Huit Palestiniens ont été tués par des tirs d’artillerie israéliens
près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu
entré en vigueur vendredi matin, a annoncé une source médicale
palestinienne. Pour la première fois depuis le début du conflit à Gaza,
Israël et le Hamas ont accepté un cessez-le-feu de trois jours à partir
de vendredi matin, après 24 jours d’une guerre dévastatrice et
meurtrière dans l’enclave palestinienne. "Israël a accepté la
proposition faite par les États-Unis et l’ONU d’un cessez-le-feu
humanitaire de 72 heures à partir de 8 heures (7 heures à Paris)
vendredi", a dit, sous le couvert de l’anonymat, un collaborateur du
Premier ministre Benyamin Netanyahou.
Selon un communiqué commun de John Kerry et du secrétaire général de
l’ONU Ban Ki-moon, ce "cessez-le-feu sans condition préalable et qui
pourra être étendu" n’empêchera pas l’armée israélienne, qui a déclenché
les hostilités le 8 juillet et est entrée dans la bande de Gaza le 17,
de poursuivre ses opérations derrière ses positions actuelles.
Même si la trêve devait tenir, les divergences de fond sont profondes.
"Ce cessez-le-feu est très important pour donner aux civils innocents
un répit dont ils ont bien besoin face à la violence", a déclaré John
Kerry à New Delhi. Les 1,8 million de civils de Gaza recevront "l’aide
humanitaire dont ils ont un besoin urgent" et leur offriront un répit
pour "enterrer leurs morts, s’occuper des blessés et se réapprovisionner
en denrées alimentaires", a ajouté le secrétaire d’État. Ce
cessez-le-feu devait aussi permettre aux deux parties d’engager, avec la
médiation de l’Égypte, des négociations "de fond". Des délégations
palestinienne et israélienne étaient attendues vendredi matin au Caire
pour des pourparlers associant le gouvernement égyptien et destinés à
rechercher "un cessez-le-feu durable", selon le communiqué conjoint de
l’ONU et de Washington. Un émissaire américain devrait participer aux
négociations, selon un responsable américain.
Les précédents cessez-le-feu humanitaires, unilatéraux, ont volé en
éclats. Mais c’est la première fois qu’un cessez-le-feu recueille
l’assentiment des deux camps et est prévu pour une période aussi longue.
Même si la trêve devait tenir, les divergences de fond sont profondes.
Les discussions du Caire doivent permettre aux belligérants d’aborder
tous les litiges. Outre l’arrêt des frappes israéliennes, le Hamas exige
un retrait des troupes israéliennes, ainsi qu’une levée du blocus qui
étouffe l’enclave palestinienne depuis 2006. Ezzat al-Rishq, membre de
la direction politique du Hamas siégeant à Doha, a affirmé à l’AFP que
des négociations approfondies étaient nécessaires en ce qui concerne le
blocus de la bande de Gaza par Israël et que "plus d’efforts sont
requis".
Lancé le 19 décembre 2011, "Si Proche Orient" est un blog d'information internationale. Sa mission est de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec un certain regard et de véhiculer partout dans le monde un point de vue pouvant amener au débat. "Si Proche Orient" porte sur l’actualité internationale de cette région un regard fait de diversité des opinions, de débats contradictoires et de confrontation des points de vue.Il propose un décryptage approfondi de l’actualité .
vendredi 1 août 2014
Algérie : Un séisme au large d’Alger sème la panique
Un séisme de magnitude 5,6 sur l’échelle de Richter a provoqué un
début de panique vendredi à Alger et dans les départements limitrophes à
5 h 11, selon la radio algérienne.
L’épicentre du séisme se situe en mer, à 19 kilomètres au large de Bologhine, un quartier nord d’Alger, selon le centre algérien de recherches en astrophysique et géophysique (CRAAG), qui a également déjà recensé cinq répliques de magnitudes inférieures. De nombreux habitants de la zone se sont précipités dans les rues, craignant des effondrements de bâtiments. Mais aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.
En 2003, un séisme à Boumerdes, à l’est d’Alger, avait fait près de 3 000 morts.
