Le président palestinien Mahmud Abbas a appelé vendredi ses
compatriotes à empêcher l'accès à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem aux
colons israéliens et à utiliser "tous les moyens" pour protéger le site.
Ces déclarations surviennent quelques jours après des heurts entre
policiers israéliens et des Palestiniens protestant contre la venue de
fidèles juifs sur le site, vénéré à la fois par les juifs et les
musulmans.
"Il n'est pas suffisant de dire que des colons sont venus, ils doivent
être empêchés d'entrer sur le site par tous les moyens", a affirmé M.
Abbas lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie.
"C'est notre Al-Aqsa et notre lieu saint, ils n'ont pas le droit
d'entrer et de le désacraliser", a-t-il ajouté, soulignant que défendre
Al-Aqsa signifiait défendre Jérusalem, dont les Palestiniens entendent
faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
"Jérusalem est le bijou de la couronne et la capitale éternelle de
l'Etat de Palestine. Sans elle, il n'y aura pas d'Etat", a-t-il dit,
ajoutant: "Il est important que les Palestiniens soient unis afin de
protéger Jérusalem".
Plus tôt vendredi, des centaines de Palestiniens ont défilé à Gaza à
l'appel du Hamas contre ce qu'ils dénoncent comme des agressions
israéliennes contre Al-Aqsa.
Les manifestants ont brûlé le drapeau israélien dans la rue lors de ce
rassemblement après la prière du vendredi, auquel se sont joints les
sympathisants d'autres organisations comme le Jihad islamique.
Ismail Radwan, un dirigeant du Hamas a appelé "notre peuple à Jérusalem et en Cisjordanie à défendre Al-Aqsa".
Al-Aqsa est le troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine en Arabie saoudite.
L'esplanade sur laquelle elle se trouve est le théâtre de heurts
chroniques. Mais ceux-ci sont devenus encore plus réguliers et plus
violents depuis quelques mois, sous l'effet des tensions entre
Israéliens et Palestiniens et juifs et musulmans, et de la guerre cet
été dans la bande de Gaza.
Pour les juifs, le site est le lieu du second Temple, détruit en l'an 70
par les Romains. Le mur des Lamentations, vestige du second Temple, est
situé en contrebas de l'esplanade.
A l'occasion de la fête juive de Souccot, la police avait autorisé lundi
des groupes de fidèles juifs, y compris des extrémistes de droite, à se
rendre sur l'esplanade, à certaines heures et sous stricte
surveillance. La venue des pèlerins juifs a déclenché la colère de
certains fidèles musulmans et des heurts ont éclaté sur l'esplanade
entre les policiers et des jeunes Palestiniens, repoussés et enfermés
dans l'enceinte de la mosquée.
Les musulmans dénoncent les restrictions imposées par les autorités
israéliennes au nom de la sécurité à leur accès à l'esplanade et
s'indignent de provocations de la part de certains juifs y accédant. Ils
s'inquiètent aussi que les autorités israéliennes puissent finir par
donner aux juifs le droit de prier sur l'esplanade.
Vendredi, environ 5.000 fidèles musulmans y ont pris part à la prière,
qui s'est tenue sans incident, a dit une porte-parole de la police
israélienne. La police avait cependant interdit l'accès aux hommes de
moins de 50 ans.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a exigé lundi la fin
des "provocations" sur ce site. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a
répondu qu'Israël ne touchera pas au "statu quo" régissant l'esplanade.
(18-10-2014)
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
dimanche 19 octobre 2014
Libye: 18 morts dans de violents affrontements à Benghazi
Au moins 18 personnes ont été tuées vendredi dans de violents
affrontements à Benghazi, dans l'est de la Libye, entre des forces
pro-gouvernementales et des groupes islamistes, selon une source
hospitalière.
Le Centre médical de Benghazi a indiqué que les morts étaient notamment des militaires et des citoyens armés qui combattaient aux côtés de l'armée, notamment au centre de la ville.
