mardi 5 juillet 2016

Algérie : Bouteflika fait sa première sortie publique depuis un an

Ce 5 juillet, les Algériens célèbrent le 54e anniversaire de l'indépendance. Pour l'occasion, le président Abdelaziz Bouteflika a participé à une cérémonie d'hommage aux victimes de la guerre. Il n'avait plus participé à un événement public depuis l'année dernière, à l'occasion du 53e anniversaire de l'indépendance.
En fauteuil roulant, Abdelaziz Bouteflika, 79 ans, ancien officier de l'Armée de libération nationale (ALN), a déposé une gerbe de fleurs au carré des martyrs du cimetière d'El-Alia (banlieue est d'Alger), avant d'écouter une prière et de recevoir les honneurs de la garde républicaine, selon les images de la télévision publique. L'imam a souhaité une « longue vie » au président frappé en 2013 par un AVC qui a affecté sa mobilité et son élocution.
Abdelaziz Bouteflika a ensuite embrassé le drapeau national et salué les principaux membres du gouvernement, les présidents des deux chambres du Parlement et le président de l'organisation nationale des moudjahidine, qui réunit des vétérans de la guerre d'Algérie.
C'est le quatrième déplacement d'Abdelaziz Bouteflika au cimetière d'El-Alia depuis sa réélection pour un 4e mandat en avril 2014. Il s'y était notamment rendu le 5 juillet 2015, sa dernière sortie publique depuis un an. « Notre jeunesse doit cultiver le souvenir du martyre enduré par notre peuple 132 années durant, un martyre fait de massacres, de tentatives d'extermination de nos ancêtres, de spoliations de leurs terres, et d'une tentative d'éradiquer notre culture et notre identité [...] », a-t-il écrit lundi soir dans un message aux Algériens, diffusé par l'agence APS.
« Les générations montantes doivent connaître également l'embrigadement forcé de nos compatriotes dans les troupes du colonisateur, au fil des guerres que celui-ci a livrées ou qu'il a subies, les dizaines de milliers d'Algériens tombés en Europe notamment pour la défaite du nazisme [...] », a poursuivi Abdelaziz Bouteflika. Affaibli par la maladie, le chef de l'État algérien reçoit de nombreux hôtes étrangers, chefs d'État et ministres, dans sa résidence de Zéralda (ouest d'Alger).

(05-07-2016)

