Les experts russes chargés d’analyser des échantillons prélevés sur
la dépouille de Yasser Arafat ont exclu jeudi tout empoisonnement au
polonium, rejoignant les conclusions du rapport français critiqué par la
veuve du leader palestinien. Yasser Arafat "est mort d’une mort
naturelle, et non du résultat d’une irradiation", a déclaré Vladimir
Ouïba, le directeur de l’Agence fédérale d’analyses biologiques, cité
par les agences de presse russes. Ces conclusions rejoignent celles des
experts mandatés par la justice française, contestée par la veuve du
dirigeant historique palestinien, mort en 2004 à l’âge de 75 ans à
l’hôpital militaire français de Percy, près de Paris.
L’ambassadeur palestinien à Moscou a assuré de son côté que l’enquête
n’était pas finie. "Il a été décidé de continuer les travaux", a
déclaré Faed Mustafa à l’agence Ria Novosti. Les dirigeants palestiniens
accusent Israël d’être derrière son décès et réclament la formation
d’une commission d’enquête internationale. Les juges français chargés de
ce dossier avaient ordonné l’exhumation de la dépouille du dirigeant,
ce qui a été fait en novembre 2012. Une soixantaine d’échantillons
avaient été répartis pour analyse entre trois équipes d’enquêteurs,
suisses, français et russes, chacune effectuant son travail
individuellement, sans contact avec les autres.
Expertises suisses et françaises se contredisent
Début décembre, le parquet de Nanterre, près de Paris, avait indiqué
que les experts français avaient conclu "à l’absence d’un empoisonnement
au polonium 210 (substance radioactive hautement toxique, NDLR) de
M. Arafat". La veuve du dirigeant palestinien, Souha Arafat, avait
indiqué qu’elle allait contester ce rapport devant la justice française.
À l’inverse, des experts suisses avaient indiqué début novembre qu’ils
privilégiaient la piste d’un empoisonnement au polonium 210. Les deux
équipes suisse et française ont toutes deux constaté des doses de
polonium supérieures à la moyenne dans le corps de Yasser Arafat. Mais
pour les Français, la présence d’un gaz radioactif naturel, le radon,
dans l’environnement extérieur, expliquerait ces fortes quantités.
En novembre, disant s’appuyer sur les rapports des laboratoires
suisses mais aussi russes confortant, selon eux, la thèse d’un
empoisonnement, les dirigeants palestiniens avaient désigné Israël comme
l’unique suspect de son "assassinat". "Israël est le premier, le
principal et unique suspect dans l’affaire de l’assassinat de Yasser
Arafat", a affirmé le président de la commission d’enquête officielle
palestinienne sur la mort d’Arafat, Tawfiq Tiraoui. En octobre, le
directeur de l’agence russe, Vladimir Ouïba, avait déjà écarté la thèse
de l’empoisonnement à l’agence Interfax, mais ses services avaient
démenti toute communication sur le sujet, affirmant qu’aucun résultat
n’avait encore été publié.
Les Palestiniens croient à l’empoisonnement
"Nous avons achevé nos analyses et tout le monde est d’accord avec
notre expertise", a indiqué cette fois Vladimir Ouïba, écartant toute
nouvelle expertise. "Il y a eu des déclarations ambitieuses de la part
des Suisses, mais elles ont été retirées (...) et les Français ont
confirmé nos conclusions", a-t-il ajouté. Un porte-parole de l’équipe
suisse a démenti tout changement de position. "Nous maintenons notre
position", a indiqué Darcy Christen.
Le professeur François Bochud, coauteur de l’expertise suisse, avait
dit avoir "du mal à comprendre" le rapport français. "Nos données
conduisent davantage vers la thèse d’un empoisonnement que dans la
direction opposée", avait-il indiqué. Les causes de la mort d’Arafat,
décédé en novembre 2004 après une brusque détérioration de son état de
santé, n’ont jamais été élucidées. "Je suis toujours convaincue que le
martyr Arafat n’est pas décédé de mort naturelle", a déclaré Souha
Arafat au lendemain de la publication du rapport français, se disant
"très choquée que le rapport médical français (...) se résume à quatre
pages". Selon un sondage publié mardi par le Palestinian Center for
Policy and Survey Research (PSR), la majorité des Palestiniens (59 %)
pensent que Yasser Arafat a été empoisonné par Israël.
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
jeudi 26 décembre 2013
Israël/Palestine : annonce de nouvelles constructions dans les colonies
Israël annoncera en début de semaine prochaine de nouvelles
constructions dans les colonies, qui coïncideront avec la troisième
vague de libération de prisonniers palestiniens dans le cadre des
négociations de paix parrainées par les Etats-Unis, selon un responsable
israélien.
"Le gouvernement israélien annoncera des appels d’offre pour de nouvelles constructions en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qui coïncideront avec la libération d’un troisième groupe de prisonniers palestiniens", comme cela a été le cas lors des libérations des deux premiers groupes, a déclaré à l’AFP ce responsable sous couvert de l’anonymat.
