A la veille du 52ème jour de la grève de la faim menée par Sheikh Khodr
Adnan, placé en détention administrative il y a un an, la population du
camp de Jénine a organisé une veillée de solidarité avec lui, en
présence du responsable du mouvement du Jihad islamique dans le camp,
sheikh Bassam Saadi, toujours recherché par les sionistes, depuis sa
libération.
Cet hommage à Khodr Adnan n’est pas exceptionnel mais le fait qu’il se
déroule dans le camp de Jénine est significatif, à cause de l’ambiance
combative en plein mois de Ramadan, mois de lutte, de victoire et de
sacrifice, et à cause de la présence de nombreuses formations
combattantes et de leur unité autour du « sheikh de la dignité » dont
elles réclament la libération immédiate.
Le père de Khodr Adnan a souligné, au cours de ce rassemblement, la
nécessaire unité des formations de la résistance autour de la lutte de
son fils et autour de la question des prisonniers, qui représentent la
combativité et l’âme du peuple palestinien résistant. Pendant plus de
cinq minutes, il a affirmé son espoir dans la victoire de son fils qui
se bat non seulement pour lui-même, mais pour la dignité de tout le
peuple, qui veut en finir avec l’occupation et ses pratiques barbares et
humiliantes. Pour lui, comme pour les militants présents, qui portaient
haut les affiches du « combattant pour la dignité » et le drapeau
palestinien, Khodr Adnan est déjà victorieux : qu’il soit libéré ou
qu’il soit martyr, il a su réinsuffler au peuple palestinien le souffle
de la combativité, que les méandres des divisions interpalestiniennes et
des pratiques de l’Autorité palestinienne (coopération sécuritaire avec
l’occupant, attentisme et paralysie) ont réduit à presque néant ces
dernières années.
Autour de la figure de sheikh Khodr Adnan, le peuple palestinien
s’unifie. Les rassemblements solidaires se multiplient dans toute la
Palestine occupée et dans l’exil. La puissance médiatique des sionistes
et de leurs alliés a peut-être réussi à masquer cet élan de solidarité
autour de ce militant courageux et digne, mais n’a pas réussi à le
briser, ni à briser le moral de Khodr Adnan en lui sussurant qu’il est
seul et abandonné de tous. Khodr Adnan refuse depuis plus de 50 jours de
se plier à une entité coloniale et militaire qui a déjà détruit des
villes, rasé des villages, décimé des familles entières, en quelques
secondes, mais qui est perturbée par la lutte menée par un Palestinien
prisonnier qui l’affronte avec la seule arme dont il dispose, son corps.
Il a récemment refusé la proposition sioniste consistant à ne pas lui
renouveler la détention administrative, réclamant une libération
immédiate, et déclarant qu’il n’arrêterait la grève de la faim que dans
sa propre maison, parmi les siens.
Car Khodr Adnan a fait l’expérience des promesses sionistes, comme
d’ailleurs les autres prisonniers et tout le peuple palestinien.
L’entité sioniste n’a jamais tenu sa promesse que lorsqu’il s’agit
d’avaler les terres et de démolir les maisons des Palestiniens, de les
tuer ou de les emprisonner, et ce depuis 1948. Il a décidé de mettre fin
aux manœuvres sionistes et de montrer le visage barbare de l’occupant,
au monde entier. De plus, Khodr Adnan a rompu avec la logique de
l’entité coloniale qui présente tout recul de sa part comme une
concession, comme si la partie en face n’avait aucun droit et que seul
existerait le droit des sionistes, dont celui de d’emprisonner
arbitrairement tout Palestinien. Alors que Khodr Adnan veut remettre en
cause le principe même de la détention administrative, l’occupant cède
sur des miettes ne remettant pas en cause ce principe. C’est précisément
toute la signification de la « bataille de la volonté » que mène Khodr
Adnan.
Enchaîné sur le lit d’hôpital où il a été transféré il y a deux
semaines, après avoir été placé en isolement, sheikh Khodr Adnan a
décidé de mener la lutte jusqu’au bout. Son mot d’ordre « la liberté ou
le martyre » traduit la combativité du peuple palestinien, quand il est
libéré des illusions injectées par l’ONU, les puissances occidentales et
orientales, les ONGs et les médias à leur solde depuis des décennies.
