mercredi 2 octobre 2013

Israël/Palestine : Rapport "Baladi" d'octobre 2013 sur la situation des prisonniers palestiniens en Israël

Les dossiers des prisonniers malades et la détention des enfants palestiniens sont à présent les deux dossiers sur lesquels insistent les associations palestiniennes et le ministre chargé des prisonniers de l’AP de Ramallah. Plus d’un millier de prisonniers malades, souvent au bord de la mort, croupissent dans les prisons de l’occupation, sans que des soins appropriés leur soient délivrés. C’est la politique de la « négligence médicale intentionnelle » de l’occupant que très peu d’associations internationales agissant pour les droits de l’homme dénoncent, en premier lieu le CICR, qui mène la politique de l’autruche quand il s’agit de l’Etat sioniste. Le CICR se cache derrière la pseudo-neutralité et profite largement de la douleur des familles des prisonniers pour se hisser au rang d’intermédiaire quand il s’agit de faire passer des lettres, des colis ou d’assurer les visites. Le CICR profite de sa situation de seul interlocuteur pour humilier ou laisser humilier des milliers de familles, et c’est dans ce sens que l’on peut affirmer que le CICR est tout autant responsable que les autorités de l’occupation du sort des prisonniers palestiniens, les malades surtout.

Prisonniers grévistes de la faim dans les prisons de l’occupation

. Le prisonnier Abdel Majid Khdayrat de Toubas mène toujours la grève de la faim, qu’il a entamé il y a plus de trois mois.

. Le prisonnier Kifah Khattab (52 ans, condamné à la perpétuité) a entamé une grève de la faim pour réclamer le statut de « prisonnier de guerre », dès le milieu du mois de septembre. Ce n’est pas la première fois que le résistant Kifah Hattab, qui appartient aux services sécuritaires de l’AP, entreprend une grève de la faim dans ce but. Il avait mené une grève de la faim de 50 jours, pendant lesquels les autorités de l’occupation avaient accentué leur répression envers lui.

. Plusieurs prisonniers ont momentanément arrêté leur lutte, ayant reçu l’assurance des autorités de l’occupation que leur détention « administrative » ne sera pas renouvelée.

Libérer les prisonniers malades
Seule la volonté de vengeance envers les prisonniers palestiniens, détenus pour fait de résistance à l’occupation, armée ou non armée, peut expliquer la négligence délibérée de l’occupation envers leur état de santé. Il faut ajouter à cela le racisme intrinsèque de l’occupant qui a du mal à admettre que les Palestiniens sont des êtres humains à part entière dont il doit respecter la dignité. De nombreuses associations palestiniennes accusent les autorités de l’occupation de mener une politique criminelle délibérée envers les prisonniers, qui consiste à les rendre malades et à les tuer. L’opinion internationale n’est pas parvenue, malgré quelques voix courageuses, ici et là, à stopper ces meurtres, à cause de la connivence manifeste des cercles du pouvoir dans le monde avec l’entité coloniale.

Les pouvoirs et médias sionistes lancent régulièrement des campagnes pour réclamer des mesures plus sévères envers les prisonniers, considérant qu’ils vivent dans des « hôtels à cinq étoiles ». Mais en réalité, c’est l’enfer, notamment pour les prisonniers qui ont la « malchance » d’avoir une santé fragile. 120 prisonniers souffrent de maladies graves, dont 18 de cancer. Les autorités de l’occupation refusent toujours de libérer le prisonnier Mu’tassam Raddad, afin qu’il puisse être soigné convenablement. Malgré les diverses protestations menées par les Palestiniens de la région de Tulkarm, réclamant sa libération, aucune instance internationale n’a osé prendre le dossier en main et réclamer sa libération auprès de l’occupant. Arrêté depuis janvier 2006, il a été condamné à 20 ans de prison.

Le prisonnier Nassim Khattab, 43 ans, est marié et père de 7 enfants. Il est détenu dans la prison Eschel depuis novembre 2003. Condamné à 12 ans de détention pour appartenance au mouvement du Jihad islamique, il a été arrêté après être rentré d’Egypte, où il se faisait soigner pour de graves blessures.

Yusri al-Masri, 30 ans, est détenu depuis juin 2003. Il est atteint de cancer.