"Le gouvernement israélien annoncera des appels d’offre pour de nouvelles constructions en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qui coïncideront avec la libération d’un troisième groupe de prisonniers palestiniens", comme cela a été le cas lors des libérations des deux premiers groupes, a déclaré à l’AFP ce responsable sous couvert de l’anonymat.
Syrie : La Syrie et la Russie signent un important accord pétrolier
La Syrie a signé mercredi un important accord de prospection pétrolière
et gazière dans les eaux territoriales syriennes avec une entreprise
russe, a constaté une journaliste de l’AFP. L’accord, le premier du
genre signé par la Syrie dans les eaux territoriales, est d’une durée de
25 ans et est financé par la Russie, alliée du régime du président
Bashar el-Assad. Il a été signé au siège du ministère du Pétrole et des
ressources minières à Damas par le ministre syrien du Pétrole, Sleimane
Abbas, la Compagnie générale syrienne du Pétrole et l’entreprise russe
Soyuzneftegaz Company.
La prospection, qui va commencer immédiatement sur une superficie de 2 190 km2, comporte plusieurs phases, a indiqué le ministre syrien, soulignant que la prospection coûterait 100 millions de dollars.
Frappée par des sanctions internationales, la Syrie a vu sa production pétrolière chuter de 90 % depuis le début du conflit en mars 2011. Au cours de la première moitié de cette année, la production pétrolière est tombée à 39 000 barils par jour, alors qu’elle était de 380 000 b/j avant la mi-mars 2011, selon des chiffres officiels.
La prospection, qui va commencer immédiatement sur une superficie de 2 190 km2, comporte plusieurs phases, a indiqué le ministre syrien, soulignant que la prospection coûterait 100 millions de dollars.
Frappée par des sanctions internationales, la Syrie a vu sa production pétrolière chuter de 90 % depuis le début du conflit en mars 2011. Au cours de la première moitié de cette année, la production pétrolière est tombée à 39 000 barils par jour, alors qu’elle était de 380 000 b/j avant la mi-mars 2011, selon des chiffres officiels.
Syrie : Trêve dans une importante ville rebelle proche de Damas
Le régime et les rebelles ont abouti mercredi à une trêve à Muwadamiyat
al-Cham, une ville de la banlieue de Damas, assiégée et bombardée depuis
un an, a-t-on appris auprès d’un membre du comité local de la ville.
"Une trêve est entrée en vigueur mercredi et les habitants ont accepté de hisser durant trois jours en signe de bonne volonté le drapeau du régime sur les citernes d’eau de la ville", a déclaré à l’AFP Abu Malek, un responsable du Conseil local de la ville.
"La nourriture doit être acheminée vers la localité certainement jeudi. Si cela se passe bien alors nous rendrons nos armes lourdes mais l’armée du régime ne rentrera pas dans notre ville" située à 3 km au sud-ouest de la capitale, a-t-il ajouté.
"La dernière étape sera de permettre aux déplacés de rentrer chez eux sans être arrêtés et de retirer les points de contrôle à l’entrée de la ville", a-t-il dit.
Une source proche du régime a confirmé la trêve mais n’a mentionné aucun retrait de l’armée. Au contraire, selon elle, l’armée devra rentrer pour s’assurer que toutes les armes lourdes ont bien été remises.
Selon Abu Malek, les quelques milliers d’habitants encore présents sont très divisés sur cet accord entre ceux qui jugent que l’important est de nourrir la population alors que d’autres veulent poursuivre le combat jusqu’à la victoire.
En octobre, il y avait eu deux évacuations de 3800 habitants au total, en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ces opérations avaient été supervisées par le Croissant rouge syrien (CRS) en coordination avec les autorités syriennes.
D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), cette ville qui comptait 15 000 habitants, est assiégée depuis plus d’un an.
"Une trêve est entrée en vigueur mercredi et les habitants ont accepté de hisser durant trois jours en signe de bonne volonté le drapeau du régime sur les citernes d’eau de la ville", a déclaré à l’AFP Abu Malek, un responsable du Conseil local de la ville.
"La nourriture doit être acheminée vers la localité certainement jeudi. Si cela se passe bien alors nous rendrons nos armes lourdes mais l’armée du régime ne rentrera pas dans notre ville" située à 3 km au sud-ouest de la capitale, a-t-il ajouté.
"La dernière étape sera de permettre aux déplacés de rentrer chez eux sans être arrêtés et de retirer les points de contrôle à l’entrée de la ville", a-t-il dit.
Une source proche du régime a confirmé la trêve mais n’a mentionné aucun retrait de l’armée. Au contraire, selon elle, l’armée devra rentrer pour s’assurer que toutes les armes lourdes ont bien été remises.
Selon Abu Malek, les quelques milliers d’habitants encore présents sont très divisés sur cet accord entre ceux qui jugent que l’important est de nourrir la population alors que d’autres veulent poursuivre le combat jusqu’à la victoire.
En octobre, il y avait eu deux évacuations de 3800 habitants au total, en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ces opérations avaient été supervisées par le Croissant rouge syrien (CRS) en coordination avec les autorités syriennes.
D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), cette ville qui comptait 15 000 habitants, est assiégée depuis plus d’un an.