Khodr Adnan renoue avec le principe de la lutte et du sacrifice pour la
libération du pays et du Palestinien. Il refuse de composer, de
manœuvrer, de faire des tactiques et des calculs. Son intégrité morale
et politique, puisée dans l’islam, dans l’histoire de son peuple et dans
la pensée du fondateur du mouvement auquel il appartient, le Mouvement
du Jihad islamique en Palestine, le martyr Dr. Fathi Shiqaqi, et sa
popularité grandissante auprès de son peuple et de sa nation, jettent le
trouble dans les rangs des occupants sionistes, qui manoeuvrent et
louvoient, mais qui savent qu’en fin de compte, sheikh Khodr Adnan a
déjà remporté la victoire, parce qu’il a précisément rompu avec la
logique de l’occupant. Sinon, pourquoi de plus en plus de détenus
administratifs refusent de comparaître devant les tribunaux militaires
(grèves des tribunaux), rejettant les simulacres de procès à huis-clos
où leur sort est déterminé à l’avance par l’occupant et ses appareils ?
Par la grève de la faim qu’il mène pour réclamer sa liberté et la fin de
la détention administrative, synonyme d’humiliation de tout un peuple,
et par son intégrité morale et politique qui effraie les sionistes et
leurs alliés, sheikh Khodr Adnan représente non seulement la combativité
historique du peuple palestinien mais celle des peuples
arabo-musulmans, longtemps en lutte contre les invasions, l’occupation
et la barbarie occidentales. Au moment où des groupes armés rebelles se
font soigner par ces sionistes qui arrêtent et torturent enfants, jeunes
et vieillards palestiniens, femmes et hommes, au moment où ces rebelles
n’hésitent pas à louer « l’humanisme » des colons sionistes pour les
soins qui leur sont prodigués dans ces mêmes hôpitaux qui maltraitent
les Palestiniens ou les refusent tout net, sheikh Khodr Adnan déclare,
par sa lutte, attaché à un lit de leurs hôpitaux, que le combat contre
l’ennemi sioniste reste la boussole, et que cet ennemi reste le
responsable des maux subis par nos peuples, malgré toute la propagande
diffusée par l‘occupant et ses alliés occidentaux et orientaux.
Fadwa Nassar
Jeudi, 25 juin 2014
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
vendredi 26 juin 2015
jeudi 25 juin 2015
Syrie: L'EI exécute 23 Kurdes dans un village près de Kobané (ONG)
Au moins 23 Kurdes syriens ont été exécutés jeudi par le groupe
extrémiste Etat islamique (EI) dans un village dans les environs de
Kobané, ville kurde de nouveau attaquée par les jihadistes cinq mois
après en avoir été expulsés, selon une ONG et des militants.
"Les combattants de l'EI ont exécuté par balles au moins 23 personnes dans le village kurde de Barekh Boutane, y compris des femmes et des enfants, et des résidents qui avaient pris les armes pour combattre l'EI", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"L'EI commet un massacre à Barekh Boutane, tuant une vingtaine de civils", a indiqué de son côté Arin Shekhmos, un militant kurde dans le nord de la Syrie.
Au moins cinq jihadistes ont été tués dans les affrontements armés avec les résidents, indique L'OSDH.
Les combattants de l'EI sont entrés brièvement à Barekh Boutane dans la matinée, puis s'en sont retirés "en raison des frappes aériennes de la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis et l'arrivée de renforts de forces kurdes qui ont encerclé le village", explique M. Abdel Rahmane.
Le groupe extrémiste a lancé une attaque surprise jeudi à Kobané, ville frontalière de la Turquie où le groupe ultra-radical avait subi un retentissant revers en janvier. Il en avait été chassé, notamment par les forces kurdes, au terme d'un siège de quatre mois qui avait fait de cette cité un haut-lieu de la lutte anti-jihadiste.
"Les combattants de l'EI ont exécuté par balles au moins 23 personnes dans le village kurde de Barekh Boutane, y compris des femmes et des enfants, et des résidents qui avaient pris les armes pour combattre l'EI", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"L'EI commet un massacre à Barekh Boutane, tuant une vingtaine de civils", a indiqué de son côté Arin Shekhmos, un militant kurde dans le nord de la Syrie.