Cela porte à 52 morts le bilan de la nouvelle offensive lancée mercredi par des forces loyales au général à la retraite Khalifa Haftar, appuyées par l'armée, contre les groupes islamistes qui contrôlent Benghazi depuis juillet, selon un décompte de l'AFP basé sur les bilans des hôpitaux de la ville.
Les combats de vendredi sont les plus violents depuis le début de cette offensive, selon un correspondant de l'AFP.
Les affrontements ont notamment eu lieu dans le quartier central d'al-Majouri où résident Mohamed al-Zehawi, le chef du groupe jihadiste Ansar Asharia, et plusieurs de ses hommes.
Selon des témoins, des armes de différents calibres ont été utilisées dans une guerre de rues, au milieu d'un quartier résidentiel à forte densité d'habitations.
Les forces aériennes ont mené par ailleurs des raids aériens sur des fiefs des groupes islamistes à Benghazi, notamment dans les quartiers d'al-Lithi, al-Massaken et Bouatni, au sud-est de la ville.
(17-10-2014)
Le Centre médical de Benghazi a indiqué que les morts étaient notamment des militaires et des citoyens armés qui combattaient aux côtés de l'armée, notamment au centre de la ville.
Cela porte à 52 morts le bilan de la nouvelle offensive lancée mercredi par des forces loyales au général à la retraite Khalifa Haftar, appuyées par l'armée, contre les groupes islamistes qui contrôlent Benghazi depuis juillet, selon un décompte de l'AFP basé sur les bilans des hôpitaux de la ville.
Les combats de vendredi sont les plus violents depuis le début de cette offensive, selon un correspondant de l'AFP.
Les affrontements ont notamment eu lieu dans le quartier central d'al-Majouri où résident Mohamed al-Zehawi, le chef du groupe jihadiste Ansar Asharia, et plusieurs de ses hommes.
Selon des témoins, des armes de différents calibres ont été utilisées dans une guerre de rues, au milieu d'un quartier résidentiel à forte densité d'habitations.
Les forces aériennes ont mené par ailleurs des raids aériens sur des fiefs des groupes islamistes à Benghazi, notamment dans les quartiers d'al-Lithi, al-Massaken et Bouatni, au sud-est de la ville.
(17-10-2014)
Israël/Palestine : Kerry vivement critiqué en Israël
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est une nouvelle fois attiré
de vives attaques de responsables israéliens pour avoir fait un lien
entre la persistance du conflit israélo-palestinien et l'extrémisme
islamiste dans la région.
"Avec tout le respect que j'ai pour John Kerry et ses efforts, il continue de battre de nouveaux records quand il s'agit d'essayer de comprendre notre région et le sens de nos différends, et je crois que, cette fois, on a vraiment droit à un nouveau record", a déclaré le ministre des Communications Gilad Erdan à la radio publique.
Erdan réagissait à des propos de John Kerry qui, jeudi, a de nouveau réclamé une reprise des discussions de paix israélo-palestiniennes.
Le chef de la diplomatie américaine a estimé que le conflit israélo-palestinien alimentait "la colère de la rue" dans le monde arabe et que tous les dirigeants de la région avec lesquels les Américains avaient discuté sur la coalition contre le groupe Etat islamique avaient exprimé la nécessité de la paix entre Palestiniens et Israéliens. "Les gens doivent comprendre la connexion. Cela a quelque chose à voir avec de l'humiliation, du déni et une absence de dignité", a-t-il dit.
"+L'absence de dignité+, c'est ça qui provoque la montée de l'Etat islamique ?", a demandé M. Erdan, membre du parti de droite Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "200 000 personnes assassinées en Syrie, des Britanniques et des Américains à qui on coupe la tête, c'est la faute de la colonie de Maaleh Adumim peut-être?"
"Il se trouvera toujours quelqu'un pour accuser les juifs, même quand c'est un musulman britannique qui décapite un chrétien britannique", a déclaré de son côté le ministre de l'Economie Naftali Bennett, leader du Foyer juif, parti nationaliste religieux.
Le secrétaire d'Etat américain, en poste depuis février 2013, a été régulièrement la cible de virulentes attaques d'une partie de la droite et des médias israéliens.