Les prisonniers malades détenus dans la prison-hôpital de Ramleh ont entamé un mouvement de protestation pendant trois jours, dont une grève de la faim, pour protester contre la négligence médicale dont ils sont les victimes. La direction de la prison a finalement accepté leus revendications : changer les matelas abîmés, permettre aux prisonniers de cuisiner, hâter les interventions chirurgicales nécessaires et l’ouverture d’un espace séparé pour les visites familiales.

Le prisonnier Mohammad Salem Abdel Badan (24 ans) de la province de Bethlehem et condamné à la perpétuité + 14 ans de détention, s’est plaint auprès de l’avocat de Nadi al-Assir d’être un champ d’expériences médicales pour les autorités de l’occupation. Blessé lors de son arrestation, il souffre de plusieurs maux. Il a affirmé que plus de 13 sortes de médicaments lui ont été administrés sans que sa douleur ne soit calmée.

Nadi al-Assir lance un appel pour faire libérer le prisonnier résistant Naïm Younes Shawamra, condamné à la perpétuité, et détenu depuis 1995, à cause de la détérioration de sa santé. Le résistant Shawamra est incapable de parler et de bouger et la maladie envahit son corps.

L’état de santé du prisonnier Hussam Zaanine de Gaza s’est rapidement détériorée. Il a été transporté d’urgence au « centre de soins » de la prison de Ascalan. Le prisonnier a été arrêté au mois de juillet dernier, au passage de Beit-Hanoun, alors qu’il se rendait à un hôpital dans les territoires occupés en 48 pour se faire soigner.

Le prisonnier Thaer Halahla menace d’entamer la grève de la faim si les soins appropriés ne lui sont pas administrés. Depuis son arrestation au mois d’avril dernier, Thaer Halahla a été victime de la « négligence intentionnelle » médicale de l’occupation, qui a provoqué une hépatite. Le résistant est dans l’incapacité de s’asseoir, et les soins administrés ne font qu’empirer son cas.

Nadi al-Assir a réclamé des soins urgents aux prisonniers Mohammad Mardawi et à Murad Abu Ulay, qui a été transféré d’urgence à un hôpital « civil » après la détérioration de son état de santé.

Abolir la détention « administrative »
L’occupation a renouvelé au cours du mois de septembre la détention « administrative » de 20 détenus, dont sheikh Abdel Khaleq Natsché, pour la seconde fois.

Ahmad Qatamesh, écrivain et universitaire, est détenu « administratif » depuis avril 2011. Lors de son transfert en « bosta » (bus de l’occupation spécialisés dans le transfert des prisonniers et qui ont la mauvaise réputation d’être plutôt des caisses ambulantes), il est tombé. Il a dû être transféré à l’hôpital pour soigner les diverses blessures subies.

Répression
Les séances de torture lors des interrogatoires ont été dénoncées par des associations palestiniennes. Le dernier rapport du centre d’études sur les prisonniers concerne la torture des enfants prisonniers. Alors que 70 prisonniers palestiniens sont morts sous la torture, les services de renseignements sionistes poursuivent leurs pratiques, légalisées par l’Etat de l’occupation. Les témoignages des enfants détenus ne laissent aucun doute : ils subissent diverses formes de tortures, morales, psychologiques et physiques, dont la privation de sommeil. Lors de leurs arrestations, les enfants sont sauvagement battus par les soldats, puis les séances de torture se poursuivent, avant et pendant les interrogatoires.

Le résistant Darrar Abou Sissi est toujours détenu en isolement, malgré la promesse faite par les autorités sionistes, après la grève de la faim qu’il avait menée et la solidarité d’autres prisonniers, ayant réclamé la fin de son isolement. Le résistant envisage de recourir à la grève de la faim, malgré son état de santé.

Le résistant Nahar Saadi, de Jénine, déclare être toujours en isolement individuel, depuis trois mois, accusé de représenter un danger pour la sécurité de l’occupant. Le prisonnier Nahar Saadi, cadre du mouvement du Jihad islamique, a été détenu dans la prison de Ramon, au mois de février 2013. Il fut interrogé pendant plus d’un mois sur sa participation à la tentative de kidnapper un soldat sioniste. Sa mère fut arrêtée pour faire pression sur lui. Au mois de mai, il fut transféré à la prison de Shatta dans un cellule individuelle, lui interdisant de rencontrer même son frère déjà détenu. Nahar Saadi, arrêté en septembre 2003, est condamné à 4 perpétuités + 20 ans.