Au moins cinq jihadistes ont été tués dans les affrontements armés avec les résidents, indique L'OSDH.
Les combattants de l'EI sont entrés brièvement à Barekh Boutane dans la matinée, puis s'en sont retirés "en raison des frappes aériennes de la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis et l'arrivée de renforts de forces kurdes qui ont encerclé le village", explique M. Abdel Rahmane.
Le groupe extrémiste a lancé une attaque surprise jeudi à Kobané, ville frontalière de la Turquie où le groupe ultra-radical avait subi un retentissant revers en janvier. Il en avait été chassé, notamment par les forces kurdes, au terme d'un siège de quatre mois qui avait fait de cette cité un haut-lieu de la lutte anti-jihadiste.
Arabie Saoudite : Le Royaume minimise les WikiLeaks sur sa "diplomatie du chéquier"
Le prince soudien Mouhammad Ben Salmane reçu le 24 juin 2015 à l'Elysée. (Afp)
La publication par WikiLeaks de dizaines de milliers de documents confidentiels saoudiens a jeté une lumière crue sur la "diplomatie du chéquier" du royaume, mais Ryad cherche à minimiser la portée de ces câbles et le tort qu'ils pourraient lui causer.
La puissante monarchie pétrolière du Golfe a souvent recours à l'argent pour s'assurer du soutien de grands médias arabes et de personnalités politiques du Moyen-Orient, indiquent en substance ces "câbles saoudiens" dont la teneur n'apparaît pas toutefois comme une surprise.
WikiLeaks, qui assure être en possession d'un demi-million de documents, a commencé à en diffuser 70.000 qui incluent des communications d'ambassades, des échanges de courriers électroniques entre diplomates et des notes préparées par d'autres organismes du royaume saoudien.
Ces révélations, largement relayées par des internautes, interviennent alors que l'Arabie Saoudite est engagée depuis fin mars dans une opération militaire contre des rebelles chiites au Yémen, alliés à l'Iran, et fait face à des critiques croissantes sur son bilan en matière des droits de l'Homme.
Un responsable saoudien a déclaré à l'AFP que les fuites n'avaient pas perturbé outre mesure les dirigeants du royaume, tout en admettant qu'elles pourraient embarrasser certaines personnes dont les noms sont mentionnés dans les câbles.
Ces documents ne contiennent "aucune surprise", a affirmé ce responsable, tandis que les autorités exhortent les citoyens saoudiens à ne pas partager leur contenu.
WikiLeaks ne dit pas comment il les a obtenus, mais renvoie à un piratage informatique dans le royaume remontant à mai dernier.
Ces révélations, dont l'AFP n'a pu confirmer l'authenticité, montrent entre autre que l'Arabie Saoudite a financé des partis politiques libanais et de grands médias pour accroître son influence diplomatique.
Ainsi, la chaîne de télévision libanaise MTV, alliée à l'opposition hostile au Hezbollah chiite et au régime syrien de Bashar al-Assad, a obtenu d'après ces documents un financement saoudien de deux millions de dollars, soit le dixième de ce qu'elle réclame en contrepartie de sa promotion des positions saoudiennes.
D'après ces câbles, journalistes, politiciens et autres personnalités de tous bords, notamment au Liban, ont sollicité l'aide financière de royaume et la réponse saoudienne a été liée au degré d'allégeance des uns et des autres.
Ainsi, le royaume fait le tri pour accorder des visas et invitations aux journalistes et hommes politiques afin d'éviter que des personnalités "suspectes" ne puissent accéder aux faveurs des princes, selon ces documents publiés par le quotidien libanais al-Akhbar, proche du Hezbollah.
D'après l'analyste saoudien Abdel Wahab Badrakhan, basé à Londres, "les câbles diffusés jusqu'ici ne révèlent pas de secrets. Ils portent sur des faits courants en politique et en diplomatie".
Comme des pays occidentaux, "le royaume saoudien cherche des soutiens et alliés et le fait qu'il finance des groupes pour leurs activités politiques et culturelles n'est pas un mystère", ajoute cet expert. Dans l'ensemble, "les dégâts sont minimes pour le royaume".