L’épicentre du séisme se situe en mer, à 19 kilomètres au large de Bologhine, un quartier nord d’Alger, selon le centre algérien de recherches en astrophysique et géophysique (CRAAG), qui a également déjà recensé cinq répliques de magnitudes inférieures. De nombreux habitants de la zone se sont précipités dans les rues, craignant des effondrements de bâtiments. Mais aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.
En 2003, un séisme à Boumerdes, à l’est d’Alger, avait fait près de 3 000 morts.
Israël/Palestine : l’Amérique latine en pointe dans la condamnation d’Israël
Israël déclaré "Etat terroriste", rappels d’ambassadeurs,
mobilisations populaires : l’Amérique latine est aux avant-postes de la
condamnation de la meurtrière opération militaire israélienne menée dans
la bande de Gaza et offre un inédit soutien quasiment unanime aux
Palestiniens.
"Je ne me souviens pas d’une situation similaire où tous (les pays de la région) aient réagi pratiquement comme un bloc", souligne pour l’AFP Reginaldo Nasser, du département de Politique de l’Université pontificale de Sao Paulo, au Brésil.
Parmi les dernières prises de position, celle du président de la Bolivie Evo Morales, l’une des principales figures de la gauche radicale latino-américaine, est la plus symbolique : il a placé mercredi Israël sur une liste "des Etats terroristes", supprimant un accord d’exemption de visa entre les deux pays.
Jeudi, après 24 jours d’un conflit dévastateur entre le Hamas et Israël, le bilan du côté palestinien est désormais de plus de 1400 morts et 8000 blessés, en grande majorité des civils, selon les secours. Plus de 245 enfants figurent parmi les morts, selon l’Unicef. Du côté israélien, 56 soldats et trois civils ont perdu la vie.
Avant M. Morales, la brésilienne Dilma Rousseff avait qualifié de "massacre" l’offensive de l’Etat hébreu, récusant toutefois le terme de "génocide" employé par exemple par un député du parti socialiste au pouvoir au Venezuela, dont le président Nicolas Maduro a fustigé "une guerre d’extermination menée depuis presque un siècle" à l’encontre du peuple palestinien.
Signe de crispation entre le Brésil et Israël, la décision de Mme Rousseff la semaine dernière de rappeler pour consultations son ambassadeur à Tel Aviv lui avait valu le sobriquet de "nain diplomatique" attribué par un porte-parole de la diplomatie israélienne.
Toute la région a condamné la violence des opérations israéliennes, demandé un cessez-le-feu et la reprise des négociations entre belligérants, mais à l’instar du Brésil, le Pérou, l’Equateur, le Chili ou le Salvador ont rappelé pour consultations leurs ambassadeurs en Israël.
De même que le Costa Rica, l’Argentine, qui compte la plus importante communauté juive de la région, a quant à elle convoqué au ministère des Affaires étrangères l’ambassadrice d’Israël.
Jeudi, le président uruguayen Jose Mujica a demandé "un retrait immédiat des troupes" israéliennes de Gaza et envisagé de rappeler son représentant à Tel Aviv.
En réaction, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a exprimé mercredi "sa profonde déception", considérant que ces décisions constituaient "un encouragement" pour le Hamas.
D’autres pays dirigés par la gauche radicale ont rompu depuis plusieurs années déjà leurs relations diplomatiques avec Israël, comme le Nicaragua en 2010, le Venezuela et la Bolivie en 2009, après une précédente opération meurtrière à Gaza, ou Cuba, en 1973, après la guerre du Kippour.
Seule voix discordante à ce jour, la Colombie, dirigée par le président de centre-droit Juan Manuel Santos, qui a écarté tout rappel de son représentant diplomatique à Tel Aviv.
Lui-même surpris par cette quasi unanimité diplomatique, Reginaldo Nasser se risque à formuler "quelques hypothèses". "En premier lieu, un pays faisant aujourd’hui une déclaration contre Israël ne sera plus considéré comme hors des normes internationales", souligne-t-il.
Pour expliquer les mobilisations populaires pro-palestiniennes plus importantes en Europe et en Amérique latine que dans les pays arabes, il estime que "la question palestinienne représente (pour la région) un sujet historique de relations asymétriques avec le pouvoir".