Irak : au moins 44 morts dont 35 dans un attentat contre un marché de Bagdad
Au moins 44 personnes ont été tuées dans de nouvelles violences en Irak
mercredi dont 35 dans un attentat contre un marché du sud de Bagdad, ont
annoncé des responsables.
"Deux bombes ont explosé dans un marché de Dora, tuant 35 personnes et en blessant 56", a indiqué à l’AFP Saad Maan, le porte-parole du ministère, qui a insisté sur le fait que le marché était visé, et non une église.
Des premières informations de sources sécuritaires avaient indiqué qu’une église, à proximité, avait été la cible de l’attaque.
"La zone visée est une zone où cohabitent musulmans et chrétiens", a souligné M. Maan.
Le patriarche chaldéen, Louis-Raphaël Sako, a souligné que l’attaque "visait un lieu pauvre près de l’église à Dora".
L’ambassade américaine à Bagdad a condamné l’attentat dans un communiqué.
Des lieux fréquentés en Irak, comme des marchés, des cafés, des terrains de football et des mosquées sont souvent pris pour cible par des insurgés pour faire le plus grand nombre possible de victimes.
Au nord de Bagdad, une bombe a explosé mercredi sous les gradins d’un stade de football, tuant quatre personnes, dont deux policiers, et en blessant 11.
Le quartier de Dora, au sud de Bagdad, avait déjà été la cible jeudi d’un attentat anti-chiite, où au moins 20 personnes avaient été tuées. Un kamikaze avait fait exploser sa charge sous une tente où des pèlerins recevaient de la nourriture et des boissons avant de partir pour la ville sainte de Kerbala, dans le centre du pays.
Les célébrations de l’Arbaïn, très importante fête pour la communauté chiite, ont rassemblé près de 20 millions de personnes dans la ville de Kerbala, où les pèlerins convergent durant 40 jours.
A plusieurs reprises durant cette période, des kamikazes ont actionné leur ceinture d’explosifs au milieu de pèlerins. Les insurgés sunnites, dont ceux liés à Al-Qaïda, prennent souvent pour cible les chiites, qu’ils qualifient d’"apostats".
Mercredi, un autre attentat à la bombe a tué une personne et en a blessé trois autres, toujours dans le sud de Bagdad.
A Tikrit, dans le nord de l’Irak, des hommes armés ont abattu trois policiers. Et sur une route entre Kirkouk et Tuz Khurmatu, une personne a été tuée et sept autres blessées par l’explosion de plusieurs bombes.
L’année 2013 a été noire pour l’Irak, qui a renoué avec des niveaux de violences proches de ceux de 2008. Plus de 6.700 personnes ont été tuées depuis le début de l’année dans le pays, selon un bilan compilé par l’AFP.
Sur les huit premiers jours de décembre uniquement, plus de personnes sont mortes dans des violences que sur l’ensemble du mois en 2012.
Les autorités irakiennes se disent particulièrement inquiètes de la résurgence de groupes liés à Al-Qaïda, enhardis par le conflit en Syrie voisine, et accusent des insurgés sunnites liés au réseau extrémiste de la plupart des attentats.
Elles tentent de mettre en place des mesures —limiter la circulation dans Bagdad, inviter les propriétaires de cafés, particulièrement visés, à instaurer de nouvelles normes de sécurité...— mais les violences continuent.
Le ministère de la Défense a affirmé mercredi dans un communiqué que les forces de sécurité avaient tué, en trois jours, 11 insurgés, capturant également des armes et équipements.
La colère de la communauté sunnite, qui se plaint d’être l’objet d’une campagne de répression du gouvernement dirigé par les chiites, a été un facteur clé dans l’escalade des violences en 2013. Et l’approche des élections d’avril 2014 fait craindre aux analystes un repli sur les positions communautaires qui ne saurait améliorer la situation.
"Deux bombes ont explosé dans un marché de Dora, tuant 35 personnes et en blessant 56", a indiqué à l’AFP Saad Maan, le porte-parole du ministère, qui a insisté sur le fait que le marché était visé, et non une église.
Des premières informations de sources sécuritaires avaient indiqué qu’une église, à proximité, avait été la cible de l’attaque.
"La zone visée est une zone où cohabitent musulmans et chrétiens", a souligné M. Maan.
Le patriarche chaldéen, Louis-Raphaël Sako, a souligné que l’attaque "visait un lieu pauvre près de l’église à Dora".
L’ambassade américaine à Bagdad a condamné l’attentat dans un communiqué.
Des lieux fréquentés en Irak, comme des marchés, des cafés, des terrains de football et des mosquées sont souvent pris pour cible par des insurgés pour faire le plus grand nombre possible de victimes.
Au nord de Bagdad, une bombe a explosé mercredi sous les gradins d’un stade de football, tuant quatre personnes, dont deux policiers, et en blessant 11.
Le quartier de Dora, au sud de Bagdad, avait déjà été la cible jeudi d’un attentat anti-chiite, où au moins 20 personnes avaient été tuées. Un kamikaze avait fait exploser sa charge sous une tente où des pèlerins recevaient de la nourriture et des boissons avant de partir pour la ville sainte de Kerbala, dans le centre du pays.