WikiLeaks rapporte aussi qu'un fils d'Oussama ben Laden a réclamé en 2011 aux Etats-Unis un certificat de décès après la mort du chef d'Al-Qaïda, tué quelques mois plus tôt au Pakistan par un commando américain.
Un autre document indique que la France a demandé en 2012 à l'Arabie saoudite un "point d'appui" à Jeddah (ouest) pour le stockage d'armes, de munitions et d'équipements destinés à des unités luttant contre la piraterie maritime.
Un câble diplomatique indique également que l'Iran, puissance régionale rivale de l'Arabie Saoudite, a transféré la même année des équipements nucléaires au Soudan.
D'autres documents confirment le grand train de vie de certains membres de la famille royale, comme cette princesses qui a laissé en 2009 une ardoise de plus d'un million d'euros représentant une facture impayée à une compagnie de taxi de luxe en Suisse.
Une série de câbles relate enfin une polémique entre les ministères saoudien des Affaires étrangères et de l'Intérieur sur l'octroi d'un visa à la star libanaise Nancy Ajram pour visiter le royaume ultra-conservateur avec son époux.
Selon des experts, les messages illustrent surtout la ferme volonté de l'Arabie saoudite sunnite de faire face à "l'expansionnisme" de l'Iran chiite.
"Ces câbles montrent en fait une image déformée de la réalité car l'Iran a aussi ses propres réseaux pour soutenir l'opposition saoudienne sur les plans politique, médiatique et même militaire", estime Elie Hindy, professeur de Sciences politiques à l'université libanaise Notre-Dame-de-Louaizé.
Syrie: L'EI de retour à Kobané et entre à Hassaké
Le groupe Etat islamique a repris pied dans la ville kurde syrienne de
Kobané, cinq mois après en avoir été chassé, et est entré dans celle de
Hassaké, qu'elle tente de prendre depuis un mois, indique jeudi
l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.
Ces percées dans ces secteurs kurdes du nord de la Syrie interviennent après une série de revers des jihadistes face aux forces kurdes dans la province de Raqa, notamment la perte de la ville de Tall Abyad, qui permettait au groupe extrémiste sunnite d'acheminer des armes et combattants depuis la Turquie.
A Kobané, des affrontements opposaient jeudi des jihadistes aux forces kurdes dans le centre de cette ville frontalière de la Turquie, dévastée après quatre mois d'intenses combats fin 2014.
"Les jihadistes ont réalisé une attaque suicide dans le secteur proche du poste-frontière avec la Turquie, au moins cinq personnes ont été tuées", a indiqué le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane. "Des combats intenses ont ensuite éclaté, il y a des corps dans les rues", a-t-il ajouté, sans fournir de bilan.
L'EI avait tenté pendant quatre mois de prendre cette ville kurde syrienne avant d'en être chassé en janvier par les forces kurdes appuyées par des raids de la coalition internationale.
A Hassaké, ville du nord-est de la Syrie que l'EI tente de prendre depuis près d'un mois, des jihadistes se sont emparés de deux quartiers auparavant sous contrôle du régime.
Au moins 20 jihadistes et au moins 30 membres des forces du régime ont été tués lors de violents affrontements toujours en cours jeudi dans cette ville dont le régime syrien et les forces kurdes se partageaient le contrôle. L'EI y est entré après avoir lancé le 30 mai l'offensive sur ce chef-lieu d'une province frontalière de la Turquie et de l'Irak, où le groupe extrémiste sunnite est également implanté.
D'après l'OSDH, l'attaque qui a permis à l'EI d'entrer dans la ville a débuté tard mercredi, à l'aide notamment d'au moins un attentat suicide contre un point de contrôle tenue par une milice pro-régime.
"Des combats violents continuent, avec des bombardements des deux côtés", a expliqué Rami Abdel Rahmane, qui a précisé que les deux quartiers pris par les jihadistes se trouvaient dans le sud de la ville. "Les civils dans ces secteurs fuient vers le nord de la ville", sous contrôle des forces kurdes, a ajouté le directeur de l'ONG.