Enfin, la dimension anti-américaine, souvent sous-jacente dans le sous-continent : "La relation d’Israël avec les Etats-Unis est rejetée dans la région, et cela conduit à une certaine identification", assure-t-il.
Mais les réactions officielles emboîtent le pas aux mobilisations populaires, rappelle de son côté Ismene Ithai Bras, de la faculté de Sciences politiques et sociales de l’Université autonome du Mexique (UNAM).
Ces dernières semaines, plusieurs manifestations se sont effectivement déroulées de Mexico à Santiago du Chili, réunissant parfois plusieurs milliers de personnes, en soutien au peuple palestinien.
Pour Mme Bras, "il s’agit d’une identification avec la douleur, d’un sentiment de solidarité avec ce qui se passe en Amérique latine", où le sentiment d’oppression est très répandu. Les Sud-Américains pensent : "Quelqu’un (leur) marche dessus, et personne ne fait rien", résume-t-elle, percevant dans la région "une posture contre l’impérialisme" qui serait symbolisée par le conflit israélo-palestinien.
"Je ne me souviens pas d’une situation similaire où tous (les pays de la région) aient réagi pratiquement comme un bloc", souligne pour l’AFP Reginaldo Nasser, du département de Politique de l’Université pontificale de Sao Paulo, au Brésil.
Parmi les dernières prises de position, celle du président de la Bolivie Evo Morales, l’une des principales figures de la gauche radicale latino-américaine, est la plus symbolique : il a placé mercredi Israël sur une liste "des Etats terroristes", supprimant un accord d’exemption de visa entre les deux pays.
Jeudi, après 24 jours d’un conflit dévastateur entre le Hamas et Israël, le bilan du côté palestinien est désormais de plus de 1400 morts et 8000 blessés, en grande majorité des civils, selon les secours. Plus de 245 enfants figurent parmi les morts, selon l’Unicef. Du côté israélien, 56 soldats et trois civils ont perdu la vie.
Avant M. Morales, la brésilienne Dilma Rousseff avait qualifié de "massacre" l’offensive de l’Etat hébreu, récusant toutefois le terme de "génocide" employé par exemple par un député du parti socialiste au pouvoir au Venezuela, dont le président Nicolas Maduro a fustigé "une guerre d’extermination menée depuis presque un siècle" à l’encontre du peuple palestinien.
Signe de crispation entre le Brésil et Israël, la décision de Mme Rousseff la semaine dernière de rappeler pour consultations son ambassadeur à Tel Aviv lui avait valu le sobriquet de "nain diplomatique" attribué par un porte-parole de la diplomatie israélienne.
Toute la région a condamné la violence des opérations israéliennes, demandé un cessez-le-feu et la reprise des négociations entre belligérants, mais à l’instar du Brésil, le Pérou, l’Equateur, le Chili ou le Salvador ont rappelé pour consultations leurs ambassadeurs en Israël.
De même que le Costa Rica, l’Argentine, qui compte la plus importante communauté juive de la région, a quant à elle convoqué au ministère des Affaires étrangères l’ambassadrice d’Israël.
Jeudi, le président uruguayen Jose Mujica a demandé "un retrait immédiat des troupes" israéliennes de Gaza et envisagé de rappeler son représentant à Tel Aviv.
En réaction, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a exprimé mercredi "sa profonde déception", considérant que ces décisions constituaient "un encouragement" pour le Hamas.
D’autres pays dirigés par la gauche radicale ont rompu depuis plusieurs années déjà leurs relations diplomatiques avec Israël, comme le Nicaragua en 2010, le Venezuela et la Bolivie en 2009, après une précédente opération meurtrière à Gaza, ou Cuba, en 1973, après la guerre du Kippour.
Seule voix discordante à ce jour, la Colombie, dirigée par le président de centre-droit Juan Manuel Santos, qui a écarté tout rappel de son représentant diplomatique à Tel Aviv.
Lui-même surpris par cette quasi unanimité diplomatique, Reginaldo Nasser se risque à formuler "quelques hypothèses". "En premier lieu, un pays faisant aujourd’hui une déclaration contre Israël ne sera plus considéré comme hors des normes internationales", souligne-t-il.
Pour expliquer les mobilisations populaires pro-palestiniennes plus importantes en Europe et en Amérique latine que dans les pays arabes, il estime que "la question palestinienne représente (pour la région) un sujet historique de relations asymétriques avec le pouvoir".
