Le ministre israélien des Renseignements Youval Steinitz a affirmé jeudi
que l'option militaire restait sur la table pour son pays face à la
menace d'un Iran doté de l'arme nucléaire, alors que les négociations se
poursuivaient sur le nucléaire iranien à Lausanne.
Interrogé sur une possible attaque israélienne contre l'Iran en cas
d'accord, M. Steinitz, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu,
a dit sur la radio publique que son pays agirait dans les domaines de
la diplomatie et du Renseignement, mais "si nous n'avons pas le choix,
nous n'avons pas le choix (...) l'option militaire est sur la table".
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
jeudi 2 avril 2015
Israël/Palestine : Les forces d'occupation arrêtent la député Palestinienne Khalida Jrar
Les forces d'occupation ont procédé ce matin à l'aube, à son domicile de
Ramallah, à l'arrestation de la députée Palestinienne Khalida Jarrar,
membre du Front Populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et militante active de l'Union des Comités des Femmes Palestiniennes (UPWC).
Selon les premières informations, une soixantaine de soldats des forces d'occupation ont encerclé le domicile de la députée Palestinienne avant d'y pénétrer et de saisir du matériel appartenant à l'élue dont deux ordinateurs, pour ensuite la conduire vers une destination inconnue.
Avec Khalida Jarrar, ce sont 16 députés Palestiniens qui sont actuellement détenus par les forces d'occupation.
Selon les premières informations, une soixantaine de soldats des forces d'occupation ont encerclé le domicile de la députée Palestinienne avant d'y pénétrer et de saisir du matériel appartenant à l'élue dont deux ordinateurs, pour ensuite la conduire vers une destination inconnue.
Avec Khalida Jarrar, ce sont 16 députés Palestiniens qui sont actuellement détenus par les forces d'occupation.
mercredi 1 avril 2015
Israël/Palestine : La Palestine devient officiellement membre de la Cour pénale internationale
La Palestine est devenue formellement mercredi membre de la Cour pénale
internationale (CPI), dans l'espoir d'y faire juger les dirigeants
israéliens pour crimes de guerre ou crimes liés à l'occupation, sur fond
d'impasse du processus de paix.
Lors d'une cérémonie à huis clos au siège du tribunal à La Haye, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, a reçu une copie symbolique du Statut de Rome, fondateur de la CPI.
"La Palestine recherche la justice, pas la vengeance", a assuré le ministre aux journalistes après la cérémonie, appelant Israël à adhérer également à la CPI.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, "ne devrait pas avoir peur (...), si Israël a des plaintes (contre les Palestiniens, NDLR) il devrait les présenter à la CPI", a dit le ministre.
Netanyahu avait accusé le gouvernement palestinien, incluant le Hamas considéré comme terroriste par Israël, de "manipuler" la Cour.
Exaspérés par des décennies de vaines négociations, sans aucune perspective de voir naître prochainement l'Etat auquel ils aspirent depuis longtemps, les Palestiniens ont fait le choix d'internationaliser leur cause.
Fin 2014, ils ont décidé de rejoindre la CPI, qui a pour vocation de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, après avoir vu rejeter par le Conseil de sécurité un projet de résolution mettant fin à l'occupation sous trois ans.
L'Autorité palestinienne a déjà envoyé à la CPI des documents autorisant le procureur à enquêter sur des crimes présumés commis dans les Territoires palestiniens depuis juin 2014.
L'offensive menée par Israël en juillet-août 2014 contre la bande de Gaza pour faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire avait fait près de 2.200 morts côté palestinien et 73 côté israélien.
Le 16 janvier, la procureure Fatou Bensouda, qui a participé au tribunal international pour le Rwanda, a décidé de se pencher sur le conflit israélo-palestinien, mais aucune enquête formelle n'a été ouverte contre des dirigeants israéliens.
Toute enquête sur des crimes de guerre israéliens présumés commis à Gaza pourrait également inclure une investigation sur les tirs de roquettes et de mortiers des militants du Hamas sur les zones civiles en Israël.
Bien qu'Israël ne soit pas membre de la CPI, le tribunal pourrait poursuivre des Israéliens pour des crimes présumés perpétrés en territoire palestinien. Mais la CPI pourrait se heurter à la difficulté d'arrêter des suspects israéliens, puisqu'elle ne dispose pas de sa propre force de police et dépend de la coopération des Etats membres.
En théorie, les Palestiniens peuvent maintenant porter devant la Cour une question spécifique, comme la construction de colonies juives en Cisjordanie occupée. M. Malki a cependant indiqué que son gouvernement attendrait le résultat de l'enquête préliminaire de la procureure.
"Nous ne sommes pas dans une logique de menaces. Nous voulons attendre et donner à la Cour suffisamment de temps pour compléter l'examen préliminaire", a-t-il dit.
Le recours à la CPI était brandie de longue date comme l'une des armes ultimes des Palestiniens.
En représailles, Israël a cessé de reverser à l'Autorité palestinienne les plus de 100 millions d'euros de taxes qu'il prélève chaque mois pour son compte. Lors de sa campagne électorale, Netanyahu, qui a été réélu, avait enterré l'idée d'un Etat palestinien.
Depuis, le Premier ministre israélien a accepté de débloquer les sommes dues à l'Autorité palestinienne, essentielle aux finances d'une institution aux abois qui fait vivre des dizaines de milliers de Palestiniens.
Parmi différentes formes de riposte, Israël soutient les plaintes de victimes d'attentats. Ainsi, 26 Américains ont décidé mardi de demander à la justice des Etats-Unis de poursuivre de hauts responsables du Hamas pour crimes de guerre commis selon eux lors du conflit de 2014 avec Israël.
L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch s'est félicitée mercredi de l'adhésion de la Palestine à la CPI, et affirmé qu'Israël et les Etats-Unis, qui y sont opposés, devraient "immédiatement mettre un terme à leurs pressions" sur les Palestiniens.
Les Palestiniens ont obtenu en 2012 le statut d'observateur à l'Onu et quelque 135 pays ont reconnu l'Etat de Palestine, selon l'Autorité palestinienne.
Lors d'une cérémonie à huis clos au siège du tribunal à La Haye, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, a reçu une copie symbolique du Statut de Rome, fondateur de la CPI.
"La Palestine recherche la justice, pas la vengeance", a assuré le ministre aux journalistes après la cérémonie, appelant Israël à adhérer également à la CPI.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, "ne devrait pas avoir peur (...), si Israël a des plaintes (contre les Palestiniens, NDLR) il devrait les présenter à la CPI", a dit le ministre.
Netanyahu avait accusé le gouvernement palestinien, incluant le Hamas considéré comme terroriste par Israël, de "manipuler" la Cour.
Exaspérés par des décennies de vaines négociations, sans aucune perspective de voir naître prochainement l'Etat auquel ils aspirent depuis longtemps, les Palestiniens ont fait le choix d'internationaliser leur cause.
Fin 2014, ils ont décidé de rejoindre la CPI, qui a pour vocation de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, après avoir vu rejeter par le Conseil de sécurité un projet de résolution mettant fin à l'occupation sous trois ans.
L'Autorité palestinienne a déjà envoyé à la CPI des documents autorisant le procureur à enquêter sur des crimes présumés commis dans les Territoires palestiniens depuis juin 2014.
L'offensive menée par Israël en juillet-août 2014 contre la bande de Gaza pour faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire avait fait près de 2.200 morts côté palestinien et 73 côté israélien.
Le 16 janvier, la procureure Fatou Bensouda, qui a participé au tribunal international pour le Rwanda, a décidé de se pencher sur le conflit israélo-palestinien, mais aucune enquête formelle n'a été ouverte contre des dirigeants israéliens.
Toute enquête sur des crimes de guerre israéliens présumés commis à Gaza pourrait également inclure une investigation sur les tirs de roquettes et de mortiers des militants du Hamas sur les zones civiles en Israël.
Bien qu'Israël ne soit pas membre de la CPI, le tribunal pourrait poursuivre des Israéliens pour des crimes présumés perpétrés en territoire palestinien. Mais la CPI pourrait se heurter à la difficulté d'arrêter des suspects israéliens, puisqu'elle ne dispose pas de sa propre force de police et dépend de la coopération des Etats membres.
En théorie, les Palestiniens peuvent maintenant porter devant la Cour une question spécifique, comme la construction de colonies juives en Cisjordanie occupée. M. Malki a cependant indiqué que son gouvernement attendrait le résultat de l'enquête préliminaire de la procureure.
"Nous ne sommes pas dans une logique de menaces. Nous voulons attendre et donner à la Cour suffisamment de temps pour compléter l'examen préliminaire", a-t-il dit.
Le recours à la CPI était brandie de longue date comme l'une des armes ultimes des Palestiniens.
En représailles, Israël a cessé de reverser à l'Autorité palestinienne les plus de 100 millions d'euros de taxes qu'il prélève chaque mois pour son compte. Lors de sa campagne électorale, Netanyahu, qui a été réélu, avait enterré l'idée d'un Etat palestinien.
Depuis, le Premier ministre israélien a accepté de débloquer les sommes dues à l'Autorité palestinienne, essentielle aux finances d'une institution aux abois qui fait vivre des dizaines de milliers de Palestiniens.
Parmi différentes formes de riposte, Israël soutient les plaintes de victimes d'attentats. Ainsi, 26 Américains ont décidé mardi de demander à la justice des Etats-Unis de poursuivre de hauts responsables du Hamas pour crimes de guerre commis selon eux lors du conflit de 2014 avec Israël.
L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch s'est félicitée mercredi de l'adhésion de la Palestine à la CPI, et affirmé qu'Israël et les Etats-Unis, qui y sont opposés, devraient "immédiatement mettre un terme à leurs pressions" sur les Palestiniens.
Les Palestiniens ont obtenu en 2012 le statut d'observateur à l'Onu et quelque 135 pays ont reconnu l'Etat de Palestine, selon l'Autorité palestinienne.
Yémen: Des dizaines de civils tués dans le bombardement d'une laiterie
Au moins 37 civils ont été tués tôt mercredi dans le bombardement, à
l'origine indéterminée, d'une laiterie de l'ouest du Yémen, au septième
jour de la campagne aérienne de la coalition militaire arabe contre des
rebelles chiites soutenus par l'Iran.
Ce lourd bilan est venu confirmer les inquiétudes d'organisations humanitaires sur le sort des civils de ce conflit, marqué aussi ces dernières heures par une intensification des attaques à Aden, la grande ville du sud.
40 civils avaient déjà péri lundi dans un raid contre un camp de déplacés dans le nord-ouest, une attaque imputée à la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite qui a admis que des "dommages collatéraux pouvaient se produire".
Le bombardement de la laiterie a fait "37 morts et 80 blessés" parmi les employés, a déclaré le gouverneur de Hodeida, Hassan Ahmed al-Haï, sans préciser si l'usine avait été touchée par un raid de la coalition ou par des tirs des rebelles chiites Houthis qui tiennent une position proche.
Le directeur des services de santé de la province, Abdel Rahmane Jarallah, a indiqué à l'AFP que "35 personnes étaient mortes et des dizaines d'autres blessées".
Selon le médecin de garde de l'hôpital où ont été conduites les victimes, les employés ont été victimes de l'explosion d'un réservoir de gaz touché par un bombardement.
Une partie de l'usine a été détruite et des recherches étaient en cours mercredi pour tenter de dégager d'autres victimes éventuelles, a-t-il précisé à l'AFP.
Les circonstances exactes de ce bombardement restent imprécises. Des témoins ont affirmé que des Houthis avaient tiré des obus en direction de l'usine après que leur position proche a été visée par un raid aérien de la coalition.
D'autres, au contraire, ont indiqué que la laiterie avait été touchée par un missile tiré par un avion. Un officier basé à Hodeida, qui n'a rallié ni les Houthis ni les forces loyales au président, a écarté la thèse d'un raid aérien.
Le bombardement de Hodeida a coïncidé avec une intensification des raids de la coalition, notamment à Aden.
L'aviation et la marine ont bombardé tôt des positions rebelles dans ce grand port du sud, après une nuit de raids contre de nombreux autres objectifs notamment dans la capitale Sanaa.
Le principal objectif à Aden est un complexe de l'administration provinciale à Dar Saad, à l'entrée nord de la ville, dont s'étaient emparés les Houthis, a indiqué à l'AFP un officier resté loyal au président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie Saoudite.
Il a évoqué de "nombreux morts et blessés" parmi les Houthis, tout en se disant incapable d'avancer un bilan précis.
Le QG de la 5ème Brigade, loyale à l'ex-président Ali Abdallah Saleh allié aux Houthis, a été visé dans le nord d'Aden, ainsi que l'aéroport international, dans le centre-ville, selon la même source.
Les supplétifs de l'armée, fidèles au président Hadi et qui sont appelés "Comités populaires", ont fait prisonniers 26 rebelles pendant des combats dans Aden, a assuré un de leurs chefs.
Ailleurs, l'aviation de la coalition a pris pour cible dans la nuit des camps de la Garde républicaine (pro-Saleh) dans les environs de Sanaa et dans la région d'Ibb (centre), selon des habitants. Plusieurs positions des Houthis ont été également visées dans les provinces de Hajja et de Saada, des fiefs de la milice chiite dans le nord du Yémen.
Dans la nuit, six civils ont péri dans un raid aérien visant le port de Maydi dans la province de Hajja (nord-ouest), selon des sources médicales.
Les agences des Nations unies et plusieurs organisations humanitaires se sont inquiétées mardi du prix payé par les civils dans ce conflit où les belligérants n'hésitent pas à se mêler à la population.
Ces agences et ONG ont donné de nombreux exemples de pertes civiles durant la première semaine d'hostilités, l'Unicef évoquant notamment la mort de 62 enfants.
A cela s'ajoute la difficulté d'acheminer de l'aide et des médicaments dans un pays où l'espace aérien reste très risqué et où les ports sont bloqués par la marine de la coalition qui veut empêcher que des armes soient livrées aux rebelles, notamment depuis l'Iran.
Les conditions de vie se sont notamment dégradées à Aden, la deuxième ville du pays, affectée par des coupures d'électricité et d'eau et où les vivres commencent à manquer.
Ce lourd bilan est venu confirmer les inquiétudes d'organisations humanitaires sur le sort des civils de ce conflit, marqué aussi ces dernières heures par une intensification des attaques à Aden, la grande ville du sud.
40 civils avaient déjà péri lundi dans un raid contre un camp de déplacés dans le nord-ouest, une attaque imputée à la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite qui a admis que des "dommages collatéraux pouvaient se produire".
Le bombardement de la laiterie a fait "37 morts et 80 blessés" parmi les employés, a déclaré le gouverneur de Hodeida, Hassan Ahmed al-Haï, sans préciser si l'usine avait été touchée par un raid de la coalition ou par des tirs des rebelles chiites Houthis qui tiennent une position proche.
Le directeur des services de santé de la province, Abdel Rahmane Jarallah, a indiqué à l'AFP que "35 personnes étaient mortes et des dizaines d'autres blessées".
Selon le médecin de garde de l'hôpital où ont été conduites les victimes, les employés ont été victimes de l'explosion d'un réservoir de gaz touché par un bombardement.
Une partie de l'usine a été détruite et des recherches étaient en cours mercredi pour tenter de dégager d'autres victimes éventuelles, a-t-il précisé à l'AFP.
Les circonstances exactes de ce bombardement restent imprécises. Des témoins ont affirmé que des Houthis avaient tiré des obus en direction de l'usine après que leur position proche a été visée par un raid aérien de la coalition.
D'autres, au contraire, ont indiqué que la laiterie avait été touchée par un missile tiré par un avion. Un officier basé à Hodeida, qui n'a rallié ni les Houthis ni les forces loyales au président, a écarté la thèse d'un raid aérien.
Le bombardement de Hodeida a coïncidé avec une intensification des raids de la coalition, notamment à Aden.
L'aviation et la marine ont bombardé tôt des positions rebelles dans ce grand port du sud, après une nuit de raids contre de nombreux autres objectifs notamment dans la capitale Sanaa.
Le principal objectif à Aden est un complexe de l'administration provinciale à Dar Saad, à l'entrée nord de la ville, dont s'étaient emparés les Houthis, a indiqué à l'AFP un officier resté loyal au président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie Saoudite.
Il a évoqué de "nombreux morts et blessés" parmi les Houthis, tout en se disant incapable d'avancer un bilan précis.
Le QG de la 5ème Brigade, loyale à l'ex-président Ali Abdallah Saleh allié aux Houthis, a été visé dans le nord d'Aden, ainsi que l'aéroport international, dans le centre-ville, selon la même source.
Les supplétifs de l'armée, fidèles au président Hadi et qui sont appelés "Comités populaires", ont fait prisonniers 26 rebelles pendant des combats dans Aden, a assuré un de leurs chefs.
Ailleurs, l'aviation de la coalition a pris pour cible dans la nuit des camps de la Garde républicaine (pro-Saleh) dans les environs de Sanaa et dans la région d'Ibb (centre), selon des habitants. Plusieurs positions des Houthis ont été également visées dans les provinces de Hajja et de Saada, des fiefs de la milice chiite dans le nord du Yémen.
Dans la nuit, six civils ont péri dans un raid aérien visant le port de Maydi dans la province de Hajja (nord-ouest), selon des sources médicales.
Les agences des Nations unies et plusieurs organisations humanitaires se sont inquiétées mardi du prix payé par les civils dans ce conflit où les belligérants n'hésitent pas à se mêler à la population.
Ces agences et ONG ont donné de nombreux exemples de pertes civiles durant la première semaine d'hostilités, l'Unicef évoquant notamment la mort de 62 enfants.
A cela s'ajoute la difficulté d'acheminer de l'aide et des médicaments dans un pays où l'espace aérien reste très risqué et où les ports sont bloqués par la marine de la coalition qui veut empêcher que des armes soient livrées aux rebelles, notamment depuis l'Iran.
Les conditions de vie se sont notamment dégradées à Aden, la deuxième ville du pays, affectée par des coupures d'électricité et d'eau et où les vivres commencent à manquer.
Sahara Occidental : Pour la libération des prisonniers politiques et l’extension du mandat de la mission de l’Onu au respect des droits de l’homme
Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril 2014 une résolution
prolongeant d'une année le mandat de la Mission des Nations unies pour
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). Mais sans
étendre ce mandat à la surveillance des droits de l'homme et sans
décider la mise en œuvre du référendum d'autodétermination. Depuis, les
violations des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés
se sont encore aggravées. Les manifestations, toujours pacifiques, pour
le droit à l'autodétermination sont violemment réprimées. De nombreux
militants sahraouis arrêtés sont condamnés au cours de procès
inéquitables. La pratique de la torture et des traitements inhumains
perdure. Les libertés d'expression, d'association, d'information et de
manifestation ne sont toujours pas respectées. Des délégations
d'observateurs étrangers et des journalistes sont régulièrement
expulsés. Les 22 militants sahraouis du groupe de Gdeim Izik condamnés
le 17 février 2013 à de lourdes peines de prison (de 20 ans à la
perpétuité) par un tribunal militaire sont toujours détenus, leur
recours en cassation déposé il y a deux ans n'ayant pas eu de suite à ce
jour.
Au mépris du droit international, le Maroc poursuit l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental: accord de pêche avec l'Union européenne, autorisation de prospection pétrolière à des firmes multinationales (par exemple Kosmos Energy).
Le soutien apporté par le gouvernement français au pouvoir marocain malgré ses violations permanentes des droits de l'homme constitue un des principaux obstacles à la solution du conflit. Le peuple sahraoui n'en peut plus de vivre en exil ou sous occupation marocaine. 40 ans, ça suffit! Il aspire à recouvrer sa souveraineté sur son territoire.
Le Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France est membre permanent, devrait adopter fin avril une résolution sur le Sahara occidental. Dans cette perspective, les associations sahraouies (ASF, ACSF), de soutien à la cause sahraouie et des droits de l'homme regroupées dans la Plateforme Sahara occidental appellent à
UN RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 AVRIL À 15H
PLACE DU TROCADERO
suivi d'une manifestation jusqu'à l'Ambassade du Maroc Paris 16ème
pour demander que la résolution des Nations unies sur le Sahara occidental se prononce pour:
- la libération des prisonniers politique sahraouis
- la mise en œuvre rapide du référendum d'autodétermination
- l'extension du mandat de la Minurso aux droits de l'homme
- l'interdiction de la prospection et de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental
Dans une "Lettre ouverte" adressée au président de la République avec d'autres associations, la Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui demande au gouvernement français de s'engager dans ce sens aux Nations unies.
Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui
Paris le 30 mars 2015
Au mépris du droit international, le Maroc poursuit l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental: accord de pêche avec l'Union européenne, autorisation de prospection pétrolière à des firmes multinationales (par exemple Kosmos Energy).
Le soutien apporté par le gouvernement français au pouvoir marocain malgré ses violations permanentes des droits de l'homme constitue un des principaux obstacles à la solution du conflit. Le peuple sahraoui n'en peut plus de vivre en exil ou sous occupation marocaine. 40 ans, ça suffit! Il aspire à recouvrer sa souveraineté sur son territoire.
Le Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France est membre permanent, devrait adopter fin avril une résolution sur le Sahara occidental. Dans cette perspective, les associations sahraouies (ASF, ACSF), de soutien à la cause sahraouie et des droits de l'homme regroupées dans la Plateforme Sahara occidental appellent à
UN RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 AVRIL À 15H
PLACE DU TROCADERO
suivi d'une manifestation jusqu'à l'Ambassade du Maroc Paris 16ème
pour demander que la résolution des Nations unies sur le Sahara occidental se prononce pour:
- la libération des prisonniers politique sahraouis
- la mise en œuvre rapide du référendum d'autodétermination
- l'extension du mandat de la Minurso aux droits de l'homme
- l'interdiction de la prospection et de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental
Dans une "Lettre ouverte" adressée au président de la République avec d'autres associations, la Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui demande au gouvernement français de s'engager dans ce sens aux Nations unies.
Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui
Paris le 30 mars 2015
Yémen: au moins 62 enfants tués depuis une semaine dans les combats
Au moins 62 enfants ont été tués et 30 autres blessés dans les combats au Yémen depuis une semaine, a annoncé l'Unicef mardi.
"Les enfants doivent absolument être protégés, et toutes les parties dans ce conflit devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les enfants", a déclaré Julien Harneis, représentant de l'Unicef pour le Yémen, qui se trouve actuellement en Jordanie.
"Les combats ont gravement endommagé les services sanitaires les plus rudimentaires ainsi que le système éducatif", souligne encore l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, dans ce communiqué.
Et l'organisation de citer "l'insécurité alimentaire généralisée et la malnutrition" comme problèmes affectant les plus jeunes.
Le Yémen est en proie à de violents combats et, depuis jeudi dernier, l'Arabie Saoudite bombarde les rebelles chiites houthis et leurs alliés qui contrôlent de vastes régions du pays.
Preuve de la précarité de la situation: l'ONU a retiré du Yémen la totalité de son personnel étranger et installé son émissaire Jamal Benomar en Jordanie.
Les Nations unies soutiennent le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s'était réfugié dans son fief d'Aden (sud du Yémen) après avoir fui la capitale Sanaa, avant de s'installer en Arabie Saoudite la semaine dernière.
(31-03-2015)
"Les enfants doivent absolument être protégés, et toutes les parties dans ce conflit devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les enfants", a déclaré Julien Harneis, représentant de l'Unicef pour le Yémen, qui se trouve actuellement en Jordanie.
"Les combats ont gravement endommagé les services sanitaires les plus rudimentaires ainsi que le système éducatif", souligne encore l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, dans ce communiqué.
Et l'organisation de citer "l'insécurité alimentaire généralisée et la malnutrition" comme problèmes affectant les plus jeunes.
Le Yémen est en proie à de violents combats et, depuis jeudi dernier, l'Arabie Saoudite bombarde les rebelles chiites houthis et leurs alliés qui contrôlent de vastes régions du pays.
Preuve de la précarité de la situation: l'ONU a retiré du Yémen la totalité de son personnel étranger et installé son émissaire Jamal Benomar en Jordanie.
Les Nations unies soutiennent le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s'était réfugié dans son fief d'Aden (sud du Yémen) après avoir fui la capitale Sanaa, avant de s'installer en Arabie Saoudite la semaine dernière.