Ces percées dans ces secteurs kurdes du nord de la Syrie interviennent après une série de revers des jihadistes face aux forces kurdes dans la province de Raqa, notamment la perte de la ville de Tall Abyad, qui permettait au groupe extrémiste sunnite d'acheminer des armes et combattants depuis la Turquie.
A Kobané, des affrontements opposaient jeudi des jihadistes aux forces kurdes dans le centre de cette ville frontalière de la Turquie, dévastée après quatre mois d'intenses combats fin 2014.
"Les jihadistes ont réalisé une attaque suicide dans le secteur proche du poste-frontière avec la Turquie, au moins cinq personnes ont été tuées", a indiqué le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane. "Des combats intenses ont ensuite éclaté, il y a des corps dans les rues", a-t-il ajouté, sans fournir de bilan.
L'EI avait tenté pendant quatre mois de prendre cette ville kurde syrienne avant d'en être chassé en janvier par les forces kurdes appuyées par des raids de la coalition internationale.
A Hassaké, ville du nord-est de la Syrie que l'EI tente de prendre depuis près d'un mois, des jihadistes se sont emparés de deux quartiers auparavant sous contrôle du régime.
Au moins 20 jihadistes et au moins 30 membres des forces du régime ont été tués lors de violents affrontements toujours en cours jeudi dans cette ville dont le régime syrien et les forces kurdes se partageaient le contrôle. L'EI y est entré après avoir lancé le 30 mai l'offensive sur ce chef-lieu d'une province frontalière de la Turquie et de l'Irak, où le groupe extrémiste sunnite est également implanté.
D'après l'OSDH, l'attaque qui a permis à l'EI d'entrer dans la ville a débuté tard mercredi, à l'aide notamment d'au moins un attentat suicide contre un point de contrôle tenue par une milice pro-régime.
"Des combats violents continuent, avec des bombardements des deux côtés", a expliqué Rami Abdel Rahmane, qui a précisé que les deux quartiers pris par les jihadistes se trouvaient dans le sud de la ville. "Les civils dans ces secteurs fuient vers le nord de la ville", sous contrôle des forces kurdes, a ajouté le directeur de l'ONG.
mercredi 24 juin 2015
Israël/Palestine : Plusieurs druzes arrêtés par la police israélienne après les lynchages du Golan
La police israélienne a annoncé avoir procédé dans la
nuit de mardi à mercredi à une série d'arrestations dans la communauté
druze après le lynchage de deux blessés syriens transportés en Israël
pour être soignés et une autre attaque contre une ambulance.
Deux blessés syriens avaient été lynchés lundi soir dans la partie du Golan annexée par Israël par une foule de plusieurs dizaines de druzes convaincus qu'ils étaient des rebelles pouvant s'en être pris à des druzes en Syrie. L'un est mort et l'autre a survécu dans un état critique à ce lynchage, précédé dans la matinée d'une autre attaque contre une ambulance.
"La police poursuit ses opérations liées aux investigations et a procédé à un certain nombre d'arrestations dans la nuit", a dit à l'AFP un porte-parole, Micky Rosenfeld. Ces arrestations ont été menées dans la communauté druze, ont indiqué des sources policières.
Neuf personnes ont été arrêtées selon les médias israéliens. La police a refusé de confirmer ou de démentir ce chiffre en invoquant un embargo sur les informations relatives aux enquêtes en cours.
Deux blessés syriens avaient été lynchés lundi soir dans la partie du Golan annexée par Israël par une foule de plusieurs dizaines de druzes convaincus qu'ils étaient des rebelles pouvant s'en être pris à des druzes en Syrie. L'un est mort et l'autre a survécu dans un état critique à ce lynchage, précédé dans la matinée d'une autre attaque contre une ambulance.
"La police poursuit ses opérations liées aux investigations et a procédé à un certain nombre d'arrestations dans la nuit", a dit à l'AFP un porte-parole, Micky Rosenfeld. Ces arrestations ont été menées dans la communauté druze, ont indiqué des sources policières.
Neuf personnes ont été arrêtées selon les médias israéliens. La police a refusé de confirmer ou de démentir ce chiffre en invoquant un embargo sur les informations relatives aux enquêtes en cours.