Enfin, la dimension anti-américaine, souvent sous-jacente dans le sous-continent : "La relation d’Israël avec les Etats-Unis est rejetée dans la région, et cela conduit à une certaine identification", assure-t-il.
Mais les réactions officielles emboîtent le pas aux mobilisations populaires, rappelle de son côté Ismene Ithai Bras, de la faculté de Sciences politiques et sociales de l’Université autonome du Mexique (UNAM).
Ces dernières semaines, plusieurs manifestations se sont effectivement déroulées de Mexico à Santiago du Chili, réunissant parfois plusieurs milliers de personnes, en soutien au peuple palestinien.
Pour Mme Bras, "il s’agit d’une identification avec la douleur, d’un sentiment de solidarité avec ce qui se passe en Amérique latine", où le sentiment d’oppression est très répandu. Les Sud-Américains pensent : "Quelqu’un (leur) marche dessus, et personne ne fait rien", résume-t-elle, percevant dans la région "une posture contre l’impérialisme" qui serait symbolisée par le conflit israélo-palestinien.
Israël/Palestine : l’Egypte invite des délégations israélienne et palestinienne
L’Egypte a invité Israël et l’Autorité palestinienne à envoyer des
délégations au Caire pour des négociations après l’acceptation par les
deux parties d’un cessez-le-feu de 72 heures dans la Bande de Gaza, a
annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères.
"L’Egypte insiste sur l’importance pour les deux parties de respecter le cessez-le-feu pour que les négociations se déroulent dans une atmosphère favorable", indique le ministère dans un communiqué.
Le cessez-le-feu doit commencer à 05H00 GMT vendredi.
Les délégations de négociateurs, dont les représentants du Hamas à Gaza, vont partir d’un moment à l’autre, et devraient arriver au Caire dans le courant de la journée de vendredi, selon un haut responsable du Hamas.
Ezzat al-Rishq, membre de la direction politique du Hamas siègant à Doha, a affirmé à l’AFP que des négociations approfondies étaient nécessaires en ce qui concerne le blocus de la bande de Gaza par Israël.
"Plus d’efforts sont requis", a-t-il dit au cours d’un entretien téléphonique depuis Doha. "Mais à présent le monde entier sait que Gaza n’acceptera pas un siège".
Israël et le Hamas ont accepté une trêve humanitaire de 72 heures à Gaza à compter de vendredi matin.
Israël poursuivra cependant ses opérations "défensives" contre les tunnels creusés par le Hamas, a indiqué vendredi le secrétaire d’Etat américain John Kerry.
"L’Egypte insiste sur l’importance pour les deux parties de respecter le cessez-le-feu pour que les négociations se déroulent dans une atmosphère favorable", indique le ministère dans un communiqué.
Le cessez-le-feu doit commencer à 05H00 GMT vendredi.
Les délégations de négociateurs, dont les représentants du Hamas à Gaza, vont partir d’un moment à l’autre, et devraient arriver au Caire dans le courant de la journée de vendredi, selon un haut responsable du Hamas.
Ezzat al-Rishq, membre de la direction politique du Hamas siègant à Doha, a affirmé à l’AFP que des négociations approfondies étaient nécessaires en ce qui concerne le blocus de la bande de Gaza par Israël.
"Plus d’efforts sont requis", a-t-il dit au cours d’un entretien téléphonique depuis Doha. "Mais à présent le monde entier sait que Gaza n’acceptera pas un siège".
Israël et le Hamas ont accepté une trêve humanitaire de 72 heures à Gaza à compter de vendredi matin.
Israël poursuivra cependant ses opérations "défensives" contre les tunnels creusés par le Hamas, a indiqué vendredi le secrétaire d’Etat américain John Kerry.