Il avait ainsi été durement pris à partie pendant la guerre dans la bande de Gaza cet été, au point que la Maison Blanche avait pris sa défense.
A l'origine de cette bruyante réprobation: un projet de cessez-le-feu soumis par M. Kerry à Netanyahu et que le gouvernement israélien avait rejeté. L'administration américaine avait émis le soupçon que certains dans le cabinet israélien avaient délibérément fait fuiter un document aussi confidentiel dans la presse pour échauffer les esprits. Ces suspicions ont participé à la récente dégradation des relations entre Israël et son grand allié américain.
(17-10-2014)
"Avec tout le respect que j'ai pour John Kerry et ses efforts, il continue de battre de nouveaux records quand il s'agit d'essayer de comprendre notre région et le sens de nos différends, et je crois que, cette fois, on a vraiment droit à un nouveau record", a déclaré le ministre des Communications Gilad Erdan à la radio publique.
Erdan réagissait à des propos de John Kerry qui, jeudi, a de nouveau réclamé une reprise des discussions de paix israélo-palestiniennes.
Le chef de la diplomatie américaine a estimé que le conflit israélo-palestinien alimentait "la colère de la rue" dans le monde arabe et que tous les dirigeants de la région avec lesquels les Américains avaient discuté sur la coalition contre le groupe Etat islamique avaient exprimé la nécessité de la paix entre Palestiniens et Israéliens. "Les gens doivent comprendre la connexion. Cela a quelque chose à voir avec de l'humiliation, du déni et une absence de dignité", a-t-il dit.
"+L'absence de dignité+, c'est ça qui provoque la montée de l'Etat islamique ?", a demandé M. Erdan, membre du parti de droite Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "200 000 personnes assassinées en Syrie, des Britanniques et des Américains à qui on coupe la tête, c'est la faute de la colonie de Maaleh Adumim peut-être?"
"Il se trouvera toujours quelqu'un pour accuser les juifs, même quand c'est un musulman britannique qui décapite un chrétien britannique", a déclaré de son côté le ministre de l'Economie Naftali Bennett, leader du Foyer juif, parti nationaliste religieux.
Le secrétaire d'Etat américain, en poste depuis février 2013, a été régulièrement la cible de virulentes attaques d'une partie de la droite et des médias israéliens.
Il avait ainsi été durement pris à partie pendant la guerre dans la bande de Gaza cet été, au point que la Maison Blanche avait pris sa défense.
A l'origine de cette bruyante réprobation: un projet de cessez-le-feu soumis par M. Kerry à Netanyahu et que le gouvernement israélien avait rejeté. L'administration américaine avait émis le soupçon que certains dans le cabinet israélien avaient délibérément fait fuiter un document aussi confidentiel dans la presse pour échauffer les esprits. Ces suspicions ont participé à la récente dégradation des relations entre Israël et son grand allié américain.
(17-10-2014)
Israel/Palestine : Collect
Shejaiya, Gaza City
Palestinian girls collect metal pans from buildings destroyed
during the 50-day conflict between Hamas militants and Israel
(Photograph: Ezz al-Zanoun)
Syrie : Ali Ahmed Saïd Esber, ou... Adonis
Adonis (en arabe : أدونيس) est le pseudonyme d'Ali Ahmed Saïd Esber (علي أحمد سعيد), poète et critique littéraire syrien d'expression arabe et française né le 1er janvier 1930. Son pseudonyme se réfère au dieu d'origine phénicienne, symbole du renouveau cyclique.
Ali Ahmad Saïd naît à Qassabine près de Lattaquié au nord de la Syrie le 1er janvier 1930, dans une famille alaouite. Il commence jeune à travailler dans les champs, mais son père l'incite aussi à apprendre la poésie. Il est scolarisé au lycée français de Tartous en 1942. En 1947, contre l'avis de ses parents, il se rend à la ville voisine où il trouve le président syrien Choukri al-Kouwatli. Saïd, alors âgé de 17 ans, veut se joindre à l'assemblée des poètes locaux pour honorer le président, mais on l'écarte. En insistant il capte l'attention de ce dernier, qui demande à l'entendre. Le président décide alors de lui payer ses études. Il obtient son baccalauréat à Lattaquié en 1949. C'est également à cette époque qu'il prend le pseudonyme d'Adonis lors de la publication de quelques poèmes. Il entre ensuite à l'université syrienne de Damas qu'il quitte en 1954 avec une licence de philosophie.