L’AP de Ramallah poursuit l’arrestation des militants et résistants en Cisjordanie. Ses services sécuritaires ont investi la maison du cadre du Jihad islamique dans le camp de Jénine, Mahmoud Saadi, maintes fois arrêté par les forces de l’occupation et placé en détention administrative. Elles ont arrêté Alaa Saadi, neveu de shekh Bassam Saadi. Elles ont également arrêté Fadi Raddad, dans le village Sayda, de la province de Tulkarm. Fadi Raddad (32 ans) a été maintes fois arrêté par les forces de l’occupation, et par les services sécuritaires de l’AP. Elles ont arrêté le prisonier libéré Jalal Melhem, 23 ans, de Kfar Ra’i, dans la province de Jénine, qui a entamé une grève de la faim pour obtenir sa libération. Jalal Melhem a été arrêté pendant trois ans par l’occupation, à cause de son activité militante dans la résistance. Il n’a été libéré qu’au mois de juin dernier.

Les services sécuritaires de Ramallah ont lancé cette nouvelle vague de répression après l’opération courageuse de la ville d’al-Khalil, où un soldat sioniste a été tué. Le président de l’AP avait d’ailleurs proclamé son « regret » lors de la mort de deux soldats sionistes.

Libération
Le prisonnier Mus’ab Shamasna a été libéré le 17 septembre dernier. Sa famille, ses voisins et amis l’ont accueilli dans l’allégresse et la joie dans le village Qatna, près d’al-Quds, malgré le report successif de sa libération jusqu’au milieu de la nuit. Ses 15 mois de détention représentent la septième arrestation et détention, depuis l’âge de 18 ans.

Arrestation et condamnation
Le journaliste Mahmoud Abul Ata a été arrêté le 24 septembre à l’intérieur de la mosquée al-Aqsa. Il est le directeur de l’information de l’institution « al-Aqsa et le parimoine » qui surveille et dénonce les atteintes quotidiennes des sionistes envers la mosquée al-Aqsa et autres lieux saints en Palestine.

Statistiques
Au cours du mois de septembre, l’occupant a arrêté 380 Palestiniens, au cours de 320 raids en Cisjordanie, al-Quds et la bande de Gaza. Parmi eux, 70 enfants et deux femmes. 120 Palestiniens de la ville d’al-Khalil font partie de ceux qui furent arrêtés, 80 de la ville d’al-Quds. Le plus jeune des enfant est Ahmad Yahya Abu Rajab, âgé de 10 ans.

Le nombre des prisonniers palestiniens ayant été détenus pendant 20 ans et plus, s’élève à présent, à 69 prisonniers. L’occupation détient dans ses geôles 78 prisonniers avant les accords d’Oslo, dont 47 résistants de Cisjordanie, 8 de la bande de Gaza, 9 de la ville d’al-Quds et 14 des territoires occupés en 1948. Parmi eux, 23 prisonniers sont détenus depuis un quart de siècle.

86 prisonniers palestiniens sont originaires des territoires occupés en 1948. Parmi ces prisonniers, 14 sont détenus avant les accords d’Oslo, dont 6 condamnés à la perpétuité. 13 prisonniers dans l’ensemble sont condamnés à la perpétuité, et 9 à plus de vingt ans de prison.

Solidarité
Les prisonniers palestiniens détenus dans la prison de Haddarim ont tenu à présenter leurs condoléances au prisonnier Sa’id Toubassi, dont le frère est tombé martyr dans le camp de Jénine. C’est dans la cour de la prison qu’ils ont organisé un séance de récitation du saint Coran. Sa’id Toubassi, combattant des Brigades al-Quds (Jihad islamique) est condamné à 31 perpétuités + 50 ans). Son frère Ahmad avait été assassiné par une unité spéciale sioniste en 2006. Lors de cette séance, Le résistant Abbas Sayyid, des Brigades al-Qassam, a fait une courte intervention rappelant que l’un des moments les plus pénibles pour le résistant prisonnier est la mort d’un de ses proches, et rappelant les qualités du martyr et leur degré de proximité auprès du Très-Haut.

Des associations britanniques lancent une campagne pour faire cesser l’arrestation des enfants palestiniens. Dans un rapport de 46 pages, 130 personnalités britanniques dénoncent les pratiques des autorités sionistes envers les enfants palestiniens, affirmant que celles-ci violent l’article 76 de la 4ème convention de Genève. Selon le rapport, les autorités de l’occupation détiennent 423 enfants âgés entre 12 et 16 ans dans les geôles de l’occupation, dont 223 enfants de la ville d’al-Quds.