Israël/Palestine : le Hamas accepte une trêve de 72 heures
Israël et le Hamas se sont entendus pour un cessez-le-feu de 72
heures dans la Bande de Gaza, théâtre d’une offensive militaire
israélienne depuis le 8 juillet, a annoncé tôt vendredi le secrétaire
d’État américain John Kerry en déplacement à New Delhi. Selon John
Kerry, les deux parties cesseraient les hostilités à 8 heures locales (5
heures GMT) vendredi et des discussions commenceraient entre Israéliens
et Palestiniens au Caire. Un porte-parole du Hamas a confirmé
l’information.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a prévenu un peu auparavant l’annonce de John Kerry que l’armée "finirait le travail" dans la bande de Gaza, malgré les critiques de l’ONU sur les lourdes pertes civiles palestiniennes et l’appel à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans condition" et à des "pauses humanitaires" pour secourir la population à Gaza. "Nous sommes déterminés à achever" la destruction des tunnels utilisés par le Hamas pour porter des attaques au coeur de l’État hébreu, "avec ou sans cessez-le-feu", a notamment averti Benyamin Netanyahou après l’annonce de la mobilisation de 16 000 réservistes supplémentaires et de la livraison de munitions américaines.
"Nous n’accepterons donc aucune proposition qui ne permettrait pas à l’armée israélienne de finir ce travail", a-t-il prévenu à l’ouverture du conseil des ministres, quelques heures avant l’annonce de John Kerry. Une mission qui est "une question de jours", a estimé le général responsable du secteur de Gaza, Sami Turgeman. Avant tout cessez-le-feu, le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne avait exigé un retrait des troupes israéliennes du territoire, un arrêt des frappes et une levée du blocus imposé par Israël depuis 2006. Après le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Navi Pillay avait condamné les attaques touchant des maisons, des écoles, des hôpitaux et des centres de réfugiés, qui "semblent être un acte de défi délibéré vis-à-vis des obligations résultant du droit international".
L’armée israélienne, qui accuse le Hamas de se servir des Gazaouis comme "boucliers humains", a encore intensifié son offensive, entrant plus profondément dans l’enclave palestinienne d’où les roquettes continuent à être tirées sur Israël. Jeudi encore, une dizaine de Palestiniens, dont deux femmes, ont péri dans les bombardements. Au total, plus de 1 370 Palestiniens ont été tués, en grande majorité des civils, et quelque 7 700 blessés, ont indiqué les secours locaux. Plus de 245 enfants figurent parmi les morts, selon l’Unicef.
La veille, dans cette étroite enclave où les 1,8 million d’habitants ne sont nulle part à l’abri, près de 120 Palestiniens ont perdu la vie, l’une des journées les plus meurtrières de cette guerre. Seize Palestiniens ont été tués quand deux obus ont frappé de plein fouet une école de l’ONU à Jabaliya (nord) où s’étaient abrités environ 3 000 Gazaouis. La chute d’au moins un obus sur un marché de Chajaya, une banlieue de la ville de Gaza, a fauché, selon les secours locaux, 17 Palestiniens et blessé 150 autres pendant une "fenêtre humanitaire" qui avait pourtant été décidée par Israël. Avec des scènes insoutenables de corps mutilés, de morts, de sang.
L’agence onusienne pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a clairement accusé l’armée israélienne d’être responsable du drame de son école, déplorant la mort d’enfants "tués alors qu’ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d’une salle de classe". L’armée israélienne a émis l’hypothèse de tirs du Hamas. La Maison-Blanche a estimé jeudi qu’il existait peu de doutes que le bombardement d’une école de l’ONU dans la bande Gaza était le fait de l’armée israélienne, appelant une nouvelle fois l’État hébreu à "faire plus" pour protéger les civils.
L’allié américain soupçonne également un tir israélien. "Si nous sommes attachés à une enquête complète et rapide sur cet incident tragique, il ne semble pas qu’il y ait beaucoup de doutes sur l’origine de l’artillerie en cause", a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest, jugeant "totalement inacceptable et totalement indéfendable" de bombarder un bâtiment de l’ONU "qui accueille des civils innocents qui fuient la violence". "Le secrétaire général de l’ONU a indiqué que toutes les preuves tendaient à montrer que l’artillerie israélienne était en cause. Nous n’avons aucun élément contredisant [...] ce que dit l’ONU sur cet incident", a poursuivi le porte-parole de l’exécutif américain. "C’est la raison pour laquelle nous continuons de demander aux responsables militaires israéliens d’être à la hauteur des exigences qu’ils se sont fixées pour la protection des civils innocents."
