourd'hui, toutes mes forces m'ont abandonné".
"Je vivais dans l'aisance, maintenant je ne possède plus rien. Mes maisons et mes magasins ont été détruits", se lamente ce septuagénaire qui employait 60 personnes.
"Tout ce que j'ai gagné dans ma vie est parti en fumée".
(24-02-2015)
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