(Octobre, 2013 - "Baladi")

Syria : Handbags

Masked female rebel fighters wearing camouflage fatigues and carrying their handbags gather to take part in a training session at the Salaheddin district of the war-battered northern Syrian city of Aleppo. October 02nd, 2013.
(Photograph : Karam Al-Masri)

Sudan : Hands off Sudanese Communists (Sudanes Communist Party)

Demand Immediate Release of All Political Detainees,
Hands Off Sudanese Communists,
Demand The Release Com. Ali Babkir Alkinain, Organisational Secretary, member of PB, and the Secretariat of the CC of the Sudanese Communist Party,
Stop the Repression in Sudan,

Dear Comrades,

The security forces have arrested yesterday night Tuesday the 1st of October Comrade Alkinain the, Organisational Secretary, member of the PB and the Secretariat of the CC of the Sudanese Communist Party. He was arrested while shouldering his responsility towards the people and the party. Comrade Alkenaian who is in his early seventies, is diabtic and has high blood pressure. He needs continious medical care and supply of medicine. Despite attempts made , by the party, his family and friends to make sure that he receives the right medical treatment, no response was made by the authorities. Those responsible have turned deaf ears to request by lawyers to meet the comrade.
The arrest of comrade Alkinain comes at time when our peopl are strengthening their ressistance and mass actions against the regime. The forces of the opposition are finalising their preparations to further increase the pressure on the regime and bring its downfall. It is in the process of discussing and agreeing upon the shapeand governace of future democratic Sudan. No repression will deter our people from reachinhg their final goal.
In addition to Comrade Alkinain, the detainees whose numbers are increasing by the day, who include outstanding leaders of different political parties and trade unionists are languishing either in detention centres of the security or government prisons. Among them are Comrades Sidig Yousif, Mirghani Atta Almanan, Abd Alfatah Rufaie as well as leaders and active members of our party.

The Bureau of International Relations
Sudanes Communist Party


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الرفاق الأعزاء
في المكتب السياسي للحزب الشيوعي السوداني
 تحية النضال وبعد،

وصلنا نبأ اعتقال عضو الكتب السياسي والسكرتير التنظيمي لحزبكم الشقيق، الرفيق الدكتور مهندس با بكر الكنين، بعد كل الاعتقالات التي طالت حزبكم وقيادته ومعكم كل أطياف الشعب السوداني المناضل من أجل حقه في العيش بكرامة وحرية.

ان الاجراءات القمعية المتصاعدة لن تستطيع أن تشل أو تلجم تصميم القوى السياسية الديمقراطية في السودان التي رفضت السياسات النيوليبرالية المتوحّشة التي تنتهجها الرأسمالية العالمية وواجهت منفذيها المحليين في السلطة الفاسدة وخارجها. كما انها لن ترهب شعبكم الذي أسقط أكثر من ديكتاتورية وتغلّب على كل محاولات القمع بفعل وعيه وكذلك بفعل الدور القيادي الذي لعبتموه على الدوام والذي من أجله لم تبخلوا في تقديم الشهداء، وفي طليعتهم الأمين العام لحزبكم الرفيق عبد الخالق محجوب.

نشد على أياديكم، أيها الرفاق، ونؤكّد لكم تضامننا مع نضالكم الذي لا بد أن ينتصر وأن يبزغ فجر عربي جديد تستعيد فيه شعوبنا حقوقها كاملة، وأول هذه الحقوق الاشراف المباشر على الثروات التي تختزنها أرضها.

