jeudi 26 septembre 2013

Syrie : La référence du président

President Barack Obama waits to speak at the United Nations General Assembly in New York. On the right is United Nations Secretary-General Ban Ki-moon. (Photograph : Justin Lane)

"Le président Obama a dit que les négociations partaient de la référence des lignes de 1967", a déclaré à la radio officielle Voix de la Palestine M. Malki, qui accompagne M. Abbas à l’Assemblée générale des Nations unies.
Responsables et commentateurs israéliens ont pour leur part surtout relevé la mention de "Cisjordanie occupée" dans le discours prononcé par le président américain à la tribune de l’ONU avant la rencontre avec Mahmud Abbas.
"Cette notion de territoire occupé est superflue de notre point de vue"
, a affirmé à la radio publique le ministre israélien des Affaires stratégiques et des Relations internationales Youval Steinitz, membre de la délégation israélienne à New York.

Israël/Palestine : Israël va lever des restrictions sur les Territoires palestiniens

Un ministre israélien a annoncé mercredi en marge de l’Assemblée générale de l’ONU une levée de certaines restrictions dans les Territoires palestiniens, notamment en termes de permis de travail, en pleines négociations directes entre Israël et les Palestiniens.
Le ministre des Affaires stratégiques Yuval Steinitz a indiqué qu’Israël avait délivré 5.000 nouveaux permis permettant à des Palestiniens de travailler en Israël et autorisé l’importation à Gaza de matériaux de construction.
Il a également annoncé qu’Israël allait prolonger les horaires d’ouverture du fameux pont Allenby, point de passage frontalier entre la Cisjordanie et la Jordanie.
"Nous avons un intérêt à ce que l’économie palestinienne soit forte, viable et prospère", a affirmé Steinitz auprès de journalistes.
"Et une économie palestinienne forte est bonne pour Israël, bonne pour notre économie, bonne pour le climat général", a-t-il assuré après une réunion à l’ONU d’un comité de suivi sur l’économie des Territoires palestiniens.
Au terme de cette réunion, les Etats-Unis avaient indiqué vouloir accélérer les négociations directes israélo-palestiniennes qu’ils ont relancées en juillet, mais sur lesquelles ils s’expriment très peu.
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a révélé que les négociateurs israéliens et palestiniens s’étaient vus à sept reprises depuis la relance les 29 et 30 juillet à Washington de leur dialogue direct.