En 1955, il est emprisonné six mois pour appartenance au Parti nationaliste syrien, qui préconise une grande nation syrienne au Moyen-Orient. Après sa libération en 1956, il s'enfuit pour Beyrouth au Liban où il fonde avec le poète syro-libanais Youssouf al-Khal dans les années 1960, la revue Chi'r (ou Chiir qui signifie « Poésie ») : le manifeste d'une libération inconditionnelle de la tradition et d'un élan vers l'internationalisation de la poésie. Il obtient la nationalité libanaise en 1962. Adonis se consacre aussi plus principalement à ses activités littéraires qu'à ses activités politiques. En 1968, il fonde la revue Mawâkif (« Positions ») – aussitôt interdite dans le monde arabe – qui s'avère un espace de liberté en même temps qu'un laboratoire de rénovation « destructurante » de la poésie. C'est là qu'il traduit en arabe Baudelaire, Henri Michaux, Saint-John Perse et en français Aboul Ala El-Maari. Adonis cherche le renouvellement de la poésie arabe contemporaine en s'appuyant sur son passé glorieux mais aussi en regardant la richesse de la poésie occidentale. À la suite de la guerre civile libanaise, il fuit le Liban en 1980 pour se réfugier à Paris à partir de 1985. Il est le représentant de la Ligue arabe à l'UNESCO.
Il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands poètes arabes vivants. Il est un autodidacte influent, voire iconoclaste, quant à la réévaluation critique de la tradition poétique arabe vis-à-vis des pressions intellectuelles, politiques et religieuses du monde arabe actuel, l'exemple le plus frappant étant La Prière et l'Épée. Son œuvre révèle plusieurs thèmes : injustice, dictature, guerre, misère... Il se saisit des évènements contemporains pour en faire des mythes, sans pourtant devenir un « poète engagé ». Le Temps des villes démontre une connaissance exacerbée des grandes métropoles du monde arabe moderne. Il a pris position dans Al-Hayat contre le port du voile. Il cède, en 2011, ses archives à l'IMEC (Institut mémoires de l'édition contemporaine).
Poésie
1954 - La terre a dit
1957 - Premiers poèmes
1958 - Feuilles dans le vent
1961 - Chants de Mihyar le Damascène
1971 - Tombeau pour New York
1975 - Singulier
1982 - Le Livre des migrations, préface de Salah Stétié, éditions Luneau-Ascot
1983 - Ismaël
1984 - Les résonances, les origines, éd. Les Cahiers des Brisants
1985 - Kitab al-Hisar (Le Livre du siège)
1988 - Célébrations
1990 - Le Temps des villes
1991 - Mémoire du vent (Poèmes 1957-1990)
2009 - La Forêt de l'amour en nous
2012 - Chroniques des branches, coll. « Orphée », Éditions de la Différence, 2012.
Essai
1964 - Le Diwan de la poésie arabe (3 volumes), essais critiques
1968 - Le Théâtre et les Miroirs
1972 - Le Temps de la poésie
1975 - Le Fixe et le Mouvant (3 volumes), thèse d'État
1980 - Préface pour les fins de siècles
1985 - Politique de la pensée
1993 - La Prière et l'Épée : essai sur la culture arabe
2007 - Le Livre (al-Kitâb) (Paris, Éditions du Seuil, coll. "Réflexion")
2009 - Le Regard d'Orphée, entretien, avec Houria Abdelouahed (Fayard, coll. "Témoignages pour l'Histoire")
2013 - Le Livre II (al-Kitâb) Hier Le lieu Aujourd'hui (Paris, Éditions du Seuil, coll. "Réflexion")
2014 - Printemps arabes, religion et révolution, coll. "Politique", Éditions de la Différence, Paris.