المكتب السياسي
للحزب الشيوعي اللبناني


بيروت في 2 أكتوبر – تشرين الأول 2013

Israël : Israël prêt à agir "seul" pour empêcher Téhéran d’avoir la bombe

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé solennellement mardi à l’ONU que son pays était prêt à agir seul pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire, prenant ainsi le contre-pied de Washington qui a renoué avec l’Iran.
"Israël ne laissera pas l’Iran obtenir des armes nucléaires. Si Israël est obligé d’agir seul, il agira seul", a-t-il martelé devant l’assemblée générale de l’ONU, dans un discours sans concession dénoncé par l’Iran comme "provocateur et belliqueux".
L’Iran n’a pas encore franchi la ligne rouge, a-t-il expliqué, mais il "veut être en position de pouvoir accélérer et construire des bombes atomiques" quand il le voudra "avant que la communauté internationale ne puisse le détecter et l’empêcher".
L’an dernier à la même tribune, Netanyahu avait tracé une ligne rouge sur un croquis de bombe atomique iranienne pour montrer la nécessité d’agir vite avant que l’Iran ne devienne une puissance nucléaire. Mardi, il était le dernier orateur à monter, sous les applaudissements, à cette tribune qui a accueilli depuis une semaine des dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement dont le président américain Barack Obama et le nouveau président iranien Hassan Rohani.
Il a estimé qu’un Iran nucléaire serait aussi dangereux que "cinquante Corées du Nord". "Face à une telle menace, Israël n’aura d’autre choix que de se défendre", a-t-il souligné. "Je n’accepterai jamais qu’un régime qui a juré à plusieurs reprises de nous rayer de la carte aie des armes nucléaires (..) je ne ferai jamais de compromis sur la sécurité de mon peuple et de mon pays". La Corée du Nord a procédé à trois essais nucléaires, dont le dernier en février, malgré de lourdes sanctions internationales.
"J’aimerais croire M. Rohani mais je ne le peux pas", a-t-il encore déclaré en référence aux déclarations conciliantes du président iranien. Celui-ci a juré que l’Iran ne cherchait pas à se doter de la bombe, ce dont Israël et les Occidentaux le soupçonnent.
Pour le Premier ministre israélien, M. Rohani est "un loyal serviteur du régime", pas plus fiable que son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad, qui se livrait à de violentes diatribes anti-israéliennes à la tribune de l’ONU. Il faut "se concentrer sur les actions de l’Iran", a-t-il estimé, et en attendant il faut "maintenir la pression" et les sanctions contre Téhéran, de façon à s’assurer que le programme nucléaire iranien soit "démantelé complètement et de façon vérifiable".
On ne doit "lever les sanctions que quand l’Iran aura totalement démantelé son programme de fabrication d’armes nucléaires", a affirmé Netanyahu, qui a rejeté l’idée d’un "accord partiel" relâchant l’étau en échange de "concessions surperficielles" de la part de Téhéran.
Il a énuméré une série de mesures que les Iraniens devraient prendre, à commencer par "cesser tout enrichissement de leur uranium" et transférer en dehors d’Iran les stocks d’uranium enrichi. L’uranium peut faire marcher une centrale nucléaire civile mais, à un plus haut dégré d’enrichissement, il peut aussi servir à fabriquer une bombe.
La semaine dernière, les Iraniens ont accepté de reprendre les négociations sur le nucléaire avec les pays membres du groupe 5+1 (les cinq grandes puissances et l’Allemagne) à la mi-octobre à Genève.
Les chefs de la diplomatie américain et iranien, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, se sont rencontrés jeudi à New York et vendredi, un coup de téléphone historique a eu lieu entre Barack Obama et Hassan Rohani. Tout en réclamant que l’offensive de charme de M. Rohani soit suivie d’effet, M. Obama a choisi de "donner une chance à la diplomatie" et n’exclut pas que Téhéran puisse conserver une capacité nucléaire civile.
Un diplomate iranien a immédiatement réagi en séance au discours de Netanyahu en le qualifiant d’"extrêmement provocateur" et de "belliqueux". Selon Khodadad Seifi, conseiller à la mission iranienne auprès de l’ONU, "toutes les activités nucléaires iraniennes ont, et ont toujours eu, un objectif exclusivement pacifique".