Dans l’enclave de 360 km2, soumise à de violents bombardements depuis le début (le 8 juillet) d’une offensive aérienne israélienne suivie neuf jours plus tard d’une opération terrestre, la situation humanitaire est dramatique. Le chef de l’UNRWA, Pierre Krähenbühl, pour qui "220 000 réfugiés dans 85 centres à Gaza, ce n’est pas tenable", a évoqué ses "craintes d’apparition de maladies". Près d’un Gazaoui sur huit a dû venir s’abriter dans un de ces centres, où les pénuries en eau et en vivres se font durement ressentir. Le bilan humain de l’offensive Bordure protectrice s’approche à grands pas de celui de l’opération Plomb durci (2008-2009), le plus meurtrier pour les Palestiniens des quatre principaux conflits entre Israël et le Hamas avec 1 442 morts.
Avec 56 morts, l’armée israélienne déplore son bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah au Liban en 2006. Trois soldats ont péri mercredi, selon l’armée, dans une ancienne clinique de l’UNRWA où débouchait un tunnel qui avait été piégé. L’armée a indiqué avoir détruit 32 de ces boyaux souvent reliés entre eux, les Israéliens évoquant un "Gaza sous Gaza" d’où le Hamas dirige et mène la bataille. Malgré l’intensification des opérations israéliennes, des roquettes continuent d’être tirées sur Israël. Depuis le 8 juillet, plus de 2 800 ont été comptabilisées par l’armée, tuant trois civils, dont un ouvrier agricole thaïlandais. Jusqu’à présent vaines, les démarches diplomatiques ont repris. Une délégation israélienne est revenue du Caire après une rencontre avec des responsables égyptiens, habituels intermédiaires, et une délégation conjointe des principaux mouvements palestiniens, dont le Hamas, pourrait suivre jeudi.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a prévenu un peu auparavant l’annonce de John Kerry que l’armée "finirait le travail" dans la bande de Gaza, malgré les critiques de l’ONU sur les lourdes pertes civiles palestiniennes et l’appel à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans condition" et à des "pauses humanitaires" pour secourir la population à Gaza. "Nous sommes déterminés à achever" la destruction des tunnels utilisés par le Hamas pour porter des attaques au coeur de l’État hébreu, "avec ou sans cessez-le-feu", a notamment averti Benyamin Netanyahou après l’annonce de la mobilisation de 16 000 réservistes supplémentaires et de la livraison de munitions américaines.
"Nous n’accepterons donc aucune proposition qui ne permettrait pas à l’armée israélienne de finir ce travail", a-t-il prévenu à l’ouverture du conseil des ministres, quelques heures avant l’annonce de John Kerry. Une mission qui est "une question de jours", a estimé le général responsable du secteur de Gaza, Sami Turgeman. Avant tout cessez-le-feu, le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne avait exigé un retrait des troupes israéliennes du territoire, un arrêt des frappes et une levée du blocus imposé par Israël depuis 2006. Après le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Navi Pillay avait condamné les attaques touchant des maisons, des écoles, des hôpitaux et des centres de réfugiés, qui "semblent être un acte de défi délibéré vis-à-vis des obligations résultant du droit international".
L’armée israélienne, qui accuse le Hamas de se servir des Gazaouis comme "boucliers humains", a encore intensifié son offensive, entrant plus profondément dans l’enclave palestinienne d’où les roquettes continuent à être tirées sur Israël. Jeudi encore, une dizaine de Palestiniens, dont deux femmes, ont péri dans les bombardements. Au total, plus de 1 370 Palestiniens ont été tués, en grande majorité des civils, et quelque 7 700 blessés, ont indiqué les secours locaux. Plus de 245 enfants figurent parmi les morts, selon l’Unicef.
La veille, dans cette étroite enclave où les 1,8 million d’habitants ne sont nulle part à l’abri, près de 120 Palestiniens ont perdu la vie, l’une des journées les plus meurtrières de cette guerre. Seize Palestiniens ont été tués quand deux obus ont frappé de plein fouet une école de l’ONU à Jabaliya (nord) où s’étaient abrités environ 3 000 Gazaouis. La chute d’au moins un obus sur un marché de Chajaya, une banlieue de la ville de Gaza, a fauché, selon les secours locaux, 17 Palestiniens et blessé 150 autres pendant une "fenêtre humanitaire" qui avait pourtant été décidée par Israël. Avec des scènes insoutenables de corps mutilés, de morts, de sang.