Israël : Tournée de Netanyahu en Afrique sub-saharienne

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a commémoré lundi à Entebbe, en Ouganda, l'opération commando "héroïque" lors de laquelle son frère est décédé en 1976, et débuté une tournée de quatre jours en Afrique subsaharienne visant à consolider les relations israélo-africaines.
"Il y a 40 ans, des soldats israéliens ont mené une mission historique", "héroïque" et "inoubliable" a déclaré Netanyahu lors d'un discours prononcé à l'aéroport d'Entebbe, sur les rives du lac Victoria, à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale Kampala.
Son frère aîné Yonathan, chef du commando, avait péri dans cette opération pour libérer les passagers d'un vol Tel-Aviv Paris détourné sur Entebbe, où les preneurs d'otages avaient été accueillis par le dictateur ougandais Idi Amin Dada.
Netanyahu a qualifié sa visite de "très émouvante" et assuré qu'elle symbolise l'évolution des relations entre Israël et l'Afrique.
"Il y a 40 ans, ils ont atterri au beau milieu de la nuit dans un pays mené par un dictateur brutal qui a offert un refuge aux terroristes", a-t-il lancé. "Aujourd'hui, nous avons atterri en plein jour et avons été accueillis par un président qui combat le terrorisme".
Quelque 500 personnes, dont d'anciens soldats ayant participé à l'opération, ont assisté à la cérémonie placée sous très haute sécurité, avec des patrouilles aériennes et navales. Des soldats israéliens ont notamment paradé avec en toile de fond un avion Lockheed C-130 Hercules, similaire à ceux utilisés en 1976.
"L'Afrique est un continent qui monte", a soutenu le Premier ministre : "après de nombreuses décennies, je peux dire qu'Israël revient en Afrique et que l'Afrique revient en Israël".
Dans les années 1960, de nombreux pays africains avaient en effet pris leurs distances avec Israël en raison des guerres de l'Etat hébreu avec ses voisins entre 1967 et 1973 et des liens unissant Tel-Aviv au régime d'apartheid en Afrique du Sud.
Avant de quitter Israël lundi matin, Netanyahu avait qualifié cette tournée d'"historique", rappelant qu'il s'agissait de la première visite d'un Premier ministre israélien en Afrique sub-saharienne "depuis des décennies".
En 2005, alors qu'il n'était pas à la tête du gouvernement, M. Netanyahu s'était déjà rendu en Ouganda et avait dévoilé une plaque à la mémoire de son frère.
Accompagné de 80 hommes d'affaires représentant une cinquantaine d'entreprises israéliennes, Netanyahu a débuté en Ouganda une tournée africaine de quatre jours qui l'emmènera aussi au Kenya, au Rwanda et en Ethiopie.
Car Israël cherche à s'assurer le soutien des pays africains dans les institutions internationales, où il fait l'objet de vives critiques liées à l'occupation des Territoires palestiniens ou à ses activités nucléaires.
Le gouvernement israélien a récemment approuvé une proposition d'ouvrir des bureaux de l'Agence israélienne pour le développement international dans ces quatre pays. Cette agence partage avec les pays en voie de développement les technologies et le savoir-faire israéliens.
Selon le bureau de Netanyahu, une enveloppe de 13 millions de dollars (11,7 millions d'euros) sera consacrée au "renforcement des relations économiques et de la coopération avec les pays africains". Elle inclut notamment une formation dans les domaines de la "sécurité nationale" et de la santé.
Le Premier ministre israélien devait également prendre part lundi à un mini-sommet régional sur la sécurité et le "terrorisme", rassemblant les chefs d'Etat et de gouvernement kényan, rwandais, éthiopien, sud-soudanais, zambien et malawite.
"J'ai appris de mon frère qu'il faut deux choses pour défaire les terroristes : la clarté et le courage", a affirmé Netanyahu. "Lorsque le terrorisme est défait à un endroit, il est affaibli partout. C'est pour cela qu'Entebbe (...) était une victoire pour toute l'humanité".
L'opération d'Entebbe a été "un tournant" pour Israël car le pays a alors appris à se défendre seul, a soutenu Netanyahu. "C'était certainement la mission de sauvetage la plus audacieuse de tous les temps".

(04-07-2016)

Israël/Palestine : Les forces d'occupation démolissent les maisons de deux Palestiniens auteurs d'une attaque meurtrière

 Des Palestiniens le 4 juillet 2016 dans une des maisons de deux Palestiniens auteurs d'une attaque en décembre, dans le camp de Qalandia (Afp)