Syrie : progrès à l’ONU sur une résolution sur les armes chimiques

Les grandes puissances réunies à New York ont progressé mercredi vers un accord sur plusieurs points cruciaux d’une résolution des Nations unies sur le désarmement chimique syrien, au moment où les experts de l’ONU faisaient leur retour à Damas.
Sur le terrain, la rébellion qui combat le régime de Bashar al-Assad depuis deux ans et demi s’est fracturée encore davantage, les principaux groupes islamistes rompant avec l’opposition politique et annonçant une nouvelle alliance avec un groupe lié à Al-Qaïda.
Les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine) ont trouvé un accord sur "les principaux points" d’une résolution de l’ONU encadrant le désarmement chimique syrien, a indiqué un diplomate.
"D’importants progrès ont été faits sur certains points mais il reste des divergences et il faudra poursuivre les négociations", a nuancé un autre. Un diplomate russe a déclaré à l’AFP "que les discussions n’étaient pas terminées sur certains points essentiels", sans donner de détails.
"Nous faisons des progrès mais nous ne sommes pas au bout de nos peines", a assuré à l’AFP un responsable du département d’Etat.
Occidentaux et Russes s’opposent depuis des jours sur les moyens de contraindre la Syrie à appliquer le programme d’élimination de ses armes chimiques annoncé le 14 septembre à Genève.
Mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président américain Barack Obama avait réclamé une résolution des Nations unies "ferme", assortie de "conséquences" pour le régime du dictateur Assad s’il ne tenait pas sa promesse de détruire ses armes chimiques.
Le texte désormais sur la table mentionne la possibilité de prendre ultérieurement "des mesures sous chapitre 7", c’est-à-dire coercitives, si la Syrie se dérobe à ses engagements de désarmement. Elle ne contient cependant pas de menace immédiate, selon une source diplomatique.
A Damas, l’équipe d’experts dirigée par Aake Sellström est arrivée dans un convoi de trois véhicules de l’ONU. Elle doit vérifier "13 ou 14" allégations des deux camps sur un recours à l’arme chimique dans les combats à travers le pays.
M. Sellström avait indiqué récemment que son équipe espérait pouvoir présenter un rapport final sur les accusations "peut-être à la fin octobre".
En août, ils avaient enquêté sur une attaque à l’arme chimique du 21 août près de Damas, qui avait fait près de 1.500 morts selon Washington. Dans leur rapport le 16 septembre, ils avaient conclu à l’utilisation de gaz sarin à une large échelle dans cette attaque, sans pointer du doigt les responsables.
Mais pour Washington, Paris et Londres, ce rapport ne laissait "aucun doute" quant à la "responsabilité extrêmement claire" du régime syrien.
, fidèle alliée de Damas, a en revanche dénoncé ce rapport et réclamé le retour de la mission en Syrie pour enquêter sur d’autres attaques présumées dont elle accuse les rebelles.
L’attaque du 21 août avait conduit Washington à menacer Damas de frappes militaires, une action finalement repoussée sine die après l’engagement du régime syrien à démanteler d’ici la mi-2014 son arsenal chimique aux termes d’un accord conclu le 14 septembre entre la Russie et les Etats-Unis.
Lors de la réunion au siège de l’ONU, le secrétaire général Ban Ki-moon et les ministres ont par ailleurs souligné "l’importance de redoubler d’efforts pour résoudre la crise humanitaire à la fois en Syrie et dans les pays voisins", selon le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky.
D’après l’ONU, plus de deux millions de Syriens ont fui dans les pays limitrophes et environ six millions d’entre eux ont été déplacés à l’intérieur du pays.
Le Liban en accueille le plus grand nombre, des responsables libanais évoquant la présence sur leur territoire de plus de 1,2 million de Syriens.
La première réunion du groupe international de soutien au Liban, qui comprend notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, avait lieu mercredi en fin de journée à l’ONU.
"Aujourd’hui à New York, nous disons aux Libanais et aux Libanaises que nous sommes à leur côté de façon concrète et dans la durée", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
"Nous voulons redonner (au Liban) stabilité et espoir", a-t-il ajouté.
La Grande-Bretagne a annoncé mercredi qu’elle allait verser 160 millions de dollars d’aides supplémentaires pour les réfugiés syriens, portant le total de l’aide britannique à plus de 800 millions de dollars.
L’annonce mardi par 13 importants groupes rebelles islamistes qu’ils rompaient avec la Coalition nationale syrienne (CNS) en exil a porté un nouveau coup à celle-ci.
Dans un communiqué, les signataires affirment que la Coalition "ne nous représente pas et nous ne la reconnaissons pas", appelant "tous les groupes civils et militaires à s’unir sous la bannière de la charia (loi islamique)". "Ceci est extrêmement dommageable" pour l’Armée syrienne libre (ASL), jusqu’à présent principale coalition de groupes armés liée à l’opposition en exil, car les 13 groupes "représentent une portion significative de l’opposition armée et regroupent ses meilleurs combattants", selon Charles Lister, un analyste au IHS Jane’s Terrorism and Insurgency Centre.
Cette rupture avec la CNS et l’ASL désavantage également l’opposition face au régime en cas de négociations de paix pour régler le conflit en Syrie, qui a fait plus de 110.000 morts en plus de deux ans et demi.