L’agence onusienne pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a clairement accusé l’armée israélienne d’être responsable du drame de son école, déplorant la mort d’enfants "tués alors qu’ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d’une salle de classe". L’armée israélienne a émis l’hypothèse de tirs du Hamas. La Maison-Blanche a estimé jeudi qu’il existait peu de doutes que le bombardement d’une école de l’ONU dans la bande Gaza était le fait de l’armée israélienne, appelant une nouvelle fois l’État hébreu à "faire plus" pour protéger les civils.
L’allié américain soupçonne également un tir israélien. "Si nous sommes attachés à une enquête complète et rapide sur cet incident tragique, il ne semble pas qu’il y ait beaucoup de doutes sur l’origine de l’artillerie en cause", a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest, jugeant "totalement inacceptable et totalement indéfendable" de bombarder un bâtiment de l’ONU "qui accueille des civils innocents qui fuient la violence". "Le secrétaire général de l’ONU a indiqué que toutes les preuves tendaient à montrer que l’artillerie israélienne était en cause. Nous n’avons aucun élément contredisant [...] ce que dit l’ONU sur cet incident", a poursuivi le porte-parole de l’exécutif américain. "C’est la raison pour laquelle nous continuons de demander aux responsables militaires israéliens d’être à la hauteur des exigences qu’ils se sont fixées pour la protection des civils innocents."
Dans l’enclave de 360 km2, soumise à de violents bombardements depuis le début (le 8 juillet) d’une offensive aérienne israélienne suivie neuf jours plus tard d’une opération terrestre, la situation humanitaire est dramatique. Le chef de l’UNRWA, Pierre Krähenbühl, pour qui "220 000 réfugiés dans 85 centres à Gaza, ce n’est pas tenable", a évoqué ses "craintes d’apparition de maladies". Près d’un Gazaoui sur huit a dû venir s’abriter dans un de ces centres, où les pénuries en eau et en vivres se font durement ressentir. Le bilan humain de l’offensive Bordure protectrice s’approche à grands pas de celui de l’opération Plomb durci (2008-2009), le plus meurtrier pour les Palestiniens des quatre principaux conflits entre Israël et le Hamas avec 1 442 morts.
Avec 56 morts, l’armée israélienne déplore son bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah au Liban en 2006. Trois soldats ont péri mercredi, selon l’armée, dans une ancienne clinique de l’UNRWA où débouchait un tunnel qui avait été piégé. L’armée a indiqué avoir détruit 32 de ces boyaux souvent reliés entre eux, les Israéliens évoquant un "Gaza sous Gaza" d’où le Hamas dirige et mène la bataille. Malgré l’intensification des opérations israéliennes, des roquettes continuent d’être tirées sur Israël. Depuis le 8 juillet, plus de 2 800 ont été comptabilisées par l’armée, tuant trois civils, dont un ouvrier agricole thaïlandais. Jusqu’à présent vaines, les démarches diplomatiques ont repris. Une délégation israélienne est revenue du Caire après une rencontre avec des responsables égyptiens, habituels intermédiaires, et une délégation conjointe des principaux mouvements palestiniens, dont le Hamas, pourrait suivre jeudi.
Israël/Palestine : Dominique de Villepin dénonce "le massacre perpétré" par Israël
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin dénonce le "massacre
qui est perpétré à Gaza" par Israël, appelle à une interposition de
l’ONU dans les territoires occupés et à des sanctions contre l’État
hébreu, dans une tribune virulente publiée vendredi par Le Figaro.
"Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c’est
aujourd’hui, je l’écris en conscience, un devoir pour la France", note
Dominique de Villepin, qui ajoute que "par soumission à la voix du plus
fort, la voix de la France s’est tue, celle qui faisait parler le
général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui
faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada".
"Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la "retenue" quand on tue des enfants en connaissance de cause ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël ?" s’exclame-t-il.