Syrie : les 19 inspecteurs de l’ONU sont arrivés à Damas

Les inspecteurs internationaux chargés de lancer l’opération de démantèlement des armes chimiques syriennes sont arrivés mardi à Damas pour entamer une opération historique, consistant à se débarrasser en plein conflit d’un stock interdit estimé à un millier de tonnes.
Les 19 inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), chargés de faire appliquer une résolution de l’ONU encadrant la destruction de l’arsenal chimique syrien, sont arrivés à Damas dans un convoi d’une vingtaine de véhicules tout-terrain blancs en provenance du Liban.
Ils sont accompagnés de 14 employés de l’ONU.
Leur mission, aboutissement d’un bras de fer inédit depuis la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie, est l’une des opérations de désarmement les plus ambitieuses et les plus dangereuses jamais tentées.
La destruction d’un arsenal chimique a déjà été entrepris en Irak et en Libye mais jamais en pleine guerre. Or la Syrie s’enfonce chaque jour un peu plus dans un conflit complexe qui a fait plus de 115.000 morts, en majorité des combattants, en deux ans et demi.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers la Syrie, les violences ont fait notamment 47.206 morts parmi les combattants loyaux au régime du président Bashar al-Assad et 23.707 du côté des rebelles.
Parmi les fidèles du président Assad tués figurent entre autres 174 membres du Hezbollah, qui combat au côté du régime.
Mardi, au moins 20 combattants rebelles dont des jihadistes du Front al-Nosra ont été tués dans un bombardement des forces du régime visant à ouvrir un axe de ravitaillement militaire entre le centre et Alep (nord), selon l’OSDH.
La Coalition nationale syrienne, principal groupe de l’opposition, a affirmé de son côté que le régime menait une campagne méthodique consistant à affamer et déplacer les habitants d’un bastion rebelle de la banlieue de Damas que l’armée tente de reprendre.
Selon des experts en désarmement, la Syrie possède plus de 1.000 tonnes d’armes chimiques, dont 300 tonnes de gaz moutarde et du sarin, répartis sur environ 45 sites.
Le président Assad a affirmé à une chaîne italienne qu’il se conformerait à la résolution de l’ONU, adoptée vendredi et qui constitue une percée diplomatique majeure depuis le début du conflit en mars 2011.
Les inspecteurs de l’OIAC arrivent au lendemain du départ des experts de l’ONU qui ont enquêté sur sept cas où le régime ou l’opposition ont dénoncé des attaques chimiques, près de Damas et dans le nord de la Syrie. Ils doivent remettre leur rapport fin octobre.
’On ne peut parler avec des groupes liés à Al-Qaïda’
Ces experts ont déjà établi que du gaz sarin avait été utilisé à une grande échelle lors d’une attaque près de Damas le 21 août qui a provoqué l’indignation à travers le monde et poussé plusieurs pays, Etats-Unis en tête, à envisager une action militaire punitive.
Dans le cadre d’un accord russo-américain permettant d’éviter ces frappes et qui impose le désarmement chimique du pays d’ici mi-2014, les autorités syriennes ont fourni le 19 septembre une liste des sites de production et de stockage des armes chimiques, qui doivent être inspectés dans les 30 jours.
"Pour le moment, nous n’avons aucune raison de douter des informations fournies par le régime syrien", a déclaré un responsable de l’OIAC.
Interrogé par la chaîne italienne Rai News 24 sur la résolution de l’ONU, Assad a assuré : "Bien sûr, nous allons la respecter".
Cette résolution appelle aussi à la tenue "le plus tôt possible" d’une conférence internationale à Genève pour amorcer une solution politique, mais son format reste encore à définir.
La liste des participants syriens pose question. Le chef de l’opposition Ahmad Jarba a dit samedi que la Coalition nationale syrienne était disposée à envoyer une délégation.
Mais pour Assad, "on ne peut pas parler avec des organisations liées à Al-Qaïda (ni) négocier avec des gens qui demandent une intervention militaire en Syrie", en allusion à la Coalition.
Selon la Russie, le régime syrien pourrait en revanche entamer des négociations avec les éléments modérés de l’opposition armée.
Rebelles et opposition réclament en outre le départ du président syrien en condition à la tenue de la conférence.
"Le peuple tout entier demande que BaShar al-Assad soit président, quoi qu’en disent l’opposition, les Américains et les traîtres", a rétorqué mardi devant des journalistes le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi. Pour le ministre, c’est à Assad de décider s’il souhaite se représenter à l’expiration de son mandat en 2014.
Par ailleurs, alors que deux millions de Syriens ont été contraints à l’exil, 17 pays ont accepté d’ouvrir leurs frontières à des réfugiés de ce pays, a annoncé à Genève Antonio Guterres, Haut-commissaire aux réfugiés des Nations unies. Selon lui, ces pays pourraient accueillir plus de 10.000 réfugiés en quête d’un nouvel avenir.