Les célébrations de l’Arbaïn, très importante fête pour la communauté chiite, ont rassemblé près de 20 millions de personnes dans la ville de Kerbala, où les pèlerins convergent durant 40 jours.
A plusieurs reprises durant cette période, des kamikazes ont actionné leur ceinture d’explosifs au milieu de pèlerins. Les insurgés sunnites, dont ceux liés à Al-Qaïda, prennent souvent pour cible les chiites, qu’ils qualifient d’"apostats".
Mercredi, un autre attentat à la bombe a tué une personne et en a blessé trois autres, toujours dans le sud de Bagdad.
A Tikrit, dans le nord de l’Irak, des hommes armés ont abattu trois policiers. Et sur une route entre Kirkouk et Tuz Khurmatu, une personne a été tuée et sept autres blessées par l’explosion de plusieurs bombes.
L’année 2013 a été noire pour l’Irak, qui a renoué avec des niveaux de violences proches de ceux de 2008. Plus de 6.700 personnes ont été tuées depuis le début de l’année dans le pays, selon un bilan compilé par l’AFP.
Sur les huit premiers jours de décembre uniquement, plus de personnes sont mortes dans des violences que sur l’ensemble du mois en 2012.
Les autorités irakiennes se disent particulièrement inquiètes de la résurgence de groupes liés à Al-Qaïda, enhardis par le conflit en Syrie voisine, et accusent des insurgés sunnites liés au réseau extrémiste de la plupart des attentats.
Elles tentent de mettre en place des mesures —limiter la circulation dans Bagdad, inviter les propriétaires de cafés, particulièrement visés, à instaurer de nouvelles normes de sécurité...— mais les violences continuent.
Le ministère de la Défense a affirmé mercredi dans un communiqué que les forces de sécurité avaient tué, en trois jours, 11 insurgés, capturant également des armes et équipements.
La colère de la communauté sunnite, qui se plaint d’être l’objet d’une campagne de répression du gouvernement dirigé par les chiites, a été un facteur clé dans l’escalade des violences en 2013. Et l’approche des élections d’avril 2014 fait craindre aux analystes un repli sur les positions communautaires qui ne saurait améliorer la situation.
Égypte : Le Caire déclare les Frères musulmans "organisation terroriste"
L’Egypte a déclaré "organisation terroriste" les Frères musulmans du
président destitué Mohamed Morsi après leur avoir fait porter la
responsabilité de l’attentat meurtrier contre la police mardi pourtant
revendiqué par un mouvement jihadiste.
Cette annonce officielle place désormais sous le coup d’une sévère loi anti-terrorisme la confrérie vieille de 85 ans et déjà la cible d’une sanglante répression depuis l’éviction il y a six mois du chef de l’Etat issu de ses rangs par l’armée qui dirige désormais de facto les nouvelles autorités.
Le gouvernement a en outre interdit aux membres du mouvement islamiste, né en Egypte mais qui a essaimé ailleurs dans le monde, de manifester, alors que les partisans de M. Morsi se mobilisent quasi-quotidiennement en Egypte pour réclamer le retour au pouvoir du seul président jamais élu démocratiquement du pays.
Ces décisions, qui interviennent trois semaines avant un référendum constitutionnel que les Frères musulmans ont appelé à boycotter, ont été prises au lendemain d’un attentat qui a choqué en Egypte.
Perpétrée par un kamikaze qui a jeté sa voiture sur les barrières protégeant le quartier général de la police de Mansurah, à une centaine de kilomètres au nord du Caire, l’attaque a tué 14 policiers et un civil. Les résidents s’en étaient aussitôt pris aux Frères musulmans, que le gouvernement intérimaire accuse régulièrement d’aider et de financer les auteurs d’attaques contre les forces de l’ordre.
L’attaque de mardi a toutefois été revendiquée par Ansar Beit el-Maqdess, un mouvement jihadiste qui dit s’inspirer d’Al-Qaïda, alors que la confrérie a rapidement condamné l’attentat de Mansurah.
Mais peu après cette revendication, postée sur les forums jihadistes, un communiqué du gouvernement affirmait que "l’Egypte toute entière (avait) été terrorisée par l’horrible crime commis par les Frères musulmans".
Détaillant les décisions gouvernementales, le vice-Premier ministre Hossam Eissa a annoncé que les Frères musulmans avaient été déclarés "organisation terroriste", ajoutant que le gouvernement avait décidé de "punir conformément à la loi quiconque continuerait à appartenir à ce groupe après cette annonce".
En 1992, alors que des attentats islamistes ensanglantaient le pays, l’Egypte avait adopté une loi anti-terrorisme prévoyant des sanctions renforcées, allant jusqu’à la peine capitale.
Le ministre de la Solidarité sociale Ahmad el-Boraie a ensuite indiqué que "toutes les activités" des Frères musulmans étaient désormais interdites, notamment "les manifestations".
C’est la première fois qu’une décision aussi drastique est prise à l’encontre la confrérie, bannie mais tolérée sous le régime de Hosni Moubarak et véritablement sortie de la clandestinité à son départ en 2011.