L’armée israélienne, qui a déclenché les hostilités le 8 juillet et est entrée dans la bande de Gaza le 17 juillet, a conclu jeudi soir un nouveau cessez-le-feu de 72 heures avec le Hamas palestinien qui entre en vigueur vendredi à 7 heures, heure française.
Avec environ 1 450 morts et plus de 8 300 blessés, en grande majorité des civils, cette guerre est au moins aussi meurtrière que Plomb Durci (2008-2009), qui avait déjà été déclenchée pour mettre un terme aux tirs de roquettes du Hamas. Parmi les morts figurent au moins 242 enfants selon l’Unicef. L’armée israélienne a pour sa part perdu 56 soldats, ses pertes les plus lourdes depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006.
"Il n’y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l’occupation et encore moins un droit au massacre", s’insurge l’ancien Premier ministre, qui estime qu’Israël "ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier (qu’il) assassine ces derniers". "Oui, il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écoeurés par le rôle qu’on leur a fait jouer", écrit-il encore.
"Il n’y a aujourd’hui ni plan de paix ni interlocuteur capable d’en proposer un", regrette-t-il, en dénonçant l’absence de "partenaire en Palestine. Il n’y a plus de partenaire pour la paix en Israël... Il n’y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale".
Parmi les "outils", il propose des sanctions contre Israël. "Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant l’action d’Israël [...]. Cela signifie concrètement d’assumer des sanctions économiques ciblées et graduées." Enfin, Dominique de Villepin propose d’imposer une "interposition" par "la mise sous mandat de l’ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, avec une administration et une force de paix internationales".
"Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la "retenue" quand on tue des enfants en connaissance de cause ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël ?" s’exclame-t-il.
L’armée israélienne, qui a déclenché les hostilités le 8 juillet et est entrée dans la bande de Gaza le 17 juillet, a conclu jeudi soir un nouveau cessez-le-feu de 72 heures avec le Hamas palestinien qui entre en vigueur vendredi à 7 heures, heure française.
Avec environ 1 450 morts et plus de 8 300 blessés, en grande majorité des civils, cette guerre est au moins aussi meurtrière que Plomb Durci (2008-2009), qui avait déjà été déclenchée pour mettre un terme aux tirs de roquettes du Hamas. Parmi les morts figurent au moins 242 enfants selon l’Unicef. L’armée israélienne a pour sa part perdu 56 soldats, ses pertes les plus lourdes depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006.
"Il n’y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l’occupation et encore moins un droit au massacre", s’insurge l’ancien Premier ministre, qui estime qu’Israël "ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier (qu’il) assassine ces derniers". "Oui, il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écoeurés par le rôle qu’on leur a fait jouer", écrit-il encore.
"Il n’y a aujourd’hui ni plan de paix ni interlocuteur capable d’en proposer un", regrette-t-il, en dénonçant l’absence de "partenaire en Palestine. Il n’y a plus de partenaire pour la paix en Israël... Il n’y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale".
Parmi les "outils", il propose des sanctions contre Israël. "Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant l’action d’Israël [...]. Cela signifie concrètement d’assumer des sanctions économiques ciblées et graduées." Enfin, Dominique de Villepin propose d’imposer une "interposition" par "la mise sous mandat de l’ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, avec une administration et une force de paix internationales".
Israël/Palestine : un cessez-le-feu de 72 heures entre en vigueur
Un cessez-le-feu de 72 heures est entré en vigueur vendredi matin à
8H00 locales (5H00 GMT) dans la bande de Gaza, au 25ème jour jours d’une
guerre dévastatrice et meurtrière entre l’armée israélienne et le
mouvement islamiste Hamas.
Cette trêve aux visées d’abord humanitaires, la première acceptée par les deux belligérants depuis le début des hostilités le 8 juillet, a été précédée pendant deux heures par des bombardements intenses et des tirs de roquettes, ont constaté les journaliste de l’AFP à Gaza. Mais à 08H00, les bruits de combat avaient cessé dans ce secteur.
Cette trêve aux visées d’abord humanitaires, la première acceptée par les deux belligérants depuis le début des hostilités le 8 juillet, a été précédée pendant deux heures par des bombardements intenses et des tirs de roquettes, ont constaté les journaliste de l’AFP à Gaza. Mais à 08H00, les bruits de combat avaient cessé dans ce secteur.
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