Anthologie
2008 - Le Dîwân de la poésie arabe classique
Ali Ahmad Saïd naît à Qassabine près de Lattaquié au nord de la Syrie le 1er janvier 1930, dans une famille alaouite. Il commence jeune à travailler dans les champs, mais son père l'incite aussi à apprendre la poésie. Il est scolarisé au lycée français de Tartous en 1942. En 1947, contre l'avis de ses parents, il se rend à la ville voisine où il trouve le président syrien Choukri al-Kouwatli. Saïd, alors âgé de 17 ans, veut se joindre à l'assemblée des poètes locaux pour honorer le président, mais on l'écarte. En insistant il capte l'attention de ce dernier, qui demande à l'entendre. Le président décide alors de lui payer ses études. Il obtient son baccalauréat à Lattaquié en 1949. C'est également à cette époque qu'il prend le pseudonyme d'Adonis lors de la publication de quelques poèmes. Il entre ensuite à l'université syrienne de Damas qu'il quitte en 1954 avec une licence de philosophie.
En 1955, il est emprisonné six mois pour appartenance au Parti nationaliste syrien, qui préconise une grande nation syrienne au Moyen-Orient. Après sa libération en 1956, il s'enfuit pour Beyrouth au Liban où il fonde avec le poète syro-libanais Youssouf al-Khal dans les années 1960, la revue Chi'r (ou Chiir qui signifie « Poésie ») : le manifeste d'une libération inconditionnelle de la tradition et d'un élan vers l'internationalisation de la poésie. Il obtient la nationalité libanaise en 1962. Adonis se consacre aussi plus principalement à ses activités littéraires qu'à ses activités politiques. En 1968, il fonde la revue Mawâkif (« Positions ») – aussitôt interdite dans le monde arabe – qui s'avère un espace de liberté en même temps qu'un laboratoire de rénovation « destructurante » de la poésie. C'est là qu'il traduit en arabe Baudelaire, Henri Michaux, Saint-John Perse et en français Aboul Ala El-Maari. Adonis cherche le renouvellement de la poésie arabe contemporaine en s'appuyant sur son passé glorieux mais aussi en regardant la richesse de la poésie occidentale. À la suite de la guerre civile libanaise, il fuit le Liban en 1980 pour se réfugier à Paris à partir de 1985. Il est le représentant de la Ligue arabe à l'UNESCO.
Il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands poètes arabes vivants. Il est un autodidacte influent, voire iconoclaste, quant à la réévaluation critique de la tradition poétique arabe vis-à-vis des pressions intellectuelles, politiques et religieuses du monde arabe actuel, l'exemple le plus frappant étant La Prière et l'Épée. Son œuvre révèle plusieurs thèmes : injustice, dictature, guerre, misère... Il se saisit des évènements contemporains pour en faire des mythes, sans pourtant devenir un « poète engagé ». Le Temps des villes démontre une connaissance exacerbée des grandes métropoles du monde arabe moderne. Il a pris position dans Al-Hayat contre le port du voile. Il cède, en 2011, ses archives à l'IMEC (Institut mémoires de l'édition contemporaine).
Poésie
Essai
Anthologie
2008 - Le Dîwân de la poésie arabe classique
Syrie: nouvelles frappes à Kobané, Bagdad à l'abri pour le moment
La coalition internationale a mené vendredi de nouvelles frappes contre
les principales positions du groupe Etat islamique (EI) dans la ville
kurde de Kobané en Syrie, alors que les Etats-Unis ont minimisé la
menace des jihadistes contre Bagdad, capitale de l'Irak voisin.
Plus d'un mois après le début de l'offensive de l'EI sur Kobané dont la prise lui permettrait de renforcer son emprise sur la frontière syro-turque, les combattants kurdes, aidés de frappes intensifiées et mieux ciblées, opposent toujours une forte résistance aux jihadistes.
Le sort de cette ville, devenue le symbole de la lutte contre un groupe sunnite ultraradical responsable d'atrocités en Irak et en Syrie, reste totalement incertain malgré les combats acharnés qui ont fait près de 700 morts selon une ONG et poussé à la fuite des centaines de milliers d'habitants de la région.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les avions de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont lancé six raids contre l'EI à Kani Arabane, un quartier de l'est, après avoir visé le QG kurde contrôlé par l'EI dans le nord.