Les forces israéliennes ont détruit les maisons en Cisjordanie de deux Palestiniens auteurs en décembre d'une attaque au couteau ayant entraîné la mort de deux Israéliens, a indiqué lundi l'armée.
Les démolitions ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi dans le camp de réfugiés de Qalandia, entre Jérusalem et Ramallah en Cisjordanie occupée, et ont été suivies de heurts faisant quatre blessés côté palestinien, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les forces de sécurité ont détruit les maisons de Issa Assaf et Annan Abou Habsa, qui avaient été abattus après une attaque ayant eu lieu le 23 décembre près de la Vieille ville de Jérusalem, a annoncé la porte-parole de l'armée.
"Armés de couteaux, les deux assaillants avaient poignardés deux passants, tuant le rabbin Reuven Birmajer et blessant une autre personne", a-t-elle ajouté, précisant que la seconde victime, Ofer Ben Ari, avait été tuée d'une balle perdue par les forces de sécurité.
Les forces israéliennes "sont entrées et nous ont informés qu'elles allaient détruire la maison. Je ne sais ce qu'elles gagneront en faisant cela", a déploré à l'AFP Mohamed Abou Habsa, le père d'un des assaillants, assis sur les décombres de sa demeure.
Les opérations de démolition ont provoqué de "violents heurts" avec les Palestiniens du camp qui ont lancé des pierres et ouvert le feu, a poursuivi la porte-parole, en indiquant que les forces de sécurité avaient répliqué par des tirs.
Quatre Palestiniens ont été légèrement blessés lors de ces affrontements, selon un journaliste de l'AFP.
Israël détruit fréquemment les maisons d'auteurs palestiniens d'attaques, des démolitions punitives jugées intolérables par les Palestiniens et contestées chez les Israéliens. Selon les autorités israéliennes, les destructions sont censées dissuader les auteurs d'attaques.
Depuis le 1er octobre, les violences dans les Territoires palestiniens, Israël et à Jérusalem ont tué 214 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l'AFP.

(04-07-2016)

lundi 4 juillet 2016

Émirats arabes unis : Les Émiratis appelés à ne pas porter la robe traditionelle à l'étranger

Abou Dhabi proteste contre le "traitement abusif" infligé à un de ses ressortissants interpellé aux Etats-Unis.

Les Émirats arabes unis ont convoqué dimanche un haut diplomate américain pour protester contre un "traitement abusif" infligé à un Emirati interpellé aux Etats-Unis après avoir été pris pour un jihadiste.
Le ministère émirati des Affaires étrangères a exprimé son "mécontentement" au numéro deux de l'ambassade américaine Ethan Goldrich et demandé des éclaircissements sur cet incident au cours duquel un Emirati portant la robe traditionnelle a été pris pour un jihadiste de Daesh.

"Les Émirats arabes unis prennent soin de la sécurité de leurs ressortissants et réclament ainsi des éclaircissements sur cet incident", a indiqué un communiqué publié par l'agence officielle WAM.
M. Goldrich a présenté "des excuses et promis d'obtenir des éclaircissements des autorités de l'Ohio", ajoute WAM.

Sur son compte Twitter, le ministère émirati avait auparavant conseillé aux ressortissants de ce riche pays du Golfe de ne plus porter la "Gandoura" (robe traditionnelle), notamment dans les lieux publics, quand ils voyagent à l'étranger. Cet appel a été lancé après qu'un homme d'affaires des Emirats, Ahmed Minhali, 41 ans, a été pris pour un jihadiste et violemment interpellé par la police dans un hôtel de Cleveland aux Etats-Unis.
M. Minhali a raconté au quotidien Emarat Al-Youm avoir été plaqué au sol par des policiers et blessé au dos. Selon lui, une réceptionniste, qui l'a vu habillé de sa robe blanche, l'a pris pour un jihadiste de l'EI et a alerté la police qui a procédé à son interpellation.

Cet homme d'affaires, qui se trouve aux Etats-Unis depuis avril pour des soins médicaux, a indiqué que l'intervention policière a été si violente qu'il s'est évanoui et ne s'est réveillé qu'à l'hôpital où il a été transporté. Après vérification, la police de Cleveland a conclu que l'homme d'affaires n'avait aucun lien avec les groupes jihadistes.

