jeudi 4 septembre 2014

Irak : "Il faut que l’Europe s’engage contre l’État islamique !" (Fillon)

François Fillon, candidat à la primaire UMP pour 2017, a déclaré jeudi à Paris qu’il était "favorable" à ce que la France participe "militairement à une coalition" pour "assurer la protection des communautés en Irak et pour l’élimination de l’État islamique". L’ancien Premier ministre a effectué de lundi à mercredi un déplacement à Bagdad et Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, accompagné des députés UMP Pierre Lellouche, Valérie Pécresse, Éric Ciotti et Étienne Blanc. "La France a commencé à livrer des armes aux peshmergas et combattants kurdes. C’est une bonne décision, elle est effective, nous l’avons constaté", mais "il faut aller plus loin. Il faut que l’Europe s’engage !" a affirmé François Fillon, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée.

"Si nous devons participer militairement à une coalition pour assurer la protection des communautés en Irak et l’élimination de l’État islamique, nous y sommes favorables", a-t-il ajouté en précisant qu’il ne demandait "pas de forces sur le terrain", mais ne s’opposerait "pas à des frappes aériennes". "Je soutiens l’initiative de François Hollande de proposer une conférence internationale sur l’Irak qui permet d’associer les pays qui ont un levier sur la résolution de cette crise, l’Iran, la Turquie, les États du Golfe, qui doivent prendre leurs responsabilités, l’Europe, les États-Unis". Selon lui, cette coalition doit se mettre en place "dans les meilleurs délais".

L’ancien Premier ministre et les députés qui l’ont accompagné, à ses côtés lors de la conférence de presse, ont également proposé que la France prenne l’initiative pour organiser "immédiatement une conférence des donateurs" et ont lancé "un appel à l’aide d’urgence au peuple et Églises de France". Évoquant une "épuration religieuse", François Fillon a rappelé qu’un million et demi d’Irakiens, dont 200 000 chrétiens, avaient fui les atrocités commises par l’État islamique, nombre d’entre eux étant accueillis au Kurdistan "dans des conditions désastreuses". Le député de Paris demande également qu’"une plainte soit déposée devant la Cour pénale internationale contre les auteurs de crimes et les dirigeants des États qui le soutiennent et les financent", mais sans préciser de quels États il s’agissait. Il a également souhaité "un débat à l’Assemblée dans les plus brefs délais sur l’aide de la France et sur sa stratégie en Syrie et en Irak". "Al-Qaida était un défi marginal" alors que l’État islamique est "un véritable État terroriste" en train de franchir "toutes les frontières de l’inhumanité et de la barbarie", a dit François Fillon.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire