dimanche 27 décembre 2015

Israël/Palestine : Un Palestinien poignarde un soldat israélien

Un Palestinien a poignardé dimanche un soldat israélien avec un couteau de cuisine à Jérusalem, le blessant légèrement avant d'être arrêté, a indiqué la police.
L'attaque a eu lieu à Jérusalem ouest, près de la gare routière centrale de la ville, où de nombreux soldats prennent le bus le dimanche matin pour regagner leurs bases après le Shabbat.
"Un garde de sécurité privé qui a vu l'événement a maîtrisé le terroriste jusqu'à ce que la police arrive sur les lieux. Le terroriste a été arrêté", a indiqué la police dans un communiqué.
Il s'agit de la deuxième attaque en moins de 24 heures à Jérusalem.
Samedi, un Palestinien a tenté de poignarder un policier israélien aux abords de la Vieille Ville avant d'être abattu par d'autres officiers.
Depuis début octobre, des attaques anti-israéliennes menées par des Palestiniens isolés et les heurts entre des Palestiniens et des soldats israéliens ont coûté la vie à 133 Palestiniens, 19 Israéliens ainsi qu'un Américain et un Erythréen, selon un décompte de l'AFP.
La majorité des Palestiniens tués l'ont été en commettant ou en tentant de commettre des attaques, à l'arme blanche pour la plupart, mais également à la voiture bélier et à l'arme à feu.
Vendredi, une Palestinienne avait tenté de lancer sa voiture contre des policiers israéliens dans un village de Cisjordanie occupée avant d'être abattue. Peu de temps auparavant, un Palestinien avait été tué lors d'affrontements avec l'armée israélienne près de la barrière qui sépare la bande de Gaza et Israël.

samedi 26 décembre 2015

Israël: Les ultra-orthodoxes exemptés d'armée, l'éternel débat ressurgit

Nous ne croyons pas en l'Etat", tranche un jeune juif ultra-orthodoxe de Jérusalem qui, comme les autres membres de sa communauté, est dispensé de service militaire, une exception contestée en Israël.
Ce jeune homme de 19 ans, David Croise, a été arrêté l'an dernier après une altercation avec un rabbin qui s'était présenté dans une synagogue dans son uniforme de soldat. Croise réfute l'avoir violenté mais reconnaît lui avoir crié dessus.
En Israël, le service militaire est obligatoire à 18 ans pour les citoyens juifs, trois ans pour les garçons et deux pour les filles.
Les jeunes ultra-orthodoxes comme David Croise, qui étudient dans des écoles talmudiques, en sont exemptés même s'ils doivent se déplacer au bureau d'enrôlement pour obtenir leur dispense, ce que Croise n'a pas voulu faire et qui lui a valu une semaine de prison.
"Je leur ai expliqué que nous sommes juifs, que nous ne croyons pas en l'Etat, que nous ne servons pas dans l'armée", explique David Croise, vêtu du long manteau noir et du chapeau à larges bords des juifs religieux, devant sa maison du quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim.
Une loi a été votée en 2014 pour mettre fin à ce régime d'exception, avec des sanctions pénales à la clé, mais le Parlement est revenu en novembre sur cette législation et a prolongé l'exemption des ultra-orthodoxes pour six ans, relançant de plus belle un débat qui dure depuis des décennies en Israël.
Ce revirement parlementaire découle des élections législatives de mars, à l'issue desquelles le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'était allié avec des partis ultra-orthodoxes pour former une fragile majorité gouvernementale. La condition posée par ces partis était de revenir sur ce texte de 2014.
La communauté ultra-orthodoxe représente 7 à 10% de la population israélienne et croît rapidement.
Pour certains ultra-orthodoxes, un Etat juif ne peut exister avant la venue du Messie et ils ne peuvent donc pas servir cet Etat. Pour d'autres, étudier la Torah est au moins aussi important pour Israël que de servir dans son armée. D'autres encore estiment que les jeunes ultra-orthodoxes ne sauraient être exposés au langage fleuri des casernes ou à des comportements qui ne correspondent pas à leurs strictes pratiques religieuses.
Des partisans de l'incorporation des ultra-orthodoxes assurent que le service militaire serait un moyen de mieux intégrer dans la société cette communauté, au sein de laquelle le chômage est élevé et où 54% des familles sont considérées comme pauvres.
Mais l'intégration, c'est justement ce que les ultra-orthodoxes rejettent. "C'est une menace pour eux, ils veulent préserver leur identité", explique Mordechai Goldman, spécialiste de cette communauté.
Dès sa création en 1948, Israël a été confronté à la question de l'enrôlement des religieux et le premier chef de gouvernement, David Ben Gourion, avait lui-même accordé un traitement spécial dans le contexte de l'époque, explique Yedidia Stern, du think-tank israélien Israel Democracy Institute.
C'était juste après l'Holocauste, "quand la majorité des étudiants des écoles talmudiques avait disparu, que de nombreux rabbins avaient été tués et que le monde de la Torah avait été détruit", affirme-t-il. Selon M. Stern, cette dispense était temporaire dans l'esprit de Ben Gourion.
A l'époque, cette dispense concernait 400 étudiants. Aujourd'hui, ils sont des dizaines de milliers et ce chiffre grossit car les familles ultra-orthodoxes sont en général des familles nombreuses. David Croise, par exemple, a 15 frères et soeurs.
Pour encourager les ultra-orthodoxes à s'enrôler, l'armée a créé des unités spéciales, leur permettant de continuer à étudier la Torah et limitant leurs interactions avec les femmes, comme l'impose leur pratique littérale du judaïsme.
En 2014, 1.972 ultra-orthodoxes se sont enrôlés selon l'armée, qui affirme que ce chiffre augmente.
Pour certains de ces soldats, les permissions sont un moment difficile à passer. "C'est dur de rentrer (dans sa communauté ultra-orthodoxe) et de voir que des gens avec qui vous avez grandi ne veulent plus vous voir", témoigne Ovadia Somech, 22 ans.
"Fier" malgré tout, le jeune homme coiffé d'une kippa raconte qu'il est rentré chez lui en uniforme "pour que les gens le voient".
Mais si les plus modérés des jeunes ultra-orthodoxes sont tentés de rejoindre l'armée, les opposants restent virulents.
"S'ils veulent, ils peuvent me tuer", lance ainsi David Croise. Pour lui, le service militaire est simplement "une rébellion contre Dieu".

Israël/Palestine : Tentative d'attaque au couteau contre un policier, le Palestinien tué

Un Palestinien a tenté de poignarder samedi un policier près de la Vieille ville de Jérusalem avant d'être tué, selon des sources israéliennes et palestiniennes.
"Des policiers ont repéré un individu qui a éveillé leurs soupçons, ils se sont approchés pour le contrôler. Le terroriste a alors sorti un couteau et a tenté de poignarder un policier avant d'être tué", a indiqué une porte-parole de la police.
Le ministère palestinien de la Santé a indiqué qu'il s'agissait d'un Palestinien dont l'identité n'est pas connue dans l'immédiat.
Depuis le 1er octobre, des attaques anti-israéliennes menées par des Palestiniens isolés et les heurts entre des Palestiniens et des soldats israéliens ont coûté la vie à 132 Palestiniens, 19 Israéliens ainsi qu'un Américain et un Erythréen selon un décompte de l'AFP.
La grande majorité des Palestiniens tués l'ont été en commettant ou en tentant de commettre des attaques, à l'arme blanche pour la plupart, mais également à la voiture bélier et à l'arme à feu.

Syrie : Mort d'un chef rebelle à Damas

Dans la guerre civile syrienne, le régime de Bashar el-Assad vient d'enregistrer une victoire. Le chef du plus important groupe rebelle de la région de Damas, Zahrane Allouche, a été tué vendredi par des raids à l'est de la capitale, ont annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et un chef de l'opposition.
« La mort de Zahrane Allouche est l'une des pertes les plus significatives de l'opposition », a indiqué sur Twitter Charles Lister, un des principaux experts des groupes rebelles en Syrie. Soutenu par l'Arabie saoudite, Jaich al-Islam contrôle la plus grande partie de la banlieue est de la capitale, régulièrement bombardée par les forces gouvernementales. Le groupe est accusé par le régime de bombarder la capitale.
« Zahrane Allouche, chef de Jaich al-Islam, et cinq autres dirigeants (du groupe) ont été tués » lors de frappes aériennes près de Damas, a indiqué l'OSDH, qui cite comme sources « de hauts responsables » de la formation rebelle. Il était impossible dans l'immédiat de savoir si ces raids avaient été menés par l'aviation du régime ou par la Russie, souligne l'ONG.
Appelé d'abord Bataillon de l'Islam (Liwa al-Islam, en arabe), le groupe a pris le nom d'Armée de l'Islam en novembre 2013, lorsqu'il s'est allié avec une soixantaine d'autres mouvements de la rébellion. Zahrane Allouche, 44 ans, avait été arrêté en 2009 et libéré en juin 2011 lors d'une amnistie, trois mois après le début du conflit qui a fait plus de 250 000 morts.
Sa mort survient au moment où l'armée syrienne a lancé une très grande opération contre son fief sur tout le flanc est de la capitale. Le mouvement avait assisté à Riyad à une réunion des principaux groupes de l'opposition politique et armée. Les participants avaient annoncé le 10 décembre leur accord pour des négociations avec Damas, mais exigé le départ du président Bashar el-Assad avec le début d'une éventuelle période de transition.
Ce mouvement d'inspiration salafiste est très anti-alaouite (confession du président Bashar el-Assad) et partisan d'un État islamique, mais il avait adopté récemment un langage plus modéré. Khaled Khoja, dirigeant de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale formation de l'opposition en exil, a confirmé la mort de Zahrane Allouche sur son compte Twitter.


(25-12-2015)

Israël/Palestine : Une Palestinienne qui avait lancé sa voiture contre des gardes-frontières en Cisjordanie occupée a été tuée. Un Palestinien a été tué à Gaza.

Une Palestinienne a tenté vendredi de lancer sa voiture contre des gardes-frontières israéliens dans un village de Cisjordanie occupée, mais a été stoppée par les forces de sécurité qui l'ont tuée par balle, a indiqué la police.
« Une tentative d'attaque à la voiture-bélier contre des gardes-frontières en activité dans le village de Silwad (au nord-ouest de Ramallah) a échoué. Ils ont repéré la terroriste (...), lui ont tiré dessus et l'ont tuée » a indiqué la porte-parole de la police dans un communiqué.
Par ailleurs, un Palestinien a été tué à l'est de la ville de Gaza dans des heurts avec l'armée israélienne, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé palestinien. Hani Wahdan, âgé de 22 ans, a été tué par des tirs de l'armée près du point de passage de Nahal Oz, entre Israël et la bande de Gaza, a précisé Achraf al-Qoudra.
Une porte-parole de l'armée israélienne a de son côté fait état de « centaines de Palestiniens » participant aux affrontements. « Ils tentent d'endommager la barrière de sécurité en y jetant des blocs de pierre et des pneus enflammés. Les forces sur place ont répondu au danger immédiat d'infiltration (en territoire israélien) en leur demandant d'arrêter et en procédant à des tirs d'avertissement. Mais face à la poursuite de la violence et au danger pour les communautés (israéliennes) voisines, ils ont tiré vers les principaux instigateurs des violences », a-t-elle déclaré.
Depuis le 1er octobre, des attaques anti-israéliennes menées par des Palestiniens isolés et les heurts entre des Palestiniens et des soldats israéliens ont coûté la vie à 131 Palestiniens, 19 Israéliens ainsi qu'à un Américain et un Érythréen, selon un décompte de l'AFP. La grande majorité des Palestiniens tués l'ont été en commettant ou en tentant de commettre des attaques, à l'arme blanche pour la plupart, mais également à la voiture-bélier et à l'arme à feu.

(25-12-2015)

jeudi 24 décembre 2015

Israël : Une vidéo montre des extrémistes juifs célébrant la mort d'un bébé palestinien

La diffusion d'images montrant des extrémistes juifs célébrant la mort du bébé palestinien brûlé vif avec ses parents en Cisjordanie occupée en juillet a relancé jeudi le débat sur la violence juive en Israël. Ces images, filmées il y a une dizaine de jours lors d'un mariage, montrent une foule de jeunes juifs orthodoxes qui dansent en brandissant des armes à feu et un cocktail Molotov et en faisant passer, en la poignardant, une photographie d'Ali Dawabsheh. Ce bébé de 18 mois a été tué avec ses parents fin juillet dans l'incendie criminel de leur maison dans le village de Douma, en Cisjordanie occupée. De la famille Dawabsheh n'a survécu qu'un enfant de quatre ans, grièvement brûlé et toujours hospitalisé en Israël.
Les images, diffusées mercredi soir par la chaîne 10 de télévision israélienne, ont été largement reprises sur les sites d'informations et par les réseaux sociaux. Les autorités israéliennes ont annoncé jeudi avoir ouvert une enquête sur ces images. Une porte-parole de la police a précisé que l'enquête avait déjà été ouverte « il y a plusieurs jours » juste après que les services de sécurité ont visionné les images du mariage. La vidéo a été saisie par la police le jour même du mariage et transmise au ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon qui a ensuite organisé une réunion en début de semaine avec des représentants de colons pour leur montrer les images, a indiqué une porte-parole du ministère de la Défense.
« Les images choquantes qui ont été diffusées à la télévision (...) montrent le vrai visage d'un groupe qui constitue un danger pour la société israélienne et la sécurité d'Israël », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué. « Nous ne sommes pas prêts à accepter que des gens nient les lois de l'État et ne considèrent pas qu'ils y sont assujettis », a-t-il ajouté. « Ces images soulignent combien il est important pour notre sécurité à tous que le Shin Beth (la sécurité intérieure israélienne) soit fort », a-t-il ajouté, faisant allusion aux protestations récentes d'une frange extrême de la droite israélienne contre les méthodes utilisées par le Shin Beth contre les suspects juifs de l'incendie de Douma. Cet incendie criminel a marqué les Palestiniens et passe pour l'un des déclencheurs de la vague actuelle de violences en Israël et dans les Territoires palestiniens.
Plusieurs arrestations d'extrémistes juifs ont été conduites dans le cadre de l'enquête sur l'incendie et le Shin Beth a indiqué que les suspects arrêtés étaient « des jeunes soupçonnés d'appartenir à une organisation terroriste juive et d'avoir commis des attentats ». Selon les médias israéliens, le marié était un membre connu de l'extrême droite israélienne, questionné dans le passé pour son rôle présumé dans des actes de « terrorisme juif », et nombre des invités à la réception étaient des amis ou des proches des suspects arrêtés dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de Douma.
Plusieurs leaders nationalistes appartenant à la mouvance des colons ont dénoncé les images et le ministre de l'Éducation et chef de file du parti nationaliste religieux Foyer juif, Naftali Bennett, partisan de la colonisation, a déclaré dans une vidéo publiée sur sa page Facebook qu'il s'agissait de « terroristes dont le but était de démanteler l'État d'Israël ».
« Le meurtre de sang-froid d'innocents est méprisable, de même que le fait de (...) célébrer un tel acte », a quant à elle estimé la ministre adjointe des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, membre du Likoud, le parti de droite de Benjamin Netanyahu, et connue pour ses déclarations nationalistes et son opposition à un État palestinien.

Algérie: Huit jours de deuil national après la mort de l'opposant Hocine Aït-Ahmed

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété jeudi huit jours de deuil national au lendemain du décès de Hocine Aït-Ahmed, un des pères de l'indépendance devenu opposant historique au régime algérien qui sera enterré sans son village natal, a annoncé la présidence.
M. Bouteflika "a décrété un deuil national de huit jours sur l'ensemble du territoire national, à compter de vendredi 25 décembre, à la suite du décès du moudjahid (combattant) Hocine Aït-Ahmed, l'un des dirigeants de la révolution du 1er novembre 1954", selon un communiqué diffusé par l'agence APS.
Hocine Aït-Ahmed est décédé mercredi à Lausanne (Suisse) à l'âge de 89 ans, "à la suite d'une longue maladie" selon son parti du Front des forces socialistes (FFS).
Ses obsèques auront lieu dans son village natal d'Aït Yahia, en Kabylie, a confirmé le FFS dans un communiqué. "La date du rapatriement et le déroulement des funérailles seront communiqués aussitôt que possible", selon le texte.
Dans ce village est notamment enterré son grand-père, d'origine maraboutique, dont le mausolée est devenu un lieu de pèlerinage qui attire de nombreux visiteurs les vendredis, jour de grande prière hebdomadaire chez les musulmans.
Aït-Ahmed, né en 1926, était le dernier survivant des neuf "fils de la Toussaint", les chefs qui ont déclenché la guerre d'Algérie contre la puissance coloniale française le 1er novembre 1954.
Dès l'indépendance du pays en 1962, il avait rompu avec ses frères d'armes, devenant un opposant intransigeant au régime qui avait pris le pouvoir.