Yémen: Le médiateur de l'ONU appelle à une trêve face au risque de famine
L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen Ismaïl Ould Cheikh
Ahmed a réaffirmé mercredi l'urgence d'une trêve humanitaire dans ce
pays qui est "à deux doigts de la famine".
S'adressant à la presse après avoir rendu compte au Conseil de sécurité de l'échec des négociations de paix de Genève, il a estimé "impératif pour toutes les parties -- et pour moi toutes sont responsables -- de trouver les moyens d'établir une trêve".
Il s'agit d'une "obligation morale", a-t-il souligné en souhaitant que cette trêve humanitaire intervienne "avant la fin du Ramadan", le mois de jeûne musulman qui se termine le 17 juillet.
Un cessez-le-feu, a-t-il expliqué, devra s'accompagner d'un retrait des milices chiites des villes qu'elles ont conquises et d'un mécanisme de surveillance pour signaler les violations par l'une ou l'autre partie.
Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a confirmé de son côté que l'ONU "réfléchissait" à la manière de mettre en place un tel mécanisme.
"Nous sommes à deux doigts de la famine" au Yémen, a fait valoir Ismaïl Ould Cheikh Ahmed. "Nous devons trouver le moyen de soulager les souffrances de la population".
Il a rappelé que 21 millions de Yéménites avaient besoin d'assistance humanitaire, soit 80% de la population. S'ajoutent à cette crise une épidémie de dengue et des craintes de recrudescence de la polio dans le pays.
L'émissaire de l'ONU a confirmé qu'il allait poursuivre des consultations pour tenter de convoquer une nouvelle session de négociations mais sans annoncer de date.
Le Yémen, qui importe 90 pour cent de sa nourriture, fait l'objet d'un "blocus maritime" de la part de la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite qui combat les miliciens chiites, a dénoncé de son côté un diplomate du Conseil.
"Les Saoudiens disent que ce n'est pas un blocus mais une zone maritime controlée", a-t-il ajouté sous couvert d'anonymat. "En l'absence d'une trève humanitaire (..) il faut que ce blocus soit allégé afin que des navires puissent passer" et ravitailler la population.
Le même diplomate a jugé "peu encourageantes" les perpectives de reprise des négociations.
Une première session de négociations sous l'égide de l'ONU s'étaient achevées le 19 juin à Genève sans accord sur une trêve et depuis les affrontements ont repris de plus belle.
Le Yémen est le théâtre d'intenses combats depuis que les rebelles chiites Houthis, soutenus par l'Iran, ont conquis la capitale Sanaa et d'autres régions, poussant à l'exil à Ryad le président Abd Rabbo Mansour Hadi.
(24-06-2015)
S'adressant à la presse après avoir rendu compte au Conseil de sécurité de l'échec des négociations de paix de Genève, il a estimé "impératif pour toutes les parties -- et pour moi toutes sont responsables -- de trouver les moyens d'établir une trêve".
Il s'agit d'une "obligation morale", a-t-il souligné en souhaitant que cette trêve humanitaire intervienne "avant la fin du Ramadan", le mois de jeûne musulman qui se termine le 17 juillet.
Un cessez-le-feu, a-t-il expliqué, devra s'accompagner d'un retrait des milices chiites des villes qu'elles ont conquises et d'un mécanisme de surveillance pour signaler les violations par l'une ou l'autre partie.
Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a confirmé de son côté que l'ONU "réfléchissait" à la manière de mettre en place un tel mécanisme.
"Nous sommes à deux doigts de la famine" au Yémen, a fait valoir Ismaïl Ould Cheikh Ahmed. "Nous devons trouver le moyen de soulager les souffrances de la population".
Il a rappelé que 21 millions de Yéménites avaient besoin d'assistance humanitaire, soit 80% de la population. S'ajoutent à cette crise une épidémie de dengue et des craintes de recrudescence de la polio dans le pays.
L'émissaire de l'ONU a confirmé qu'il allait poursuivre des consultations pour tenter de convoquer une nouvelle session de négociations mais sans annoncer de date.
Le Yémen, qui importe 90 pour cent de sa nourriture, fait l'objet d'un "blocus maritime" de la part de la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite qui combat les miliciens chiites, a dénoncé de son côté un diplomate du Conseil.