Liban : « Le Hezbollah est une organisation terroriste. »


Le représentant du Bahreïn à l’Assemblée générale de l’ONU : « Le Hezbollah est une organisation terroriste. »
(Photo Ap prise le 30 septembre 2013)

الأمين العام للأمم المتحدة بان كي مون خلال لقائه آل خليفة في الأمم المتحدة أمس (أ ب)

mardi 1 octobre 2013

Syrie : les inspecteurs arrivent pour détruire les armes chimiques

Les inspecteurs chargés de détruire l’arsenal chimique de la Syrie arrivent mardi à Damas pour débuter une opération historique, consistant à se débarrasser en plein conflit d’un stock estimé à un millier de tonnes de ces armes interdites. L’équipe de 20 inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), débarquée au Liban lundi, est chargée de faire appliquer la résolution de l’ONU encadrant la destruction de l’arsenal chimique syrien. Il s’agit de l’une des opérations de désarmement les plus ambitieuses et les plus dangereuses jamais tentées. De telles opérations ont déjà été entreprises en Irak et en Libye mais jamais en pleine guerre - or la Syrie s’enfonce chaque jour dans un conflit qui a fait plus de 110 000 morts en trente mois.
Selon des experts, le pays possèderait plus de 1 000 tonnes d’armes chimiques, dont 300 tonnes de gaz moutarde et du sarin, répartis dans 45 sites environ. Le président syrien Bashar el-Assad a affirmé à une chaîne italienne qu’il se conformerait à la résolution de l’ONU, adoptée vendredi de haute lutte et qui constitue une percée diplomatique majeure depuis le début du conflit en mars 2011. Mais de nouvelles tensions risquent d’apparaître entre Russes et Occidentaux avec le début d’examen lundi à l’ONU d’un projet de déclaration demandant à Damas de faciliter l’accès à la population pour les agences humanitaires onusiennes.
Les inspecteurs de l’OIAC arrivent au lendemain du départ des experts de l’ONU enquêtant sur les sites de possibles attaques chimiques. L’équipe de l’ONU, dirigée par Aake Sellström, a terminé son enquête sur sept sites près de Damas et dans le nord de la Syrie, où le régime comme l’opposition ont dénoncé des attaques chimiques. Ils doivent remettre leur rapport fin octobre. Ces six experts ont déjà établi que du gaz sarin avait été utilisé à une grande échelle lors de l’attaque du 21 août près de Damas qui a provoqué l’indignation à travers le monde et poussé plusieurs pays, États-Unis en tête, à envisager une action militaire punitive.
L’équipe de l’OIAC a, quant à elle, passé la nuit à Beyrouth et devait ensuite prendre la route pour Damas. "Pour le moment, nous n’avons aucune raison de douter des informations fournies par le régime syrien", a déclaré un responsable de l’OIAC. Les autorités syriennes ont fourni le 19 septembre une liste des sites de production et de stockage des armes chimiques devant être inspectés dans les 30 jours, dans le cadre d’un accord russo-américain prévoyant le désarmement chimique du pays d’ici mi-2014. Le délai semble extrêmement court - à titre d’exemple, 10 ans après l’annonce par Tripoli de sa volonté de se débarrasser de son arsenal chimique, la Libye n’a toujours pas fini le processus.
Interrogé par la chaîne italienne Rai News 24 sur la résolution de l’ONU, Assad a pourtant assuré : "Bien sûr, nous allons la respecter." Cette résolution appelle aussi à la tenue "le plus tôt possible" d’une conférence internationale à Genève pour amorcer une solution politique, mais son format reste encore à définir. Assad a dénié tout rôle à l’Europe : "La plupart des pays européens n’ont pas la capacité de jouer un rôle dans Genève 2, car ils ne possèdent pas les atouts pour réussir dans ce rôle." Offusqué, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a assuré avoir obtenu que la Chine, la France et le Royaume-Uni soient associés à l’initiative russo-américaine. La liste des participants syriens pose aussi question. Le chef de l’opposition Ahmad Jarba a dit samedi que la Coalition nationale syrienne était disposée à envoyer une délégation. Mais pour Assad, "on ne peut pas parler avec des organisations liées à al-Qaida (ni) négocier avec des gens qui demandent une intervention militaire en Syrie", en allusion à la Coalition.
Le Conseil de sécurité devait débattre lundi d’un projet de "déclaration de la présidence" proposé par le Luxembourg et l’Australie. Il prévoit d’autoriser les convois d’aide en provenance de pays voisins à franchir la frontière. Selon des diplomates, la Russie risque de s’y opposer car l’aide parviendrait alors directement à des zones tenues par l’opposition. Évoquant à Genève la catastrophe humanitaire en Syrie, le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés s’est alarmé lundi de la déstabilisation à long terme des pays voisins de la Syrie, submergés par plus de deux millions de réfugiés, le "plus grand déplacement de population dans le monde" depuis 30 ans.