Israël/Palestine : la croissance exponentielle des colons juifs en Cisjordanie (Danièle Kriegel)

L’équation est sans appel. Le taux de croissance de la population dans les colonies israéliennes de Cisjordanie, qui s’établissait fin 2012 à 5 %, est presque trois fois celui enregistré au plan national, qui est de seulement 1,9 %. Selon les chiffres que vient de publier le Bureau central des statistiques israélien, cela donne à la fin de l’année dernière 341 400 colons. Soit 16 200 de plus que l’année précédente.
Fait important, cette augmentation n’est pas due à l’arrivée dans les implantations juives de familles vivant jusqu’ici à l’intérieur d’Israël même, mais aux naissances sur place. En 2012, les 11 100 bébés nés dans les colonies ont contribué à hauteur de 68,5 % à la croissance de cette population, alors que les 31,5 % restant représentaient les 5 100 personnes qui avaient quitté Israël pour la "Judée-Samarie".
Un renversement de tendance. Car vingt et un ans plus tôt, en 1991, 9 000 juifs étaient allés s’installer en Cisjordanie alors qu’on avait enregistré "seulement" 2 600 naissances. De fait, c’est au début des années 2000, avec la seconde Intifada, que les courbes ont commencé à s’inverser.
Et depuis, l’évolution n’a cessé d’aller dans ce seul sens : celui du triomphe des naissances sur les camions de déménagement en direction des colonies.
À l’origine de cette nouvelle réalité, le développement de deux colonies ultraorthodoxes : Betar Illit, édifiée en 1985, non loin de Bethléem avec près de 43 000 habitants, et Modiin Illit, créée en 1991, qui avec ses 55 500 habitants est actuellement la plus importante des 130 colonies que compte ce territoire. Dans ces deux localités, le taux de fécondité est exceptionnel : 7,7 contre 5,1 pour l’ensemble des femmes des colonies. Résultat : alors qu’en 1991 les juifs ultra-religieux ne représentaient que 5 % des colons installés en Cisjordanie, ils sont aujourd’hui plus de 30 %. Et selon les prévisions des démographes, ils seront d’ici huit ans près de 40 %.
En août dernier, Galei Tsahal, la radio de l’armée, s’appuyant sur des chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, a annoncé qu’en Cisjordanie les colons juifs avaient atteint le nombre de 367 000 personnes au premier semestre 2013, soit une croissance de 2,1 % en six mois. L’occasion pour les ténors de la colonisation de lancer un appel au gouvernement pour qu’il relance la construction de logements, "afin de répondre à la demande croissante".
Fin juillet, rappelons-le, Netanyahou avait inscrit vingt implantations dans sa nouvelle liste des zones de développement prioritaires. Bref, du pain bénit pour la droite nationaliste et les sionistes religieux. Totalement décomplexés, leurs représentants au sein de l’actuel cabinet rappellent régulièrement leur opposition à la solution à deux États, c’est-à-dire Israël et une Palestine indépendante, côte à côte.
Pour Dani Dayan, une des figures majeures du mouvement des implantations, la présence juive en Cisjordanie est un "fait irréversible". Que ce soit en Israël ou à l’étranger, dans des articles ou des conférences, devant un public de partisans ou non, son credo est le même : "Tenter de stopper l’expansion de la colonisation est futile. Les gouvernements occidentaux doivent renoncer à leurs efforts visant à la création d’un État palestinien. À la place, ils doivent tout faire pour améliorer la situation qui prévaut sur le terrain." D’autres vont encore plus loin en appelant à l’annexion pure et simple de la Cisjordanie. Certains, comme Ouri Ariel, le ministre de l’Habitat, et lui-même colon, allant jusqu’à proposer d’accorder la citoyenneté israélienne aux Palestiniens.
Face à cela, ceux qui, en Israël, veulent encore croire à la création d’un État palestinien ne pèsent plus très lourd. D’autant plus que même si le nombre des colons ne représente que 4,8 % de la population israélienne totale, leur soutien à l’intérieur de la ligne verte est lui aussi en pleine croissance. La preuve ? Les douze sièges remportés par le Foyer juif de Naftali Bennett, un parti ouvertement annexionniste et qui compte, au sein du gouvernement israélien, trois ministères, dont deux majeurs : l’Économie et l’Habitat.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, actuellement à New York, a déclaré, en rencontrant un important groupe de responsables juifs américains, qu’il espérait toujours conclure un accord afin que "juifs, chrétiens et musulmans puissent vivre en paix et en sécurité en Palestine".
Mais, a-t-il ajouté, "le peuple palestinien a perdu l’espoir dans les négociations avec Israël, en raison de la colonisation".