(31-03-2015)
Egypte : Obama autorise la livraison de F-16 à l'Egypte
Le président américain Barack Obama a informé mardi son homologue
égyptien Abdel Fattah al-Sissi qu'il levait le gel sur la livraison
d'avions de chasse F-16, de missiles Harpoon et pièces détachées pour
chars Abrams M1A1.
Cette suspension avait été imposée en octobre 2013 à la suite de la répression sanglante contre les partisans du président Mohamed Morsi, destitué par l'armée le 3 juillet 2013.
Ces décisions doivent permettre de répondre aux intérêts communs des deux pays "dans une région instable", a indiqué l'exécutif américain dans un communiqué.
Impliquée dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Libye, l'Egypte participe par ailleurs à la coalition arabe, dirigée par l'Arabie Saoudite, qui mène une intervention militaire au Yémen pour contrer l'avancée des rebelles chiites Houthis.
L'annonce porte sur 12 avions de chasse F-16 et 20 missiles Harpoon, a précisé la Maison Blanche.
Lors de cette conversation téléphonique, M. Obama a aussi indiqué au président égyptien qu'il continuerait à demander une aide annuelle de 1,3 milliard de dollars pour l'Egypte au titre de l'assistance militaire.
Les Etats-Unis allouent chaque année 1,5 milliard de dollars d'aide à l'Egypte, dont 1,3 milliard dans le domaine militaire. Une partie de celle-ci avait été gelée après la destitution de M. Morsi, élu démocratiquement un an et demi après la chute de Hosni Moubarak à l'issue d'une révolte populaire.
Washington avait conditionné la reprise de cette aide à des réformes démocratiques, avant d'admettre qu'il ne pouvait plus bouder le plus peuplé et mieux armé des pays arabes notamment face à la progression des jihadistes de l'EI.
M. Sissi, qui a lancé mi-février ses avions de combat dans un raid contre l'EI en Libye, est le principal chef d'Etat de la région qui réclame la formation d'une force arabe commune pour faire face à cette menace.
La Maison Blanche précise que, lors de cet échange téléphonique, M. Obama a également réitéré les inquiétudes américaines concernant l'emprisonnement d'activistes non-violents ainsi que les procès de masse. Il a appelé au respect de "la liberté d'expression et de rassemblement".
(31-03-2015)
Cette suspension avait été imposée en octobre 2013 à la suite de la répression sanglante contre les partisans du président Mohamed Morsi, destitué par l'armée le 3 juillet 2013.
Ces décisions doivent permettre de répondre aux intérêts communs des deux pays "dans une région instable", a indiqué l'exécutif américain dans un communiqué.
Impliquée dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Libye, l'Egypte participe par ailleurs à la coalition arabe, dirigée par l'Arabie Saoudite, qui mène une intervention militaire au Yémen pour contrer l'avancée des rebelles chiites Houthis.
L'annonce porte sur 12 avions de chasse F-16 et 20 missiles Harpoon, a précisé la Maison Blanche.
Lors de cette conversation téléphonique, M. Obama a aussi indiqué au président égyptien qu'il continuerait à demander une aide annuelle de 1,3 milliard de dollars pour l'Egypte au titre de l'assistance militaire.
Les Etats-Unis allouent chaque année 1,5 milliard de dollars d'aide à l'Egypte, dont 1,3 milliard dans le domaine militaire. Une partie de celle-ci avait été gelée après la destitution de M. Morsi, élu démocratiquement un an et demi après la chute de Hosni Moubarak à l'issue d'une révolte populaire.
Washington avait conditionné la reprise de cette aide à des réformes démocratiques, avant d'admettre qu'il ne pouvait plus bouder le plus peuplé et mieux armé des pays arabes notamment face à la progression des jihadistes de l'EI.
M. Sissi, qui a lancé mi-février ses avions de combat dans un raid contre l'EI en Libye, est le principal chef d'Etat de la région qui réclame la formation d'une force arabe commune pour faire face à cette menace.
La Maison Blanche précise que, lors de cet échange téléphonique, M. Obama a également réitéré les inquiétudes américaines concernant l'emprisonnement d'activistes non-violents ainsi que les procès de masse. Il a appelé au respect de "la liberté d'expression et de rassemblement".
(31-03-2015)
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