"Il y a une coordination entre forces Kurdes et Américains, les Kurdes leur donnent la localisation exacte des combats", selon le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane dont l'organisation s'appuie sur un large réseau d'informateurs et de militants sur le terrain.
Dans le même temps, l'EI a lancé des attaques dans l'est et près du centre de Kobané tandis que la principale milice kurde, les YPG (Unités de protection du peuple), a mené des assauts dans le sud-ouest, a précisé l'ONG.
Du côté turc de la frontière, le bruit des échanges de tirs -armes automatiques et obus de mortier- étaient audibles le matin, en provenance de la partie est de la ville située à moins d'un km du poste de Mursitpinar.
L'EI, dont la montée en puissance a été favorisée par la guerre civile qui ravage la Syrie depuis mars 2011, combat sur d'autres fronts, notamment à Deir Ezzor (est) et près d'Alep (nord) contre les forces du régime, ainsi que contre les Kurdes à Hassaka (nord-est).
Alors que Kobané semblait il y a quelques jours en passe de tomber aux mains de l'EI, qui en contrôle 50%, la résistance farouche des kurdes et une intensification des frappes -100 raids depuis fin septembre- sont parvenues à freiner l'avancée des jihadistes, selon l'OSDH.
L'instabilité de la situation a été soulignée par le Pentagone pour qui "Kobané pourrait encore tomber".
Pour aider les Kurdes, outre les frappes, des responsables américains ont rencontré pour la première fois des membres du principal parti kurde syrien hors de la région, probablement à Paris, a indiqué un responsable.
Si les combats sont aussi intenses, c'est qu'aucun des deux camps ne peut se permettre d'échouer à Kobané: sa chute porterait un coup dur à la légitimité des YPG, sa prise permettrait à l'EI de se prévaloir surtout d'un succès sur la coalition et les kurdes.
Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a reconnu que Kobané n'était pas nécessairement un point stratégique. "Ce qui la rend importante, c'est le fait que l'EI la veut. Plus il la veut, plus il déploie de forces et de ressources, et plus il y a de cibles pour nous".
En privé, des responsables américains reconnaissent que l'importante couverture médiatique déployée autour de Kobané, notamment les images des bombardements et des colonnes de fumée tournées depuis la frontière turque en ont fait un symbole.
La Turquie a déployé des troupes, des chars et de l'artillerie à la frontière -parfois à quelques centaines de mètres à peine des combats, mais sans intervenir.
En Irak voisin, les Etats-Unis, après avoir reconnu être inquiets de la progression des jihadistes qui contrôlent la majorité de la province d'Al-Anbar (ouest) malgré les frappes, se sont montrés plus rassurants quant au sort de Bagdad, en dépit des attentats de l'EI.
"Nous pensons à l'heure actuelle que Bagdad est à l'abri d'une menace imminente", a dit le Pentagone. "Il n'y a pas de rassemblement massif des forces de l'EI à l'extérieur, prêtes à y entrer".
Accusé de crimes contre l'Humanité, l'EI qui compte des dizaines de milliers de combattants dont de nombreux étrangers y compris occidentaux, est responsable de terribles exactions -viols, rapts, exécutions, décapitations- dans le "Califat" proclamé sur les vastes régions sous son contrôle en Irak et en Syrie.
Les Etats-Unis ont exclu des troupes au sol pour combattre l'EI, et cherchent dans le cadre de leur stratégie à renforcer l'armée et les forces kurdes en Irak, et la rébellion et les Kurdes en Syrie.
(17-10-2014)
Plus d'un mois après le début de l'offensive de l'EI sur Kobané dont la prise lui permettrait de renforcer son emprise sur la frontière syro-turque, les combattants kurdes, aidés de frappes intensifiées et mieux ciblées, opposent toujours une forte résistance aux jihadistes.