(26-09-2013 - Danièle Kriegel )

mercredi 25 septembre 2013

Irak : au moins 33 morts dans des attentats

Au moins 33 personnes ont été tuées dans de nouvelles violences en Irak mercredi, dont 14 dans des attaques à la bombe contre plusieurs bâtiments officiels, suivies d’accrochages, près de Kirkouk, dans le nord du pays.
A Hawija, à 230 kilomètres au nord de Bagdad, des activistes ont attaqué le commissariat, la mairie, et le conseil général, faisant usage de mortiers et d’au moins une voiture piégée, selon le général Mohammed Khalaf al-Dulaymi.
Sept civils, quatre insurgés, et trois soldats ont été tués et 22 personnes blessées lors de cette attaque contre les trois bâtiments publics dans le centre ville, a indiqué le général.
L’attaque intervient au lendemain d’un assaut par des activistes contre deux commissariats dans la province occidentale d’Anbar qui avait fait sept morts parmi les policiers.
Par ailleurs, une famille de six personnes, dont une grand-mère et trois enfants, a été abattue chez elle mercredi dans le nord-est de Bagdad, a-t-on appris de sources sécuritaires.
Au moins trois personnes ont été tuées et 25 blessées par un engin explosif dans une rue du centre de Mossoul, dans le nord du pays, et cinq ont été tuées par l’explosion d’une bombe près de Balad, au nord de Bagdad.
Au moins cinq autres personnes ont été assassinées ailleurs dans le pays.
Quelque 670 personnes ont été tuées en Irak depuis début septembre dans des actes de violence, et plus de 4.500 depuis le début de l’année, selon un bilan établi par l’AFP sur la base de sources sécuritaires et médicales.

Syrie : des rebelles s’opposent à une conférence impliquant l’Iran


Plus de cent officiers supérieurs de l’Armée syrienne libre (ASL, rebelles) ont signé un appel à "boycotter" toute conférence sur la Syrie impliquant le régime iranien, a-t-on appris mercredi à Paris auprès de l’un d’eux.
"En condamnant une fois de plus tout dialogue avec le régime criminel d’Assad et toute conférence qui ouvrira une voie autre que celle du renversement du régime en place, nous déclarons que le régime iranien constitue une partie sérieuse du problème et qu’il ne doit en aucun cas être associé à une quelconque conférence sur la Syrie", ont écrit ces officiers dans cet appel rendu public mercredi.
"Nous appelons à boycotter toute conférence ou discussions qui impliquent d’une manière ou d’une autre le régime iranien", ont-ils ajouté, estimant que "le temps est venu pour la communauté internationale de sanctionner le régime des mollahs pour ses crimes en Syrie".
Parmi les signataires figurent notamment le colonel Riad Assaad, fondateur de l’ASL en juillet 2011 à partir de soldats ayant fait défection au régime, le colonel Malik al-Kurdi, numéro deux de l’ASL, et plus de 35 généraux.
Cet appel est rendu public au lendemain de déclarations du président François Hollande qui a jugé que l’Iran était "bienvenu" pour participer à une prochaine réunion internationale sur la Syrie, à condition que ce soit dans l’optique d’une transition politique et pas d’un maintien au pouvoir de Bashar Al-Assad.
L’initiative d’une nouvelle conférence internationale baptisée Genève-2 et rassemblant notamment représentants du gouvernement syrien et de l’opposition a été prise début mai par les chefs des diplomaties russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry. Mais les rebelles syriens réclament d’abord le départ du président syrien avant de l’envisager.
"Je tiens à insister sur le fait que quiconque acceptera ou insistera pour la présence de l’Iran à une telle conférence internationale sera considéré comme un ennemi du peuple syrien", a déclaré mercredi à l’AFP le général de brigade Methkal Albatich, membre du conseil de commandement de l’ASL, de passage à Paris.
"Comment pourrions-nous accepter la participation d’un pays qui sur le terrain nous massacre ? Alors même que l’Occident ne nous montre qu’indifférence et inaction", a demandé ce général, dont la défection remonte à l’été 2012.
"Plus de 140 pays (et organisations) participent aux conférences des Amis de la Syrie. Pourtant, tous leurs efforts réunis sont loin d’égaler ceux du seul Iran envers le régime d’Assad... Car le sort des deux régimes, à Téhéran et à Damas, est lié, et quand Assad tombera, le gouvernement iranien tombera également", a jugé le général.
Interrogé sur les récents combats qui ont opposé, au sein de la rébellion syrienne, des membres de l’ASL à des groupes jihadistes, l’officier a relativisé l’importance de ces derniers.
"Certains de ces extrémistes viennent de Tchétchénie, d’Irak. Ils prétendent aider la révolution syrienne, mais ils ont leur propre ordre du jour. Mais ils sont très peu nombreux et ne représentent pas une menace pour nous. Le jour où Assad tombera, nous règlerons leur cas en deux jours. Mais nous devons d’abord nous occuper d’Assad", a assuré le général Methkal Albatich.

