D’intenses combats ont éclaté hier autour de Bentiu, dans le nord du Soudan du Sud, malgré les menaces de sanctions brandies par l’ONU en cas de poursuite de ce conflit entré dans son neuvième mois, ont rapporté les rebelles, des travailleurs humanitaires et un diplomate.
Lul Ruai Koang, un porte-parole militaire de la rébellion dirigée par
l’ancien vice-président sud-soudanais R. Machar, a fait état de combats
au sud et à l’est de Bentiu, capitale de l’Etat pétrolier d’Unité, ainsi
que dans la localité d’Ayod, dans l’Etat oriental du Jonglei. Ces
combats marquent le début d’«une offensive gouvernementale attendue
depuis longtemps», a-t-il affirmé.
«Nous avons entendu d’intenses tirs d’artillerie éclater ce matin», a confirmé Timothy Ngyuai, employé de l’ONG Care à Bentiu, expliquant que le personnel s’était réfugié dans des abris avant de reprendre le travail, les combats semblant s’éloigner. L’ambassadeur britannique à Juba, Ian Hughes, a confirmé ces affrontements autour de Bentiu, qualifiant la situation de «décevante», deux jours après une visite des représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU au Soudan du Sud.
Ces derniers se sont entretenus avec les chefs des deux camps — le président sud-soudanais S. Kiir et R. Machar — leur rappelant fermement les risques de sanctions pesant sur eux. «La situation est déjà suffisamment désespérée», a estimé I. Hughes, «les chefs doivent contrôler leurs troupes». L’armée sud-soudanaise n’a pu être jointe dans l’immédiat et aucune source contactée à Ayod.
Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 1,5 million chassées de chez elles depuis que le conflit a éclaté, le 15 décembre 2013, au sein de l’armée sud-soudanaise, minée par des antagonismes politico-ethniques exacerbés par l’âpre rivalité entre S. Kiir et R. Machar à la tête du régime.
Des milices tribales se sont jointes aux combats, accompagnés de massacres et d’atrocités sur des bases ethniques, qui ont poussé au bord de la famine la plus jeune nation du monde, devenue indépendante en juillet 2011 à l’issue de décennies de guerre contre Khartoum.
L’Etat d’Unité est, depuis le début du conflit, l’un des principaux foyers de combats. Bentiu, qui a changé plusieurs fois de main, a été le théâtre de terribles massacres ethniques et est largement détruite et désertée.
«Nous avons entendu d’intenses tirs d’artillerie éclater ce matin», a confirmé Timothy Ngyuai, employé de l’ONG Care à Bentiu, expliquant que le personnel s’était réfugié dans des abris avant de reprendre le travail, les combats semblant s’éloigner. L’ambassadeur britannique à Juba, Ian Hughes, a confirmé ces affrontements autour de Bentiu, qualifiant la situation de «décevante», deux jours après une visite des représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU au Soudan du Sud.
Ces derniers se sont entretenus avec les chefs des deux camps — le président sud-soudanais S. Kiir et R. Machar — leur rappelant fermement les risques de sanctions pesant sur eux. «La situation est déjà suffisamment désespérée», a estimé I. Hughes, «les chefs doivent contrôler leurs troupes». L’armée sud-soudanaise n’a pu être jointe dans l’immédiat et aucune source contactée à Ayod.
Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 1,5 million chassées de chez elles depuis que le conflit a éclaté, le 15 décembre 2013, au sein de l’armée sud-soudanaise, minée par des antagonismes politico-ethniques exacerbés par l’âpre rivalité entre S. Kiir et R. Machar à la tête du régime.
Des milices tribales se sont jointes aux combats, accompagnés de massacres et d’atrocités sur des bases ethniques, qui ont poussé au bord de la famine la plus jeune nation du monde, devenue indépendante en juillet 2011 à l’issue de décennies de guerre contre Khartoum.
L’Etat d’Unité est, depuis le début du conflit, l’un des principaux foyers de combats. Bentiu, qui a changé plusieurs fois de main, a été le théâtre de terribles massacres ethniques et est largement détruite et désertée.
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