Les nouvelles autorités dirigées de facto par l’armée qui a destitué M. Morsi le 3 juillet se sont lancées depuis août dans une sanglante répression des manifestants pro-Morsi. Cette implacable campagne a fait à ce jour plus d’un millier de morts et des milliers d’arrestations dans les rangs des islamistes.
M. Morsi et plusieurs responsables de son administration ou de son mouvement sont actuellement jugés et doivent notamment répondre d’"espionnage" au profit d’organisations étrangères, notamment du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, en vue de commettre des "actes terroristes".
Alors que l’armée a promis une "transition démocratique" qui doit être lancée avec le référendum constitutionnel les 14 et 15 janvier et se clore par des élections législatives et présidentielle mi-2014, M. Boraie a expliqué que l’interdiction des activités des Frères musulmans visait également son parti Liberté et Justice (PLJ), qui avait remporté toutes les élections depuis la révolte populaire qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak.
Lors de leur coup de force contre M. Morsi, les militaires avaient affirmé répondre au souhait de millions de manifestants qui accusaient le président islamiste d’avoir échoué à redresser une économie en ruine et de chercher à accaparer le pouvoir au profit de sa confrérie.
Depuis son éviction, les attaques contre les forces de l’ordre ont fait plus d’une centaine de morts, notamment dans le Nord-Sinaï où l’armée, qui a mobilisé depuis plusieurs mois ses troupes au sol et son aviation, ne parvient pas à venir à bout des combattants islamistes qui s’y sont établis, dont ceux d’Ansar Beit al-Maqdess.
Ansar Beit al-Maqdess a déjà revendiqué plusieurs attaques, dont la plus spectaculaire avait été en septembre une opération suicide contre le convoi du ministre de l’Intérieur qui en était sorti indemne.
Cette annonce officielle place désormais sous le coup d’une sévère loi anti-terrorisme la confrérie vieille de 85 ans et déjà la cible d’une sanglante répression depuis l’éviction il y a six mois du chef de l’Etat issu de ses rangs par l’armée qui dirige désormais de facto les nouvelles autorités.
Le gouvernement a en outre interdit aux membres du mouvement islamiste, né en Egypte mais qui a essaimé ailleurs dans le monde, de manifester, alors que les partisans de M. Morsi se mobilisent quasi-quotidiennement en Egypte pour réclamer le retour au pouvoir du seul président jamais élu démocratiquement du pays.
Ces décisions, qui interviennent trois semaines avant un référendum constitutionnel que les Frères musulmans ont appelé à boycotter, ont été prises au lendemain d’un attentat qui a choqué en Egypte.
Perpétrée par un kamikaze qui a jeté sa voiture sur les barrières protégeant le quartier général de la police de Mansurah, à une centaine de kilomètres au nord du Caire, l’attaque a tué 14 policiers et un civil. Les résidents s’en étaient aussitôt pris aux Frères musulmans, que le gouvernement intérimaire accuse régulièrement d’aider et de financer les auteurs d’attaques contre les forces de l’ordre.
L’attaque de mardi a toutefois été revendiquée par Ansar Beit el-Maqdess, un mouvement jihadiste qui dit s’inspirer d’Al-Qaïda, alors que la confrérie a rapidement condamné l’attentat de Mansurah.
Mais peu après cette revendication, postée sur les forums jihadistes, un communiqué du gouvernement affirmait que "l’Egypte toute entière (avait) été terrorisée par l’horrible crime commis par les Frères musulmans".
Détaillant les décisions gouvernementales, le vice-Premier ministre Hossam Eissa a annoncé que les Frères musulmans avaient été déclarés "organisation terroriste", ajoutant que le gouvernement avait décidé de "punir conformément à la loi quiconque continuerait à appartenir à ce groupe après cette annonce".
En 1992, alors que des attentats islamistes ensanglantaient le pays, l’Egypte avait adopté une loi anti-terrorisme prévoyant des sanctions renforcées, allant jusqu’à la peine capitale.
Le ministre de la Solidarité sociale Ahmad el-Boraie a ensuite indiqué que "toutes les activités" des Frères musulmans étaient désormais interdites, notamment "les manifestations".
C’est la première fois qu’une décision aussi drastique est prise à l’encontre la confrérie, bannie mais tolérée sous le régime de Hosni Moubarak et véritablement sortie de la clandestinité à son départ en 2011.
Les nouvelles autorités dirigées de facto par l’armée qui a destitué M. Morsi le 3 juillet se sont lancées depuis août dans une sanglante répression des manifestants pro-Morsi. Cette implacable campagne a fait à ce jour plus d’un millier de morts et des milliers d’arrestations dans les rangs des islamistes.
M. Morsi et plusieurs responsables de son administration ou de son mouvement sont actuellement jugés et doivent notamment répondre d’"espionnage" au profit d’organisations étrangères, notamment du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, en vue de commettre des "actes terroristes".
Alors que l’armée a promis une "transition démocratique" qui doit être lancée avec le référendum constitutionnel les 14 et 15 janvier et se clore par des élections législatives et présidentielle mi-2014, M. Boraie a expliqué que l’interdiction des activités des Frères musulmans visait également son parti Liberté et Justice (PLJ), qui avait remporté toutes les élections depuis la révolte populaire qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak.
Lors de leur coup de force contre M. Morsi, les militaires avaient affirmé répondre au souhait de millions de manifestants qui accusaient le président islamiste d’avoir échoué à redresser une économie en ruine et de chercher à accaparer le pouvoir au profit de sa confrérie.
Depuis son éviction, les attaques contre les forces de l’ordre ont fait plus d’une centaine de morts, notamment dans le Nord-Sinaï où l’armée, qui a mobilisé depuis plusieurs mois ses troupes au sol et son aviation, ne parvient pas à venir à bout des combattants islamistes qui s’y sont établis, dont ceux d’Ansar Beit al-Maqdess.
Ansar Beit al-Maqdess a déjà revendiqué plusieurs attaques, dont la plus spectaculaire avait été en septembre une opération suicide contre le convoi du ministre de l’Intérieur qui en était sorti indemne.
Israël/Palestine : une enfant palestinienne tuée à Gaza dans des raids israéliens
Une enfant palestinienne a été tuée et au moins six autres
Palestiniens ont été blessés mardi dans des raids israéliens sur la
bande de Gaza en représailles à un tir qui a tué un Israélien
travaillant sur la frontière. Les incidents se sont multipliés ces
derniers jours à la frontière entre Israël et le territoire palestinien.
Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a prévenu que "le
Hamas était souverain à Gaza, et donc responsable des tirs aujourd’hui
de la bande de Gaza et des tirs de roquettes ces deux derniers jours
vers Israël".
Le mouvement islamiste a affirmé pour sa part dans un communiqué que "les avertissements et les raids de l’occupant ne dissuaderaient pas la résistance d’agir". Une enfant, Hala Abu Sabikha, 3 ans, a été tuée dans un raid israélien sur le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, qui a également blessé sa mère et son frère. Un porte-parole des services d’urgences dans le territoire palestinien, Achraf al-Qoudra, a indiqué que le bilan s’établissait à un mort et six blessés.
Les frappes israéliennes ont visé des sites à l’est de la ville de Gaza, ainsi que deux positions de la branche armée du Hamas, dans le centre du territoire palestinien et à Khan Younès, dans le sud, selon des témoins.
Impliquant l’aviation, les chars et l’infanterie, elles ont été lancées après la mort d’un Israélien travaillant sur la barrière frontalière, touché par un tir palestinien.
"Un tireur de Gaza a tué un civil israélien d’une seule balle dans la poitrine", a précisé l’armée israélienne, soulignant qu’il s’agissait du "premier civil israélien tué aux environs de la bande de Gaza depuis l’opération Pilier de défense" (14-21 novembre 2012). Depuis, le Hamas s’efforce de faire respecter manu militari la trêve avec Israël, contestée par des groupes salafistes jihadistes rétifs à son autorité.
La victime a été identifiée par une porte-parole de la police comme Saleh Abu Latif, 22 ans, un membre de la minorité arabe bédouine, de la ville de Rahat, dans le sud d’Israël. Les représailles israéliennes ont notamment visé "une fabrique d’armes dans le sud de la bande de Gaza", ainsi qu’un "lance-roquettes dissimulé dans le nord" du territoire, selon l’armée israélienne.
"La barrière de sécurité est essentielle pour protéger les civils de l’État d’Israël et empêcher les terroristes d’atteindre nos villes et nos localités", a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Peter Lerner. "Il s’agit d’un très grave incident et nous ne le laisserons pas sans réponse", avait déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une visite à Sderot, à la lisière de la bande de Gaza, pour inaugurer une station de train protégée contre les tirs de roquettes.
Un Palestinien a été grièvement blessé lundi soir par des tirs israéliens près de la frontière avec Israël. Un autre avait été tué vendredi par des tirs israéliens dans le nord de la bande de Gaza.
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عندما كانت كنيسة المهد في بيت لحم تتحضر لإطلاق عنان اجراسها أمس، لتنذر بولادة السيد المسيح، كانت طائرات العدو الإسرائيلي تشن غارات على غزة، ما ادى الى استشهاد طفلة واصابة ستة اخرين.
وشنّ الطيران الإسرائيلي سلسلة غارات على القطاع أمس، مستهدفاً موقعين لحركة حماس، ما أدى إلى استشهاد الطفلة حلا ابو سبيخة (3 اعوام) وإصابة ستة أشخاص آخرين بجروح، بحسب ما أفادت وزارة الصحة في حكومة حماس. وأشار مسؤولون إلى أن الطفلة كانت تقف مع عدد من أفراد أسرتها خارج منزلهم قرب المخيم وأصيب شقيقان لها.
وقال مسؤولون من حماس وشهود عيان إن الطيران الحربي الإسرائيلي قصف مخيمي تدريب للحركة في خان يونس والبريج، مضيفين أن دبابات إسرائيلية أطلقت قذائف أيضاً شرق القطاع.
ونددت حكومة حماس في بيان، باستشهاد الطفلة، واصفة إياه بأنه « عمل إجرامي جبان ». وذكرت الحكومة أن « قصف الاحتلال دليل على ضعفه وارتباكه »، داعية المجتمع الدولي إلى « تحمّل مسؤولياته والعمل على لجم الاحتلال ومحاسبته على جرائمه المتواصلة ».
وشدد البيان على أن « المقاومة جاهزة للدفاع عن الشعب الفلسطيني، كما أن الجبهة الداخلية متماسكة »، مؤكدة أن « الاحتلال غير معني بتصعيد كبير ».
من جهته، أصدر جيش الاحتلال بياناً قال فيه إن طائراته ودباباته وقوات المشاة التابعة له شاركت في سلسلة الضربات. وأضاف أن « المواقع التي استهدفت هي منشأة لتصنيع الأسلحة وبنية تحتية للإرهاب في جنوب قطاع غزة وموقع للإرهاب وبنية تحتية أخرى للإرهاب في وسط قطاع غزة وقاذف صواريخ مموه ».
وحمّل المتحدث باسم جيش الاحتلال أفيخاي أدرعي، حركة حماس المسؤولية عن تداعيات الأعمال « الإرهابية » في محيط قطاع غزة.
وشدّد أدرعي، في تعليقات نشرها على صفحته على موقع التواصل الاجتماعي « تويتر »، على أن إسرائيل « لن تسمح بتشويش مجرى الحياة في جنوب البلاد وسترد بحزم على أي مساس بالسيادة الإسرائيلية وأي اعتداء على مدنيين أو جنود إسرائيليين ».
وأشار إلى أن « من بين الأهداف المستهدفة موقعا لإنتاج أسلحة في جنوب غزة وموقعا في وسطها، ومركزاً للنشاطات الإرهابية وموقعين للنشاطات الإرهابية »، موضحاً أن « الجيش الإسرائيلي قام بهذه الغارات رداً على عملية قتل مواطن إسرائيلي على الجدار الأمني ».
وسقط القتيل الاسرائيلي برصاص قناص من غزة وقالت قوات الاحتلال إنه كان يعمل على إصلاح سياج أمني إسرائيلي، هو أول إسرائيلي يلقى حتفه على الحدود مع غزة منذ أكثر من عام.
وسارع رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو إلى بالتهديد برد انتقامي. وقال نتنياهو، الذي كان يزور سديروت في جنوب الأراضي المحتلة، « إنه حادث في غاية الخطورة ولن نتجاهله ». وأشار، في بيان أصدره مكتبه، إلى أن « سياستنا هي إحباط الهجمات الفلسطينية والرد عليها بشدة وذلك ما سنفعله في هذه الحالة ».
وفي وقت سابق، قال مسؤولو إحدى المستشفيات إن فلسطينياً قتل في حادث منفصل في شمال غزة. وقالت متحدثة باسم جيش الاحتلال إن الشهيد « كان يتعامل مع شحنة ناسفة قرب السياج الأمني وأن الجنود أطلقوا عليه النار بعد تحذيرات ».
إلى ذلك، دعا الأمين العام للأمم المتحدة بان كي مون إلى الهدوء، حيث قال المتحدث باسمه إن « الأمين العام يرفض أي عمل يستهدف المدنيين، ويدعو جميع المعنيين إلى التحلي بأكبر قدر من ضبط النفس لتفادي دورة عنف جديدة ».
(أ ف ب، أ ب، رويترز)
Le mouvement islamiste a affirmé pour sa part dans un communiqué que "les avertissements et les raids de l’occupant ne dissuaderaient pas la résistance d’agir". Une enfant, Hala Abu Sabikha, 3 ans, a été tuée dans un raid israélien sur le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, qui a également blessé sa mère et son frère. Un porte-parole des services d’urgences dans le territoire palestinien, Achraf al-Qoudra, a indiqué que le bilan s’établissait à un mort et six blessés.
Les frappes israéliennes ont visé des sites à l’est de la ville de Gaza, ainsi que deux positions de la branche armée du Hamas, dans le centre du territoire palestinien et à Khan Younès, dans le sud, selon des témoins.
Impliquant l’aviation, les chars et l’infanterie, elles ont été lancées après la mort d’un Israélien travaillant sur la barrière frontalière, touché par un tir palestinien.
"Un tireur de Gaza a tué un civil israélien d’une seule balle dans la poitrine", a précisé l’armée israélienne, soulignant qu’il s’agissait du "premier civil israélien tué aux environs de la bande de Gaza depuis l’opération Pilier de défense" (14-21 novembre 2012). Depuis, le Hamas s’efforce de faire respecter manu militari la trêve avec Israël, contestée par des groupes salafistes jihadistes rétifs à son autorité.
La victime a été identifiée par une porte-parole de la police comme Saleh Abu Latif, 22 ans, un membre de la minorité arabe bédouine, de la ville de Rahat, dans le sud d’Israël. Les représailles israéliennes ont notamment visé "une fabrique d’armes dans le sud de la bande de Gaza", ainsi qu’un "lance-roquettes dissimulé dans le nord" du territoire, selon l’armée israélienne.
"La barrière de sécurité est essentielle pour protéger les civils de l’État d’Israël et empêcher les terroristes d’atteindre nos villes et nos localités", a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Peter Lerner. "Il s’agit d’un très grave incident et nous ne le laisserons pas sans réponse", avait déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une visite à Sderot, à la lisière de la bande de Gaza, pour inaugurer une station de train protégée contre les tirs de roquettes.
Un Palestinien a été grièvement blessé lundi soir par des tirs israéliens près de la frontière avec Israël. Un autre avait été tué vendredi par des tirs israéliens dans le nord de la bande de Gaza.
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عندما كانت كنيسة المهد في بيت لحم تتحضر لإطلاق عنان اجراسها أمس، لتنذر بولادة السيد المسيح، كانت طائرات العدو الإسرائيلي تشن غارات على غزة، ما ادى الى استشهاد طفلة واصابة ستة اخرين.
وشنّ الطيران الإسرائيلي سلسلة غارات على القطاع أمس، مستهدفاً موقعين لحركة حماس، ما أدى إلى استشهاد الطفلة حلا ابو سبيخة (3 اعوام) وإصابة ستة أشخاص آخرين بجروح، بحسب ما أفادت وزارة الصحة في حكومة حماس. وأشار مسؤولون إلى أن الطفلة كانت تقف مع عدد من أفراد أسرتها خارج منزلهم قرب المخيم وأصيب شقيقان لها.
وقال مسؤولون من حماس وشهود عيان إن الطيران الحربي الإسرائيلي قصف مخيمي تدريب للحركة في خان يونس والبريج، مضيفين أن دبابات إسرائيلية أطلقت قذائف أيضاً شرق القطاع.
ونددت حكومة حماس في بيان، باستشهاد الطفلة، واصفة إياه بأنه « عمل إجرامي جبان ». وذكرت الحكومة أن « قصف الاحتلال دليل على ضعفه وارتباكه »، داعية المجتمع الدولي إلى « تحمّل مسؤولياته والعمل على لجم الاحتلال ومحاسبته على جرائمه المتواصلة ».
وشدد البيان على أن « المقاومة جاهزة للدفاع عن الشعب الفلسطيني، كما أن الجبهة الداخلية متماسكة »، مؤكدة أن « الاحتلال غير معني بتصعيد كبير ».
من جهته، أصدر جيش الاحتلال بياناً قال فيه إن طائراته ودباباته وقوات المشاة التابعة له شاركت في سلسلة الضربات. وأضاف أن « المواقع التي استهدفت هي منشأة لتصنيع الأسلحة وبنية تحتية للإرهاب في جنوب قطاع غزة وموقع للإرهاب وبنية تحتية أخرى للإرهاب في وسط قطاع غزة وقاذف صواريخ مموه ».
وحمّل المتحدث باسم جيش الاحتلال أفيخاي أدرعي، حركة حماس المسؤولية عن تداعيات الأعمال « الإرهابية » في محيط قطاع غزة.
وشدّد أدرعي، في تعليقات نشرها على صفحته على موقع التواصل الاجتماعي « تويتر »، على أن إسرائيل « لن تسمح بتشويش مجرى الحياة في جنوب البلاد وسترد بحزم على أي مساس بالسيادة الإسرائيلية وأي اعتداء على مدنيين أو جنود إسرائيليين ».
وأشار إلى أن « من بين الأهداف المستهدفة موقعا لإنتاج أسلحة في جنوب غزة وموقعا في وسطها، ومركزاً للنشاطات الإرهابية وموقعين للنشاطات الإرهابية »، موضحاً أن « الجيش الإسرائيلي قام بهذه الغارات رداً على عملية قتل مواطن إسرائيلي على الجدار الأمني ».
وسقط القتيل الاسرائيلي برصاص قناص من غزة وقالت قوات الاحتلال إنه كان يعمل على إصلاح سياج أمني إسرائيلي، هو أول إسرائيلي يلقى حتفه على الحدود مع غزة منذ أكثر من عام.
وسارع رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو إلى بالتهديد برد انتقامي. وقال نتنياهو، الذي كان يزور سديروت في جنوب الأراضي المحتلة، « إنه حادث في غاية الخطورة ولن نتجاهله ». وأشار، في بيان أصدره مكتبه، إلى أن « سياستنا هي إحباط الهجمات الفلسطينية والرد عليها بشدة وذلك ما سنفعله في هذه الحالة ».
وفي وقت سابق، قال مسؤولو إحدى المستشفيات إن فلسطينياً قتل في حادث منفصل في شمال غزة. وقالت متحدثة باسم جيش الاحتلال إن الشهيد « كان يتعامل مع شحنة ناسفة قرب السياج الأمني وأن الجنود أطلقوا عليه النار بعد تحذيرات ».
إلى ذلك، دعا الأمين العام للأمم المتحدة بان كي مون إلى الهدوء، حيث قال المتحدث باسمه إن « الأمين العام يرفض أي عمل يستهدف المدنيين، ويدعو جميع المعنيين إلى التحلي بأكبر قدر من ضبط النفس لتفادي دورة عنف جديدة ».
(أ ف ب، أ ب، رويترز)
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