"Les Saoudiens disent que ce n'est pas un blocus mais une zone maritime controlée", a-t-il ajouté sous couvert d'anonymat. "En l'absence d'une trève humanitaire (..) il faut que ce blocus soit allégé afin que des navires puissent passer" et ravitailler la population.
Le même diplomate a jugé "peu encourageantes" les perpectives de reprise des négociations.
Une première session de négociations sous l'égide de l'ONU s'étaient achevées le 19 juin à Genève sans accord sur une trêve et depuis les affrontements ont repris de plus belle.
Le Yémen est le théâtre d'intenses combats depuis que les rebelles chiites Houthis, soutenus par l'Iran, ont conquis la capitale Sanaa et d'autres régions, poussant à l'exil à Ryad le président Abd Rabbo Mansour Hadi.
(24-06-2015)
Israël/Palestine : Frappe aérienne israélienne sur la Bande de Gaza après un tir de roquette
L'aviation israélienne a frappé tôt mercredi matin une cible dans la
bande de Gaza quelques heures après que des Palestiniens eurent tiré une
roquette sur le sud d'Israël mardi soir, a annoncé l'armée dans un
communiqué.
"En réponse à cette attaque, les forces de défense israéliennes ont frappé la rampe de lancement depuis laquelle la roquette avait été tirée auparavant sur Israël", a indiqué l'armée. "Un coup au but a été confirmé", ajoute le communiqué.
La roquette tirée plus tôt est apparemment tombée dans une zone inhabitée à proximité de Yad Mordechaï, un kibboutz situé près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a précisé l'armée.
Aucune victime n'a été enregistrée ni dans l'attaque à la roquette ni lors de la riposte israélienne.
Cette attaque était la cinquième de ce genre en moins d'un mois.
Le 6 juin, une roquette était tombée sur le territoire d'Israël, qui avait répliqué par un raid aérien sur la bande de Gaza. Il n'y avait également eu aucune victime.
Israël avait également mené des frappes aériennes de représailles après trois précédentes attaques à la roquette depuis le 26 mai.
Le 11 juin, une roquette tirée depuis Gaza était tombée dans l'enclave palestinienne, les tireurs ayant raté leur cible.
Israël avait lancé une offensive d'envergure en juillet-août 2014 contre le Hamas, le mouvement islamiste de facto au pouvoir dans la bande de Gaza, pour essayer de faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire.
En 50 jours de conflit, environ 2200 Palestiniens sont morts, en majorité des civils, selon le bilan palestinien, et côté israélien, 73 personnes ont perdu la vie, en majorité des soldats.
Quelque 160 000 habitations de la bande de Gaza ont été endommagées.
"En réponse à cette attaque, les forces de défense israéliennes ont frappé la rampe de lancement depuis laquelle la roquette avait été tirée auparavant sur Israël", a indiqué l'armée. "Un coup au but a été confirmé", ajoute le communiqué.
La roquette tirée plus tôt est apparemment tombée dans une zone inhabitée à proximité de Yad Mordechaï, un kibboutz situé près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a précisé l'armée.
Aucune victime n'a été enregistrée ni dans l'attaque à la roquette ni lors de la riposte israélienne.
Cette attaque était la cinquième de ce genre en moins d'un mois.
Le 6 juin, une roquette était tombée sur le territoire d'Israël, qui avait répliqué par un raid aérien sur la bande de Gaza. Il n'y avait également eu aucune victime.
Israël avait également mené des frappes aériennes de représailles après trois précédentes attaques à la roquette depuis le 26 mai.
Le 11 juin, une roquette tirée depuis Gaza était tombée dans l'enclave palestinienne, les tireurs ayant raté leur cible.
Israël avait lancé une offensive d'envergure en juillet-août 2014 contre le Hamas, le mouvement islamiste de facto au pouvoir dans la bande de Gaza, pour essayer de faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire.
En 50 jours de conflit, environ 2200 Palestiniens sont morts, en majorité des civils, selon le bilan palestinien, et côté israélien, 73 personnes ont perdu la vie, en majorité des soldats.
Quelque 160 000 habitations de la bande de Gaza ont été endommagées.
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