Sahara Occidental : Un jeune manifestant sahraoui tué par les forces de sécurité marocaines

Rassemblement parisien de protestation,
samedi 28 septembre 2013 à 15h00 au Trocadéro


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Tout en reconnaissant qu’il importait "d’améliorer la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental", la résolution 2099 adoptée le 25 avril 2013 par le Conseil de sécurité de l’ONU avait refusé, sous la pression de la France, d’étendre le mandat de la mission des Nations unies à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental. Le Maroc avait reçu ce refus comme un encouragement à poursuivre sa politique de répression contre les militants sahraouis et marocains.

Effectivement, les manifestations pacifiques, qui se succèdent depuis des mois, sont violemment réprimées avec de nombreux blessés et des emprisonnements, des journalistes sont arrêtés. C’est ainsi que le journaliste marocain Ali Anouzla, qui combattait pour la démocratie et un Etat de droit, a été arrêté et emprisonné.

Au Maroc, on interdit, on réprime, on emprisonne et ...on tue ! Le samedi 21 septembre, les forces de l’ordre marocaines ont franchi un degré supplémentaire dans l’escalade de la violence. Des familles sahraouies de la ville d’Assa, au sud du Maroc, avaient dressé des tentes dans le désert pour défendre leurs droits. Comme à Gdeim Izik, les gendarmes et forces auxiliaires marocaines sont intervenus pour détruire le campement et chasser les familles. A Assa, la population a manifesté pacifiquement pour protester contre cette atteinte au droit de circuler et de manifester. La répression a été particulièrement violente avec utilisation de gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc mais aussi balles réelles. Le jeune Sahraoui, Rachid Chain, âgé de 20 ans, a été tué de deux balles dans le dos au cours de la manifestation.

Réaffirmant sa solidarité avec la lutte des peuples marocain et sahraoui, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits humains au Sahara Occidental (CORELSO) dénonce les arrestations et la répression sanglante. Il demande la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur la mort du jeune manifestant sahraoui. Il interpelle le gouvernement français pour qu’il cesse de soutenir le pouvoir marocain et agisse pour l’arrêt de la répression et la libération des prisonniers politiques marocains et sahraouis.

Le CORELSO se joint aux associations sahraouies en France pour appeler au rassemblement de protestation et de soutien aux familles sahraouies de la ville d’Assa samedi 28 septembre à 15h Place du Trocadéro.

(25-09-2013 - Le CORELSO)