Syrie/Israël : Israël frappe des cibles militaires syriennes après des tirs dans le Golan

 Des manoeuvres israéliennes lors d'un exercice sur le plateau du Golan près de la frontière avec la Syrie, le 23 juin 2016 (Afp)

L'armée israélienne a attaqué deux positions militaires syriennes sur le plateau du Golan après des tirs en provenance de la Syrie qui ont endommagé la barrière de sécurité le long de la ligne de démarcation, a indiqué lundi sa porte-parole.
"En réponse à des tirs en provenance de Syrie (dimanche), qui ont atteint la frontière avec Israël et endommagé la barrière de sécurité, les forces de défense israéliennes ont répliqué et visé deux positions militaires syriennes sur le plateau du Golan, a déclaré à l'AFP la porte-parole de l'armée.
Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre.
L'Etat hébreu occupe depuis la guerre de juin 1967 1.200 km² du plateau du Golan (nord-est), dont l'annexion en 1981 n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, alors que les quelque 510 km² restants sont sous contrôle syrien.
La ligne de cessez-le-feu sur le Golan était considérée comme relativement calme ces dernières années mais la situation s'est tendue avec la guerre en Syrie déclenchée en 2011.
En avril, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a admis qu'Israël avait attaqué des dizaines de convois d'armes en Syrie destinés au Hezbollah, allié du régime de Bashar al-Assad et ennemi de l'Etat hébreu.

Israël/Palestine : Israël approuve 560 nouvelles maisons dans une colonie de Cisjordanie occupée

Israël a approuvé 560 nouveaux logements dans une colonie de Cisjordanie, une décision qui risque d'exacerber encore le climat de tension à la suite d'une série d'attaques palestiniennes.
Ces constructions doivent voir le jour dans la colonie de Maale Adumim, à l'est de Jérusalem, qui a été créée en 1975 et compte aujourd'hui plus de 37.000 habitants.
Cette approbation annoncée lundi par la municipalité intervient quelques jours après la publication par le Quartette international d'un rapport exhortant Israéliens et Palestiniens à renoncer respectivement à la colonisation et à la violence, qui minent selon lui les chances de paix.
"Israël doit mettre fin à sa politique de construction et de développement de colonies, d'affectation de terrains au seul usage israélien et de dénégation du développement palestinien", estiment dans ce rapport les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, qui composent le Quartette.
Selon des médias, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Avigdor Lieberman ont également donné leur accord à un projet de 240 nouvelles habitations dans les colonies de Jérusalem-Est, ainsi que pour 600 unités de logements pour les Palestiniens à Beit Safafa, un quartier arabe de la ville.
Les bureaux de MM. Netanyahu et Lieberman ont refusé de commenter ces approbations présumées à Jérusalem-Est ou à Maale Adumim.
Quelque 570.000 colons vivent actuellement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est --dont les Palestiniens espèrent faire la capitale d'un futur Etat. La communauté internationale considère comme illégale au regard du droit international la colonisation, c'est-à-dire la construction d'habitations civiles israéliennes sur les territoires palestiniens occupés ou annexés depuis 1967.
Cette décision intervient après des appels à une réponse sévère à la série d'attaques palestiniennes commises au cours des derniers jours, qui ont coûté la vie à deux Israéliens et blessé six.
Jeudi, une adolescente israélo-américaine de 13 ans, Hallel Yaffa Ariel, a été poignardée à mort par un Palestinien de 19 ans chez elle, dans la colonie de Kyriat Arba, près de la poudrière de Hébron, en Cisjordanie. Le lendemain, un colon israélien de 48 ans a été tué après qu'un Palestinien a ouvert le feu sur son véhicule au sud de Hébron.
En réaction, les autorités israéliennes ont pris plusieurs mesures de rétorsion, dont le bouclage de Hébron où deux bataillons ont été dépêchés en renfort, et la réduction des transferts des taxes due à l'Autorité palestinienne. Ces mesures sont selon l'armée, "les plus substantielles sur le terrain depuis 2014".
Depuis début octobre, les Territoires palestiniens, Israël et Jérusalem sont en proie à un cycle de violences qui ont coûté la vie à 214 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l'AFP.
Le 19 juin, le gouvernement israélien avait voté une "aide spéciale" de 16 millions d'euros aux colonies de Cisjordanie occupée, affirmant vouloir répondre à une "détérioration de la sécurité" dans ces implantations.
Quelques jours plus tôt, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, connu pour ses diatribes anti-arabes, faisait son entrée dans le gouvernement en tant que ministre de la Défense. Sa nomination avait suscité l'inquiétude de la communauté palestinienne, l'Autorité palestinienne y voyant "une vraie menace d'instabilité et d'extrémisme dans la région".