Le sort de cette ville, devenue le symbole de la lutte contre un groupe sunnite ultraradical responsable d'atrocités en Irak et en Syrie, reste totalement incertain malgré les combats acharnés qui ont fait près de 700 morts selon une ONG et poussé à la fuite des centaines de milliers d'habitants de la région.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les avions de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont lancé six raids contre l'EI à Kani Arabane, un quartier de l'est, après avoir visé le QG kurde contrôlé par l'EI dans le nord.
"Il y a une coordination entre forces Kurdes et Américains, les Kurdes leur donnent la localisation exacte des combats", selon le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane dont l'organisation s'appuie sur un large réseau d'informateurs et de militants sur le terrain.
Dans le même temps, l'EI a lancé des attaques dans l'est et près du centre de Kobané tandis que la principale milice kurde, les YPG (Unités de protection du peuple), a mené des assauts dans le sud-ouest, a précisé l'ONG.
Du côté turc de la frontière, le bruit des échanges de tirs -armes automatiques et obus de mortier- étaient audibles le matin, en provenance de la partie est de la ville située à moins d'un km du poste de Mursitpinar.
L'EI, dont la montée en puissance a été favorisée par la guerre civile qui ravage la Syrie depuis mars 2011, combat sur d'autres fronts, notamment à Deir Ezzor (est) et près d'Alep (nord) contre les forces du régime, ainsi que contre les Kurdes à Hassaka (nord-est).
Alors que Kobané semblait il y a quelques jours en passe de tomber aux mains de l'EI, qui en contrôle 50%, la résistance farouche des kurdes et une intensification des frappes -100 raids depuis fin septembre- sont parvenues à freiner l'avancée des jihadistes, selon l'OSDH.
L'instabilité de la situation a été soulignée par le Pentagone pour qui "Kobané pourrait encore tomber".
Pour aider les Kurdes, outre les frappes, des responsables américains ont rencontré pour la première fois des membres du principal parti kurde syrien hors de la région, probablement à Paris, a indiqué un responsable.
Si les combats sont aussi intenses, c'est qu'aucun des deux camps ne peut se permettre d'échouer à Kobané: sa chute porterait un coup dur à la légitimité des YPG, sa prise permettrait à l'EI de se prévaloir surtout d'un succès sur la coalition et les kurdes.
Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a reconnu que Kobané n'était pas nécessairement un point stratégique. "Ce qui la rend importante, c'est le fait que l'EI la veut. Plus il la veut, plus il déploie de forces et de ressources, et plus il y a de cibles pour nous".
En privé, des responsables américains reconnaissent que l'importante couverture médiatique déployée autour de Kobané, notamment les images des bombardements et des colonnes de fumée tournées depuis la frontière turque en ont fait un symbole.
La Turquie a déployé des troupes, des chars et de l'artillerie à la frontière -parfois à quelques centaines de mètres à peine des combats, mais sans intervenir.
En Irak voisin, les Etats-Unis, après avoir reconnu être inquiets de la progression des jihadistes qui contrôlent la majorité de la province d'Al-Anbar (ouest) malgré les frappes, se sont montrés plus rassurants quant au sort de Bagdad, en dépit des attentats de l'EI.
"Nous pensons à l'heure actuelle que Bagdad est à l'abri d'une menace imminente", a dit le Pentagone. "Il n'y a pas de rassemblement massif des forces de l'EI à l'extérieur, prêtes à y entrer".
Accusé de crimes contre l'Humanité, l'EI qui compte des dizaines de milliers de combattants dont de nombreux étrangers y compris occidentaux, est responsable de terribles exactions -viols, rapts, exécutions, décapitations- dans le "Califat" proclamé sur les vastes régions sous son contrôle en Irak et en Syrie.
Les Etats-Unis ont exclu des troupes au sol pour combattre l'EI, et cherchent dans le cadre de leur stratégie à renforcer l'armée et les forces kurdes en Irak, et la rébellion et les Kurdes en Syrie.
(17-10-2014)
Israel/Palestine : Now in Gaza...
Palestinian children look out from their family’s house, which
witnesses said was badly damaged during the recent Israeli
offensive, in the east of Gaza City on Aug. 28, 2014.
(Photograph: Majdi Fath)
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