Irak : A Bagdad, des larmes et de la fumée sur les lieux de l'attentat

En larmes, une photo de son mari entre les mains, Zainab Mustafa erre sur le site encore fumant de l'attentat de Bagdad, où elle recherche aussi leurs deux enfants disparus dans cette attaque meurtrière revendiquée par Daesh.
La nuit dernière, ils étaient tous les trois sortis acheter des vêtements avant les fêtes marquant la fin du mois sacré de jeûne musulman du Ramadan, mais Zainab n'a plus de leurs nouvelles depuis.
Avant l'aube, un kamikaze du groupe extrémiste sunnite a fait exploser sa voiture piégée dans une rue bondée du quartier commerçant de Karrada, tuant au moins 119 personnes et en blessant plus de 180.
La puissante déflagration a provoqué des incendies dans plusieurs immeubles et échoppes et les pompiers tentaient toujours, 12 heures après l'attentat, d'éteindre les flammes.
"Nous avons cherché partout", souffle Zainab. Les rues du quartier sont jonchées de décombres et la recherche des victimes pourrait être longue.
"Dans les listes de victimes que j'ai vues, des familles entières - le père et ses fils, la mère et ses filles - ont été anéanties par l'explosion", a déclaré un membre des forces de défense civile.
"Nous aurons besoin de plusieurs jours pour retrouver les corps des victimes. C'est une tâche difficile", dit-il.
Fadhel Salem recherche deux de ses frères qui se trouvaient dans le magasin familial. "Je crois qu'ils sont encore à l'intérieur mais je ne vois rien à cause de l'épaisse fumée", explique-t-il.
Dans un autre magasin dont le plafond s'est effondré, cinq personnes s'affairaient avec des pelles pour essayer de retrouver leurs amis.
"Je les connaissais tous", confie Sami Kadhim, en creusant à travers les restes de la boutique.
Peu avant l'explosion, il avait apporté un peu de jus à son ami Mustafa avant de rentrer chez lui pour dormir. "Après l'explosion, il n'y avait rien d'autre que du feu. Je ne pouvais pas voir Mustafa parce que les lieux" étaient en flammes, raconte Sami.
Bagdad avait déjà été frappée par plusieurs attentats cette année, mais celui de dimanche, qui a combiné explosifs et éclats d'obus, est le plus meurtrier.
L'identification des victimes sera aussi un défi de taille. Des membres de la défense ont trouvé un corps près de l'endroit où Sami recherche, mais il est tant brûlé que des tests ADN sont nécessaires pour l'identifier.
Dans un hôpital proche, la mention "inconnu" se répète sur la liste des victimes. Des bannières noires portant les noms des disparus sont accrochées sur quelques magasins, qui ont été fermés par les forces de sécurité.
Alors que des dizaines de personnes ont perdu la vie dans l'explosion et les incendies qui ont suivi, d'autres ont échappé de peu à la mort.
"Certains ont sauté des toits des bâtiments, malgré la hauteur" et ont subi des blessures, comme des fractures aux pieds, a déclaré Sari Mohammed, propriétaire d'une échoppe.
"Trois personnes se sont cachées à l'intérieur d'un réfrigérateur au premier étage, après la fin de l'incendie, ils sont sortis vivants", a dit encore ce propriétaire.
l'attentat de Karrada est survenu une semaine après la perte par Daesh de son fief de Fallouja, une ville de l'ouest de l'Irak tombée le 26 juin aux mains des troupes progouvernementales soutenues par la coalition internationale, après une offensive de plusieurs semaines.